C’est de Gobykhamé ça !

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Hey ! Frérot et sÅ“urette, votre gouailleur est de retour. Pour vous saouler comme toujours de littéralités et de râlements. Il revient goguenard et pouffant de rire à cause des bouffonneries politiques de Goby Condé, le chauffard du teuf-teuf à quatre roues de Sékoutouréya à Cona-cris, la chouette capitale qui croupit toujours sous les décombres pestilentiels.

Paraît que Gobykhamé a tenté ou tenterait de se victimiser par un vrai-faux complot. Voyez-vous ! Comme le non-regretté Sékou Touré. Grâce à sa magie noire, son pouvoir surnaturel à lire dans les cÅ“urs des Guinéennes et des Guinéens, Goby Condé a vite subodoré ce premier complot contre sa personne physique. En fait sa carcasse. Alors il a tout bonnement découché de là où des plaisantins armés de pétoches devaient le trucider. Belle façon de se mystifier au prix d’un troufion sacrifié sur les lieux pour faire avaler la thèse d’un attentat manqué, comme y avait échappé miraculeusement, vous vous souvenez, le défunt président Lansana Conté pris dans une tornade de tirs à balles réelles, le 19 janvier 2005, dans une rue à Enco 5.

Mborré ! Gouaillerie à part. On te l’a déjà dit. On te le répète encore. Et encore.

Goby Condé est un nigaud, un incompétent, un incapable à tout point de vue et sur tous les plans et sous-entendus, un bonimenteur, un autoritaire, un manipulateur qui est en train de planter, dans le bled, une politique flasque, inconsistante, décadente. De petits malins à l’esprit de lucre le font passer pour un homme doté de principes fixes, de morale. Mais il n’en est pas un.

Gobykhamé n’est pas du tout un homme de sens. Il a toujours montré plus de goût pour l’autoritarisme, le pouvoir personnel que de compétences et de capacités à propulser le patelin dans le développement et à assurer par ricochet aux Guinéennes et Guinéens l’épanouissement économique et social.

Il faut vraiment méconnaître Goby Condé pour croire qu’il va faire le bonheur de la Guinée et des Guinéens. Comment voulez-vous qu’il en soit autrement pour un président resquilleur de son cas qui attise la haine ethnique et la division pour mieux régner ?

Paraphrasons plutôt François Guizot pour griffer ceci : prenant la manipulation pour tactique et l’intimidation pour drapeau, Gobykhamé a rassemblé sous son règne « tous les hommes faibles, abattus, dépourvus d’opinions arrêtées ou préoccupés d’intérêts personnels, à venir partager Â» avec lui l’héritage des régimes défunts qui se sont succédé aux commandes en Guinée. En vérité il veut être seul maître à bord de la barque Guinée. Alors ne comptez pas du tout sur lui pour implanter une marmite parlementaire qui nourrirait les loupiots des dépités de l’opposition. Les critiques l’insupportent. La presse l’agace. Le net l’exaspère. Ce qui lui plaît c’est qu’on flatte son égo et qu’on le fête partout vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Qu’il soit au centre de tous les bavardages dans les cafés jusque dans les chiottes ou waters. C’est de Gobykhamé ça !

L’on vous le dit sans exagération aucune ! Empêcher par tous les moyens sulfureux que Cellou Dalein Diallo ne lui ravisse la popularité et la grandeur dans l’esprit des Guinéennes et des Guinéens, est son intime préoccupation. C’est un caractère de sa nature humaine, l’on vous dit, pour reprendre le mot à Guizot, que d’empêcher ses adversaires politiques qui visent le trône d’être mieux vus et plus appréciés. Goby Condé ne peut s’entendre avec aucun d’entre eux à moins qu’ils consentent finalement, comme Khamané Ousmane de l’UPR à jouer les sous-fifres et les potiches.

Hé ! Ne nous cachons pas la vérité. Comme Khamané Ousmane, Kiridi Bangoura, Ousmane Kaba, la ministre Rougui Wéré Wéré, Diahannama Kouyaté qui veut cabotiner en feignant de se désolidariser maintenant de Gobykhamé, Jean-Marie Doré, le violoncelliste de la politicaillerie guinéenne, et tous ces profiteurs et profiteuses qui grouillent maintenant dans le régime de Goby Condé, n’ont ni principes politiques fixes ni vertu républicaine. On dit qu’ils n’ont point d’opinion ; « on se trompe Â», ils en ont une ; « c’est qu’il faut se méfier de toutes les opinions, passer entre elles, glaner quelque chose sur chacune ; prendre ici de quoi répondre là, là de quoi répondre ici, et se composer ainsi chaque jour une sagesse qui suffise à la nécessité du moment. » En fait Guizot dit qu’ils flottent « dans un espace assez large entre les deux extrêmes Â» ; ils peuvent, « selon les exigences de la situation générale ou les convenances Â» de leurs situations personnelles, « se porter dans cet espace tantôt vers un point, tantôt vers l’autre Â». En réalité, ils font l’affaire de Gobykhamé qui, orfèvre en manipulation politique, a surtout besoin d’individus de cet acabit. Sans morale. Uniquement motivés par leurs devenirs personnels et leurs intérêts matériels. L’affaire des autres ne les intéresse pas. Les tracasseries et les soucis des autres ne leur importent pas. Le piétinement des libertés, les besoins publics, la pouillerie des populaces, rien de tout ça ne met mal à l’aise les ministres et autres souteneurs du régime de Goby Condé. Ils s’en battent l’œil que le massacre des manifestants et manifestantes du stade du 28 septembre, cet inoubliable 28 septembre 2009 reste impuni. D’ailleurs Goby Condé n’est pas disposé à livrer à la Cour Pénale Internationale les assassins et criminels Hâman Claude Goliath Pivi Togba, Idrissa Diaby, Moussa Thiéboro Keïta, Aboubacar Toumba Diakité, le bourreau dudit stade, etc.

Au grand dam de tous ceux qui ferraillent pour que ce crime au Stade du 28 septembre ne soit pas classé dans les oubliettes, on a vu de nos propres yeux la communauté internationale placer le bidasse et criminel Sékouba Konaté à la tête d’une prétendue armée de la CEDEAO comme pour le dégager de toute poursuites judiciaires dans ces crimes de sang commis par le CNDD alors aux commandes à Cona-crimes.

Moussa Dadis Camara, l’ex pharaon du CNDD, a trouvé, quant à lui, asile paisible auprès de Dougoudougou Compaoré, le dictateur du Burkina Faso.

C’est clair comme de l’eau de roche : justice ne sera jamais rendue aux massacrés du Stade du 28 septembre tant que Goby Condé sera sur le trône.

Hé ! On n’oublie pas du tout les manifestants que les salopards de l’armée guinéenne ont mitraillés comme des lapins entre le pont Fidel Castro ou 8 novembre et l’édifice parlementaire. Mais comment voulez-vous qu’on évoque ce carnage-là sous le règne de Goby Condé, qui ne veut pas qu’on l’enquiquine avec ce genre de banalités en Guinée. Ah ! non, on ne range pas pour autant nos plumes. On va continuer à réclamer justice dans les journaux, à la radio et sur le net sur ces massacres.

En effet « Les esprits s’élanceront vers l’avenir Â» que Goby Condé « nous refuse, car, on a beau faire, cet avenir nous appartient. Â»


Benn Pepito


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Commentaires  

 
+2 #3 Diodio 24-08-2011 16:21

Toujourds un plaisir de te lire Ben Pepito. Avec l'humour tu parviens a informer et a decrire les situations les plus serieuses. Tu es le meilleur et il n'y a pas deux comme toi.
Well come back!
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0 #2 Guinean 24-08-2011 15:16

Enfin de retour! Depuis votre texte, retire en catimini par Guineeactu, dans lequel vous accusiez le Pr. Alpha Conde d'etre l'auteur d'un email fait d'enjures et propos denigrants a votre encontre, vous voila de retour avec un autre de vos textes pour encore amuser la galerie. Bon retour Pepito-mais surtout plus d'articles bases sur l'imaginaire et l'hallucination.
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+4 #1 Dre 23-08-2011 22:50

Bon retour mon frère. Tu nous a manqué seurieusement car c'est avec un plaisir humoristique agrémenté de sourires à te faire pouffé de rires que nous te lisons, histoire de parfois il faut il faut s'accomoder de "fun" pour decompresser et diminuer les stress pour se couler une vie toute légère. En tout cas bienvenu parmi nous.
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