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Elections légisTARDIVES : lorsque le PRG, la CENI et le couple Waymark-Sabari poussent la médiocrité à son paroxysme !
Mamadou Barry Dimanche, 22 Septembre 2013 23:22
Bien malin celui ou celle qui pourrait déceler la dose de mauvaise foi et celle de la médiocrité dans la gestion de ces élections auxquelles le citoyen normal ne croit même plus de nos jours. Trois ans après une campagne électorale présidentielle animée, les Guinéens se retrouvent dans un processus électoral auquel seuls le pouvoir et ses caisses de résonnance croient.
Une constance est au moins à mettre au crédit d’Alpha Condé, c’est qu’il est sur une même logique, celle de la gagne par tous les moyens possibles. C’est le fameux slogan de Gbagbo : « On gagne ou on gagne ! » Mais cette formule, au vu de la tournure des choses, n’a pas été très payante pour son auteur.
Alpha Condé cherche encore à faire du forcing selon la même formule des présidentielles. Comme en 2010, ses maigres 18% ont fondu sous le soleil des tropiques et l’humiliation en Haute Guinée a fait de lui un homme en colère. Comme en 2010, il a pris le temps de repousser les élections jusqu’à ce qu’il soit totalement prêt, avec notamment ses fameux 24 points de revendications. Comme en 2010, avec la disparition mystérieuse des ordinateurs à la CENI, il a misé sur le couple Waymark-Sabari pour tripatouiller le fichier, dans le but d’hypothéquer tout l’avenir électoral en Guinée.
Oui, la logique est là et le défi était de taille. Comment inverser ses 18% qu’il a reçus comme une gifle au premier tour de la présidentielle par rapport à son principal challenger de 44%. Pour cela, il fallait se convaincre que le fichier de SAGEM n’était pas bon et qu’il fallait le changer en réduisant les électeurs dans une région et en les augmentant dans une autre région principalement.
Oui la logique est bien là ! Après les intimidations et les massacres lors de manifestations pacifiques, les choses se compliquent pour Alpha Condé avec d’un côté, une opposition qui ne veut pas laisser le train partir sans elle et les partenaires techniques et financiers de la Guinée qui veulent une fin de transition dans les meilleurs délais. Difficilement, il accepte les accords du 3 juillet 2013.
Avec un chronogramme de 84 jours à compter de ces assises et sous la conduite de la communauté internationale, la date du 24 septembre a été fixée. Une date qui était, à l’époque, figée dans du béton, comme les autres d’ailleurs. A cette époque, il avait été dit que comme cette date tombait sur un jour ouvrable, pourquoi ne pas prendre le dimanche 29 septembre pour permettre à tout le monde de voter le même jour tout en se donnant une certaine marge de manœuvre au niveau du délai. Voilà que les choses se précipitent pour Alpha Condé. Comment gagner cette course alors que j’ai la pression de l’opposition, pardon, de la rue ?
On entre alors dans le processus infernal de révision de ce fichier qui est la seule arme qui reste à Koro Alpha. Il y met alors toute sa force, toute sa volonté et surtout tous les moyens de l’Etat pour tripatouiller ce fameux fichier. Il n’aura pas beaucoup de mal avec le zèle des uns et des autres autour de lui.
Mais il y a un hic ! Entre la farouche volonté d’aider le chef et la compétence de le faire dans les règles de l’art, il y a un océan que la médiocrité ne peut traverser. C’est alors la pagaille qui passe à une vitesse supérieure. Comment faire cette prouesse en respectant la date du 24 septembre ou, à la rigueur, comment mélanger les choses sur le terrain pour amuser la galerie tout en organisant dans les ordinateurs une élection selon les veux d’Alpha Condé. C’est cette dernière solution qui a été choisie avec une bonne volonté d’aider, mais une incompétence notoire.
On passe alors à cette fameuse révision où il sera question de réviser fortement dans certaines zones du pays et faiblement dans d’autres, au point d’attirer l’attention de la communauté internationale. La révision terminée, il fallait la reprendre pour enrôler les militants de l’opposition. On se retrouve alors avec des pannes de machines, des ruptures de fournitures et autre absence d’opérateurs dans ces zones, tout en continuant à enrôler dans les zones favorables au pouvoir.
Dans cet exercice d’enrôlement, on s’est retrouvé comme à une époque de la révolution lorsque dans une campagne agricole il a été question d’avoir un total de superficie de terres cultivées supérieure au territoire national. Oui, heureusement que le ridicule ne tue pas il y a eu des pics des 18-25 ans en Haute Guinée, nettement supérieurs à la moyenne nationale. On a voulu nous faire croire qu’il s’agit simplement de mouvements démographiques dus à la forte activité économique dans cette région.
C’est alors que l’on se retrouve avec des doublons qui dépassent l’entendement. Mais jusque-là , il n’y avait pas de problème parce que selon le chronogramme, le monitoring et le « dé doublonnage » font partie du processus parce que tout le monde sait que dans de pareilles circonstances, il y a un nettoyage du fichier à faire. Mais vu que ce nettoyage qui a eu lieu après la première révision a fait sauter plus de 50% des enrôlés dans une certaine région, Alpha et ses amis ont décidé, pour la seconde révision, d’afficher les listes sans procéder au nettoyage comme prévu dans le chronogramme.
Le monde entier s’est alors rendu compte que les doublons n’étaient que la partie visible de l’iceberg. En effet au-delà de cette histoire de doublons qui est une triste réalité parce que nous avons enregistré des électeurs possédant jusqu’à 5 cartes, il y a aussi et surtout été constaté les différentes anomalies sur lesquelles je ne reviendrai pas pour vous épargner du temps. Revenons néanmoins sur l’éloignement et la réduction des bureaux de vote dans les zones de l’opposition, la réduction des électeurs d’un côté et l’augmentation de l’autre, l’envoi de cartes d’électeurs d’une zone dans d’autres zones pour perdre les citoyens, l’émission de centaines de cartes sans photos pour les votes multiples, entre autres.
La gravité de la situation a attiré l’attention des uns et des autres au point qu’il aura fallu s’asseoir pour parler parce qu’il y va de la paix dans le pays.
C’est le moment et le lieu de se poser des questions sur l’implication effective de la communauté internationale dans la crise guinéenne. Il faut rappeler que Saïd Djinnit est le médiateur international de la crise guinéenne et représentant personnel de Ban Ki-moon. Lorsque ce médiateur, dans le contexte actuel, laisse les problèmes du pays pour aller assister à l’investiture du président malien, je me pose des questions. Lorsque je vois la nonchalance que les ambassadeurs de France et des USA, en plus de celle habituelle de Philippe van Damme, montrent face à la crise que traverse le pays, je me pose encore plus de question. Lorsque l’ambassadeur des USA, fait croire qu’il n’y a aucune chance que cette date du 24 septembre soit reportée, je suis encore plus perdu.
A la fin de la journée, on se retrouve avec un report, certes de 4 jours, mais un report quand même. S’il n’y a aucune chance de corriger toutes les anomalies constatées dans ce processus, une chose est encore plus claire de nos jours, c’est qu’Alpha Condé ne peut pas faire ce qu’il veut dans ce pays. Psychologiquement, qu’on le veuille ou pas, le président de la République et sa mouvance ont reculé et dans l’esprit d’un bon nombre de Guinéens, il ne veut pas organiser des élections propres.
Au-delà de la pression internationale, Alpha Condé ne veut pas que le 55e anniversaire de l’indépendance se passe à N’Zérékoré avant les élections, sinon, c’est la mort pour lui. Pour éviter la colère que lui réserve la Forêt, il n’a d’autre choix que de prendre le 28 septembre 2013, comme jour fétiche.
Monsieur le Président, SOUVENEZ-VOUS !!!!
Le peuple de Guinée a dit NON au colon le 28 septembre 1958 ;
Le peuple de Guinée a du NON à la dictature le 28 septembre 2009 ;
Le peuple de Guinée dira NON à la fraude le 28 septembre 2013.
Vous avez alors deux choix :
- faire des élections propres pour sauver votre pouvoir ;
- chercher à tricher et alors le peuple demandera votre départ ce 28 septembre.
Le monde entier vous observe !
Conakry, le dimanche 22 septembre 2013
Mamadou Barry
Analyste financier
Commentaires
«
UN DEMANDEUR n'est pas en droit d'exiger quoi que ce soit! Il accepte l'AUMÔNE qu'on lui fait, il remercie son DONNATEUR et il se TAIT! S'il n'est pas CONTENT, qu'il fasse en sorte de ne plus DÉPENDRE des AUTRES!»
Well said : Fatoumata devrait revendiquer un droit d'auteur.
Ma fille Fatoumata tu m'as volé les mots de la bouche : vraiment nos opposants, car il s'agit ici d'un porte-parole de l'UFDG, ont une maladie incurable. Quand les blancs se mêlent de nos affaires nationales ils crient a tue-tête et marchent dans les rues pour dénoncer l’ingérence mais quand ensuite ils sont "nonchalants" sur les problèmes qui ne les concernent effectivement pas on les insulte aussi.
Dire que Said Djinnit ne devait pas aller a la bamboula de Bamako, alors que le PPAC et sa cour y était n'est rien d'autre que de la pauvre politique politicienne...
C'est un mauvais signe : quand ils seront aux affaires ils espèrent que le "donne et ferme ta gueule" va continuer, mais ils doivent savoir qu'ils n'auront plus des enfants de cœur du 20e siècle devant eux.
Au fait l'argent qu'ils vous déversent contient aussi beaucoup d’impôts de guineens de la diaspora qui travaillent dur pour les payer et qui seront contre de vous les donner demain pour construire vos villas et acheter vos 4X4.
Ce qui valable pour le PPAC aujourd'hui sera aussi et autant valable pour vous demain si vous raisonnez comme lui - il n'y aura pas de 2 poids, 2 mesures pour les vrais démocrates...
«C’est le moment et le lieu de se poser des questions sur l’implication effective de la communauté internationale dans la crise guinéenne. Il faut rappeler que Saïd Djinnit est le médiateur international de la crise guinéenne et représentant personnel de Ban Ki-moon. Lorsque ce médiateur, dans le contexte actuel, laisse les problèmes du pays pour aller assister à l’investiture du président malien, je me pose des questions. Lorsque je vois la nonchalance que les ambassadeurs de France et des USA, en plus de celle habituelle de Philippe van Damme, montrent face à la crise que traverse le pays, je me pose encore plus de question. Lorsque l’ambassadeur des USA, fait croire qu’il n’y a aucune chance que cette date du 24 septembre soit reportée, je suis encore plus perdu»
CA C'EST LA MEILLEURE! Encore un autre qui croit que la communauté internationle est là pour s'occuper des problèmes des guinéens à leur place!
UN DEMANDEUR n'est pas en droit d'exiger quoi que ce soit! Il accepte l'AUMÔNE qu'on lui fait, il remercie son DONNATEUR et il se TAIT! S'il n'est pas CONTENT, qu'il fasse en sorte de ne plus DÉPENDRE des AUTRES!
Que les amabassadeurs des USA, France ou UE se montrent nonchalents face à la situation Guinéenne; où est le problème?. Leur rôle c'est de renforcer les relations bilatérales entre leurs pays et le nôtre et non pas régler nos problèmes à notre place!
Si l'opposition s'est fait rouler dans la farine par le PRG, la CENI ou WAYMARK Ã qui la faute?
La VÉRITÉ c'est que l'opposition s'est fait avoir du début à la fin. Alors aujourd'hui elle doit ASSUMER ses FAUTES au lieu de chercher à imputer sa MÉDIOCRITÉ aux AUTRES!
Entièrement d'accord avec vous sur la communauté internationale. En revanche, l'autoflagellation, je ne connais pas, ni la remise en cause des erreurs. Autrement dit les leaders politiques, qu'ils soient bons ou mauvais, considèrent qu'ils sont propriétaires de leurs partis (leur chose) et n'en tirent aucune conclusion...
CA C'EST LA MEILLEURE! Encore un autre qui croit que la communauté internationle est là pour s'occuper des problèmes des guinéens à leur place!
UN DEMANDEUR n'est pas en droit d'exiger quoi que ce soit! Il accepte l'AUMÔNE qu'on lui fait, il remercie son DONNATEUR et il se TAIT! S'il n'est pas CONTENT, qu'il fasse en sorte de ne plus DÉPENDRE des AUTRES!
Que les amabassadeurs des USA, France ou UE se montrent nonchalents face à la situation Guinéenne; où est le problème?. Leur rôle c'est de renforcer les relations bilatérales entre leurs pays et le nôtre et non pas régler nos problèmes à notre place!
Si l'opposition s'est fait rouler dans la farine par le PRG, la CENI ou WAYMARK Ã qui la faute?
La VÉRITÉ c'est que l'opposition s'est fait avoir du début à la fin. Alors aujourd'hui elle doit ASSUMER ses FAUTES au lieu de chercher à imputer sa MÉDIOCRITÉ aux AUTRES!
Quant au président du RPG, il ne fera que ce qu'il sait faire et dans lequel il est le meilleur : l'escroquerie.








