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Crise politique : la situation devient inquiétante

Mams Sow  Mardi, 05 Mars 2013 16:35

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Après plus d’une semaine d’affrontements, de casses et de pillages, la Guinée est au bord du précipice. Si l’origine de ces affrontements était d’ordre politique, à savoir l’organisation d’élections législatives crédibles et transparentes, nul doute que la nouvelle tournure des évènements devient de plus en plus communautaire.

L’implication de toutes les composantes de la nation pour une sortie de crise est plus qu’urgente. Face à la détermination des uns et des autres à en découdre coute que coute, le gouvernement se doit d’être ferme, mais juste. En effet, plusieurs témoignages racontent la complicité des forces de l’ordre avec des bandes de jeunes pillards.

Avec une telle attitude, les victimes n’ont de choix que de se défendre elles-mêmes, et pour qui connait les moyens dont-elles disposent pour le faire, l’accalmie n’est pas pour demain. Le sentiment d’injustice engendre des frustrations qui ne produisent que de la violence et de la haine.

Il revient au gouvernement aussi de rencontrer les victimes des pillages et casses pour leur donner l’assurance de ne pas être oubliés et qu’en temps opportun, elles seront dédommagées. Il ne serait pas superflu de rappeler que le lundi matin très tôt, c’est à la vue des boutiques et magasins incendiés que de jeunes commerçants ont commencé à s’en prendre aux forces de l’ordre. Toujours dans le même registre, le gouvernement, à travers son porte-parole, se doit de rassurer les victimes quant à la prise en charge médicale de leur traitement. N’oublions pas que le problème est sorti de son cadre politique, et que, se borner à faire des propositions de dialogue politique ne fera rien pour apaiser la situation.

Le gouvernement a une responsabilité d’impartialité, de neutralité entre les Guinéens, peu importe leur obédience politique, ce sont avant tout des Guinéens.


Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu


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