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Non à la marginalisation de la femme africaine
Amadou Saikou Diallo Mardi, 12 Mars 2013 16:46
La journée internationale de la femme, officialisée en 1977 par les Nations Unies et placée cette année sous le signe de non à la violence envers les femmes et les filles est là pour nous rappeler ces victoires mais aussi pour nous inviter à réfléchir sur la condition de la femme africaine.
C'est l'occasion idéale de dresser le bilan des progrès accomplis en vue de promouvoir l'égalité des femmes. C'est aussi l'occasion pour nous d'identifier les difficultés que les femmes doivent surmonter dans notre société et de se pencher sur les mesures à prendre pour améliorer la condition féminine. Comme toutes les dates symboliques, la journée internationale de la femme symbolise, d'une part, les fruits d'un large processus de luttes, de revendications et de débats et, d'autre part, les parcours silencieux des millions de femmes sur le continent et dans le reste du monde entier.
En un siècle, les femmes ont conquis l'égalité juridique et législative dans la plupart des pays au sud du Sahara. Reste à conquérir l'égalité dans les faits.
Il est indéniable que les femmes sont une des réserves cachées de la croissance de l'Afrique. Elles fournissent la plus grande partie du travail de la région, mais leur productivité est limitée par l'inégalité généralisée de l'éducation et l'accès aux services. L'égalité entre les sexes peut donc être un facteur puissant d'accélération de la réduction de la pauvreté. L'égalité entre les femmes et les hommes est admise, sans conteste, comme un principe fondamental de la démocratie et du respect de la personne humaine.
L'Afrique se trouve donc face à une vaste problématique de développement. Toutefois, ce 21e siècle offre une occasion aux gouvernements africains et à leurs dirigeants à saisir pour mettre fin à la marginalisation des populations qui continue à créer des pannes énormes dans son développement et dans sa stabilité. Il faut donc une gouvernance participative favorisant ainsi une plus grande intensification de la participation politique des femmes et des filles et aussi, et surtout soutenir leurs initiatives envers le développement durable.
Autre aspect, la mondialisation qui est un processus multidimensionnel de transformation économique, politique, culturelle et idéologique. Elle a eu des effets contrastés sur les droits des femmes. D'une part, elle a conduit à l’accroissement des violations de ces droits dans les domaines économique, politique et culturel ; dû en grande partie au déclin de l'État providence, à la féminisation de la pauvreté, à l’expansion des fondamentalismes religieux et à l'apparition de nouvelles formes de militarismes et de conflits. De nombreuses organisations féminines internationales ont pu noter, par exemple, que les nouveaux accords commerciaux contreviennent à l’esprit et souvent à la lettre des conventions internationales sur les droits de l’homme, le droit du travail et les droits des femmes.
D'autre part, la mondialisation a donné par certains aspects des occasions plus nombreuses aux femmes d’œuvrer solidairement à l’échelon national, régional et international afin de faire valoir leurs droits. Elles demandent une plus grande reconnaissance des droits civils, politiques et sociaux attachés à leur citoyenneté et, mettant en œuvre une solidarité transnationale, afin de promouvoir les droits fondamentaux de la femme dans tout le continent, elles s’efforcent de « réinventer la mondialisation ».
Cette année, la journée internationale de la femme est l’occasion pour tous les hommes et toutes les femmes africains de s’unir pour défendre les femmes et les filles qui connaissent au quotidien la violence ou la peur de la violence. Elle est l’occasion de réfléchir aux mesures concrètes qui peuvent et doivent être prises pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles : La violence à l’égard des femmes et des filles laisse son empreinte hideuse sur tous les continents, tous les pays et toutes les cultures.
C’est aussi l’occasion de saluer le courage et les succès des femmes africaines, qui continuent de pousser à l'instar des autres, pour que les choses changent, et de lutter pour que la violence fondée sur le sexe apparaisse au grand jour et cesse enfin, de sorte que tous les droits de l’homme deviennent une réalité effective pour elles et pour les filles.
Bon anniversaire à nos femmes et filles du continent, pour dire que la lutte doit continuer.
Amadou Saikou Diallo
Depuis Washington D.C
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Commentaires
Yo Allah okku baldhé e thellal








