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Mansour Kaba « koungbè » : l’ethno obtus qui se fout du Fouta !
Ibrahima Kylé Diallo Jeudi, 15 Août 2013 22:10
Dans une pétition putride du 30 juillet 2013, intitulée « Pour la création d’un mouvement citoyen à but unique: l’abolition de l’esclavage au Fouta Djalon » et publiée par le site ActuConakry.net, un certain Mansour Kaba, chef du micro-parti « DYAMA » vient de cracher des fumerolles haineuses contre les Peulhs. Le nom de cette association signifie « masse » dans le sens d’une multitude d’individus mais si l’on tient compte de son poids réel, il s’agit plutôt d’un regroupement clanique à effectif réduit mais aux effets très nocifs.
Mansour, dont l’ethnocentrisme est particulièrement exacerbé à l’égard des Peulhs et régulièrement constaté envers toute communauté guinéenne non « maninka-mori », est un récidiviste notoire. Chacun se souvient de sa brève fonction ministérielle au cours de laquelle son souci n’a jamais été d’améliorer l’urbanisme mais de développer le népotisme.
Fallait-il répondre au menteur et sournois Mansour ou s’abstenir de lui faire une publicité dont il pourrait se délecter ? Dire qu’il faut l’ignorer au motif qu’il serait insignifiant me semble hasardeux. Il a dit tout haut ce que d’autres individus de sa famille pensent tout bas. Les ethnocentristes minent le tissu social comme un acide corrode les métaux. Se taire est la meilleure façon de les encourager.
Certains de nos compatriotes comme Sidoux Barry, Sadio Barry et Lamarana Petty ont, chacun à sa manière, répondu à Mansour en affrontant cet effronté qui, sans être intimidé physiquement, doit être dénoncé publiquement, condamné moralement, isolé politiquement, rejeté socialement et inculpé juridiquement.
Malheureusement, ces propos anti-peuls sont tenus quotidiennement en Guinée où le changement conduit par Alpha Condé consiste à considérer comme normal tout ce qui serait anormal dans n’importe quel Etat de droit. Dans notre pays, s’attaquer aux Peulhs est devenu un sport national dont le comité «olympique» est présidé par le boitillant Alpha Condé qui, pour préparer le prochain tournoi législatif, utilise sa recette habituelle : l’ethnocentrisme.
Ceux qui pensent que Mansour Kaba serait un malade mental se trompent énormément. Il est faux et tient des propos fous mais il n’est pas fou. Il n’a donc pas besoin d’un psy. Je pense même qu’il est loin d’être bête. Sans être un génie, ce civil aurait effectué de bonnes études en Allemagne. Il a certainement de l’instruction, plus qu’Alpha Condé qui, lui aussi, avait poursuivi des études en Europe (mais sans en rattraper aucune). C’est l’éducation, c’est-à-dire tout ce qui fait qu’un homme en soit un, qui lui manque. Une lacune qu’il ne peut plus combler. Ce serait une erreur de se focaliser sur cet individu alors que le véritable ennemi reste Alpha Condé dont il a été un des premiers à stigmatiser les origines faso-voltaïques. Il n’y a pas plus méchant que ce dernier et son griot Mansour Kaba n’est qu’un haut-parleur.
Chaque fois qu’AC est coincé, il sort un joker pour lui attribuer une valeur spécifique et conjoncturelle. Mansour Kaba n’est qu’un « joker ethnique » à usage unique aux mains d’AC dans le cadre de la fièvre législative en cours. Inutile donc de chercher ce qu’a bu ce Mansour Kaba pour vomir autant de haine sur les Peulhs et nuire à l’unité nationale. Il réalise la portée infâme de ce qu’il dit et en espère un résultat politique. Mais lorsqu’un âne brait de façon intempestive, faudrait-il lui donner un coup de pied pour le calmer ou s’adresser à son maître ?
Mansour Kaba ayant évoqué un soi-disant esclavage au Fouta-Djalon; parlons-en sereinement et comparons-le au système appliqué dans son Mandé natal.
Sous toutes les latitudes, des hommes ont toujours dominé d’une façon ou d’une autre leurs semblables. La servitude a existé dans toutes les sociétés. La formule célèbre de « l’exploitation de l’homme par l’homme » reste encore d’actualité. C’est la domination institutionnalisée qui s’estompe lentement mais sûrement.
Le système de dépendance qui fut instauré par des Peulhs au Fouta-Djalon et qui prit fin avec la suppression de la chefferie traditionnelle sur tout le territoire de la Guinée Française en 1957, n’avait rien à voir avec la tyrannie en vigueur dans les contrées voisines.
En effet, c’était une forme tempérée de sujétion originale plus proche du servage classique que de l’esclavagisme systémique. Tous les autochtones n’étaient pas asservis et tous les Peulhs n’étaient pas des asservisseurs. Certains ont parlé d’«esclavage domestique», d’autres, d’«esclavage de case», ce qui signifie une absence de rejet et, par conséquent, une proximité certaine.
Ce qui motivait les Peulhs dans leurs pérégrinations, c’était la quête de pâturages et non la capture d’esclaves. Avant de posséder des esclaves, et donc les gérer, il faut d’abord se sédentariser. A l’époque, les Peulhs étaient des nomades, plus portés sur l’élevage bovin que sur la culture sur brûlis. Evidemment, ils avaient vite compris l’intérêt économique que représentait la traite des captifs que pratiquaient leurs voisins « Maninka-mori ». Le commerce était simple: les « Maninka-mori » vendaient des Malinkés à des Peulhs mais tandis que les vendeurs considéraient leurs captifs comme de simples produits, les acheteurs les traitaient comme des serviteurs à islamiser et à intégrer dans la société peule. Ce point est d’une portée historique.
En effet, guidés par leur foi, les Peulhs avaient un objectif ambitieux : répandre l’islam. Qu’avaient fait les Peulhs des captifs achetés ? Bien sûr, il ne faut pas le nier, ils en avaient fait une force de travail d’appoint mais surtout de nouveaux musulmans. Pour ce faire, ils avaient simplifié la procédure de conversion à l’Islam, ce qui fut tout à leur honneur. Ainsi, la shahada, profession de foi de l’Islam dont elle constitue le premier des cinq piliers, pouvant se traduire par « Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre dieu qu’Allah et que Mohammad est son messager. » avait été remplacée par le lapidaire « Allahou akbar ! ».
Bien entendu, ce n’était qu’une étape car il fallait d’autres mesures d’accompagnement pour les nouveaux convertis comme leur alphabétisation et leur initiation à la pratique religieuse (notamment la prière et le licite alimentaire et vestimentaire).
C’est dans ce contexte d’échanges, voire d’une certaine promiscuité avant la propagation effective de l’Islam que naquirent des termes aujourd’hui politisés et controversés comme « matchoudo » et « bhalèdjo ».
Le peulh est une langue dont la pratique donne une impression de gracieuse aisance et de liberté. Son vocabulaire, très riche, comporte des mots résultant de contractions linguistiques. Ainsi « djouldho » qui signifie croyant (c’est-à-dire musulman, dans le cas présent) est une contraction du mot « djouloudho » qui veut dire « celui qui a prié ». Concrètement, « djouldho » a pris le sens définitif de « celui qui prie », de « musulman ». Le pluriel est « djoulbhè » (musulmans).
De la même manière, « matchoudho » vient d’une altération phonétique de « madjoudho » qui signifie « égaré » c’est-à-dire celui qui n’a pas encore trouvé le bon chemin (celui d’ALLAH). Ce n’était pas à proprement parler le « perdu » car il avait ses repères géographiques et sociaux, ses connaissances et ses croyances. Par la suite, comme le mot « nègre », il est devenu péjoratif en désignant le « serviteur ». Pour l’atténuer, un mot a été trouvé : « houwoowo » (celui qui travaille manuellement pour le compte d’un autre, censé être intellectuel). D’autres mots existent encore, avec de nombreuses nuances, mais sont, heureusement, tombés en désuétude: « kourkaadou » ou « kordho » (« horbhè » au pluriel), « kaadho » («haabhè» au pluriel), etc.
Maintenant, le mot « bhalèdjo ». Si « bhalè » signifie «noir», le terme « bhalèdjo » a une définition plus sociale que biologique. Il est vrai qu’à l’origine les Peulhs étaient très clairs de peau. Avec le brassage très poussé des populations pendant une longue période (ce qui prouve leur ouverture d’esprit aux autres), ils ont inscrit volontairement des couleurs variées sur leur épiderme originel.
Lorsqu’un Peulh qualifie donc une personne de « bhalèdjo », cela ne signifie nullement qu’il se considérerait lui-même comme « ranèdjo », c’est-à-dire « blanc » ! En effet, les Peulhs des temps anciens avaient créé trois termes pour classifier les hommes : le Poullo (le Peulh), le Bhalèdjo (le Noir non Peulh) et le Porto (le Blanc). Ils ne connaissaient rien des Amérindiens ou des Asiatiques ! Les termes sont restés alors qu’un Poullo peut être de peau très foncée et un Bhalèdjo avoir le teint d’un Caucasien !
Le Fouta-Djalon a connu un grand brassage de populations qui y ont toujours vécu en parfaite harmonie. Il intègre plus qu’il n’assimile. Le « roundé » n’est pas un ghetto de création peule mais un village autochtone avec son chef, le “manga” et sa cour. Il vit dans une interdépendance avec le « marga » ou « foulasso » (village des Peulhs). L’élément fédérateur des « Foutaniens » est, d’une part, la communauté de langue et de religion, et, d’autre part, le partage de valeurs comme la tolérance et la solidarité.
L’erreur que font certains analystes consiste à juger une époque à l’aide de critères d’une autre époque. Ainsi lorsqu’on parcourt l’histoire de l’Etat Théocratique du Fouta-Djalon, on se rend compte qu’il était, par son organisation territoriale et sa gouvernance, très en avance sur les royaumes voisins. Par exemple, cet Etat avait, dès le milieu du 19e siècle, vaincu totalement l’analphabétisme. Avant l’arrivée des Européens, les «Foutaniens » savaient déjà lire et écrire.
Est-ce un hasard si, lors des conquêtes de Samory, les habitants de l’actuelle Haute Guinée, craignant leur extinction, avaient confié beaucoup de leurs enfants aux Peulhs du Fouta-Djalon afin d’assurer leur protection et de pourvoir à leur éducation ? Ces enfants avaient bénéficié dans le Fouta Théocratique de ce qui correspondrait aujourd’hui à un droit d’asile et à des bourses d’études. Pour éclairer certains ignorants, on peut interroger ceux qui connaissent la véritable histoire de Siguiri et de Kankan (quartier de Timbo).
Ce sont les « Maninka-mori » et Samory qui avaient vendu des captifs malinkés aux Peulhs. Si le servage persistait au Fouta-Djalon, c’est l’esclavage le plus brutal qui sévissait dans le Mandé. Il ne s’agit pas de nuance mais de différence fondamentale. Dans le premier cas, c’est la case, dans le second, c’est la caste ! On peut naître dans une case puis habiter plus tard dans une maison en dur. Mais c’est presque impossible de sortir de sa caste de naissance. On ne s’en débarrasse pas par un simple décret de la Présidence ou du Gouvernement !
Si la case du Fouta-Djalon est visible et palpable, la caste du Mandé est pernicieuse avec des codes oraux transmis par une tradition séculaire. Il est vrai que les deux régions n’avaient pas connu l’électricité mais le Fouta avait réussi à faire fonctionner des « ascenseurs sociaux » car chaque individu pouvait s’y épanouir. Dans le Mandé, en revanche, il n’y avait pas d’ascenseur du tout et aucun escalier n’était prévu. La caste y est toujours aussi rigide que dans l’hindouisme. Les « Maninka-mori », plus féticheurs que bâtisseurs, sont au sommet de la pyramide sociale et traitent toujours les autres Malinkés qui les qualifient à juste titre de « boyorodjan » (ceux qui viennent de loin et dont l’origine n’est pas clairement définie) avec un mépris qui ne trouve pas d’équivalent même dans une société des plus féodales. En matière de mariage, par exemple, est-ce facile de rencontrer une Madame Dioubaté (ou Kouyaté, ou Kanté ou Magassouba, etc.) née Kaba (ou Dianè ) ? Tous frères, oui , mais beaux-frères seulement dans un seul sens !
Si la Haute Guinée actuelle était un Etat à part, un Lansana Kouyaté n’aurait jamais dirigé son gouvernement. Il aurait, tout au plus, géré un ensemble musical à Kouroussa.
Nous devrions donc faire attention aux propos que nous tenons. La Guinée est une création coloniale et personne n’a demandé l’avis des habitants de ce territoire lors du tracé de ses frontières. Si nous voulons construire une nation, chacun doit y mettre du sien. Le pouvoir actuel d’Alpha Condé ne va pas dans le sens de l’unité du pays. Il a réussi à diviser profondément la Guinée et à cultiver la haine au sein de ses populations. Par son favoritisme régionaliste, il a fait de la Haute Guinée une véritable hautaine Guinée.
Certains propos ne sont pas des opinions mais des délits. La façon dont Mansour Kaba s’est exprimé montre qu’il n’a pas encore tué le vieux cochon qui sommeille en lui. N’aurait-il pas dû rester dans son cocon ? Il faut s’affranchir d’abord de sa propre caste avant de balayer devant la case des autres.
Je vous salue.
Ibrahima Kylé Diallo
Responsable du site guineeweb.net
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Commentaires
Ce n'est pas parce que la constitution guineenne est un copie-coller de la constitution francaise que la polygamie et l'excision sont illegales. Chez nous en Guinee, ces coutumes sont encore legaux (lol)
Désolé de ce retard, je rentre de vacances. Votre réponse ne m'étonne guère. Le soi-disant esclavage n'est pas inscrit dans la constitution. Vous ne répondez pas à ma question, évidemment !!!
Bravo et merci de cet excellent papier qui fait un tour complet de la question. Voilà une bonne définition de certains termes comme Bhalèdio ou Mattioudho que beaucoup emploient à tort et à travers et que Kaba Mansour et son engeance devraient apprendre par coeur.
Ce sont Sékou Touré et Condé Alpha qui sèment la zizanie entre Foulbhé et Maninka. Avant eux, ces deux communautés ont toujours vécu en bonne entente, et se sont battues côte à côte pour répandre l'islam en Guinée. Encore que je n'approuve pas cette croisade, car les populations animistes ont le droit de garder leurs croyances.
Condé Alpha avait tout à gagner à appeler tous les Guinéens au rassemblement pour bâtir la Guinée. Il se serait ainsi fait plébisciter, sans avoir à tricher aux élections. Il aurait même pu gagner haut la main la présidentielle de 2015.
Mais ce politicien gluant, visqueux, rampant, extrêmement bas, est loin de l'homme politique clairvoyant, efficace, visionnaire, que les Guinéens appellent de tous leurs voeux depuis des décennies. Il se sert honteusement de l'ethnie comme d'un piédestal pour assouvir ses desseins diaboliques.
Une connaissance de longue date.
@ CISSE IBRAHIMA, c'est KYLE lui meme qui le dit dans son article. C'est une preuve que vous ne lisez pas les artciles mais etes pret a bondir instinctivement sur les gens (internautes). Relisez l'article riche en histoire de Kyle et vous allez voir cette phrase.
Ce sont les « Maninka-mori » et Samory qui avaient vendu des captifs malinkés aux Peulhs
Citation en provenance du commentaire précédent de Doya Malal:
Ce sont les « Maninka-mori » et Samory qui avaient vendu des captifs malinkés aux Peulhs
c'est trés trés dangereux ces genres de propos.c'est pourquoi certains guineens ont encore peur qu'un PEUL prend le pouvoir dans ce pays.ces propos sont blaissant,offensif et irreflechi.Meme si tel à ete le cas vous devez vous reservez de l'exprimer car vous etes encore entrein d'humilier beaucoup des personnes parmi vous au fouta que vous avez toujours considerer comme descendantes d'esclaves.en fin monsieur DOYA MALAL, auccun MANUNKA MORY n'avait vendu des esclaves au fouta,si tu en a un exemple comme preuve,j'en ai besoin pour enrichir ma culture en histoire.vous ne faite que inventer et insulter certaines personnes qui vivent encore parmi vous.
"
Ce n'est pas parce que la constitution guineenne est un copie-coller de la constitution francaise que la polygamie et l'excision sont illegales. Chez nous en Guinee, ces coutumes sont encore legaux (lol)
Je n ai pas dit que je suis homme de rang. J ai dit pour un homme de mon rang. Lorsque vous aurez compris la difference, je vous repondrai.
Je dis et redis que les autres ethnies en Guinée méprisent les forestiers. Personne ne me convaincra du contraire. Je suis appuyé en cela par Youssouf Bangoura qui n'est pas forestier pourtant. Quant à la question de bonne ou mauvaise foi, je m'en moque de ce que vous pensez.
Tybah,
Qu'est-ce que Alhousseny représente pour un homme de mon rang ? Ceci n'est pas un trafic d'influence, mais vous vous trompez vraiment de personne en ce qui me concerne. Heureusement, derrière un clavier tout est permis.
Patriote,
Faites attention: la suffisance pourrait vous etouffer. On ne dirait pas que c'est vous qui chialez sous tous les articles relatifs a la crise en foret parce que les autres groupes ethniques vous mepriseraient.
Comme vous l'as dit Tybah, personne ne s'interesse a ce que vous etes ou n'etes pas dans la vie; c'est seulement aux idees que vous exprimez ici que nous reagissons. Et d'ailleurs la plupart du temps, ce que vous dites ici m'indiffere completement. Je ne reagis que lorsque votre mauvaise foi devient insupportable.
Tu tiens tellement a ce qu'on te respecte et c'est dommage que t'oublies que sur le mur la balle rebondi et retourne vers cellui qui l'a lance.
C'est bien derriere le clavier qu'on montre tel qu'on se conduit dans la vie.tout est dit.
je repete qu'Alhousseine te garde a l'oeil depuis a travers ce que tu dis seulement sur ce forum.Pour ce qu'est de ta personne ,desole,ca ne m'interesse pas.
On ecrit ici tel qu'on se conduit:
tybah, comprends bien que je n'ai rien contre les peulhs, je suis profondément lié à cette ethnie, mon arrière grand mère est venue de Timbi Madina ( Pita ), mon physique est plus peulh que Soussou . Seuls ceux qui me connaissent réellement, savent que je suis sousou . On me dit toujours qu'en cas de conflit entre peulhs et les autres de ne pas sortir .
Depuis quand j'avais les yeux fermés et qui me les a ouverts ? En quoi faisant ? Depuis quand Alhousseny m'a à l'œil ? Vous êtes vraiment un minable. Qu'est-ce que Alhousseny représente pour un homme de mon rang ? Ceci n'est pas un trafic d'influence, mais vous vous trompez vraiment de personne en ce qui me concerne. Heureusement, derrière un clavier tout est permis.
C'est dire que tu n'as rien encore compris de mon message.Moi je sais qu'au Moryah en etant rigide sur les principes qui ont etabli l'etre ensemble des population,il ya des clauses qui definissent le role de chaque patronyme.
Par exemple, Les Toure se sont imposes l'executif comme les Keita dans le Manding d'antan.Les Fofana l'imamat comme les Bah de Timbi dans le Foutah.
Mais est-ce cela vaut pour autant que les autres patronymes soient relegues au rang d'etres inferieurs ou superieurs? That's the question valable bien sure pour le Moryah?
Je ne te parlerai pas d'argent dont RARES ne sauraient resister de nos jours.
Doyen Doumba est d'ailleurs plus explicite la-dessus que les mots que je voulais retirer de la poche de MARX a cet effet ( le capital).
Youssouf tue le cochon qui sommeille en toi de VOIR les PEUPLES comme tu te l'imagines.Surtout ne me remets pas la rangaine ''jai des amis Peuls ........''.
Bon week end a toi Bro!
Tybah, tu parle de la hiérarchisation sociale dans Moriah que les Fofana et autres Touré imposent autres patronymes du terroir ! Nous ne devons pas connaitre le même Moriah alors . Je t'inviterais à y aller ensemble, pour te montrer des dizaines des filles Touré et Fofana, épousées par les descendants des Kissiens ( Tolno, Léno et autres ), venus au temps colonial pour travailler dans les plantations de bananes à Moriah . Il est à rappeler que beaucoup de ces Tolno, ont pris le patronyme de Touré . Aujourd'hui, dans Moriah, tout le monde peut demander la main d'une fille, même les Téminey de Pamélap et ses environnants épousent dans les familles Touré et Fofana dans Moriah .
Par ailleurs, saches que, je ne cherche nullement à jouer dans la même cour que toi .
Bon samedi à toi et à bientôt .
Bonjour mon cher frère Youssouf Bangoura!
Je crois que presque dans toutes les sociétés , la loi de l'argent a pratiquemlent supplanté presque touts nos coutumes et autres croyances.Avec l'argent surtout en devises fortes et aussi l'attrait du pouivoir, on peutavec un compte bancaire bien garni , des villas ou apparts de luxe,on peut séduire bien des filles et vaincre les réticences de beaucoup de parents ..
C'est une des réalités d'aujourd'hui.
Par ailleurs, saches que, je ne cherche nullement à jouer dans la même cour que toi .
Bon samedi à toi et à bientôt .
J'attendais cet ecrit que je scrutais tous les jours sur le site ! Rien a dire vraiment Merci Ibrahima Kyle Diallo car comme vous dite " Se taire est la meilleure façon de les encourager ".
Et Heuresuement que chez les peuls on se sortait de l'esclavage par le savoir et la comprehension du coran.
NE CONFONDER PAS L'IMMIGRATION-INTEGRATION ET L'ESCLAVAGE.
Cissé nous sommes en 2013, l'esclavage est terminé officiellement en 1957.
Tous les Guinéens nés en 57 ont 55 ans aujourd'hui, et ceux qui ont 65 ans avaient 10 ans quand la décision a été prise.
Donc, tous ceux qui font semblant de ne pas le savoir sont des vieillards, qui ne représentent nullement les 90% de leur communauté.
D'autre part, si les nostalgiques ont moins de 65 ans, ce sont des criminels dont la seule sanction est le recours devant les tribunaux, y compris internationaux, et non des déclarations qui ont d'autre but que d'éveiller les consciences de vraisemblables analphabètes.
Par ailleurs, vous qui êtes prompt à faire la morale aux autres, êtes-vous polygame ?
Vos filles sont-elles excisées ?
heureusement que ce que tu appelles verite ne l'est que dans ton esprit obtus.Il est inconcevable qu'a partir de ce qu'un Fofana ou Toure de Forecaryah pense de sa lignee au detriment des autres patronymes du terroir dans la hierarchisation sociale ( religion-cheferie )que Nous autres concluions qu'il ya des gens superieurs et inferieurs en Basse-cote.Encore moins ce qu'un Keita ( Soumah )pense des autres voisins dans Friguyagbe.
Nous ne jouons pas dans la meme cour mon cher Youssouf.Il ne faut jamais tenter d'expliquer les faits sociaux a l'aveuglette ou suivant son vouloir.Ils sont tres singuliers et se comprennent surtout.Tu parles comme si Nous autres ne connaissons pas la Guinee.Il ya trop d'outrecuidance dans tes mots alorsqu'ils ne sont pas de paroles d'evangile.
Je t'ai a l'oeil comme Alhousseine l'ait a Patriote lol.
Bon week end mon frere.
Le point essentiel de son exposé pour moi c'est lorsqu'il dit: "L’erreur que font certains analystes consiste à juger une époque à l’aide de critères d’une autre époque". En effet, le discours droit-de-l'hommiste ambiant a fini par persuader de nombreuses personnes que le monde nouveau (post-lumières ou d'aprèes-guerre) est de loin plus égalitaire et plus humain que les structures politiques anciennes. C'est en réalité oublier que l'esclavage, la colonisation et meme les guerres contemporaines ont été menées au nom des droits de l'homme.
Le fouta (comme d'autres sociétés africaines) pratiquait une forme d'esclavage qui n'a rien à voir avec ce qui a prévalu dans plantations de sucre ou de coton dans les amériques. Combien de révoltes contre ces "esclavagistes" peuls aujourd'hui voués aux gémonies? Encore une fois, des "esclaves" qu'on retrouvait aux corvées mais aussi dans les palais, dont certains enfants devenaient rois avaient un sort trees enviable. Et c'est sans parler des contraintes sociales auquelles ils échappaient du fait de leur statut.
La noblesse d'hier était fondée sur la connaissance profonde des lois divines, une moralité supérieure, le maniement des armes (protection physique des personnes et de leurs droits) et ce statut conférait des devoirs importants vis-à-vis des personnes de condition inférieure. Quelle est la légitimité de nos maîtres d'aujourd'hui, la nouvelle noblesse sans mérite qui n'a brillé que par la lâcheté, la haine et l'incompétence? Ou est la limite de la bassesse maintenant que Dieu est affaire privée et que l'homme est la mesure de toute chose?
Jean-Marie Doré avait raison de dire, en tant que "militant assidu" du PDGisme, qu'AST a eu tort de terminer ce que les blancs avaient commencer: liquider les structures politiques du monde ancien qui pour ma part, sur de nombreux aspects avait bien plus de coherence et de stabilité que ce que nous avons vu pendant plus d'un demi-siècle.
Enfin, les peuls ne devraient assumer leur passé et même en être fier. Je ne suis d'ailleurs pas loin de penser le contraire de M. Mansour Kaba, à savoir que c'est la trop grande ouverture de la société peule qui l'a mène lentement à la decadence au point ou des individus de son accabit se permettent de les insulter.
Bon week end à toi .
Toutefois ne l'oublies jamais tant que tu t'obstineras a etre aussi vile et outrecuidant dans tes mensonges tu me trouveras sur ton chemin.Ne l'oublies jamais je suis et demeure celui qui pour la 1ere fois t'as appele CAMELEON au regard de tes changements de position a u gre du vent.
T'es le prototype du veritable ignorant qui s'ignore.
T'as tout le temps de te performer et d'ouvrir les yeux comme l'a finalement fait PATRIOTE malheureusement quand seulement il s'est agi du SIEN.
Bon vendredi a toi.
Très bonne analyse ; Bravo !
C'est limpide, instructif et sans surprise de ta part. C'est plus qu'un fouet sur les Bobhi de M Mansour. Au plaisir de te lire.
Quand on lit avec l'intellectuel Ibrahima Kylé Diallo que gräce ä lIslam,le Fouta avait totalement vaincu l'analphabétisme et que de ce fait,"Avant l’arrivée des Européens, les «Foutaniens » savaient déjà lire et écrire",on reste coi et petrifié devant l'impensable inculture et l'incroyable ignorance de certains vieux chimpanzés qui ont accouché ici même sans gêne que les musulmans n'ont hérité de l'Islam que quelques versets du Coran dont ils ignorent le sens.
Le plus triste encore,c'est lorsqu'un jeune vigle guinéen de Grenoble ä l'esprit peut-être altéré par le froid de la Chartreuse mais certainement par les joints du "yembègnäkhi et les litres de TTM"de Conakry venir en renfort prétendant que les intervenants-rectifiateurs revoltés par la stupidité- ne connaissent pas leur Histoire.
O combien était cocasse ce spectacle ou des aveugles reprochaient une myopie ä leurs genereux guides.On ne savait plus s'il fallait rire ou pleurer.








