La Guinée à l’heure des changements

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DIALLO_Abdoulaye_Ghana_01

Avant-propos

Comme promis, voici l’article d’El Hadj Abdoulaye « Ghana Â» Diallo rédigé à l’aube de la restauration du multipartisme en Guinée et paru pour la première fois dans la revue Renaissance de mars-avril 1992. Il y a maintenant 20 ans que cet article a été écrit. Mais nous estimons que sous bien des aspects, il reste d’actualité, mieux que c’est un témoignage d’un des plus illustres fils de la Guinée et à ce titre, c’est aussi un message d’outre-tombe de notre père. Aussi, les lecteurs devront-ils avoir présent à l’esprit que cet article écrit il y a 20 ans le fut bien avant l’insurrection de janvier-février 2007, les évènements tragiques de septembre 2009 ou ceux de 2010.

Dixit Boubacar Doumba Diallo


El-hadj Abdoulaye Diallo, plus célèbre sous les noms de Diallo C.G.T. et Diallo Ghana, a bien voulu nous adresser cette « opinion libre sur le devenir de la Guinée à l’heure des changements et de la démocratie pluraliste Â». Dixit Professeur Alfa Ibrahim Sow

Mon message s’adresse à tous les citoyens de la République de Guinée, sans distinction aucune ; à ceux résidant dans le territoire comme ceux de l’extérieur, à toutes les sensibilités politiques, sociales, culturelles et religieuses. Il s’adresse spécialement aux autorités et à l’élite politique de notre pays.

A ceux qui se poseraient la question de savoir en quelle qualité je délivre ce message, je répondrai que c’est d’abord en tant que citoyen libre qui, à l’instar de tant d’autres, aime son pays, la République de Guinée.

J’ai aussi eu la chance d’un bon nombre d’hommes de ma génération, d’avoir vécu ma jeunesse au village ; d’y avoir fréquenté l’école coranique ; gardé les bÅ“ufs et moutons ; observé les corvées et cultures obligatoires, et connu les lois et traditions de nos populations, avant de côtoyer nos concitoyens d’autres horizons à l’école primaire supérieure, puis à l’école normale de la fédération de l’ancienne AOF, et au sein de l’armée coloniale.

J’ai bénéficié de la chance et du privilège d’avoir participé à la lutte contre le système colonial de l’indigénat ; et d’avoir contribué activement à l’émergence et à la consolidation des mouvements et organisations des luttes des travailleurs pour la libération, la sécurité, la paix et le bien-être au Mali (ancien Soudan français), en Guinée, en Afrique, et dans le monde.

J’ai été secrétaire général de la conférence des peuples africains, regroupant les organisations politiques et patriotiques de toutes les régions du continent. J’ai siégé à la direction du Conseil mondial de la paix, et participé à l’organisation de la Tricontinentale des peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

Appartenant à la fois à des organisations gouvernementales et non gouvernementales du monde, et dans le cadre de leurs diverses luttes, j’ai eu l’occasion de visiter de nombreux pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique, m’enrichissant de leurs expériences, bénéficiant partout de l’immunité, et de la liberté de parole.

Nous le savons, de grands changements s’opèrent actuellement dans le monde. Un vent violent souffle dans tous les pays, porté par l’aspiration des peuples à la démocratie, leur désir ardent de paix et de sécurité, pour la cessation des confrontations plus ou moins violentes qui secouent différentes régions du globe. Partout l’on semble se rendre compte qu’il faudrait que la négociation prenne la place de la violence ; que la fraternité remplace la haine ; que la coopération bénéfique à tous se substitue à l’exploitation éhontée ; qu’une éthique plus humaine, basée sur le respect des Droits de l’homme, gouverne les rapports entre les hommes et les nations. Ces changements étaient, à mon avis, prévisibles, car ils sont le résultat de la lutte des peuples. Ce désir et cette volonté de paix et de développement, l’aspiration profonde à la démocratie véritable, sont incontournables. Ils concernent tous les pays, tous les peuples. Ils concernent ainsi le continent africain, et donc notre patrie, la république de Guinée.

A l’aube de l’indépendance, j’ai appartenu au gouvernement de la loi-cadre de l’ancien Soudan français, et aux gouvernements des républiques indépendantes du Ghana et de Guinée, dans le cadre desquels j’ai contribué à bâtir des structures de l’Organisation de l’Unité Africaine.

Aujourd’hui, à l’âge de 75 ans, je me réjouis d’une vie remplie de ces luttes auprès de toute la planète ; et je puis jouir d’une retraite paisible, au sein de ma famille, à Conakry, convaincu que les hommes de notre âge doivent maintenant céder le flambeau aux générations plus jeunes, encore plus valides et plus déterminées. A la demande de nombreux camarades et amis, je m’autorise donc d’exprimer ici une opinion libre sur des questions primordiales qui préoccupent tout citoyen guinéen, dans le souci d’apporter, partant de mon expérience, une modeste contribution aux réflexions et aux démarches de tous et de chacun, pour l’édification pacifique d’une Guinée libre, prospère et fraternelle, conforme à sa devise Travail-Justice-Solidarité.

Aujourd’hui, nous nous félicitons du progrès qui se réalise dans les démarches pour l’établissement de la paix au Moyen-Orient, et la résolution du douloureux conflit entre le peuple palestinien et Israël.


La démocratie est incompatible avec l’ethnocentrisme ou avec le chauvinisme

Nous avons salué les victoires accomplies dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud ; le tournant irréversible pour que s’y établisse un régime démocratique, selon le principe de « un homme une voix Â». Nous devons alors poursuivre la lutte pour la suppression de l’apartheid qui existe dans d’autres parties du monde. Et nous devons poursuivre la lutte pour empêcher la naissance ou le développement de l’apartheid dans d’autres parties du monde, particulièrement en Guinée.

Lorsqu’on dit un homme une voix en Afrique du sud, il faudrait pouvoir dire aussi un homme une voix sur tout le continent, particulièrement en Guinée.

C'est-à-dire qu’il est essentiel que nous procédions à une reconversion de nos mentalités, chaque fois que cela s’avère nécessaire ; que nous nous libérions de nos préjugés de supériorité, d’infériorité et de race, d’ethnies, de famille ou de castes. Nous n’avons plus la possibilité de nous accrocher aux vieilles mentalités, aux vieux préjugés ; à vouloir revenir à un passé à jamais révolu. Nous devons, au contraire, avoir le courage de lever le voile par lequel nous avons caché nos faiblesses, afin de voir nous-mêmes notre ignorance et nos maladies ; et pouvoir ainsi les guérir, en tenant bien sur compte de l’héritage positif le plus précieux que nous tenons de nos ancêtres.

Nous aurons le courage de tirer des leçons de nos échecs et de nos succès, sans pour autant les attribuer, de façon systématique et erronée, à quelques hommes seulement de notre pays.

Pour établir la démocratie, nous serons des démocrates dans notre mentalité. Etre démocrate, nous la savons, ne consiste pas à dire, en petits groupes qui essaient d’imposer leur démocratie à partir de manÅ“uvres plus ou moins camouflées, que là sont les chrétiens, et que c’est le problème des chrétiens ; là, les musulmans et c’est le problème des musulmans !

Etre démocrate, nous le savons, ne consiste pas à séparer les problèmes nationaux en problèmes ethniques ; là les Soussous, là les Malinkés, là les Kissiens, là les Peuls, etc.

Etre démocrate, c’est rassembler, réunir autour des causes communes, d’idéaux communs, d’objectifs communs dans l’acceptation des différences, des points de vue et des discussions.

La démocratie véritable exige la transparence et la loi, conçue et acceptée par tous. Dès lors qu’une certaine catégorie de la population se soustrait à la loi ; considère qu’elle est au-dessus ou en-dessous des lois établies, alors qu’aucune démocraties ne sera plus possible.

Dans les pays démocratiques, les partis politiques les plus divers coexistent, de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par les partis du centre, avec tous les courants et toutes les nuances que l’on peut imaginer. Ces partis politiques confrontent leurs points de vue dans les parlements ; ou se consultent, dans un cadre accepté par tous, et régi par la même loi pour tous, même lorsqu’elle semble ne pas entièrement convenir à telle ou telle catégorie, à tel ou tel parti politique. Seule la loi peut changer la loi. C’est là une règle essentielle de la démocratie.

Les Guinéens qui ont eu, eux aussi, l’expérience des organisations politiques et syndicales démocrates et pluralistes, tireront avantage de leur expérience et de l’exemple de ces pays. La démocratie se bâtit aussi avec le développement. Les progrès scientifiques et techniques, la radio, la télévision, le télex et le téléfax, tous les progrès dans le domaine des communications par satellite ont rendu le monde petit et interdépendant. Ces progrès scientifiques et techniques sont le patrimoine commun de toute l’humanité. Il faudrait que nous en tirions toutes les conséquences.

L’on se souvient qu’hier, on s’était battu, naïvement, par exemple, pour l’installation de l’Université. Certains la voulaient à Dalaba, d’autres à Kankan, d’autres encore à Faranah. Il a fallu la créer là où les meilleures conditions de son fonctionnement étaient réunies, à Conakry. Mais mieux, il faut accepter l’idée que même les universités se trouvant dans d’autres pays, à Dakar, à Bamako, à Lagos, à Abidjan, à Accra ou ailleurs, peuvent servir la cause du développement technique et scientifique de tout le continent, y compris celui de la Guinée.

Alors, lorsque des citoyens, originaires d’une région donnée s’opposent, par exemple, à l’installation d’une infrastructure énergétique ou d’une usine dans telle autre région, en se fondant uniquement sur des considérations d’ordre ethnique ou régionaliste, ils commettent une erreur grave, préjudiciable au développement et au bien-être de l’ensemble de la nation.

De même, lorsque l’on recourt aussi au blocage du développement d’un pays ou d’une région du globe pour en faire de simples clients consommateurs des produits d’autres pays et d’autres régions, on commet une erreur grave, préjudiciable à la paix entre les nations.


Il ne faut pas créer des partis seulement pour élire des chefs et se disputer le pouvoir

Ceux qui ont dit que la Guinée est une seule et même famille ont raison. La Guinée est effectivement une seule et même famille ; et c’est ainsi qu’il faut la concevoir, l’organiser et la développer. Il faut la concevoir comme notre propre corps, dont tous les membres sont interdépendants. Toutes les régions et toutes les localités sont interdépendantes, comme sont interdépendants la Guinée, le Mali, le Liberia, la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Guinée-Bissau, et d’autres parties de l’Afrique, et d’autres parties du monde. Il faut nous libérer de nos ignorances ; et de la croyance qu’un pays peut se développer sans tenir compte des réalités d’autres pays, d’autres parties du monde.

Nous le répétons, l’unité nationale se construira sur la base de la loi. Et le développement se réalise lorsque les conditions démocratiques sont réunies.

Enfin, la démocratie s’instaurera dans un cadre donné des relations internationales. Les Etats les plus puissants et les institutions de coopération multinationale ne doivent pas imposer leur diktat aux jeunes nations. Ils ne doivent pas chercher à leur imposer telle forme de gouvernement ou tel type d’organisation ; telle ou telle forme d’établissement de la démocratie ; tel ou tel leader politique. Ils peuvent aider certes, à l’établissement de la démocratie ; mais c’est en aidant à financer des élections démocratiques, à financer des projets de développement en faveur des populations, susceptibles d’élever leur bien-être et leur niveau culturel.

Pour me résumer, je lance cet appel solennel à tous les Guinéens, de toutes les sensibilités et de toutes les positions sociales, et spécialement aux autorités et à l’élite politique. Mettons-nous donc d’accord sur un minimum de points communs !

La démocratie ; l’unité nationale ; la solidarité et la fraternité ne se réaliseront jamais sur la base des groupements ethniques, religieux ou régionalistes !

Le développement ne s’accomplira jamais sur des bases subjectives, régionalistes, ethnocentristes et irrationnelles !

La paix et la sécurité n’existeront jamais dans des conditions qui génèrent et alimentent les luttes fratricides, les querelles intestines, voire les guerres civiles !

La coopération internationale, profitable à chacun et à tous, ne signifie pas diktat d’une puissance quelconque en vue d’assoir un gouvernement ou des hommes qui n’auront pas été librement choisis par leurs peuples !

L’unité nationale et le développement se réalisent par la démocratie et le travail productif !

La démocratie, le développement, la paix, la sécurité et la coopération internationale exigent de nous courage et sincérité ; loyauté envers la nation, transparence et esprit de dialogue pour l’autorité ; une éthique commune aux hommes et aux citoyens de notre pays et du continent, fondée notamment sur les principes de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, à laquelle notre pays, en tant que membre des Nations-Unies, adhère pleinement. Je fais confiance au peuple de Guinée tout entier, pour qu’il se mobilise et fasse preuve de sagesse et de tolérance afin d’éviter les troubles et les souffrances qui ont jalonné les chemins de la liberté et de la démocratie dans certains pays !

Je suis convaincu que les sensibilités politiques guinéennes auront la sagesse et l’intelligence requise pour limiter, volontairement, le nombre de partis politiques au juste nécessaire pour l’exercice du jeu démocratique. Et que ces partis ne se créeront pas seulement pour élire des chefs et se disputer le pouvoir ; mais qu’ils Å“uvreront à un véritable programme de consolidation de la liberté, de la démocratie, de la justice sociale, du développement et de la solidarité.

Je fais confiance en la sagesse et le sens de l’Histoire des Guinéens, pour qu’ils se retrouvent autour d’idéaux et d’objectifs éthiquement valables, comme ils ont su le faire lors du choix historique du référendum du 28 septembre 1958.


Elhadj Abdoulaye Diallo Ghana


Lien vers l'hommage de Boubacar Doumba Diallo à Abdoulaye Diallo Ghana :
http://www.guineeactu.info/index.php?option=com_content&view=article&id=328:a-la-memoire-del-hadj-abdoulaye-l-ghana-r-diallo&catid=32:actualite&Itemid=12


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Commentaires  

 
+1 #36 mickmack camara 23-08-2011 11:00

"Les élites au pouvoir ne cherchent jamais à transformer leurs pays en îlots de prospérité et de paix, elles se contentent d’être de consommatrices de biens hérités de la colonisation en sacrifiant le bonheur collectif sur l’autel de la cupidité et de l’égoïsme. Les puissants confondent le bien public avec leur propre patrimoine, l’Etat avec leur propre personne. Entre leurs mains le pouvoir n’est pas devenu un instrument au service du progrès social. La majorité de dirigeants africains n’ont qu’une seule ambition : jouir de ce dont ils avaient été privés quand ils étaient de simples citoyens. Rares sont les présidents africains et leurs entourages qui ne deviennent milliardaires en pillant les ressources de leurs pays" ça vous dit quelque chose!
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0 #35 KeitaM 22-08-2011 15:25

Mr Gandhi je faisais pas de debat avec vous, c'etait juste quelques compléments aux maux que vous avez enumerés. Je ne sais pas en quoi ça vous si choqué. Vous pensiez que je m'adresse à vous?? non c'est comme vous, vous avez juste parlé de la réalité qui peut vous pensez être clair.
Comment douter des fléaux qui ont detruit et continuent à tuer la Guinée????.
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+1 #34 Oury Baldé 21-08-2011 18:37

Trop tête en l'air avec tous ces nids de poules.Beurk!
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+1 #33 Oury Baldé 21-08-2011 18:25

De Grands hommes sans que la Guinée ne s’en serve, on en a eus.Et il en existe encore qui ne nous profitent pas . Sauf à les regretter quand c’est tard.De belles lois à la pelle qu’on applique pas , au point qu’elles sont tombées dans la desuetude. Des richessesses naturelles suffisantes ( or, bauxite, fer, petrole et autres minerais precieux , et meme château d’eau de l’afrique oocidentale) pour ne pas que nos populations aient à vegeter dans cette deche crasseuse qu’elles n’ont cesse de se coltiner depuis , jusqu’au point de manquer du strict minimum (eau , electricité , alimentation correcte à defaut d’etre suffisante ) .Plus de 52 ans après notre independance, le decor n’a guere changé .Et qu’il faudrait payer tribut à nos dirigeants !
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+2 #32 Oury Baldé 21-08-2011 18:00

De Grands hommes sans que la Guinée ne s’en servent, on en a eus.Et il en existe encore qui ne nous profitent pas . Sauf à les regretter quand c’est tard.De belles lois à la pelle qu’on applique pas , au point qu’elles sont tombées dans la desuetude. Des richessesses naturelles suffisantes ( or, bauxite, fer, petrole et autres minerais precieux , et meme château d’eau de l’afrique oocidentale) pour ne pas que nos populations aient à vegeter dans cette deche crasseuse qu’elles n’a cesse de se coltiner depuis , jusqu’au point de manquer du strict minimum (eau , electricité , alimentation correcte à defaut d’etre suffisante ) .Plus de 52 ans après notre independance, le decor n’a guere changé .Et qu’il faudrait payer tribut à nos dirigeants !
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+2 #31 Paul THEA 21-08-2011 16:06

Ce texte est comme le texte la paix de Mgr TEA, que j'ai publie ici il y a quelques annees.
Il y a eu des grands hommes dans notre pays mais nous avons fabrique un dictateur et lui avons laisse detruire nos elites sans rien faire.
Merci frere Doumba et voici des messages de paix a enseigner dans nos ecoles.
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+3 #30 Gandhi 21-08-2011 15:45

Mr Keita, je terminerai là ce dialogue stérile, mais vous êtes resté évasif, ce qui ne m'étonne guère. Dans votre commentaire n°21, vous vous adressez à moi et vous parlez de caste, d'ethnie supérieure, etc... Ma question, à laquelle vous ne répondez pas, était de savoir si vous m'accusez d'avoir proféré de telles inepties, ou si vous parlez à ... vous-même, car si vous ne vous adressez pas à moi, je ne vois pas à qui vous faites allusion. Il faut avoir le courage de ses opinions, quand on veut être respectable. Je dirais publiquement que vous avez le bénéfice du doute, puisque vous tournez autour du pot, mais je n'en pense pas moins.
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-5 #29 KeitaM 21-08-2011 13:01

Mr Gandhi, je pensais que vous connaissiez comme tout le monde ce qui se dit et ce qui se fait au bled. Sinon ce que j'ai est tellement une réalité qu'on a nullement besoin d'exégèse pour le comprendre.
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+1 #28 alhousseny 21-08-2011 05:59

Merci à vous, Boubacar Diallo Doum. De toute façon, c'est déjà généreux d'avoir partagé ce texte-ci avec nous.
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0 #27 Gandhi 21-08-2011 00:53

Mr Keita, vous arrive t-il de parler clairement ? A qui vous adressez-vous ? Qui dit quoi ? injustice c'est l'autre, caste, ethnie supérieure, etc... De qui parlez-vous ? Qui parle ainsi ? Si je vous pose la question, c'est parce que rien n'est clair, mais que vous semblez me parler.
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0 #26 Oumar 20-08-2011 23:01

Une très belle littérature. Malheureusement inapplicable dans la Guinée de cette année 2011.
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0 #25 KeitaM 20-08-2011 22:24

Cher Mr Ghandi,
Franchement si je detaille ça je risque de me repeter tellement les mots me manquent pour etre plus explicite. Quant meme les mots clés sont:
injustice c'est l'autre, ethnie naturellement superieure, caste et sous developpement. Dsl pour les erreurs, je ne maitrisent pas bien la langue de moliere.
Bne lecture et bne fin de Ramadan
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+2 #24 AOT Diallo 20-08-2011 19:52

Comment expliquer que notre pays qui a eu autant de "grands hommes" comme notre papa Abdoulaye Ghana ait toujours accepté et applaudi parmi nos plus grands manipulateurs et médiocres pour nous diriger depuis un demi-siècle? Des textes de cet acabit ont été produits par de nombreux doyens de nos 4 régions naturelles. Je me souviens d`un texte de Faraban Camara qui a lutté pour l`independance de 1958 et qui a pris l`avion pour l`exil en France dès 1960. Il a écrit un texte extraordinaire qui décrit à merveille ce que ast allait faire de la Guinée. Il n`est jamais revenu dans son pays natal...Si quelqu`un pouvait le récupérer auprès du Lynx pour le publier ici. Je pense en lisant ceci à liste des guineens qui ont été décorées comme "Héros nationaux" pour nos 50 ans d`independance! Cela veut tout dire de ce que notre pouvoir reconnait comme Grands Guinéens...
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0 #23 Gandhi 20-08-2011 18:53

Mr Keita, je n'ai pas compris ce que vous voulez dire. Pouvez-vous être plus explicite, SVP ?
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0 #22 Boubacar Diallo Doum 20-08-2011 17:05

@ Alhousseny! Bonjour! C'est le seul texte que je détenais de Elhadj Abdoulaye Ghana.Mais je vais demander à ses enfants de fouiller dans les affaires du Vieux pour retrouver quelque chose.Quant à feu Ba Mamadou (Banque Mondiale), il n'a rien publié dans la revue Renaissance dont je dispose d'une copie.C'est son homonyme Baadiko ,patron de l'UFD qui a des articles dans la revue Renaissance.Mais pour le Vieux Abdoulaye Ghana, comme promis, je vais appeler ses enfants pour des recherchers dans les archives familiales.Merci Alhousseny !
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+1 #21 KeitaM 20-08-2011 12:40

Mr Gandhi ajouté à ces maux que vous avez énuméré que le développement n'est pas aussi de dire qu'une ethnie est naturellement supérieure à une autre et ce le developpement ne pas aussi de denoncer l'injustice que si c'est l'autre.N'est ce pas le systeme de CASTE est cité comme cause de sous developpement. La discrmination et le mepris de l'autre sont des armes de SATAN, ils conduisent donc à l'ECHEC. L'Honneur est plus sacré que le matériel.
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0 #20 alhousseny 20-08-2011 11:23

Diallo Boubacar Doumba, la question qui me reste à vous poser au sujet d'El hadj abdoulaye Diallo Ghana est, vous vous en doutez: avez d'autres de ses textes à nous faire partager ? Je sais que Bah Mamadou aussi a fait, au début des années 90, de baux textes qui ont façonné le ton du multipartisme naissant et qui ont d'ailleurs été publiés dans la même revue "Renaissance". Si vous en avez trace, vous feriez oeuvre utile en les partageant avec nous.
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0 #19 Boubacar Diallo Doum 20-08-2011 10:02

+2 #2 A.S.KABA 16-08-2011 16:22
Elhadj Ghana fut un grand homme. j'y etais a ckry a son deces, j'ai signé le livre de condeleance pour mon pere. il fut mon voisin et mon pere fut son directeur de cabinet. tres humble, l'un des guineens les plus honnetes du temps PDG.Paix a son ame.
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Je partage ce témoignage de A.S. Kaba en provenance de l'article que j(ai écrit à la mémoire de notre Papa à tous El Hadj Abdoulaye Ghana,un des rares hommes JUSTES et HONNETES du temps où le PDG règnait en maître.Qu'il repose en paix !
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+1 #18 Fela Barry 20-08-2011 09:09

Pendant que Je relisais le Gai savoir de Nietzsche ses derniers jours, je fus envahi par une joie mélancolique de m’incliner devant l’évidence que cela fait un millénaire que l’Afrique est ses civilisations sont en état de faillite permanente. Que toute la tragédie du leadership africain vient du fait que le pouvoir est devenu un moyen de « s’enrichir sans travailler », alimentant la convoitise, la folie meurtrière des ethnies donc des hommes sans foi ni loi. La Guinée n’est pas une famille, sa vocation c’est de muter en nation dans laquelle personne ne peut se mettre au dessus des lois et concentrer en ses mains tous les pouvoirs. de l’esprit des lois Montesquieu à la démocratie en Amérique de Tocqueville, il nous a été donné de comprendre qu’un certain présidentialisme « tropical » peut bel et bien crée des monstres politiques incontrôlés et incontrôlables : IL FAUT QUE LE POUVOIR ARRTE LE POUVOIR.
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0 #17 Gandhi 20-08-2011 09:00

Le développement, ce n'est pas racketter les commerçants, les investisseurs internationaux, tout entrepreneur quel qu'il soit, ou même les consommateurs par les taxes de port ou de carburant. Le développement ne s'obtient que par le travail productif. Je n'ai encore rien entendu qui aille dans ce sens !!!
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+2 #16 KeitaM 20-08-2011 08:51

Merci à ceux qui nous ont fait partager cet analyse. Sans nul doute, qu'elle est faite par un intellectuel,un vrai et non les pseudo-intellectuels, qui dommage ne savent pas qu'ils ne savent pour pour pouvoir apprendre. Au moment où toutes les autres races pensent que la race noire en entier est inférieur, est que cette infériorité est même génétique, je pense que les noirs sans discrimination ont intérêt à se comprendre malgré leur différences naturelles, surtout pour les personnes partageant la même case.
Bonne fin de Ramadan et que Allah nous accorde les bienfaits de la Nuit du Destin.
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+8 #15 SYLLA 20-08-2011 03:44

Ce texte est majestueux dans son ensemble et je voue à l’auteur un grand respect sacerdotal, il a servi comme recueil dans d’autres pays qui font la fierté de l’Afrique moderne.
Mon indignation face au régime actuel en Guinée réside dans la passivité de l’instruction civique, la culture de la violence, la terreur comme moyen d’instaurer et d’assoir le pouvoir du Président qui demeure sa seule préoccupation pour l’heure, la carence dans les programmes de développement (Nourriture-Eaux-Electricité-Education-Santé-…), la dégradation des valeurs républicaines (Liberté-Justice –Solidarité), la fausseté des engagements du gouvernement, la perceptibilité du blocage du dialogue, le manque de confiance dans la gestion des affaires de l’état, l’impunité après dénonciation des Ministres et Hauts Responsables par le premier Magistrat,
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+7 #14 SYLLA 20-08-2011 03:43

(…suite 1)
, la présence des criminels par le Tribunal-Pénal-International (Tiégbro, Pivi,…) en fonction dans l’administration, la barbarie et l’asservissement des autorités (militaire, gendarme, policier) face à sa populations en bref, il faut approuver à tord et applaudir ce qui est condamner à échouer au risque de perdre un poste ou devenir une cible potentielle à éliminer, et cela au mépris de la liberté des droits et devoirs des citoyens. Non, nous n’accepterons plus ça en Guinée et même Feu Diallo Ghana nous inspire dans son texte pour le réveil de conscience contre l’indifférence et l’inertie de la fatalité pour plus de transparence dans la gestion de l’état.
Dans ce contexte actuel, la violence engendre la violence pour rétablir l’ordre. Soyez en rassurer. La peur n’évite pas le danger et, quand une branche pourri il faut la couper pour sauver l’arbre.
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+7 #13 SYLLA 20-08-2011 03:43

(…suite 2)
La jeunesse guinéenne n’acceptera plus aveuglement de cautionner les dérives et sceller son avenir dans la pauvreté, la mendicité, l’analphabétisme et l’inertie quelque soit la coloration ethnique, la laïcité et le pouvoir du régime dictatorial en place, elle représente par essence le moteur de tout développement
Nous ne voulons plus « dormir pour mourir » mais « dormir pour vivre », nous voulons « des opportunités pour vivre », « la Liberté implique responsabilité à assumer» c’est le credo de notre engagement.
La route des enfers est facile à suivre; on y va les yeux fermés.
Bion de Boristhène.
Rien n'est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l'on échoue.
Flaubert (Gustave).
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+2 #12 Ibrahima MBemba SOW 20-08-2011 01:14

Ce message qui garde toute la fraîcheur de son actualité est très édifiant et émouvant tant dans sa forme que dans son contenu. Si la pertinence des propos de cet illustre aîné s'est déjà confirmée dans biens d'autres pays africains, E.H. Abdoulaye Diallo Ghana, à l'instar d'autres brillants guinéens, incarne les mauvais contrastes qui caractérisent notre pays. L'on se rend bien compte que les valeurs d'unité, de progrès social et économique, de Droit et de démocratie régulièrement prônées par certains patriotes éclairés n'ont jamais été le souci véritable de nos pouvoirs publics successifs depuis 1958. Or l'histoire est têtue et a tendance à toujours se répéter en Guinée.... Paix à l'âme de ce digne fils de la nation !!
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+4 #11 Amadou Diallo 19-08-2011 23:00

No Comment!!!!
On ne peut rien ajouter à ce texte qui devrait être considéré comme le Coran et la Bible de la démocratie en Guinée et pour les Guinéens. Cer texte est d`autant plus intéressant qu`il est rédigé par un de nos frère/père guinéen.
SVP, faites parvenir ce texte à MM Alpha Condé, Alhassane Condé et Ousmane Kaba.
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+6 #10 Baba 19-08-2011 19:08

@Mr Boubacar Doumba Diallo. Est ce possible de fournir quelques informations sur Feu Yacine Diallo premier depute Guineen a l'assemblee nationale Francaise? Des informations qui pourraient nous donner des idees sur le genre de president qu'il aurait pu devenir s'il ne nous avait pas quitte avant les grandes mutations politiques qui changerent le destin de notre pays.
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+2 #9 MALICK KABA 19-08-2011 18:26

2)Et ceci me revient dans la tete a chaque fois que je rencontre un oncle peul. je prie les jeune peuls qui s'excitent sur la toile comme des abeilles dans la ruche de se remplir la cruche avec ce texte et medite car avec la guerre nous aurons du mal a mettre du pain dans la huche! c'est normal de denoncer l'injustice, mais inciter a la haine ou a la violence comme le fait certains de ces internautes n'est pas peul. pour finir, je vous confirme que mon pere est malinke et ma mere peule. je sais que pour me discrediter les rpgistes sur la toile vont dire que je suis un kaba peul comme il en existe de milliers au fouta et partout en Guinée, mais non mon pere est 100%malinke qui nous a inculqué une culture malinke et pourtant il se mefiait toujours de ses parents et leur trouvait trop archaic pour resoudre nos problemes
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+3 #8 MALICK KABA 19-08-2011 18:25

1) Voici un texte historique qui peut prouver au yeux du monde entier que le peul ne fera jamais un coup d'etat. Il est plutot de nature democrate, democrate, democrate. Ce qui l'interesse c'est l'harmonie et la solidarité entre tous les etres de la Terre. Si les donsos aussi se debarassent de leur culte archéologique, la Guinée ira mieux, je vous assure. Un jour j'ai demandé à mon pere malinké qu'est-ce qu'il aime chez les peuls? il me repond je cite "le seul souci du peul: c'est de faire de ce monde un meilleur endroit", il continue, " un peul-president ,par example, ne va jamais eliminer quelqu'un comme Keita Fodeba, loffo camara, diallo telli, Karan soufiana, koumandjan keita et de millions d'autres, ou ken saro wiwa au nigeria, tout simplement par ce qu'il connait leur importance" c'etait quelques mois avant la mort de mon pere.
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+6 #7 Mohamed Kourouma 19-08-2011 18:23

Chapeau doyen, vous avez tape le coeur de la cible et ce 20 deja. Helas d'ou vous etes, je suis sur que vous avez le coeur dechire par le spectale que vos concitoyens vous offrent en ce moment. Hat-trick doyen & RIP.
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+7 #6 Baba 19-08-2011 18:19

Quel beau appel a la democratie, a la paix et surtout a l'unite nationale. La Guinee a plus que besoin de messages rassembleurs. On se demande ou sont les autres acteurs et temoins vivants de notre histoire. Je parle de Djibril Tamsir Niane et Co. Aidez nous a reunir les Guineens pour une veritable reconcialition nationale.
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+6 #5 Fatoumata 19-08-2011 17:50

Feu Ellhadj Abdoulaye Ghana fut le deuxième sécrétaire général de la conférence des peuples africains à la mort de George Padmore (Trinidad).
A cette période si critique de notre histoire nous aurions besoin d'homme de son acabit.
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+5 #4 Boubacar Diallo Doum 19-08-2011 17:09

Pour les lecteurs désirant mieux connaitre Feu El Hadj Abdoulaye Ghana Diallo,Nous vous invitons à lire l'article publié le 12 Août sur ce même site à sa mémoire.Voici le lien:
http://www.guineeactu.info/index.php?option=com_content&view=article&id=328:a-la-memoire-del-hadj-abdoulaye-l-ghana-r-diallo&catid=32:actualite&Itemid=12
Merci ! Votre serviteur Boubacar Diallo DOUMBA
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+6 #3 alhousseny 19-08-2011 17:06

Ce texte me rappelle, aussi bien dans son style que dans la hauteur de son message, celui d'Alexis de Toqueville dans son excellent "De la démocratie en Amérique". Boubacar Diallo Doumba, merci de nous faire partager cet excellent texte. Malheureusement, en 2011, on est bien obligé de constater que la démocratie guinéenne n'a pas été faite par des visionnaires de l'acabit d'El hadj Abdoulaye Diallo Ghana. Sa vision semble toutefois s'être matérialisée dans d'autres pays d'Afrique tels le Ghana, le Mali et l'Afrique du sud pour ne citer que ceux-là. Espérons qu'une mutation s'opérera en Guinée aussi, soit par acquis de conscience des acteurs politiques, soit par la victoire des progressistes sur les chantres de l'ethnocentrisme comme moyen de conquête et de conservation du pouvoir.
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+7 #2 Sedou Keita 19-08-2011 16:44

C'est nous, les jeunes guinéens qui avons vraiment besoin de ce genre d'analyse.
Présentez nous Monsieur Ghana Diallo , s'il vous plait et merci pour la publication de ce document historique.
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+6 #1 Guinean 19-08-2011 16:14

Classique cet article! Esperons qu'ils existent toujours en autre sein des guineens de la meme carrure que ce monsieur!
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