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Le sens de notre combat (partie 3)

Sadou Diallo  Dimanche, 06 Octobre 2013 00:12

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DIALLO_Sadou_Washington_01En mémoire de Bangoura Mohamed Kassory


A l’entame de cette troisième partie, les lecteurs doivent se demander qui est Mohamed Kassory Bangoura et qu’est-ce qu’il vient faire dans toute cette histoire ? Pour commencer disons qu’il était membre du comité central du PDG et ex-secrétaire d’état à la justice avant son arrestation à Conakry en 1971. Il fut une victime du camp Boiro ou il périt en Janvier 1975 des suites d’un cancer non traité, et abandonné à lui-même. Si je lui ai dédié cette série d’articles sous le titre « Le sens de notre combat », c’est non seulement parce qu’il m’a laissé une image indélébile de l’homme qu’il fut, et aussi parce que son tragique destin résume à lui seul toutes les idées que j’ai voulu développer à travers ce document. C’est donc une façon pour moi de montrer que notre présent est intimement lié à notre passé et qu’on ne saurait l’occulter.


Le mouchoir blanc, la prophétie et les diamants

Kassory Bangoura comme on l’appelait affectueusement à Conakry était un compagnon de lutte et un ami intime de Sékou Touré. Leur amitié était légendaire et connue de tous. On racontait à Conakry qu’ils étaient inséparables et faisaient tout ensemble : aux moments forts de la lutte, ils marchaient ensemble, mangeaient ensemble et dormaient ensemble. Comment peut-on en douter lorsque certains ministres (1) de Sékou Touré reconnaissent eux-mêmes l’amitié qui liait les deux hommes. Durant ma tendre enfance, j’eus moi-même l’occasion de voir Kassory Bangoura à plusieurs occasions, surtout lorsqu’il passait sur notre rue, la 3e Avenue Bis, où résidaient des familles très respectées en milieu soussou telles que la famille de Baba Camara (un frère au feu général Kerfalla Camara), celle de Mmah Camara, les familles Daffé, Fowler, Wilkinson et Aribot. Déjà ministre et ami intime du chef de l’état, Kassory Bangoura trouvait néanmoins le temps de venir chaque fois qu’il le pouvait pour saluer tout ce monde avec qui il devait entretenir des relations particulières ou par simple respect des convenances sociales de l’époque. Et chaque fois qu’il passait, c’était un évènement dans la rue, surtout pour les enfants qui entouraient aussitôt son véhicule en chantant son nom : Kassory ! Kassory ! Il saluait tout ce monde avec son sourire éternel qui éclairait son visage. Après son départ, jeunes et adultes se livraient à toutes sortes de commentaires : « Tu as vu Kassory, il est tout de blanc vêtu, comme le président ! Kassory aime trop le président et c’est pourquoi il s’habille comme lui ! Tu as vu Kassory agite aussi un mouchoir blanc comme son ami Sékou Touré, ils sont vraiment d’accord, ces deux-là ! Quand le président sera fatigué, il va donner sa place à Kassory Bangoura, parce que c’est son meilleur ami et c’est lui qui le ressemble le plus ! Tu n’as pas vu qu’il agite aussi un mouchoir blanc ! C’est le seul qui ose le faire ! ». Voilà les commentaires qui fusaient de tous cotés après chaque passage de Kassory Bangoura dans les rues de Sandervalia et Boulbinet. Parfois, les enfants le suivaient en trottinant derrière sa voiture jusqu’au terme de sa petite randonnée.

Un jour, j’eus moi-même l’opportunité d’observer la complicité entre les deux hommes. C’était au courant de l’année 1969 et avec une bande d’amis, nous avions pris l’habitude de « jouer au ballon » (2) tous les soirs, sur la rue adjacente à la plage Perrone, dans le quartier de Boulbinet, non loin de la résidence de mon frère qui était membre du gouvernement. Alors que nous étions déjà entrain de taper dans un ballon en chiffons (3), confectionné par nous-mêmes, nous vîmes une voiture s’avancer lentement vers nous. C’était la voiture officielle du président Sékou Touré. Aussitôt reconnu, nous courûmes tous vers lui en criant « Prési, Prési ! » et on entoura rapidement la voiture. Les plus grands d’entre nous se retrouvèrent du coté de Sékou Touré au volant et qui agitait frénétiquement son mouchoir blanc avec un large sourire. Quant a moi, je me retrouvai nez à nez avec Kassory Bangoura qui était assis à la droite de Sékou Touré, coté passager ! J’eus le temps de l’observer et je vis que lui aussi portait une tenue blanche comme Sékou Touré, et il souriait de son grand sourire, tenant un mouchoir blanc. Il passa rapidement sa main sur ma tête pour la caresser ; Et puis le président commença : « Le colonialisme? » A bas! L’impérialisme! A bas! Vive la Révolution !» ; et il demanda enfin « Lequel d’entre vous est le capitaine ? » Tous se regardèrent ! On n’avait vraiment pas de capitaine mais on désigna rapidement un de mes grands frères, Alpha Oumar Diallo dit « Tchatcha » (Paix à son âme), avant que le président ne dise à Kassory : « Camarade Kassory, passe-moi les ballons ! » Et Kassory remit des ballons à Sékou Touré que ce dernier donna à mon frère pour la bonne marche de l’équipe. Puis il démarra aux cris de « Presi, Prési ! ».

La complicité entre les deux hommes semblait réelle, palpable et captivante. En tout cas, si l’on se fie au comportement de Kassory Bangoura et à certains témoignages, on se rend compte que pour Kassory, Sékou Touré était son alter-ego, son ami de confiance, indissociable de sa propre personne. Dans son livre « l’itinéraire sanglant », Almamy Fodé Sylla raconte comment Kassory avait aidé Sékou Touré à réserver un billet d’avion pour Paris ou ce dernier voulait effectuer un voyage de revendication après sa défaite aux élections législatives de 1951 (4). Arrivé à Dakar, Sékou Touré se rendit compte rapidement qu’il était fiché comme élément dangereux, agitateur véhément, agent indiscipliné et politicien sans politique, non seulement au niveau d’Air France mais aussi de la Compagnie des Transports Maritimes Fabres et Fressinet qui, tour à tour, lui refusèrent une place. Il se tourna vers son ami, Mohamed Kassory Bangoura, haut fonctionnaire à Dakar depuis de longues années pour trouver une solution. C’est ce dernier qui lui prit la main et se rendit avec lui au bureau d’Air France pour faire une réservation au nom de Bangoura Sékou Kassory Touré. C’est tout dire !

Maintenant, il faut se demander comment un ami aussi proche et aussi loyal a pu se retrouver au camp Boiro, accusé d’avoir participé comme ennemi intérieur à l’agression portugaise du 22 novembre 1970 ; et comment on a pu le torturer pour lui faire avouer des fautes non commises, pour ensuite le laisser mourir en prison d’un cancer non soigné, quatre ans seulement après son arrestation. C’est une énigme qui a confondu plus d’un, y compris Kassory Bangoura lui-même, qui jusqu’à son dernier jour a blâmé le demi-frère du président, Ismaël Touré, pour son arrestation. Il ne pouvait pas comprendre que son ami puisse lui réserver un tel sort. Quant à moi, je fus ébranlé par cette arrestation qui remettait en cause tous les préceptes que je considérais comme acquis : le sens de l’amitié, la loyauté, l’engagement moral et politique, le don de soi-même et le sens du combat politique. Je fus profondément bouleversé de lire la déposition de Kassory Bangoura dans le journal « Horoya » et d’y voir sa photo le montrant avec une ardoise entre les mains. On lui avait retiré son sourire et j’avais du mal à réconcilier cette image avec celle de Kassory que je connaissais. J’essayais de comprendre les raisons d’un tel retournement de situation dans la vie d’un homme qui avait rempli son devoir et à qui tout avait réussi.

Dans l’univers mystique et insondable des quartiers de Conakry, surtout ceux de Boulbinet, Sandervalia et Koulewondi les langues se déliaient ! Par des chuchotements à peine audibles, les anciens faisaient part d’une prophétie révélée par les adeptes des sectes animistes Gbassikolo et Mami Wata (5). Selon leurs devins (6), le successeur de Sékou Touré serait un Soussou à la carrure imposante, très proche de lui. Cet homme serait originaire de la zone s’étendant de Coyah à Dubréka. Tout semble indiquer que Sékou Touré qui était lui-même très versé dans les pratiques occultes, avait été informé de cette prophétie. Or à cette époque, les deux personnalités soussous les plus en vue étaient Bangoura Mohamed Kassory et Bangoura Karim, tous deux originaires de Coyah. Bien qu’étant son ami, Kassory Bangoura aurait attiré la méfiance du dictateur guinéen à cause de sa popularité auprès des militants. Il avait été secrétaire fédéral de Conakry I, membre du comité central du PDG, ministre des affaires étrangères, ministre de la justice et ambassadeur itinérant. Et de manière tout à fait inconsciente, il jouait parfaitement le rôle en s’habillant comme son ami et en agitant parfois un mouchoir blanc, signe distinctif ou totem du dictateur guinéen. Il n’en fallait pas plus pour que Kassory Bangoura, ami intime et compagnon de lutte de Sékou Touré, soit sacrifié sur l’autel de la Révolution. Mais le hic c’est que Kassory Bangoura, malgré sa popularité, ne répondait pas exactement à la description physique du successeur de Sékou Touré faite par les devins des deux sectes animistes. Pourquoi alors s’en prendre à lui ?

Dans son livre « Destins guinéens : Mémoires d’un rescapé du goulag de Sékou Touré » (7), un neveu de Kassory Bangoura nous livre des éléments de réponse. Selon l’auteur, lorsque Kassory Bangoura fut nommé ambassadeur itinérant, il eut l’occasion de convoyer à la demande de Sékou Touré, diverses valeurs (pierres précieuses, or, diamant) entre la République de Guinée et l’Algérie, ou il les mettait, semble-t-il en dépôt. Il est tout à fait plausible que Sékou Touré qui ne laissait rien au hasard, ait voulu par là aussi conjurer le sort en éliminant un témoin gênant de ces pratiques de corruption et qui en même temps possédait l’expérience et les qualités nécessaires pour lui succéder.

Prévoyant, le dictateur avait aussi sur sa ligne de mire un autre fils de Coyah qui, lui, avait la silhouette imposante dont on lui avait fait état dans la prophétie. Il s’agissait de Karim Bangoura, ex-ambassadeur à Washington et ministre de l’industrie et des mines. Karim Bangoura venait d’une prééminente famille Soussou et était le fils d’un chef de canton. Il était le numéro deux du Bloc Africain de Guinée (BAG) de Barry Diawadou. Il avait été donc un opposant politique à Sékou Touré avant l’indépendance. Son long séjour à Washington l’avait rendu très populaire dans les milieux diplomatiques et politiques de la capitale américaine. Il comptait parmi ses amis le révérend Martin Luther King Jr, champion des droits civiques américains et le célèbre acteur et chanteur Harry Belafonte. Après son retour à Conakry et suite à l’agression du 22 Novembre 1970, il fut accusé de complot, arrêté et torturé avant de connaitre une fin atroce. En effet, il sera ligoté, pieds joints et bras attachés derrière son dos avant d’être largué vivant d’un hélicoptère dans le fleuve Fatala.

En se débarrassant de Kassory Bangoura et Karim Bangoura, le dictateur guinéen pensait avoir conjuré le sort. Mais il était dans une fuite en avant puisqu’il était déterminé à déchiffrer l’oracle. Une prophétie faite par des moyens aussi occultes n’est jamais précise et ne repose généralement sur aucune réalité empirique. Comme tous ceux qui veulent s’avancer sur ce terrain, Sékou Touré était réduit à procéder par tâtonnements et à faire des approximations les plus fantaisistes. La grande difficulté pour lui procédait certainement du fait que l’oracle en question contenait d’autres prédictions à savoir que son pouvoir finirait « le jour que le Fouta bougera » et que bien après sa disparition, la Guinée aura également un président originaire de la Moyenne Guinée, un peul qui effacera toute trace de son régime. Comment alors donner un sens à toutes ces prédictions qui de prime à bord semblent contradictoires. Le dictateur n’eut d’autre choix que la fuite en avant et décida d’éliminer par un moyen ou un autre tous ceux qui se trouvaient dans son rayon de mire. Mais il ne savait pas que certaines voies sont insondables, parce que ni lui, ni aucun autre guinéen, ni l’intéressé lui-même ne savait en fait que le deuxième président de la Guinée serait Lansana Conté, un soussou de taille imposante, originaire de Dubréka, à l’époque un obscur lieutenant de l’armée guinéenne qui le servira à un moment donné comme aide de camp. Et c’est le Colonel Lansana Conté, devenu président qui liquidera son régime en exécutant les collaborateurs du dictateur qui étaient pour la plupart des membres de sa famille. Certes, le dictateur avait frappé aveuglément mais en vain !


Quelle leçon faut-il en tirer ?

Lorsque je quittais la Guinée en 1976, j’avais donc eu vent de cette prophétie à laquelle je ne croyais pas du tout mais qui constituait une sorte d’espoir pour de nombreuses familles désespérées de voir leurs meilleurs fils disparaitre dans le goulag sékoutouréen. Après tout, le dictateur n’était pas éternel et le calvaire finirait bien un jour.

Mais je n’avais jamais oublié le visage de Kassory Bangoura et le sort qui lui fut réservé. Je compris donc très tôt qu’il ya plusieurs façons de faire la politique.

Alors, lorsque le professeur Alpha Condé et ses partisans m’approchèrent au début des années 90 pour rejoindre le RPG, ils ne savaient pas que j’allais me rassurer d’abord que nous étions engagés dans le même combat politique et que nous avions la même vision de la Guinée. C’est pourquoi dès que l’occasion me fut offerte, je sondai le professeur Alpha Condé pour connaitre ses positions politiques et là ou il comptait amener la Guinée une fois arrivé au pouvoir. Si j’ai décliné de les suivre c’est parce que j’ai été convaincu, à la lumière des réponses que j’ai reçu, qu’il y avait une divergence fondamentale entre nous dans la lutte que nous menions. Bien heureusement, car je me demande comment j’aurais réagi aujourd’hui avec toutes les injustices en cours en Guinée, les violations des droits de l’homme et le climat d’instabilité politique.

C’est ce test auquel les compagnons de Sékou Touré comme Kassory Bangoura, Karim Bangoura, Barry Diawadou, Barry III, Kéita Fodéba, Mme Loffo Camara et tant d’autres auraient du le soumettre. S’il est vrai que tout le monde combattait le colonialisme et que tous réclamaient l’indépendance, les compagnons de Sékou Touré n’ont pas réalisé que dans cette lutte, le dictateur de Conakry avait un autre agenda politique bien secret : celui de la consolidation d’un pouvoir personnel sans limites. Et ils n’ont pas compris que la concentration des pouvoirs entre les seules mains de Sékou Touré allait leur être fatal à eux tous !

Et c’est la même erreur que plusieurs candidats ont commis dans l’entre-deux tours de la présidentielle de 2010 lorsque des leaders comme Lansana Kouyaté du PEDN, Jean Marc Telliano du RDIG, Kassory Fofana du GPT ont décidé de jeter leur dévolu sur le candidat du RPG sans s’assurer au préalable qu’ils partagent avec lui le même idéal politique. Heureusement pour eux que les temps ont changé et qu’ils peuvent aujourd’hui rebrousser chemin et passer dans l’opposition. Kassory Bangoura, Karim Bangoura, Barry Diawadou, Barry Ibrahima dit Barry III, Kéita Fodéba, eux n’ont pas eu cette chance. Mais dans les 2 cas, quel gâchis et quelle perte pour la Guinée !


Peut-on les oublier ?

La réponse à cette question est définitivement NON ! Ce sont des innocents qui comptaient parmi les meilleurs fils du pays qui ont été arrachés du jour au lendemain à l’affection des siens avant d’être torturés et assassinés dans les différents geôles du pays ; et sans avoir eu le moindre recours à une justice équitable. Les cadavres ont été enfouis dans des fosses communes, loin de tous les regards. Et voilà depuis plus de quarante-deux ans que ces évènements ont eu lieu, les autorités guinéennes refusent de restituer les ossements de ces dignes fils de la Guinée à leurs familles. Mais personne n’en parle, comme s’il s’agissait de simples criminels de droit commun. Et même ces derniers n’ont pas droit à un tel traitement. Or nous parlons là d’hommes et de femmes qui ont servi le pays au plus haut niveau des instances dirigeantes et des plates-formes internationales. Quelque soit la nature des crimes qui ont été commis (et ici on parle d’innocents), ces dignes fils de la Guinée ne méritent pas un tel sort et une telle fin. Même dans les sociétés les plus barbares et les plus inhumaines, les corps des suppliciés sont rendus aux familles pour un enterrement décent et pour que tout le monde puisse tourner la page. Et voilà plus de quatre décennies que ces évènements ont eu lieu mais on refuse toujours de faire face à ce problème. Personne n’en parle parce que tout le monde a peur de dire aux autorités de démilitariser les terrains sur lesquels se trouvent les fosses communes. On veut balayer toute cette poussière sous le tapis. Mais ceci en dit long sur ce que nous sommes en tant que guinéens et tant qu’êtres humains. On ne se rend même pas compte que les tueries du 28 Septembre 2009 ou les corps de certaines victimes ont disparu dans des fosses communes, et les nombreuses victimes des évènements de Zogota, N’Zérékoré, Koulé, sont liées au fait que nous avons laissé les premières victimes être enfouies dans des fosses communes sans qu’on ne demande que la lumière soit faite sur ces douloureux évènements et que les familles rentrent dans leurs droits.

Et pourtant, Alpha Condé avait promis durant sa longue lutte qu’il ferait tout pour qu’une conférence nationale soit organisée autour de ces questions et pour qu’on rende aux guinéens leur histoire. Il avait promis de mettre en place une commission vérité, justice et réconciliation à la Mandela, mais apparemment il se serait vite laissé convaincre par les nostalgiques de la révolution sékoutouréenne d’abandonner un tel projet. De quoi ont-ils peur ? La vérité ?

Mais ce que le président Alpha Condé ne sait pas c’est que s’il refuse de faire la lumière sur les crimes odieux de Sékou Touré et s’il refuse de démanteler le système que ce dernier a mis en place, personne en Guinée ne se souviendra de lui après son départ. Il ne laissera aucun héritage, aucune trace malgré tout ce qu’il va accomplir. Lansana Conté est venu, il a régné avec une main de fer sur la Guinée pendant 24 ans, il est parti mais qui parle de lui aujourd’hui ? Mais on continue toujours à parler de Sékou Touré. Ceci tout simplement parce que Lansana Conté a travaillé avec le système que Sékou Touré a mis en place. Et jusqu’à présent, Alpha Condé est sur la meme voie. Mais pourquoi parler des soufifres et laisser le roi ?

Le président Alpha Condé doit donc prendre le décret pour démilitariser les terrains sur lesquels se trouvent les fosses communes pour que les ossements des dignes fils de la Guinée comme Bangoura Mohamed Kassory, Diawadou Barry, Barry III, Diallo Telli, Mme Loffo Camara, Petit Touré, Fodéba Kéita et tant d’autres soient rendus à leurs familles. Sans quoi, c’est le chef de l’état qui aura un jour le courage de le faire qui rentrera dans l’histoire.

A suivre….


Diallo Thierno Sadou


Notes :

  1. Lire Alpha Abdoulaye Portos Diallo « La vérité du ministre », Jean-Paul Alata « Prison d’Afrique » et Almamy Fodé Sylla « L’itinéraire sanglant ».
  2. Terme utilisé pour organiser un match de football
  3. A l’époque, la pénurie était telle qu’on ne pouvait même pas s’acheter un ballon sur les marchés de Conakry.
  4. Almamy Fodé Sylla, « L’itinéraire sanglant »
  5. Les sectes animistes « Gbassikolo » et « Mami Wata » furent interdites en 1958 par le PDG mais certains habitants de Conakry continueront pendant quelque temps à pratiquer ces cultes fétichistes dans le plus grand secret.
  6. Voyant ou Sé-Mato en langue Soussou.
  7. Tara Arafanour Naby-Moussa Touré, « Destins guinéens- Mémoires d’un rescapé du goulag de Sékou Touré ».


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