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Appel pour des élections législatives transparentes et honnêtes en Guinée

Ismaël Bah  Samedi, 10 Août 2013 14:52

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La Guinée notre chère patrie se trouve plongée dans une situation politique, économique, sociale chaotique et déplorable. La tenue de ces élections législatives pourrait parachever la transition politique qui perdure dans une impasse.

Moi Ismaël BAH, 2e candidat sur la liste nationale à la représentation proportionnelle de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), je ne suis ni naïf, ni pessimiste et suis tout simplement serein et prêt à affronter le verdict des urnes dans l’esprit d’une élection transparente et honnête pour doter enfin ce pays des institutions démocratiques crédibles où il y aura débat sur toutes les questions d’intérêt national. Après autant de gâchis, de pertes en vies humaines, de conditions de vie exécrables pour nos braves concitoyens, je pense que le sursaut patriotique avec une conscience d’unité nationale commandera à tous les acteurs politiques d’avoir une élection transparente, crédible dont les résultats seront acceptés par tous ; ce qui garantira la paix et la concorde nationale. Parce que le plus important pour nos concitoyens c’est d’abord la paix sociale pour amorcer véritablement le décollage économique de ce pays.


1°) L’Assemblée nationale guinéenne : Loin d’expliquer tous les systèmes électoraux, leurs avantages et leurs inconvénients, on sait qu’en Guinée l’Assemblée nationale compte cent quatorze (114) députés élus par les électeurs via deux scrutins : scrutin majoritaire uninominal à un tour qui compte 1/3 des élus c’est-à-dire 38 députés pour les 33 préfectures plus les 5 communes urbaines de Conakry et le scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle 2/3 des élus c’est-à-dire soixante seize (76) députés. La CENI a communiqué un fichier électoral national de cinq millions deux cents milles (5.200.000) électeurs appelés aux urnes pour le scrutin du 24 septembre 2013.


2°) Historique des taux de participation :
tenant compte de l’historique des élections sous l’ère du général Lansana Conté, lors des premières élections législatives le taux de participation déclaré s'élevait à 62% et lors de celles 2002 le taux de participation « annoncé était 72,47 %. La majorité présidentielle totalisait 90 députés dans le nouveau Parlement contre 24 élus pour l'opposition.


3°) Estimation du taux de participation et des scores éligibles: l
e mode de scrutin à la représentation proportionnelle des listes permet de répartir plusieurs mandats d'élus entre plusieurs formations politiques en lice, proportionnellement à leur poids électoral. Ce qui exige l'établissement d’une liste ordonnée de candidats de la part des partis en lice, pour que les électeurs puissent les départager. Les députés élus sont fonction de l’ordre sur la liste et le nombre des scores obtenus par les partis. On estime logiquement que si les conditions de transparence et de crédibilité sont réunies on pourrait s’attendre pour le scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle du 24 septembre 2013 ceci: nombre d’électeurs inscrits fourni par la CENI 5.200.000 ;

J’estime un taux de participation de 73% des électeurs qui votent soit 3.796.000 ; nombre des bulletins blancs et bulletins nuls estimés à 9% soit 341.640 ; donc, le nombre des suffrages valablement exprimés est 3.454.360

Le quotient électoral de Thomas Hare s’obtient par :

Quotient électoral = Nombre des suffrages valablement exprimés / Nombre des sièges à pourvoir

soit

3.454.360 / 76 = 45.452


Ce qui signifie qu'il faut 45.452 suffrages valablement exprimés pour être élu député sur la liste nationale à la représentation proportionnelle.

La majorité absolue des députés élus au scrutin proportionnel est : 76*51% = 39 députés.

Au scrutin uninominal, eu égard à la variabilité des électeurs par circonscription électorale, pas d’estimation mais il est difficile à une formation politique de présenter des candidats partout et d’obtenir ainsi une majorité à l’uninominal.

En conclusion, cet exemple illustratif montre bien que dans les conditions actuelles de pléthore de partis, si les élections sont transparentes et crédibles on devrait logiquement s’attendre à ce que :

  1. aucune liste des partis ait la majorité à l’Assemblée nationale. Il serait quasi-impossible à un parti politique d’avoir à la fois une majorité au scrutin uninominal majoritaire à un tour et au scrutin proportionnel de liste nationale.
  2. nécessairement, il y aura des alliances au sein desquelles on devrait d’abord discuter « programmes de législature » puis on établit un profil de compétence pour attribuer des postes de responsabilités. On enraye ainsi les considérations irrationnelles au profit de la compétence et de la responsabilité.
  3. des élections transparentes et honnêtes contribuent à mettre sur pied des institutions fortes et crédibles dont le contenu colle au contenant afin d’instaurer une véritable démocratie, promouvoir le développement socio-économique du pays et améliorer le bien-être de nos concitoyens.
    Le climat de transparence après les élections du 24 septembre 2013 constituera un signal fort pour des investisseurs potentiels désireux de s’installer en Guinée. Ils se verront dans l’obligation de proposer des projets d’investissements solides sinon le fonctionnement même du système dévoilera les carences des projets et apporter rapidement des corrections utiles.


Ismaël Bah
2e candidat liste nationale UFD aux élections législatives du 24/9/2013
Bruxelles 


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