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Le verdict de la honte !

Alpha-Malal Barry  Mardi, 30 Juillet 2013 21:39

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Après le « procès » des « évènements du 19 juillet », l’attaque du domicile privé d’Alpha Condé, comment ne pas être dégoûté de revivre au 21e siècle, ce que faisait le sanguinaire Sékou Touré au camp Boiro en « cachette » ?

Nous avons tous suivi ce procès qui n’est qu’un tissu de mensonges mis en place par une bande d’individus ayant à son sommet Alpha Condé.

Tous ceux qui ont participé à cette farce, notamment les « témoins » qui sont en fait les exécutants de cette sale besogne, ne méritent que du mépris !

Comme exemple de gros mensonges au cours de ce procès : le commandant Mory Kourouma, garde du corps d’Alpha Condé, déclare devant la cour que « lors de l’attaque du domicile privé d’Alpha Condé, j’ai été amené à détruire la serrure de la chambre du Président et, dès qu’il est sorti de sa chambre, l’obus a explosé … » d’après lui, c’est ce qui a sauvé la vie d’Alpha Condé. Et tout le monde a entendu sur RFI Alpha Condé dire qu’il avait échappé à l’attentat parce qu’il était absent de son domicile.

Le commissaire Fabou Camara grand instigateur de ce « faux complot », ancien milicien du régime ethno-fasciste sékoutouréïste, avec une formation approximative, a montré dans toute sa splendeur où la médiocrité peut conduire. Cet homme, juste pour être bien vu par Alpha Condé, prétend que des Guinéens sont coupables de « complot » ; coupables sans que ce milicien soit capable de prouver devant la cour leur culpabilité ; toutes ses déclarations devant la cour partaient d’hypothèses fantaisistes (qu’il est seul à comprendre) pour aboutir à des conclusions très confuses.

Le « procureur » Williams Fernandez n’est que la voix de son maître Alpha Condé. Cet individu est le contraire de tout ce que doit être un magistrat, c'est-à-dire un individu qui est à la recherche de la vérité prouvée et non un homme qui fait de la politique avec une bassesse inégalée. Mais, nous l’avons tous vu au temps du CNDD de Dadis venir se prosterner devant ce dernier pour expliquer pourquoi de fait, il était lié aux trafiquants de drogue !

Le « président de la cour d’assises » M. Fodé Bangoura est d’une nullité sans égale, qui fait honte à tout magistrat. Ce Monsieur a même reçu lors du « procès » un cours de procédure pénale de la part d’un avocat de la défense Maître Bassirou. Ce président a été incapable d’animer le débat dans la mesure où il ignorait tous les droits de la défense et, bref, il ne savait pas quel était son travail (c’est la génération koko-lala). Peut-être que le choix du président de la « cour d’assises » (pour ne pas dire du « comité révolutionnaire » du sanguinaire Sékou Touré) a été lié d’une part à ce que l’individu soit IGNORANT en matière juridique notamment de procédure pénale et, d’autre part, qu’il soit corvéable à merci, bref un béni oui-oui !

En effet, Maître Bassirou a montré que tous les documents sur lesquels sont fondées les accusations de la « cour d’assises » sont frappés de NULLITE.

Les « officiers » de pacotille de la milice ethno-fasciste les « généraux » Boundouka Condé, Aboubacar Sidiki Camara (Idi Amin), Namory Keïta, les « colonels » Mohamed Ali Traoré, Pivi alias Coplan, les « commandants » Sékou Resco Camara, Mory Kourouma, ont pactisé avec le diable pour éliminer tous les militaires qui n’allaient pas accepter de se mettre à la disposition d’Alpha Condé.

Le comble de cette parodie de justice c’est la condamnation à perpétuité de Bah Oury. Ce dernier n’a jamais été mis en cause dans ce « procès » mais, M. Fodé Bangoura était en mission et il devait le condamner, car cela faisait partie de sa feuille de route.

Qu’est-ce que Madame Fatou Badiar peut faire dans un « complot » ? Quel intérêt peut-elle avoir dans ce « complot » ?

Lors de « l’attaque du 19 juillet contre la résidence privée d’Alpha Condé » j’ai tout de suite fait le parallèle avec les « faux complots » sékoutouréistes. De plus, j’ai l’intime conviction que l’objectif d’Alpha Condé n’est pas de savoir que le « complot » est réel ou non. Son objectif c’est de dire aux Guinéens « tenez-vous tranquilles car, je peux faire de vous ce que je veux » !

Au temps du régime ethno-fasciste de Sékou Touré, j’ai toujours demandé à mes aînés (des oncles, des tantes, des amis à la famille…) pourquoi, ils n’ont rien fait ? Comment se faisait-il que le sanguinaire Sékou Touré ait pu décimer l’élite militaire, intellectuelle, économique du pays ?

Comment, en effet, pouvons-nous accepter que des personnes soient arbitrairement arrêtées, torturées, pour certaines tuées, des familles détruites à jamais et que les commanditaires qui sont connus, ne payent pas leur forfaiture ? Pourquoi allons-nous accepter de « payer » pour quelque chose que nous n’avons pas fait ? Les organisateurs de ces faux complots vont-ils continuer à détruire des vies, des familles, créer des tensions inutiles dans le pays et eux, vivre et mourir tranquillement ?

Je crois, qu’il est temps de se battre pour la libération sans condition de TOUS les détenus politiques en Guinée. Il faudrait utiliser tous les moyens au besoin par la force, pour sortir de prison des personnes innocentes ; cela montrera à tout apprenti dictateur que personne ne pourra, dans le futur organiser de « faux complots » à la manière sékoutouréiste pour se débarrasser des personnes qu’il n’a pas envie de voir pour des raisons qui lui sont propres.

Aujourd’hui, nous parlons d’élections, mais une fois encore ce qui est important et déterminant c’est la libération des prisonniers politiques en Guinée ; les élections pourront attendre ; sinon, ces élections ne feront qu’ouvrir le chapitre le plus douloureux de notre histoire politique.

Laisser les choses en l’état (sans exiger la libération des détenus politiques) c’est aller tout droit dans l’impasse, une voie sans issue, c'est-à-dire des jours encore plus sombres que ceux que le pays a jamais connus.


Alpha-Malal Barry


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