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Mbarring ! Tu défonces la dispute
Benn Pepito Samedi, 18 Mai 2013 15:20
Mbarring ! ton gars est complètement flagada. Aïe ! Tout le corps, de la tête aux pieds, lui fait atrocement mal. Que la vie est caillou partout ! Mais toi, tu t’imagines que les diaspos, les diaspourris et les diasripoux sont comme un coq en pâte à l’étranger. Ecoute, Boubacar Barros Diallo ! Tu te méprends carrément sur la vie qu’ils endurent loin de la mère patrie. C’est dans ta belle missive n°3 envoyée « aux marcheurs de Guinée ». Tu y développes des idées de choc qui défoncent la dispute sur la parade des diaspos, diaspourris et diasripoux dans les prochaines joutes législatives. C’est beau de dire ce qu’on pense. Mais l’on n’est pas tout à faire d’accord avec toi, Barros, sur ta façon de traiter cette question.
Paraît que l’opposition guinéenne se focalise « à n’exiger que le vote des 100.000 électeurs (diaspos, diaspourris et diasripoux) qui avaient fait valoir leur droit lors de la présidentielle 2010 ». C’est bête. Et ce n’est pas démocratique. Parce que tous les diaspos, diaspourris et diasripoux ont le droit au même titre que les populations vivant au bled de faire la java à l’occasion de toute élection invitant des sélecteurs et autres sectaires à filouter avec leurs bulletins biseautés à fourrer dans les urnes. Et ils dépassent à ce jour ce nombre de 100.000. Bon nombre d’entre eux démarchent justement pour figurer sur la liste des privilégiés qui shooteront dans les législatives.
Ce qui est frustrant, Barros, c’est ton débordement là : « Ainsi des centaines de milliers de Guinéens à l’intérieur vont régulièrement marcher pour le vote de 100.000 Guinéens à l’extérieur, plus confortables dans leur pays d’accueil. Très logique ! » C’est ce débordement qui m’oblige à te dire un mot malgré mes courbatures, ma fatigue physique. Aïe ! Qu’est-ce je voulais te dire ? Attends ! Donne-moi une minute ! Le temps d’avaler un comprimé d’ibuprofène. Votre râleur est complètement patraque. Woyy ! C’est la migraine, la fatigue, les courbatures, les idées noires, les angoisses, la promiscuité, et tout et tout.
De quoi parlait-on ? Votre scribouillard perd le fil de ses idées. C’est la douleur dans la tête et à son cou. Ça lui revient ! L’on disait, Barros, que tu as de bonnes idées. Tu es parfois pertinent dans tes bavardages. Mais ton débordement là pourrait faire la lie du régime de Goby Condé. Tu sais ! Ce n’est pas antidémocratique que des Guinéens au bled bataillent afin que leurs compatriotes vivant à l’extérieur bénéficient des mêmes droits qu’eux. Encore que la question ne se pose pas en termes arithmétiques entre eux. Le sous-entendu de ton idée recoupe peu ou prou ce propos du regretté grand comédien français, Coluche : « C’est toujours nous qui payons. » C’est presque un peu la même critique que font certains Guinéens de l’intérieur à l’encontre de leurs concitoyens qui vivent à l’étranger. Et cette critique date du temps de la révolution sanguinaire de Sékou Touré. En effet beaucoup de Guinéens de l’intérieur continuent encore à penser que leurs compatriotes se trouvant à l’extérieur se gobergent, passent des jours plus dorés, plus confortables dans leur pays d’accueil. Allahou Akbaar ! Vous vous gourez sur le compte des diaspos, des diaspourris, des diasripoux. Est-ce que vous vous êtes risqué à rendre visite à certains d’entre eux, à voir de près comment ils végètent à l’étranger ? Non. Alors ne vous fiez pas trop à leur embonpoint qu’ils montrent sur le net. Ne vous laissez pas tromper non plus par leurs apparences quand ils débarquent là -bas, chaussant des « gueules de crocodiles » bien cirées, sanglés dans des parkas ou des costards, la gorge fortement serrée par des cravates de toutes sortes et s’en foutant éperdument de suer à grosses gouttes sous un soleil de plomb, se pavanant dans les rues, pigeonnant de belles femmes dans les restaurants. C’est des cabotins, des faiseurs de malin, des « kamarimba ». Sinon la plupart des diaspos, diaspourris et diasripoux galèrent à l’étranger. Ils merdent dans leur pays d’accueil. Ils stressent. Ils voudraient refaire leurs balluchons et rentrer précipitamment au bercail mais ils craignent les désamours de ceux qu’ils retrouveront sur place plus que tout autre chose. Ils ne voudraient pas être la risée des gens là -bas. Est-ce que vous comprenez ça ? Sinon malgré leur longue durée à l’étranger, ils restent Guinéens dans leur for intérieur. Ils voudraient voir la Guinée sortir de l’auberge pour le développement individuel de chaque Guinéen. Pour ne pas être en reste, ils se sont distingués à Paris, à Bruxelles, à New York, à Abidjan dans les mobilisations qui ont décrié les dictatures de Lansana Conté, de Moussa Dadis Camara, de Sékouba Konaté qui se sont succédé au trône au bled. Ils se sont distingués et se distinguent encore dans les manifestations contre les excès de pouvoirs de Gobykhamé, le nouveau tyran de la Guinée. Et maintenant qu’il est question de leur droit légitime à participer aux législatives prochaines, on leur jette l’anathème sous prétexte qu’ils « ne semblent pas s’en préoccuper ». C’est infondé.
Ecoutez, tous ! Faites-gaffe : c’est Gobykhamé qui va plutôt tirer profit politiquement parlant de la guéguerre entre Guinéens de l’intérieur et ceux de l’extérieur. Comme le tyrannique Sékou Touré avait profité dans ses calculs politiques de cette division entre les fils du pays. Certes Camara Laye n’était pas mort d’inanition dans une cellule au camp Boiro. Mais croyez-vous qu’il n’a pas souffert dans sa chair et dans son esprit pour autant de son exil à Dakar ? Mais combien d’autres Guinéens Sékou Touré avait-il fait canarder dans leur lit de sommeil à l’étranger ? D’accord parlons au présent. Croyez-vous que tous ces professeurs, ces docteurs, ces chauffeurs livreurs, ces courageux « wallis-wallis » ou « wali kékérins » ou « banabana » ou dockers, ces femmes de ménages, ces nounous, ces vigiles et ces courtiers, qui travaillent rudement en tant qu’expatriés guinéens au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Angola, en France, aux Etats-Unis, au Japon, en Espagne, en Hollande, en Mauritanie, en Belgique, au Portugal, en Angleterre, en Australie, au Canada ou ailleurs à l’étranger, sont « plus confortables », à cet instant-ci, dans leur pays d’accueil respectif ? Si ça peut délecter certains aigris, qu’ils sachent que ces diaspos et diaspourris souffrent de la solitude, du stress, de cette vie entre quatre murs à l’étranger, de la dureté du travail, de la nostalgie de la Guinée. Wallahi ! Ils ne sont pas heureux dans leur for intérieur en dépit de leur réussite personnelle à l’étranger. Ils sont fort marris de la misère, de la pauvreté qui est le lot quotidien de la majorité de leurs compatriotes au bled. Certains de ces expatriés sont aujourd’hui à la retraite. Mais ils ne sont pas décatis. Et ils ont des compétences, des qualités qui pourraient sûrement servir la Guinée d’aujourd’hui et de demain. Maintenant. Est-ce qu’il faut les mettre au rebut parce qu’ils n’ont pas trop trimé et ne souffrent pas la misère et la faim comme la plupart des Guinéens ? Quel esprit que de soupeser les Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur à partir de leur état misérabiliste et de leur confort ! Guinéen égale Guinéen. La capacité, la compétence, la vertu, l’honnêteté, le courage doivent être les seuls critères, à la limite, pour distinguer un Guinéen d’un autre Guinéen. Sinon ! Bien que Goby Condé, dont le véritable géniteur au visage balafré est originaire du Burkina Faso, soit un sacré lascar dans sa bataille pour s’accaparer de tous les pouvoirs dans le pays, est aussi Guinéen façon.
Donc arrêtez de fausser le véritable débat en vous empêtrant dans des distinguos sans fin entre les Guinéens. Le véritable débat à alimenter sur le net est de savoir comment s’y prendre pour couper l’appétit à Goby Condé dans sa boulimie du pouvoir à travers les législatives. Et dans cette optique l’on est d’accord avec toi, Barros, sur l’insincérité des politicards guinéens qu’ils soient de l’opposition ou du parti au pouvoir. Ces pirates politiques fraient aujourd’hui avec Moussa Dadis Camara, l’ex pharaon du CNDD, qui avait fait mater au stade du 28 septembre la manifestation pacifique de l’opposition ce sanglant 28 septembre 2009. Et tu as tout à fait raison sur ça. Le carnage et les viols de femmes de ce jour restent à jamais gravés dans les esprits : plus de 157 massacrés et 109 femmes sauvagement violées. Pendant que leurs familles bataillent pour obtenir justice, l’ex pharaon du CNDD réussit à se faire bienvenir de la famille politique de cette même opposition guinéenne. Ça fait mal ! Ça fait d’autant plus mal que ces imbéciles de l’opposition donnent l’impression que les militants se tuent pour qu’eux et leur famille grimpent au pouvoir et rien d’autre. Leurs progénitures et leurs belles épouses et leurs coquettes et lunatiques filles ne figurent pas parmi les tués ou les femmes violées.
La politique regardée sous cet angle ressemble à une bête immonde à ne pas approcher. La politique est immorale. Elle est cynique. Elle est ignoble. Elle est ingrate. Elle est égocentrique. Elle est impudique. Elle est dégueulasse et affiche l’image d’une chienne affamée qui dégueule et lape peu de temps après son propre vomi. C’est aussi ça la politique. Et l’on ne semble pas disposer d’une large manœuvre pour changer du tic au tac ces choses dans la politique. L’on ne dit pas qu’il faut alors s’en contenter. Non. Il faut rester vigilant et continuer à fustiger ces travers dans la politique. Indignons-nous comme nous y invitait Stéphane Hessel parce qu’il avait raison : « L’homme n’a pas seulement un cerveau, il a aussi un cœur et c’est lui qui doit être renforcé… Faites preuve de responsabilité en vous engageant. Changez ce monde ! » Et ce changement en Guinée ne pourrait venir que d’une forte mobilisation des jeunes et des femmes. C’est leur engagement qui réorientera les politiques et les obligera à prendre la direction salutaire pour toutes et pour tous. C’est à cela que semble s’y employer maintenant le chef de file du Modem en France, François Bayrou qui, apparemment désabusé lui aussi par la politique, se demande : « La politique peut-elle encore quelque chose à notre vie ? » dans son livre intitulé « De la vérité en politique. » Et il répond ceci : « La réponse aujourd’hui la plus répandue est "non". Impuissants ou "bouffons", ne reste aux politiques que le choix de leur indignité. Comme à chaque élection, ils passent leur temps à promettre l’impossible, en toute connaissance de cause, puis le réel les rattrape et les déconsidère. Ils sont les premières victimes de leur cynisme. Il va donc falloir changer d’époque. » Et ce changement d’époque, toujours en Guinée, n’est possible qu’avec l’apport considérable des jeunes et des femmes du pays unis et motivés dans le seul élan de propulser la Guinée dans une dynamique sociale, dans un développement durable, dans une dynamique démocratique et intellectuelle. Autrement dit l’on soutient les manifestations pacifiques des marcheurs à réclamer de meilleures conditions de vie, de l’éducation de qualité à l’école et à l’université, de bons médicaments et des médecins bien formés, de la formation et de l’emploi durable pour les jeunes, du travail pour les pères et mères de familles en chômage, de la liberté, de la justice, de la démocratie et du développement économique et culturel de la Guinée. Haro sur les militaires et gendarmes guinéens qui tirent à balles réelles sur les manifestants. Descendre dans la rue est un droit démocratique.
Cela dit, mbarring ! On est tous désabusés par la politique et ses principaux acteurs. Nos pirates politiques considèrent les populations guinéennes comme des machines électorales. Et ça fait mal au cœur. Encore que, eux, ils n’ont pas de cœurs. Même quand ils froufroutent dans les cérémonies de décès, c’est avec la perspective de s’attacher des voix électorales. Tu le dis ! Ils font impudiquement des apparitions publiques avec les bourreaux de leurs militants. Et ça fait vraiment mal. Mais comme l’écrit le polémiste Eric Zemmour dans « Le bûcher des vaniteux 2 », « La politique est un marigot rempli de crocodiles attirés par l’odeur du sang ». Tous des crocodiles. Tous des salopards. Tous des imbéciles. Tous des pirates.
Tu vois, mbarring ! Toutes ces plumes politiques susnommées te donnent raison sur bien des aspects de ton article. Et les réactions griffées, à la fin de ton papotage, d’Amara Lamine Bangoura, Toola, Farba Makka, Thierno Bah, Alhousseny, Gandhi, A O T Diallo, TUT sont appréciables dans l’ensemble. Mais M S Diallo à Londres réclame à cors et à cris une réponse claire et nette à sa question. Ce diaspo ou diaspourri ou diasripou veut savoir « dans le contexte actuel de la Guinée », la proposition à mettre sur la table pour se débarrasser du régime répressif de Goby Condé. Allez ! Affûtez vos plumes et dites-lui ce qu’il faut faire concrètement pour écraser au plus vite la dictature du régime de Goby Condé.
Benn Pepito
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Commentaires
À mon sens tu te trompe toi aussi. Surtout ne prend pas mon commentaire pour une attaque,je veux juste débattre avec toi et l'ensemble de nos compatriotes qui interviennent sur ce sit.Donc je veux un débat sans passion ni haine. Le problème de la Guinée est une affaire très sérieuse nous devons tous apprendre à nous parler et à nous dire des vérité sans haine ni passion c'est cela aussi la démocratie être ouvert et donner la place autres pour pouvoir s'exprimer de façon libre.Si nous réussion cette méthode les dictateurs vont avoir peur. Je trouve qu'il y'a beaucoup de passion dans les débats pour rien à la place de la haine si nous informons , nous sensibilisons c'est enore mieux. La plupart de nos compatriotes ne savent tenir un débat sans passion.
Sans rancure
Ce serait donc ce pédé de Bèpitoh ,Fatoumata ( un des nombreux avatars du quidam ) !
Une precision : je ne suis le prete nom ( ou avatar ) de personne.
A bon entendeur!
Ça y est, une nouvelle polémique sur notre site préféré, style Barros-bashing - ça nous manquait depuis quelques semaines...
AOT , C'est Tout simplement degueulasse ce que ton pote de P(B)epito fait : s'en prendre aux gens gratuitement sous pseudo(je ne sais pas si ce nom de BP est mexicain ou cubain , mais il n'est en tous cas pas guineen) et sans oser afficher sa tronche.
Afakoudou wan gaal C' Trop.On ne peut en rigoler .
Merci !
Indigeste ce torchon, Beuh!
Bèpitoh n'apporte rien au debat comme d'hab, à part rejouer aux couilles molles en s'attaquant sous anonymat ( demandez surtout pas à notre plumitif de decliner son vrai nom - Benn (B) Pepito , ce serait latino ça , n'est-ce mon kiki? Hein M'baring ka Goby Condé? C'est en tous cas pas guineen- ou d'afficher la ...tronche .Vous commettriez un meurtre .
Encore que cette fois le scribouillard androphobe ne degueule pas ses incessants tics langagiers dont à fakoudou !
Barros anba monè !
Aux orties cette lacheté qui ne dit pas son nom !
Celui qui s'attaque à cette opposition aujourd'hui se tromper de combat et de cible. Et ce, quelque soient les insuffisances et les faiblesse de cette opposition. Je ne comprend pas certaines personnes !
Gandhi (le Mahatma) a dit : "C'est un erreur de croire necessairement faux ce qu'on ne comprend pas " il dit egalem ent: "chacun a raion de son propre point de vue mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort"
En effet, il ne faut pas se tromper de combat ni de cible.
Comme quoi l'intolerance ne vient pas toujours du meme camp.
Celui qui s'attaque à cette opposition aujourd'hui se tromper de combat et de cible.
Il y en a qui reprochent à l'opposition de ne penser qu'à elle (c'est pourtant le propre de l'homme politique), en illustrant par leur action, le fait qu'ils fassent de même. Pourtant à l'exemple des jeunes affamés du RPG, l'immoralité n'a pas d'âge. Ce qui compte n'est pas ce qui est dit, mais ce qui est fait. Sans retourner le couteau dans la plaie, certains jeunes ne nous ont pas montré qu'on devait compter avec eux. La jeunesse n'est pas un critère d'intégrité.
C'est tout simplement caustique et cost...








