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Bon diagnostic Monsieur le Président. Et maintenant quel traitement ?
Bakary Diakité Dimanche, 10 Novembre 2013 17:07
« Ceux qui ont été victimes sur la première République ont été bourreaux sur la deuxième République. Mais ce qui est important aujourd’hui, c’est de rendre justice à toutes les victimes et trouver les moyens de réparer.
Il ne faut pas occulter une partie de l’histoire, mais assumer tous les crimes afin qu’on reconnaisse les torts et que les Guinéens se pardonnent. » Alpha Condé, président de la République
Monsieur le Président comment voulez-vous que les Guinéens reconnaissent leurs torts et se pardonnent sans s’expliquer ? Comment peut-on se pardonner sans se parler ?
Comment rendre justice aux victimes sans les identifier, surtout sans parler avec elles ? Comment éviter à notre pays d’autres bourreaux et d’autres victimes ?
Un proverbe du pays dit bien :
« Lorsque la personne qui cherche une aiguille par terre met le pied dessus, elle ne peut pas la retrouver ».
En marge de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO qui s’est tenue les 24 et 25 octobre 2013 à Dakar, le président Alpha Condé a réagi à la manifestation des victimes des massacres du 28 septembre 2009 qui dénonçaient la lenteur de la justice dans le traitement de leur dossier.
Je le cite : « On parle de 28 septembre, mais en Guinée, il y a eu 1985, 2006, 2007. Avec tous ces évènements, il y a eu des massacres. Moi je dis que la Guinée doit s’assumer, assumer son passé, son aspect positif comme son aspect négatif.
Il s’agit de rendre justice aux Guinéens. Un mort égal un mort. Ceux qui ont perdu leurs parents au camp Boiro, ou bien en 1985, 2006 ou 2007, ont les mêmes droits que ceux qui ont perdu leurs parents en 2009.
Je ne veux pas être enfermé uniquement sur les évènements du 28 septembre. Il faut voir le problème de la Guinée dans son ensemble. »
« Ceux qui ont été victimes sur la première République ont été bourreaux sur la deuxième République. Mais ce qui est important aujourd’hui, c’est de rendre justice à toutes les victimes et trouver les moyens de réparer.
Il ne faut pas occulter une partie de l’histoire, mais assumer tous les crimes afin qu’on reconnaisse les tords et que les guinéens se pardonnent. »
Lorsque j’ai lu cette interview, je me suis dit que la Guinée est comme un grand malade au chevet duquel se trouve un médecin, en l’occurrence le président de la République qui décrit les symptômes de la maladie mais malheureusement n’apporte aucun traitement !
Le médecin peut passer tout son temps à expliquer toutes les manifestations de la maladie au patient, mais tant qu’il ne lui applique pas le bon traitement le malade ne pourra pas guérir.
A la lecture de l’interview, j’ai également envie de poser deux questions au président de la République :
Première question : Monsieur le Président, comment voulez- vous que les Guinéens reconnaissent leurs torts et se pardonnent sans s’expliquer ? Comment peut-on se pardonner sans se parler ?
Deuxième question : Monsieur le Président comme vous dites « ceux qui ont été victimes sous la première République ont été bourreaux sous la deuxième République ». Comment faire pour qu’il n’y ait plus en Guinée ni de bourreau ni de victime ?
Le pays a besoin d'explications sincères et véridiques sur son passé pour une réconciliation débouchant sur un vrai PARDON, ainsi nous pourrons enfin tourner ces sombres pages de notre histoire, nous ne pouvons plus continuer à faire la politique de l'autruche.
La Guinée a besoin de la Vérité et de la Justice: l'Etat de droit, cela se fait dans la transparence pour pouvoir poser les fondations d'une vraie démocratie. Le président Alpha Condé parle des crimes politiques qui ont jalonné et continuent de jalonner notre histoire. Mais ces crimes ne sont que des effets de la mal-gouvernance du système totalitaire du parti-Etat avec le clientélisme, le népotisme, l’ethnocentrisme, le régionalisme.
C’est aussi : l’insécurité, la criminalité, la corruption, la confusion sans parler de la misère socio-économique et le manque d’infrastructures de base : eau électricité, réseaux routiers.
Comme dirait feu le Pr Alfa I Sow (paix à son âme) : « Comme la société guinéenne est bien malade depuis des décennies, seule la Conférence nationale peut nous unir à nouveau après nous avoir réunis pour nous expliquer et discuter : oser nous regarder en face, savoir enfin ce qui nous est arrivé, promettre solennellement et collectivement que cela ne se reproduira plus jamais, demander pardon aux familles et aux amis des victimes, réparer moralement et se souvenir collectivement des crimes et forfaits commis… C’est cela la saine réconciliation, et la preuve que l’inoubliable horreur pourrait tout de même se pardonner. Ce serait aussi la preuve que nous voulons corriger, nous ressaisir et promouvoir notre pays dans le respect de la justice et du droit. »
Notre pays est ruiné et délabré avec un peuple éclaté en ethnies rivales et opposées les unes aux autres, une société en pleine décomposition culturelle et morale, des populations malheureuses et humiliées réduites à la débrouillardise.
L’histoire politique postcoloniale de la Guinée a toujours été marquée par la violence, et tout laisse à penser que cette violence fait désormais partie de la culture politique du pays.
Le président de la République dit lors de l’interview : « Nous avons mis en place un tribunal qui étudie les dossiers et lui donnons tous les moyens. Mais nous nous penchons sur l’ensemble des problèmes dont les Guinéens ont été victimes. »
Le système de parti-Etat dont a hérité le RPG et qu’il veut perpétuer, est basé sur l’impunité, l’injustice, l’arbitraire, surtout l’absence de l’Etat de droit, car tout le monde sait que la justice n’est pas indépendante dans notre pays.
Est-ce possible de construire un immeuble de plusieurs étages sur du sable sans aucune fondation ? Qui peut sérieusement prétendre faire un Etat de droit ou à plus forte raison une démocratie, dans un système totalitaire de parti-Etat ?
C’est totalement illusoire de dire qu’on veut faire une démocratie pluraliste sans Etat de droit, comme c’est aussi illusoire de prétendre faire un Etat de droit sans justice, mais il ne peut y avoir de justice sans vérité.
C’est pour cela que le Pr Alfa I. Sow (paix à son âme) a écrit en 1991 : « Dans la situation politiquement ingérable et bloquée où se débat la Guinée d’aujourd’hui, la Conférence nationale souveraine s’impose comme procédure incontournable d’instauration de la démocratie véritable. »
« Seule la conférence nationale nous donnera l’occasion de nous débarrasser d’un passé de haines et d’humiliations, pour remettre notre pays sur la voie du changement, de l’unité véritable et du travail… En définissant les nouvelles règles du jeu démocratique, qui ne peuvent être des règles octroyées, elle nous permettra de jeter les bases d’un nouveau contrat social… La CN nous engagera aussi bien devant notre peuple que devant le monde à renoncer définitivement aux mauvaises habitudes de notre passé. »
Si le Président veut réellement « voir le problème de la Guinée dans son ensemble, et se pencher sur l’ensemble des problèmes des Guinéens et rendre justice à toutes les victimes ».
Il lui reste une dernière chance que lui conseillerait feu son frère et ami le Pr Alfa I. Sow (paix à son âme) : « Convoquer une conférence nationale des forces vives du pays pour dresser ensemble un état crédible des lieux, s’entendre sur le diagnostic, le bilan, les projets, les idées et les personnes, s’entendre sur la nature, les caractéristiques et la durée de l’effort et des sacrifices à demander au pays. »
Vive la Guinée
Vive la Paix
Dr. B. Diakité
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Commentaires
Il ne faut pas occulter une partie de l’histoire, mais assumer tous les crimes afin qu’on reconnaisse les torts et que les Guinéens se pardonnent. » Alpha Condé, président de la République
Est-ce qu’un universitaire parle comme ca ?!....koné alfa parle comme un charretier et raisonne comme un vendeur de friperie……Merde a ce pays de con !!!!! Ce monsieur, des qu’il fini de vider sa bouteille de Whisky, se met à débiter ses pataquès habituels comme un perroquet…….Quel président !
A t-il les preuves de ses allégations je crois que non.
Alpha Condé qui écrivait qu'il fallait donner la main aux anciens du PDG qui sont des notables dans leur région respectives comme peut il les traiter aujourdhui de criminels.
En outre il n'y a pas si longtemps à Labé il déclarait je me suis trompé sur Conté je lui demande pardon!
Tout ce que Alpha dit est faux il ne connait pas la Guinée alors je crois que sur l'histoire de ce pays il ferait mieux de recruter un conseiller.
Cher Docteur Bakary, pourquoi souscrire à cette analyse au raccourci qui occulte les faits?
Ce sont les tortionnaires du premier régime (Conté, Kabassan, Diarra etc.) qui sont devenus les leaders du CMRN re-badgé deuxième république. Tous tueurs, ils s’entretuèrent en 1985. Le vainqueur de la bande devint un nouveau dictateur.
Ce dictateur enfanta d’un psychopathe (Daddis) doublé d’un soulard (Konaté). Leurs crimes et leurs combines firent le lit à Alpha Condé. Voila pour ce qui est de la succession des salopards.
Quant à Alpha Condé, il a bien besoin des services d’un psychiatre. Je ne sais Dr. Bakary en est un. En tout cas, Alpha après avoir fait de sa condamnation par contumace et son arrestation pour avoir voulu organiser une rébellion armée le mantra d’une nouvelle dictature, il n’en éprouve pas moins une admiration secrète pour les deux dictateurs qui l’ont condamné. Au point de se vanter en public d’avoir organisé des prières pour le repos de leurs âmes et d’habiter sans états d’âme une maison nommée après son premier tourmenteur. Complexe de Stockholm ? Simple accommodation dans un système pour s’en servir ? Ou les deux à la fois ? Si il faut poser des diagnostics mon cher Docteur, c’est de se coté qu’il faut pousser les analyses. La première question serait de compléter la tautologie de Alpha et de chercher à savoir pourquoi lui qui se dit victime sous la deuxième République (et de la première) est-il devenu bourreaux du « changement » ?
Si on a besoin de docteurs pour analyser Alpha, je ne crois pas qu’il soit nécessaire pour camper la situation.
Tant clair est le vrai diagnostic : cancer de l’impunité chronique.
La cure qui s’impose : organisation des victimes qui ont survécu en force de résistance et de combat. Militaire s’il le faut.
La conférence nationale ne viendra constater la guérison en cours et éviter les rechutes…
Bashir Ourouro Bah
Et non le président ne décrit pas les maux de la Guinée mais plutôt les nie et dénature les faits. Certains diront que c'est par méconnaissance de l'histoire; moi je dis que c'est de la mauvaise FOI, du mépris et de la malhonnêteté intellectuelle!
Lorsqu'il dit:
« Ceux qui ont été victimes sur la première République ont été bourreaux sur la deuxième République.» J'aimerais lui demander de s'expliquer.
Veux-t-il nous dire que les pendus, fusillés, mutillés, emprisonnés sont responsables des crimes de la deuxième république? Les morts ont-ils été ressuscités? car je ne vois pas comment sinon ils pourraient être responsables de crimes survenus après leur mort?
Lorsqu'il parle de crimes sous la deuxième république parle-t-il de ceux de 1985, 1990, 2006,2007,2009,2010,2011,2012 ou 2013?? (nous sommes encore sous la deuxième république contairement aux idées reçues). Il faudrait qu'il soit plus spécifique! Quelqu'un le lui a-t-il demandé ?
Il faudrait vraiment que ce président comprenne qu'il faut tourner sa langue 7 fois avant de parler. Ca lui éviterait de proférer des insanités!!
Il prétend:
« On parle de 28 septembre, mais en Guinée, il y a eu 1985, 2006, 2007. Avec tous ces évènements, il y a eu des massacres. Moi je dis que la Guinée doit s’assumer, assumer son passé, son aspect positif comme son aspect négatif.
Il s’agit de rendre justice aux Guinéens. Un mort égal un mort. Ceux qui ont perdu leurs parents au camp Boiro, ou bien en 1985, 2006 ou 2007, ont les mêmes droits que ceux qui ont perdu leurs parents en 2009.
Je ne veux pas être enfermé uniquement sur les évènements du 28 septembre. Il faut voir le problème de la Guinée dans son ensemble. »
Non Mr le président, un mort ne vaut pas un mort! Du moins pas aux yeux de sa propre famille! Non Mr le président un assassin qui se fait tuer ne vaut pas un innocent tué!
C'est pour cela que dans certains pays on exécute les assassins!
Veux-t-il nous dire que sous prétexte que les crimes précédents sont restés impunis, on ne devrait pas lui demander de s'occuper de ceux survenus récemment?
2009 c'était il y a 4 ans non pas 30 ans!
Dr Diakité c'est fort louable de parler de Conférence nationale, mais avant cela RESPECTONS et HONORONS nos MORTS et VICTIMES!
ARRÊTONS de RENIER et DÉNIER l'HISTOIRE! On nous enseigne l'histoire non pas pour nous complaire dans le passé et des lamentations stériles mais pour servir de leçons afin de prendre de bonne décision dans le présent et pour le futur!
Cela commence par une attitude responsable de nos dirigeants! Dites donc au président de la République à défaut de les aimer, de RESPECTER les GUINÉENS!
En voilà un exemple. Toutes les victimes ne sont pas devenues bourreaux; pas du tout
Conférence natioonale oui mais pas avec ce gouvernememt ni ce président.
Vous ne pouvez pas faire une conférence avec ceux qui font de la négation, de l'ethnocentrisme et j'en passe
La conférence nationale vous tient à cœur on l'a compris. Mais retenez ceci: sous alfa condé cette conférence nationale opposera plus les guinéens qu'elle ne les réunira. La mentalité et le postulat de alfa condé qui dit: "Ceux qui ont été victimes sur la première République ont été bourreaux sur la deuxième République" est une culpabilisation générale et ne fera que attiser le feu entre les communautés: peuls -malinkes.
Il faut que les malinkes acceptent d'entendre que le régime de AST était sanguinaire et visait toute l'élite guinéenne notamment les peuls et admettre que Diarra Traore a fait un coup d'état en 1985.
Et il faut que les peuls acceptent que parmi les ministres de conte en1985, il y'a ait des peuls et que ce gouvernement de conte était aussi dictatorial et à été injuste en 1985. Que reproche t-on au juste aux peuls de Guinée ? De ne s'être pas allié au reste du régime dictatorial de AST pour faire réussir le coup d'état contre conte de 1985 ! L'injustice c'est de généraliser la dictature de Sekou Toure a tous les malinkes ou attribuer le terme de " wo fatara " de Lansana conte aux peuls. Pour une fois je voudrais que chacun sache que les victimes ou familles de victimes sous le régime Sekou Toure n'étaient pas membres du gouvernement conte en 1985. Les victimes ou leur familles n'ont tuer personne et n'ont jamais été bourreaux. Il y'en à marre de cette confusion faite à dessein par certains ethno fascistes !
Le plus triste ce que Dr Diakite entérine cette assertion sans la condamner. Justice pour toutes les victimes oui ! Mais pas de justice à deux vitesses pour prendre les bourreaux pour des héros et les victimes pour des moins patriotes. Avec alfa il vaut mieux pas de conférence nationale pour la paix en Guinée.








