La Guinée dans la nécessité d’un changement politique !

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CAMARA_Naby_Laye_3_01Le président Alpha Condé a montré tout son visage. Le chef de l’Etat guinéen ne possède aucune capacité physique, psychologique et intellectuelle, pour diriger la nation guinéenne. Le pays est presque dans l’anarchie : les arrestations injustes se multiplient, avec des tortures inhumaines à l’appui. Les patrouilles militaires nocturnes, à l’image d’un pays en guerre, embrouillent la quiétude des citoyens. La démagogie, la corruption, le mensonge, l’orgueil, sont des habitudes quotidiennes du pouvoir d’Alpha Condé. Des symptômes que le pays est malade, et qu’il faut trouver vite, et très vite, des remèdes. Il faut initier un changement politique.

Généralement, la transition d’un régime autoritaire vers la démocratie, s’initie par le biais de la réforme des institutions du régime en place. Ou bien, au contraire, par le biais d’une rupture ouverte avec le régime autoritaire, en optant pour la force.

Après la mort de Lansana Conté, et l’échec de Dadis Camara, la Guinée a initié une transition démocratique basée sur des réformes politiques. Sékouba Konaté et son gouvernement, dirigé par Jean-Marie Doré, furent chargés de réussir ce pari. Le pari fut gagné. Des élections présidentielles furent organisées. Alpha Condé fut élu président.

Aujourd’hui, avec Alpha Condé, il y a une crise politique interne sans précédent. Le président ne contrôle plus les données du jeu. La population souffre, et l’économie est bafouée. Le président refuse toute concession politique pouvant aboutir aux réformes, ou au respect de la constitution.

D’où la nécessité, à présent, d’une rupture ouverte avec le pouvoir de Conakry. Une rupture qui devrait être propulsée par un mouvement populaire, un coup de force militaire, voire une procédure de rupture qui soit propulsée par une intervention directe de l’extérieur.

La Guinée en a assez des régimes autoritaires. Nous ne pouvons plus accepter les manœuvres dictatoriales qui ont déjà mis notre pays à plat, depuis son indépendance en 1958.


Naby Laye Camara
Bruxelles
 

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Commentaires  

 
+3 #9 Amenofils 17-10-2013 22:53

Mon cher Naby Laye Camara,
Comment peut-on faire accéder aux guinéen la notion du " Bien " pour un bonheur national partagé entre tous les fils et filles du pays.
Cette notion devra nécessairement passer par la neutralité de ceux qui occupent une parcelle du pouvoir mais comment le faire dans un pays est la servilité est érigé en vertu nationale?
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+3 #8 TOOLA 16-10-2013 03:19

Une seule question pour l'opposition:
"Oui ou non, le fissiriwali est dangereux pour le pays qui l'a accueilli"?
Si oui, vous avez la mission historique de vous donnez la main et les moyens (les armes s'il le faut) pour demander publiquement à vos militants et tous les militaires qui servent le pays plutôt que son chauffard d'aller le sortir du palais.
Si non, négociez tranquillement vos sièges à l'assemblée comme vous avez l'air de l'avoir fait jusqu'aujourd'hui, et épargnez nos enfants et nos frères d'être sacrifiés sur l'autel de l'hypocrisie collective.
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+1 #7 Naby Laye Camara 15-10-2013 20:23

M. Mory Sylla! Un coup d’État est souvent l'effet d'une situation chaotique dans un pays. Lorsqu'un pouvoir politique se montre incapable de gérer l'État et ses appareils, le pays tombe dans la déconfiture totale. M.Sylla, nous sommes en Guinée, et non ailleurs en Afrique. Dans la constitution guinéenne, aucun militaire ne doit faire la politique. Dans cette même constitution, aucun pouvoir civil ne peut se mettre au-dessus de la loi. En fin, dans cette constitution, l'armée assure la sécurité de l’État. Si cet État est menacé, l'armée a tous les droits d'intervenir afin que tout soit en ordre. Mettre tout en ordre, en respectant la constitution. M. Sylla, le monde a beaucoup changé: les pouvoirs militaires ne peuvent plus gouverner. En Guinée, aujourd'hui, il y a une véritable marge de manœuvre, pour que l'armée intervienne et organise un nouveau climat politique dirigé par les civils.
M.Sylla, je ne succombe pas à la "facilité et aux raccourcis des coups d’État", comme vous me le reprochez. Dans l'article, je mets l'accent sur deux formes de transition: la transition par le biais des reformes, et la transition par le biais d'une rupture ouverte.
L'opposition guinéenne, pendant trois ans, se bat pour que le président Condé accepte le jeu démocratique. Et pendant trois ans, Alpha Condé refuse, et se cache derrière des manipulations politiques afin de s'éterniser au pouvoir comme l'avait fait son prédécesseur, Lansana Conté.
Je me répète, M. Mory Sylla, qu'aujourd'hui, aucun coup d’État militaire ne peut donner lieu a un pouvoir militaire. Le monde a changé significativement, et vous le savez autant que moi. La Guinée a besoin d'une armée qui fasse respecter la constitution à la lettre. Et l'action d'une armée républicaine serait un plus à l'action de l'opposition républicaine, afin que la Guinée et les guinéens retrouvent la totalité de leur liberté.
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-5 #6 Mory Sylla 15-10-2013 18:45

Nous les Guineens ne voulons ni de coup d'Etat,ni de "coup de prefecture",ou encore de "coup de quartier."
Si les coups d'Etat etait la voie du developpement,l'Afrique et le Moyen Orient seraient aujourd'hui au sommet du monde. Il est deplorable de voir un compatriote intellectuel succombe' a la facilite' et aux raccourcis des coups d'Etats qui mettent l'Afrique en retard.
Il ne faut jamais cesser de le dire: le militaire qui veut faire la politique doit simplement demissioner de l'Armee'. Plus de politicien avec les armes,en kaki ou en treillis.La Guinee' est maintenant une democratie.
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+3 #5 celloumbah 15-10-2013 16:25

Mr NLC, AC n'est pas un président mais un chef de clan qui se base sur l'ethnie malinké pour arriver a ses fins!
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+3 #4 Amenofils 15-10-2013 12:48

"Sékouba Konaté et son gouvernement, dirigé par Jean-Marie Doré, furent chargés de réussir ce pari. Le pari fut gagné. Des élections présidentielles furent organisées. Alpha Condé fut élu président."
Mr Camara,
Alfa condé rancunier fait justement souffrir le peuple de Guinée en guise de sanction pour ne pas avoir vote pour lui.
Cette transition n'était pas réussi ni par selouba konate, ni par jean mari doré ! Nos souffrances actuelles en Guinée viennent des multiples conséquences de cette mascarade maquillée et soutenu par cette foutu transition.
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+5 #3 Oury Baldé 15-10-2013 04:45

Ou est-ce bien , diantre, est passé le ''changement '' on nous promettait tantôt?
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+4 #2 se 15-10-2013 00:04

Alpha Conde se resume en cette phrase "Le chef de l’Etat guinéen ne possède aucune capacité physique, psychologique et intellectuelle, pour diriger la nation guinéenne." Bien dit.
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+1 #1 A.O.T. Diallo 14-10-2013 23:57

Quelqu'un pourrait-il svp montrer au PPAC un documentaire sur Jose Murica le président de l'Uruguay : c'est le seul "opposant historique" qui a bien tourné et finira comme Mandela dans son pays...
Ou bien parce ce que c'est en Amérique du Sud ça ne compte pas ??
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