Amadou Sadio Bah Samedi, 29 Juin 2013 17:10
On dit que bien mal acquis ne profite jamais : M. Alpha Condé a triché en 2010 pour devenir PRG (président de la République de Guinée). Une fois installé dans sa fonction, il avait le choix:
Visiblement, c'est cette dernière option qu'il a choisie: à l'issue de la moitié de son mandat, il est à présent indiscutable que la gouvernance tribale, principale cause des malheurs de la Guinée, qui sévit sur le pays et le bloque depuis le départ des colons, s'intensifie sous la houlette d’AC et son petit groupe de tribalistes aveugles. Plus que jamais, la Guinée fonctionne comme une Fédération de tribus dans laquelle certaines ont droit à tout et d'autres à rien. Ils tentent de pérenniser cette situation par la force, sans hésiter à faire perpétrer des crimes innommables par les FDS (forces de défense et sécurité) transformées en milice privée à leur service.
Ce faisant, ils ne se rendent pas compte:
En 2008, à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance, le CIC (Comité d'initiatives citoyennes) avait posé la question essentielle toujours d'actualité : POURQUOI LA POPULATION D'UN PAYS AUSSI POTENTIELLEMENT RICHE QUE LA GUINEE VEGETE-T-ELLE DANS LA MISERE, AU SEIN DES PMA (pays les moins avancés) ET DES PPTE (pays pauvres très endettés) DEPUIS DES DECENNIES ? ET QUE FAIRE POUR SORTIR DE CETTE SITUATION AU PROFIT DE L'ENSEMBLE DES HABITANTS ?
La rupture radicale avec toutes les méthodes antérieures de gouvernance était et reste notre réponse. Pour la réaliser, un seul cadre valable : la CNS (Conférence nationale souveraine) rassemblant l'ensemble des forces actives du pays pour répondre collectivement à la question posée par le CIC, et en déduire les réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires pour réorganiser totalement le vivre ensemble des Guinéens. Toute autre solution sera détournée par les brigands qui dominent la classe politique actuelle. On n'a pas la garantie absolue que la CNS sera à la hauteur de l'attente, mais on a la certitude que tant que durera la situation actuelle, les Guinéens n'auront aucun espoir d'élections correctes, donc d'atténuation de leur misère.
Alors, citoyennes/citoyens, corps constitués, amis et partenaires de la Guinée, debout pour imposer une CNS en 2014 en vue de la relance de ce pays sur de nouvelles bases en 2015, avec une classe politique élargie et purgée de ses éléments négatifs, fossoyeurs invétérés de la nation ; des équipes d'hommes d'Etat au service réel de la population et non l'inverse; et des programmes de travail aptes à améliorer nos conditions de vie dans les meilleurs délais.
A. S. Bah
Migrant guinéen désireux de rentrer au village, mais sous condition de la disparition de la mal-gouvernance endémique
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