Lettre ouverte No 3 « aux marcheurs de Guinée »

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DIALLO_Boubacar_Barros_2_01Qui pour marcher pour les victimes du 28 septembre 2009 ?


Tel que promis dans la lettre précédente, dans cette troisième lettre je vais donc parler de cette communication qui rend service à Alpha Condé. Ultérieurement, je reviendrai sur la deuxième partie: « ...façon dont AC bénéficie de ces marches et crises du processus électoral ». 


Un exemple d'actualité pour illustrer mon propos : Moussa Dadis Camara est de retour au pays. 

Au lendemain du drame du 28 septembre 2009, toutes les forces vives, qui constituent aujourd'hui pouvoir, opposition, principaux responsables des institutions républicaines et autres « notables », rivalisaient de promesses de justice au peuple de Guinée. Aujourd'hui, la compétition entre pouvoir et opposition consiste à présenter les «condoléances les plus attristées » et « multiplier les actes de reconnaissance » à l'endroit de Moussa Dadis Camara − ancien chef de la bande du CNDD et chef d'État autoproclamé − qui, au lendemain du massacre, n'était que « désolé » (sans plus). Ceux qui avaient demandé de marcher à l'époque, ont oublié les victimes pour jurer leurs amitiés aux bourreaux. Ce n'est que politique, et donc justifiable vous dira-t-on. Mais alors quel message envoie-t-on aux marcheurs et familles des victimes ? Que les échéances électorales sont plus importantes que les femmes et filles violées ? Continuez à mourir pour qu'on puisse mieux séduire vos bourreaux et obtenir leur vote ? Outre la stratégie d'équilibrisme ethnico-électoraliste qui consiste à oublier la victime pour encenser le bourreau, quel message envoie-t-on à la communauté internationale (CI) dont on exige l'implication dans tous nos crimes et à l'intention de laquelle d'autres continuent de mourir ?

Au nom de cet équilibrisme, on est en train de rendre service à Alpha Condé et Dadis, en évitant soigneusement de leur mettre la pression et donc soutenir les victimes. Ce n'est pas la CI qui me contredira ; elle ne peut être plus pressée que le peuple de Guinée. Mais, ne nous y attardons pas, en guise de réaction on me demandera de « dépolitiser les droits de l'homme » ou alors me rappellera-t-on la « vocation principale d'un parti politique » qui justifie cette préoccupation exclusive et urgentissime qu'est le processus électoral. 


Alors parlons uniquement du processus électoral ! En fait, de Waymark et du vote des GE, mais avant, rappelons que :

  1. Les marches ont pour principal but d'alerter la communauté internationale (CI) et obtenir une pression sur AC. C'est tout !
  2. Il fut un temps où la classe politique ne voulait rien faire précipitamment ou maladroitement, parce qu'il fallait éviter de vexer « nos amis » qui observent AC pour nous. Rien que ça !
  3. Maintenant on nous donne toutes les raisons de nous méfier de la CI qui serait traitresse parce qu'elle les Â« harcèle et perturbe sans demander de comptes à AC (1)».

Nos leaders semblent ignorer que c'est le peuple de Guinée qui vote pour eux ; qu'ils devraient faire la politique pour lui et non pour les beaux yeux de la CI qui, faut-il le dire, n'est pas au service exclusif de l'opposition guinéenne. Elle a d'autres dictateurs à fouetter !


Les faits donc ! Soyons précis : 

Après la capitulation de l'opposition qui veut séduire ses amis étrangers, AC en avait profité pour dire à la presse étrangère que Â« la classe politique s'est entendue, un consensus a été trouvé, une nouvelle CENI a été installée et qu'il n'y avait de blocage politique en Guinée ». L'opposition avait vite fait de trouver que Â« c'était gros et honteux pour un président de la République », elle venait de découvrir, à nouveau, qu'il était de mauvaise foi. Puis l'ambassadeur des USA, A. Laskaris, avait dénoncé l'inadéquation entre les demandes de la population et les exigences de la classe politique qui ne sont que des Â« revendications techniques (2) Â». Philippe Van Damme (P.V.D.), représentant de l'Union Européenne aurait milité, plutôt mis la pression où il fallait, pour le décaissement d'une portion du 10e FED destiné à soulager quelques urgences de la population ou pour soutenir AC (c'est selon). Les deux ont souffert le courroux de l'opposition pour complicité avec le pouvoir. Ce qui est paradoxal est que d'une part on leur dit de ne pas se mêler de nos affaires et de l'autre on veut qu'ils s'impliquent dans la situation sociopolitique de la Guinée, dont la libération de nos prisonniers politiques (3), entre autres. On ne voudrait quand-même pas qu'ils organisent des manifestations pour nous. J'espère ! 

Bref, AC a-t-il réellement été contredit ? Faut-il vraiment s'en prendre aux deux représentants par excellence de cette CI qu'on voulait tant séduire ; qu'on convoitait plus que le peuple de Guinée, le seul qui vote ? Nos amis ont-ils vraiment trahi ? Pour quelles raisons le feraient-ils ? 


La faute lourde donc ! Soyons plus précis :

En siégeant à la CENI, version Alpha Condé, instituée en octobre 2012, l'opposition avait soulevé un tollé général dans ses propres rangs. Comme justificatif à l'indignation, il nous a été dit que : Â« On ne peut suivre le fichier, chasser Waymark et faire voter les Guinéens de l'étranger QU'EN ALLANT à la CENI » (4) et qu'il fallait y siéger pour éviter de se faire Â« considérer comme une opposition radicale qui ne veut pas aller aux élections législatives » (5). La nouvelle vice-présidente de la CENI, représentante de l'opposition, nous demandera de soutenir cette nouvelle commission, dont le président a été élu de façon consensuelle et démocratique. Elle promettra qu'ils allaient se comprendre et travailler pour le peuple de Guinée (6). Le consensus et la bonne foi devait faire oublier la loi bancale qui a institué la nouvelle Commission Électorale Nationale Indépendante. Un peu plus tard, pendant que l'opposition planifiait encore des marches pour chasser Waymark, la même VP dira qu'ils acceptent le transfert des données électorales de la Sagem vers celle-là, parce que recommandé par l'OIF (7). Ce qui semblait choquer c'est que l'opposition et ses représentants n'avaient pas été associés à l'exercice. 

Par conséquent, de cette grande communication, il fallait donc comprendre et retenir que la bataille pour la CENI venait de s'achever et que Waymark n'est plus qu'un problème technique à régler au sein de l'institution. C'est en tout cas ce que la communauté internationale semble avoir compris, d'où les réactions de Laskaris, et de P.V.D. qui estimait que nous avons avancé en vertu de sa feuille de route (celle qui compte) de l'UE (8). Et AC Machiavel s'en est servi à cÅ“ur joie !

Mais « non ce sont des choses anciennes, ils ont appris de leurs erreurs et sont en train de corriger »me dit-on...


Le baiser de Judas ! Toujours plus précis :

Il ne resterait donc plus que le combat pour le vote des « Guinéens de l'étranger ». À ce titre, s'il est vrai que c'est une injustice qu'il faut réparer, il est quand-même curieux d'observer que les principaux concernés ne semblent pas s'en préoccuper. Pourtant de grandes mobilisations à Paris, Dakar, New York, sont possibles et devraient mieux alerter la CI.

Depuis le massacre du 27 février 2013, l'opposition semble revoir ses exigences à la baisse (c'est comme ça, plus il y a de morts, plus elle cède), elle serait prête à n'exiger que le vote des 100 000 électeurs qui avaient fait valoir leur droit lors de la présidentielle 2010. Ainsi des centaines de milliers de Guinéens à l'intérieur vont régulièrement marcher pour le vote de 100 000 Guinéens à l'extérieur, plus confortables dans leur pays d'accueil. Très logique !

Jean Marie Doré − qui a tout le temps dit qu'il n'était pas opposant mais centriste mais a quand-même impunément obtenu un commissaire à la CENI au compte de l'opposition – s'est récemment invité à la table de négociation des cadavres du 27 février dernier et a déclaré qu'ils sont prêts Ã  renoncer au vote des GE en échange du retrait de Waymark (9)

Comme quoi, ni les GE, ni l'opposition, ni le centre, encore moins la mouvance ne semblent réellement tenir à ce vote.


Le comble de...! Restons modérés, clairs et précis : Honnêtement, que reste-t-il à exiger pour ce processus électoral ?

On a constaté que l'opposition est toujours heureuse de se retrouver patriotiquement au palais pour négocier, elle admettra même qu'il y a des faucons et des colombes, et du côté de l'opposition et du côté du pouvoir (10) et Alpha serait un ange qui comprend bien mais victime de petits diables du palais (11). Tenez, AC vient d'annoncer hasardeusement le 30 Juin 2013 comme date des élections législatives. Parions que ce sera le débat des semaines à venir : tout le monde va parler et écrire pour démontrer que c'est illégal, illégitime et pas tenable. Qu'il faut encore marcher parce que l'opposition vient Ã  nouveau de découvrir que le gouvernement ne veut pas du dialogue qu'elle sollicite depuis début 2011 (12). Des victimes, personne n'en parlera. Justement un leader de l'opposition vient de dire que Â«la date du 30 juin est tenable. En conséquence, le MPR invite la classe politique de l’opposition à transformer le Collectif, l’ADP, le CDR et le FDP en alliance électorale pour se donner les moyens d’avoir la majorité qualifiée au prochain parlement » (13). Autrement dit : oublions les revendications et allons aux élections ! Ce leader, est-il colombe ou faucon ?

Ce n'est pas moi qui dis qu'on marche pour rien, que nos mobilisations nos débats, nos morts, nos violées, nos blessés, etc., n'ont servi à rien. J'ai compris ce que Laskaris et Van Damme ont compris : l'opposition qui s'est alourdie de tous les anciens non-opposants ne sait pas (ou plus) pourquoi marcher ! Voilà la communication qui rend service à AC.

Il ne reste donc plus qu'un combat à mener en Guinée celui qui consiste à demander à AC de rendre compte de sa gestion et de ses assassinats. Mais ce combat est onéreux et ne garantit aucun fauteuil, il ne peut donc pas intéresser des politiciens ! Une date de marche vient d'être annoncée, le 18 avril, mais ce n'est ni pour les victimes du 28 septembre 2009 ni pour ceux qui viennent d'être condamnés pour avoir marché le 27 février dernier. Alors question pour vous les marcheurs : l'occasion du retour/visite de Dadis, n'est-elle pas belle pour rappeler, à tous les peuples du monde, ceux que nous avons atrocement perdus le 28 septembre 2009 ?


Le 15 avril 2013

Boubacar Barros Diallo 

C'était encore « le traitre qui refuse d'oublier, Guinéen de l'étranger, n'ayant pas droit de vote, enfant de l'Axe du Mal, secteur Bambéto-Cosa ».


Notes :
(1) http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=2013413151915

(2) http://guineenews.org/detail_article.asp?num=20132165244

(3) http://www.africaguinee.com/index.php?monAction=detailNews&miniAction=imprime&id=17546

(4) http://www.ufdgonline.org/actualites-de-lufdg/37-activites-politiques/1355-cellou-dalein-diallo-on-ne-peut-suivre-le-fichier-chasser-waymark-et-faire-voter-les-guineens-de-l-etranger-qu-en-allant-a-la-ceni.html

(5) http://www.boubah.com/articles/detail_article.asp?num=2012111205439

(6) http://guineeactu.info/actualite-informations/actualite-informations-generale/2242-reaction-de-hadja-biya-diallo-vice-presidente-de-la-ceni.html

(7) http://guineeactu.info/actualite-informations/actualite-informations-generale/2621-dysfonctionnement-a-ceni--hadja-biya-diallo-denonce.html

(8) http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=2012121911589

(9) http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=20133272106

(10) http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=2013410141427

(11) http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=2013331194915

(12) http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=201341463950

(13) http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=2013413185633


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Commentaires  

 
+4 #11 TUT 20-04-2013 08:14

@ Gandhi, avec le un départ précipité D’AC, je pense que le pays risque des querelles de succession avec ces leaders actuels (faute d’hypocrisies et de démagogies), et l’armée peut facilement prendre les choses en mains. Donc vous avez parfaitement raison quand vous dites « il est difficile de s'épargner une nouvelle période de transition »
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-1 #10 Gandhi 19-04-2013 16:36

Tut, c'est bien la raison pour laquelle il faut changer de génération à terme, mais comme il n'existe pas de génération spontanée, et dans l'état actuel, il est difficile de s'épargner une nouvelle période de transition.
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+7 #9 TUT 19-04-2013 12:29

@ Barros, a mon avis, je ne pense pas que nous avons un leader capable de traduire Dadis , konate, Toumba, et consorts en justice. Nous sommes face à des démagogues qui guident la masse (voir l’accueil triomphal de Dadis, qui est devenu une rock star a la place d’être un prisonnier). C’est une grosse perte pour les victimes et surtout pour la justice. Voila pourquoi la même barbarie se répète à chaque fois qu’il ya des manifestations. Ce qui fait la richesse de la société guinéenne, c'est qu'elle encourage l’injustice, l’impunité, la démagogie...ETC. Sydia qui avait été le premier à être molesté et laissé pour mort au Stade du 28 Septembre était le premier à visiter la famille de Dadis à Conakry, suivit de Cellou Dalein qui avait eu les quatre cotes brisées et laissé pour mort. Ils n’ont en aucun cas rappelé que justice soit rendue aux victimes avec l’arrivée de D’dis. Et bien ! J’allais oublier, il y’avait même des soi-disant sages du Fouta Djallon pour accueillir la rock Star Dadis qui avait 3 avions a sa disposition. Heureusement qu’il n’y avait pas de soi-disant sages soussous et malinkés pour accueillir la rock star sinon certains internautes, mes oncles, qui écrivent sans cesse auraient … POGROM, POGROM, INJUSTICE, COMMUNAUTE INTERNATIONALE,
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+3 #8 AOT Diallo 18-04-2013 21:42

Mignan Barros continue sur sa lancée récente et je l'admire quelque part pour cela car il ne faudra jamais jeter tous les (récents et anciens) martyrs sous la moquette pour des intérêts personnels politiques.
Mais sa réponse a la question de MS Diallo m’intéresse beaucoup.
Il a raison sur certains points a mon avis très importants:
- Que Dadis vienne et soit reçu comme un héros meurtri y compris par des "ténors" de l'opposition actuelle (Bouba Barry sans se cacher et je suis sur presque tous les autres en cachette) me fait très mal alors que l'on parle de marcher pour Waymark.
- L'opposition s'est affaiblie moralement en admettant en son sein des pourris connus de tous, même si politiquement elle peut penser le contraire. Sa crédibilité nationale et internationale d’être une option différente du pouvoir actuel en a pris un grand coup.
- L'UFDG a oublié plus que tous qu'il avait près de 50% de l’électorat au 1e tour : dans l'opposition elle ne pèse aujourd'hui pas plus que les particules aux sigles incompréhensibles - une faute et une faiblesse stratégique coupables a mon avis. Le RPG a toujours su éviter ce piège...
- Oui, il faut attaquer la dictature naissante actuelle mais pas en marchant pour Waymark et des fauteuils a l'A.N. Ces objectifs sont trop "petits" pour ce qui se joue actuellement en Guinée.
Quelques pistes de réflexions sur comment continuer a agir mais pour la bonne cause ?? Le débat en tout cas est la et merci a Barros de le remettre sur la table car toutes les idées sur le combat efficace a mener (bonnes ou mauvaises) sont très utiles actuellement - pour ceux qui lisent....
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0 #7 Gandhi 18-04-2013 21:16

Au sein de l'armée, les RPGistes n'ont pas l'habitude de contester le chef. D'autre part, l'armée consomme 30 à 50% du budget, alors que si elle prenait le pouvoir elle aurait des problèmes de fin de mois. C'est à l'opposition de prendre ses responsabilités.
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+4 #6 Alhousseny 18-04-2013 20:53

Thierno Bah,
Je voulais juste commenter la forme. Le francais est excellent, Monsieur.
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+3 #5 Thierno Bah 18-04-2013 19:16

Si le « principe de conflit » permanent en politique n’est pas une mauvaise chose en soi car il constitue un des principes fondamentaux de la performance et de l’efficacité démocratique, il faut néanmoins s’assurer que les impératifs constitutionnels et la protection des citoyens soient mis en avant. C’est dans ce sens que je trouve salutaire la démarche de M. Barros Diallo : rappeler nos leaders politiques à l’ordre et contribuer à l’épanouissement politique des populations. Pour ma part, marche ou pas marche, vote ou pas vote des ‘‘GE’’, la Guinée n’a pas une tradition de démocratie compétitive car le pouvoir est entre les mains de l’armée. Il ne faut plus se tromper d’époque, certes, mais face aux dérives du pouvoir, l’armée doit prendre ses responsabilités. Il est en effet extrêmement rare que l’armée renverse un gouvernement qui est largement légitime, les militaires ayant tendance à agir lorsque le système politique est en crise. En l’absence de contraintes institutionnelles, comme cela a toujours été le cas en Guinée, tous les abus politiques que ceux qui gèrent et monopolisent le pouvoir ont érigé en système de gouvernance sont permis. Si le système de gouvernance actuel est moralement injuste et inappropriée, l’exécutif n’a pas le droit moral de commander l’obéissance du peuple. Dans ce contexte, c’est-à-dire à défaut d’une assemblée nationale et d’un système judiciaire indépendant devant servir de garde-fou contre les abus de l’État, une armée républicaine se doit d’agir, dans les normes universelles de respect des droits politiques et des libertés civiles des citoyens, pour ramener l’ordre constitutionnel dans le pays. Cela est d’autant plus important que le fossé entre le pouvoir (qui cherche à monopoliser tous les pouvoirs afin d’assurer sa longévité politique) et l’opposition (qui se bat pour assurer sa survie politique) ne fait que se renforcer.
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-3 #4 Farba Makka 18-04-2013 15:48

Gertoggal nyuguru haana diwdè nègèsén! Comprend qui pourra.
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0 #3 TOOLA 18-04-2013 10:14

La préoccupation principale de BBD (la justice pour les victimes) est essentielle et devrait être plus audible dans le brouhaha politique ambiant aussi bien en Guinée que sur le Web.
Cela dit, je me demande si la meilleure réponse - considérant le système politique (partisan donc stratégies de conquête du pouvoir) et l’absence d'un mouvement sur la scène politique qui porte ce combat là en premier - ne consisterait pas à inciter l'opposition à demander le départ d'AC plutôt que de le faire infléchir sur Waymark et le vote de la diaspora. Le combat pour les droits des militants et la justice pour les victimes ne s'oppose pas forcément à celui de l'opposition, à supposer même que le silence relatif de celle-ci soit coupable et que seuls lui importent les sièges de l'assemblée.
Mon hypothèse (rien n'est sûr avec nos leaders) est que l'opposition sera en meilleure position pour défendre ces questions si elle est majoritaire à l'assemblée. Mais une chose reste certaine aucune demande pour les victimes ne pourra aboutir avec «ntéma-ngoroma» au perchoir et l'assemblée dans sa poche.
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+4 #2 M S Diallo/ Londres 18-04-2013 07:47

Bonjour Barros... toujours pas de reponse a ma question precedente (sur vos 2 precedents articles)... et pourtant elle est tres simple, plus simple que l'exercice de dur labeur auquel vous vous etes attele dans vos lettres ouvertes 1,2 et3!..Oppp, desole! peut etre que vous avez oubliez ma question! Donc je vais vous la rappeler tout en esperant avoir une reponse cette fois ci: " DANS LE CONTEXTE ACTUELLE DE LA GUINEE, QUELLE EST L'ALTERNATIVE QUE VOUS PROPOSER AU PEUPLE DE GUINEE POUR SE DEBARRASSER DE CET REGIME PRIMITIF ET OPPRESSIF? Cordialement!
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+5 #1 Amara Lamine Bangoura 18-04-2013 04:39

Une question essentielle qui a tout son pesant d'or.D'autant plus que les recents honneurs que vient d'accorder notre Republique bananiere au principal instigateur de la tragedie du 28 Septembre 2009,illustre eloquement le releguage de ce mini-genocide dans les oubliettes,du moins pour l'instant.A quand la rupture avec la culture de l'impunite et de la mediocratie?Bien a tous!ALB-Birmingham,AL-USA>
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