Saïdou Nour Bokoum Samedi, 06 Août 2011 15:48
Puisqu’on ne nous montre pas les faciès des flakès, alors je me contente des patronymes. Tous les indigènes guinéens retrouveront les leurs ; mais dans le sketch qui nous intéresse, et nous en sommes au 3e tableau de ce Kotèba mandingue (farce villageoise), nous sommes à près (ou plus) de 50% de patronymes qu’il vaut mieux ne pas porter quand on émarge « aux corps habillés » comme on dit en Côte d’Ivoire. Mon petit doigt m’avait parlé d’une douzaine d’officiers peuhls ou hal pular, j’ai compté 18 sur 37 déférés. Encore une fois, l’homme du Parquet qui semblait se rappeler les horribles « Je me nomme.. », qui étaient le sésame ouvre-toi qui menait irrémédiablement à une cabine technique du Camp Boiro, avait hâte d’en finir et moi j'avais du mal à le suivre dans son chapelet à égrener la liste « d’une certaine communauté » (Alpha Condé à RFI). Car ils arrivent les civils, les meneurs de jeu, maîtres de cette macabre cérémonie politico-militariste, peut-être viendront-ils de Papouasie, au moins pour 50%..
En récapitulant avec les précédents épisodes, notre liste s’allonge, dans le désordre, où une autre communauté semble jouer des coudes pour être à l’avant-scène de cette tragi-comédie sanglante. Les spécialistes de la grande muette pourront peut-être démêler dans cette toile d’araignée soigneusement tissée, les fils de Dadis, ceux de Konaté ou de Conté, car le « facteur » ethnique ne semble pas être le seul en jeu, loin s’en faut :
Saïdou Nour Bokoum
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