La bataille des législatives

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DIALLO_Sadou_Washington_01La bataille que l’opposition guinéenne est en train de livrer pour avoir des élections législatives transparentes et crédibles est pleine d’enjeux et reste décisive pour l’avenir de la démocratie dans ce pays qui n’a connu que des dictatures depuis son indépendance en 1958.

Alors que l’élection présidentielle de 2010 avait été âprement disputée et que son issue avait littéralement coupé le pays en deux, les prochaines élections législatives se révèlent aujourd’hui encore plus importantes, surtout après que chacun eut pu apprécier la direction dans laquelle le pays est en train de s’acheminer.

Alors qu’elles devaient être organisées six mois après la présidentielle, les législatives ont été sans cesse repoussées à cause d’une crise de confiance très sérieuse entre les différents acteurs politiques, née surtout de la volonté du pouvoir de changer les règles du jeu.

En effet, le pouvoir a décidé, sans concertation aucune, que le fichier électoral qui a servi à l’élection du président n’était plus fiable et qu’il fallait procéder à un nouveau recensement. Pour ce faire, il a engagé une société locale Sabari Technologie dominée par des sympathisants du parti au pouvoir et une société sud-africaine Waymark Infotech décriée dans toute l’Afrique australe pour ses pratiques de corruption et de fraude. Et tout cela sans le moindre appel d’offres.

Après cela, le nouveau pouvoir guinéen a décidé qu’il fallait remplacer certains élus locaux par des délégations spéciales, plus favorables à sa cause.

Puis il s’est attelé à transférer les compétences de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) au Ministère de l’Administration du Territoire, qui selon le code électoral ne doit jouer qu’un rôle de soutien. Et un président connu pour son militantisme dans le parti présidentiel a été installé pour maintenir le contrôle sur cette institution censée être indépendante.

Voila en résumé d’où est partie la crise qui paralyse la Guinée aujourd’hui. Malgré tout ce qu’on raconte dans les médias, les journaux, les radios ou sur Internet, il faut avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre au-delà de tout esprit partisan, que c’est le gouvernement guinéen qui est responsable de cette crise et la situation d’impasse dans laquelle nous vivons. Soutenir le contraire, c’est simplement faire preuve de mauvaise foi.

Sinon comment veut-on que l’opposition reste indifférente à toutes ces manœuvres du pouvoir visant à préparer une fraude électorale qui replongerait le pays dans un système totalitaire où toutes les institutions du pays sont soumises au diktat du président de la République. Il ne faut pas se voiler la face, cela n’est plus possible car il y a eu trop de morts, de blessés et victimes pour que le peuple de Guinée bénéficie de ses droits chèrement acquis. Il faut se rendre à l’évidence, on ne peut plus revenir sur les acquis démocratiques conquis de haute lutte.

C’est ce qui a fait donc que l’opposition n’avait plus d’autres choix que de faire gronder la rue. Surtout qu’il n’y a aucun cadre de dialogue, le pouvoir se contentant de prendre des décisions unilatérales. Heureusement qu’il existe encore une opposition capable d’assumer ce rôle de contrepouvoir, les autres institutions étant devenues de simples caisses de résonance ; sinon la Guinée serait rapidement tombée sous la coupe d’une nouvelle dictature.

Sans les dénonciations courageuses de l’opposition, le pouvoir aurait déjà confectionné une liste électorale sur mesure qui lui permettrait de gagner toutes les élections à venir, que ce soit aux législatives, aux communales ou à la présidentielle. Est-ce d’une telle Guinée que nous rêvons ?

Au moment où le pouvoir est en train de placer les militants du parti présidentiel dans toutes les sphères de l’administration en licenciant de manière abusive et illégale les cadres compétents issus des autres ethnies du pays, imaginez un peu ce que serait la Guinée si l’Assemblée nationale tombait sous leur coupe à la suite d’élections frauduleuses et truquées. Sans nul doute, ils changeront la constitution, mettant en péril même nos libertés fondamentales chèrement acquises. Les dépenses publiques ne seront pas contrôlées car les députés seront réduits à de simples rôles de faire-valoir. Les contrats nébuleux sur nos richesses minières seront entérinés et ratifiés sans le moindre examen, compromettant ainsi l’avenir de toute la jeunesse guinéenne. Des lois seront promulguées pour renforcer leur mainmise totale sur le pays. Est-ce d’une telle Guinée que nous rêvons ?

C’est pourquoi il faut rendre un vibrant hommage à Cellou Dalein Diallo et à tous les leaders politiques de l’ADP, du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et du CDR pour le combat qu’ils mènent dans la défense des intérêts de tout le peuple de Guinée. Ils sont en train de se battre sur le terrain dans l’insécurité la plus totale avec tous les risques que cela comporte. Les violations de la loi et les dérapages de toutes sortes qu’ils dénoncent aident les populations à comprendre la situation dans laquelle elles vivent et ce que l’avenir leur réserve. Le combat qu’ils sont en train de mener, ce n’est pas seulement pour eux-mêmes mais c’est pour tout le peuple de Guinée.

Il faut donc les supporter et les encourager à redoubler d’ardeur pour que le droit et la vérité triomphent dans notre pays. C’est un combat noble qui mérite d’être mené jusqu’au bout car plus jamais nous ne devons accepter une autre dictature en Guinée.


Jeunes manifestants

Mais ce combat, c’est avant tout celui de la jeunesse. J’ai quitté Conakry le lendemain de la marche du 18 février 2013. J’ai vu des milliers de jeunes descendre dans la rue sur un simple appel des leaders de l’opposition, sans qu’on ne leur donne le moindre sou ou qu’on leur promette le moindre avantage matériel. J’ai vu des jeunes très motivés, engagés et surtout déterminés. Je les ai regardés droit dans les yeux et j’ai pu lire dans leurs regards qu’ils n’avaient peur de rien. Ils avaient entre 18 et 23 ans dans leur grande majorité et j’ai compris que beaucoup d’entre eux étaient prêts à aller jusqu’au bout, au sacrifice ultime.

A ce moment-là, j’ai compris que le pouvoir se trompe lourdement en pensant que son problème c’est avec les leaders de l’opposition. Il faut qu’ils se rendent à l’évidence, leur grand problème c’est avec cette jeunesse désÅ“uvrée, démunie, abandonnée à elle-même, et sans espoir d’un lendemain meilleur. C’est une jeunesse qui n’a rien à perdre et qui est prête à se battre pour réclamer une meilleure gouvernance, une justice indépendante, des élections propres et transparentes et des emplois rémunérateurs. Le nouveau pouvoir de Conakry ne réalise-t-il pas que ces jeunes sont dans la rue depuis 2006 pour réclamer ces droits ? Quiconque pense qu’il peut s’installer au pouvoir et user de subterfuges pour occulter ces questions aura de sérieuses difficultés avec cette jeunesse. Les acteurs peuvent changer mais tant qu’on n’a pas adressé ces questions, les problèmes demeureront. Cette jeunesse n’est plus disposée à accepter une autre dictature en Guinée.

Dans la foule des manifestants, j’ai vu un jeune très propre à l’allure vigoureuse qui s’est adressé à moi en ces termes : « Tonton, vous ne me reconnaissez pas ? Â», je répondis : « Non, je ne te reconnais pas, je m’excuse ! Â». Alors il m’a dit : « C’est Mohamed, Mohamed Camara, vous êtes mon client ; c’est moi qui viens ramasser les ordures à la maison tous les deux jours. Â»

Je n’en revenais pas ! Lui que je voyais toujours sale en train d’empiler des ordures ménagères dans une charrette dégageant une odeur nauséabonde, je ne pouvais le reconnaitre dans cette tenue si propre, souriant au milieu de tous ces jeunes manifestants. Je lui ai serré longuement la main et lui ai donné une tape dans le dos. J’avais le cÅ“ur serré et j’ai compris que Mohamed marchait pour que sa vie change, pour qu’il ait un emploi décent, et pour qu’il vive dans un pays de droit qui donne l’égalité des chances a tous ses citoyens.


L’attitude de la communauté internationale

Dans le bras de fer qui oppose le pouvoir à l’opposition, la communauté internationale lasse d’attendre, veut fermer les yeux sur les errements des autorités de Conakry, pour contraindre l’opposition à accepter des élections organisées dans n’importe quelles conditions. A leurs yeux, mieux vaut des mauvaises élections que pas d’élections du tout. Ce qui ne devrait pas être du tout la façon d’opérer de nos partenaires étrangers. Au lieu de voir où se situe les responsabilités, le droit et la raison, et au lieu de pousser le gouvernement à accéder aux revendications légitimes de l’opposition, ils préfèrent augmenter la pression sur ceux qu’ils considèrent comme les plus faibles car les autres détiennent le pouvoir. Une mauvaise élection en Guinée ne résoudra aucun problème et au contraire ne fera qu’attiser les tensions. Il ne s’agit pas seulement de mettre à son actif qu’on a aidé à organiser des élections en Guinée ; cela ne sert à rien si le pays n’est pas stabilisé et les préoccupations des populations ne sont pas prises en compte. C’est ce que les représentants des institutions internationales et ceux des missions diplomatiques doivent comprendre. C’est le résultat qui compte et non pas le fait d’organiser une élection à n’importe quel prix.

Aujourd’hui la communauté internationale doit comprendre que les guinéens ne sont plus disposés à accepter des élections frauduleuses, la mal gouvernance, l’injustice dans toutes ses formes, l’insécurité et la corruption. Depuis 2006, la jeunesse guinéenne est entrain de descendre dans la rue pour exprimer ce ras-le-bol. Ce n’est pas une élection mal ficelée, mal organisée et émaillée de fraudes qui pourra arranger cela. Que la communauté internationale le comprenne bien.

Il est donc évident que les Guinéens doivent compter sur eux-mêmes pour faire de leur pays un Etat de droit. Ni la communauté internationale, ni aucun autre Etat ne viendra le faire à leur place. C’est pourquoi la mobilisation doit rester permanente jusqu'à la satisfaction totale de toutes les revendications. Et tant que les leaders resteront à l’écoute des populations qu’ils défendent, rien ne pourra venir à bout de ce mouvement.

Quand on veut vivre libre et heureux, on ne marchande pas ses droits !


Diallo Thierno Sadou
Washington, USA


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Commentaires  

 
+3 #20 Gandhi 10-03-2013 18:02

Citation en provenance du commentaire précédent de Mohamed Sadibou Camara:
Mais Mr. Gandhi vous souteniez ici qu’un mouvement ou parti politique peut bien exister et surtout être actif sans agrément.

Comme le dit Abdoulaye Diallo, on ne parle pas de la même chose. Bangoura demande aux militants de ne pas marcher (il soutient donc indirectement AC) au motif que l'opposition est composée de vauriens. Il faudrait donc attendre que Zorro (Bangoura) arrive, parce son parti, inconnu jusqu'alors (en avez-vous entendu parler ?) est en gestation.
Je lui demande depuis un bout de temps de s'expliquer CONCRÈTEMENT sur les moyens de lutter contre ce régime, à moins bien entendu qu'il ne soutienne celui-ci, mais Bangoura reste vaseux et ne répond pas aux questions pourtant claires.
On peut ne pas être d'accord avec moi, mais mes propos sont clairs et sans ambiguité, ce qui n'est pas le cas de cet individu...
Accessoirement vous conviendrez qu'il enfonce des portes ouvertes. Il vient de s'apercevoir - ce que le paysan de Yomou sait depuis 50 ans -, qu'il faut mettre fin aux pratiques des différents gouvernements. On l'ignorait. Quel apport révolutionnaire !!! C'est sûr qu'on se sent mieux...
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+1 #19 Abdoulaye Diallo, Rotterdam 10-03-2013 09:49

Citation en provenance du commentaire précédent de Mohamed Sadibou Camara:
Mais Mr. Gandhi vous souteniez ici qu’un mouvement ou parti politique peut bien exister et surtout être actif sans agrément. C’était sur le Bloc Liberal de Faya qui s’était officialisé sans agrément. Il y a maintenant quelle différence entre vos deux affirmations?

Mr Camara, si je ne me trompe la discussion concernant le BL portait sur le fait que d' autres niaient l' existence du parti. Selon eux, un parti ne pouvait exister sans agrément. Mais ici Gandhi ne nie pas l' existence du MJD (mouvement pour la justice et la démocratie)des MM Bangoura, Baros Diallo, Traouré,Sadio Barry(?),... Leur parti n' a pas d’agrément d'abord comme le dit ici Gandhi mais il existe.
Personnellement je ne vois pas de contradictions sur les propos de Gandhi.
Ce que je déplore en lisant tous ces commentaires, c' est le fait que M Bangoura d' habitude très éloquent et va toujours droit au but refuge carrément de répondre aux questions.
M Bangoura, Que préconisez-vous de concret, dans l' immédiat comme alternative pour lutter contre le pouvoir despotique d' AC outre que les marche pacifiques que vous découragez?
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-1 #18 Amara Lamine Bangoura 10-03-2013 07:39

Erratum:lire ,miltant inconditionnel demagogue.
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-4 #17 Amara Lamine Bangoura 10-03-2013 02:31

Gandhi,continuez a jouer au militant inconditionnel demagogique.Nous autres sommes parvenus a la conclusion que la lutte pour le bien etre de la nation passe par la mise en place d'une structure de rupture avec les pratiques malsaines du passse incarnees par la classe politique actuelle...ALB-Birmingham,AL-Usa>
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-2 #16 Mohamed Sadibou Camara 10-03-2013 00:40

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Bangoura, on est d'accord avec ce que vous dites, mais où est le concret immédiat ? Que doivent faire ces jeunes pour obtenir un emploi ? Attendre que les investisseurs étrangers d'AC viennent, alors qu'il s'en vont tous et qu'ils ne sont pas prêts de revenir ?
N'a t-on pas dit aux commerçants qu'il ne fallait pas réclamer leur dû suite aux pillages dont ils ont fait l'objet ?
Et vous voulez décourager les jeunes de se faire entendre, parce que vous avez créé un parti, qui n'a même pas l'agrément ?
Dans quel monde vivez-vous ?

Mais Mr. Gandhi vous souteniez ici qu’un mouvement ou parti politique peut bien exister et surtout être actif sans agrément. C’était sur le Bloc Liberal de Faya qui s’était officialisé sans agrément. Il y a maintenant quelle différence entre vos deux affirmations?
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+7 #15 Gandhi 09-03-2013 12:53

Citation en provenance du commentaire précédent de Amara Lamine Bangoura:
en ce qui me concerne ce debat est definitivement clos.Bien a tous!ALB-Birmingham,AL-USA>

Vous osez parler de débat, alors que vous vous défilez. Et vous prétendez changer la Guinée en vous cachant ? Et vous prétendez incarner la relève ?
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-7 #14 Amara Lamine Bangoura 09-03-2013 05:50

Referez vous a notre mouvement pour vous edifiez d'avantage,si vous le souhaitez, en ce qui me concerne ce debat est definitivement clos.Bien a tous!ALB-Birmingham,AL-USA>
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+2 #13 Gandhi 08-03-2013 22:08

Ne noyez pas le poisson Bangoura, vous êtes parfaitement libre de créer un parti. Je demande simplement - et vous ne répondez pas - ce que vous proposez pour lutter contre le régime d'AC, que vous dites combattre, en décourageant les marches PACIFIQUES. Si elles se radicalisent, c'est à cause du pouvoir. Certaines n'ont jamais posé de problème, mais d'autres si et vous croyez que cela dépend du sens du vent ?
Soyez clair, que proposez-vous de concret aujourd'hui ?
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-8 #12 Amara Lamine Bangoura 08-03-2013 20:25

Gandhi,decidement vous etes obssedez par cette histoire de creation de parti.Au point que vous partez tres vite en besogne.Plutot que de vous livrer a des speculations gratuites,vous auriez mieux fait de venir vous abreuvoir a la source.Une fois de plus,libre a vous d'adherer au courant politique de votre convenance,mais priere de bien vouloir cesser de me preter des intentions au gre de votre imagination.Apres plus de 23 ans d'engagement aux cotes d'acteurs politiques mediocres,nous envisageons nous exprimes desormais au nom de notre propre structure,est ce un crime?S'agissant de la creation d'emplois decents renumerateurs,il sera le resultat d'une conjuguaison des efforts a plusieurs niveaux...Bien tous!ALB-Birmingham,AL-USA>
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+4 #11 Alhousseny 08-03-2013 20:13

Amara Lamine,
Vous nagez dans un monde de generalites. La seule question que moi j'aime toujours poser est: COMMENT ?
Et je suis vraiment decu de voir a quel point vous vous obstinez a accabler les victimes de ces violences. Vous parlez meme de radicalisation comme s'il y avait une manifestation tous les jours en Guinee. Et lorsqu'on vous dit que, malgre vos denegations appuyees, vous etes un soutien de fait de la dictature que vous pretendez denoncer, vous vous offusquez.
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+4 #10 Gandhi 08-03-2013 13:23

Bangoura, on est d'accord avec ce que vous dites, mais où est le concret immédiat ? Que doivent faire ces jeunes pour obtenir un emploi ? Attendre que les investisseurs étrangers d'AC viennent, alors qu'il s'en vont tous et qu'ils ne sont pas prêts de revenir ?
N'a t-on pas dit aux commerçants qu'il ne fallait pas réclamer leur dû suite aux pillages dont ils ont fait l'objet ?
Et vous voulez décourager les jeunes de se faire entendre, parce que vous avez créé un parti, qui n'a même pas l'agrément ?
Dans quel monde vivez-vous ?
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-5 #9 Amara Lamine Bangoura 08-03-2013 01:21

Excellent texte,d'une richesse et d'une objectivite sans precedent.En effet, contrairement a l'ecrasante majorite des textes affiches sur les sites Guineens,ce papier se distingue par son originalite et la parfaite maitrise des sujets abordes par l'autreur.Effectivement,contrairement a une idee assez repondue,mais erronee,la promptitude des jeunes a repondre favorablement aux appels a manifester de l'opposition,semble decouler de leur desoeuvrement total plutot que l'expression de conviction politique ,ou d'une quelconque predisposition particuliere a l'egard du collectif.Desesperes,abandonnes a leur sort,marginalisea,depourvus de sources de revenu regulier,cette jeunesse vulnerable,constitue depuis 2006,le vivier de recrutement des protestateurs.Aussi longtemps que l'avenir de ces miliers de jeunes sera hypotheque,ils demereuront a l'avant garde de tous les mouvements de contestation socio-politique,peu importe le groupement ethnique d'origine de celui qui dirige aux destinees de l'heure.A vrai dire la misere et la deeche sont a l'origine de la radicalisation constante de la couche juvenile.S'agissant de l'attitude de la communaute internationale,elle s'explique a priori par une vision retrograde et mitigee des contingences locales ,une sous-estimation de l'eveil des consciences des populations et une complaisance,une accointance coupable avec des regimes peu respectueux des valeurs democratiques,sous le pretexte fallacieux de preserver la paix et quietude sociale.En derniere analyse,la seule alternative credible de nos jours, reste une redistribution effective de la richesse a travers la creation d'emplois durables en faveur de la jeunesse,qui constitue plus de la moitie de la population totale.Bien a tous!ALB-Birmingham,AL-USA>
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-1 #8 DIALLO 07-03-2013 13:20

Si on fait tout et que les autres ne veulent pas nous ecouter on sera obliger alors de demander notre independance. Nous avons les moyens et les ressources humaines. Ils le savent bien
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+2 #7 Le voyant 07-03-2013 04:45

Citation en provenance du commentaire précédent de Mohamed Cisse:
L'unite des malinke pour soutenir le president Alpha Conde.Je demande a la communaute malinke de soutenir le president Alpha Conde,on ne doit plus perdu le pouvoir en guinee.Madina c'est encore notre tour pour 26ans.Vive le president de la republique le Alpha Conde et vive le parti au pouvoir le grand RPG.On va prendre la guinee,ou le grand Sekou Toure lui la laisser,c'est dire finir avec les etranger peuls en guinee.

Ha haha la débandade dans le navire Koné! Donc le bateau est sans commandant? Ca s’improvise en Djihadiste maintenant….. Hummmmm. Dure, dure d’être un « con-démagogue ». Mon ami il faut prendre tes cauchemars pour de la réalité c’est bon pour ta sante (un seul conseil : arrête de fumer de la moquette sinon a cette allure c’est la schizophrénie qui risque d’avoir raison de toi). On dirait qu'ils sont en rupture de stock. Frankie au secours….On a besoin de ton aide sinon le cas de celui la risque d’être désespéré.
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-1 #6 Mohamed Cisse 07-03-2013 00:04

L'unite des malinke pour soutenir le president Alpha Conde.Je demande a la communaute malinke de soutenir le president Alpha Conde,on ne doit plus perdu le pouvoir en guinee.Madina c'est encore notre tour pour 26ans.Vive le president de la republique le Alpha Conde et vive le parti au pouvoir le grand RPG.On va prendre la guinee,ou le grand Sekou Toure lui la laisser,c'est dire finir avec les etranger peuls en guinee.
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+3 #5 Mohamed Sadibou Camara 06-03-2013 20:14

Citation en provenance du commentaire précédent de kabci:
la manif na jamai reglé le problème guinée, la communaute international na pa à ce melé des problèmer , on doi trouvé une solution entre guinéen et on è condané à vivre ensemble.

Nos compatriotes sont complètement désespérés. Pour eux, la dictature est un destin, donc le peuple doit accepter. Très grave pour le future démocratique !
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+5 #4 Gandhi 06-03-2013 15:40

Citation en provenance du commentaire précédent de kabci:
la manif na jamai reglé le problème guinée, la communaute international na pa à ce melé des problèmer , on doi trouvé une solution entre guinéen et on è condané à vivre ensemble.

Pour dialoguer il faut être 2, mais AC a prouvé maintes fois qu'il ne sait pas ce que c'est. Il a toujours refusé de collaborer avec les régimes passés, ce qui n'est un avantage que s'il ne démontre pas l'absence de compromis et la volonté de toujours imposer ses vues.
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+3 #3 kabci 06-03-2013 10:17

la manif na jamai reglé le problème guinée, la communaute international na pa à ce melé des problèmer , on doi trouvé une solution entre guinéen et on è condané à vivre ensemble.
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+3 #2 Gandhi 06-03-2013 01:03

Très bon texte, si ce n'est qu'il n'y a pas à s'excuser de réagir aux velléités du pouvoir d'enfumer tout le monde. Que certains soient de mauvaise foi et soutiennent ce régime se comprend. Ils n'existent qu'à travers lui. Quant à ceux qui ne comprennent rien, ce n'est pas grave. Ce ne sera pas la première fois, mais l'opposition ira jusqu'au bout pour la simple et unique raison, qu'elle n'a pas d'autre choix.
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+2 #1 madina 06-03-2013 00:35

Taaaaac
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