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Que veut réellement M. Bah Amadou Oury ?

Alpha Barry  Dimanche, 10 Février 2013 16:50

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Les différentes sorties récurrentes de M. Bah Amadou Oury, vice-président en charge de la communication et des affaires extérieures de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) sur la place publique a atteint incontestablement le seuil intolérable au sein du parti. En effet, en date du 07 février 2013, comme à l’accoutumé, M. Bah Oury s’est mis à contester la décision prise en réunion du conseil politique qui est la plus haute instance de l’UFDG, relative à la poursuite du processus de décentralisation de la fédération de New York en quatre fédérations en s’abritant sous le prétexte fallacieux de création de sources potentielles de conflits, d'émiettement et de perte d'influence de l'UFDG en Amérique. A la lumière d’une telle affirmation aux conséquences néfastes que peut-on retenir en termes de fond et de forme ?

En termes de fond, nous sommes sérieusement étonnés de voir M. Bah Oury mettre en cause la mise en œuvre d’une politique de décentralisation voulue et décidée par la direction nationale de l’UFDG. Est-ce par méconnaissance avérée des vertus de la décentralisation ou par mauvaise foi ?

En général, la décentralisation a toujours servi de levier et de fondement de gestion des Etats modernes ainsi que des grandes organisations. Elle consiste en un transfert de pouvoirs en termes de compétences et de moyens accrus du niveau central vers celui périphérique en vue de rapprocher l’administration des administrés visant une meilleure efficacité et efficience. C’est une démocratie de proximité. La vision et l’action politique de M. Bah Oury en termes de gestion de parti politique se limitent aux débats de salon stériles dans une logique de concentration des pouvoirs au niveau central. C’est pourquoi en 20 ans de cheminement et de carrière politique, il n’a ni été capable d’installer même dans les cinq communes de Conakry sa propre formation politique, à plus forte raison à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Sous sa présidence, l’UFDG n’a participé à aucune consultation électorale (présidentielle, législative et communale ou communautaire). L’on pourrait se demander objectivement à quoi sert de créer un parti politique ? Peut-être l’obsession de porter le titre de président de parti politique justifierait un tel choix. L’on sait que la conquête et l’exercice du pouvoir à travers les urnes est la raison ultime de création d’un parti politique dont le but est de servir son peuple.

Le sens élevé de vision et de clairvoyance doublées de pragmatisme de Feu Doyen Ba Mamadou et du président Belhadj Cellou Diallo ont permis la mise en place d’une véritable machine de conquête du pouvoir grâce à l’équipe en charge de l’implantation et de l’animation politique de l’UFDG ainsi que de l’appui humain, logistique et financier des militants et sympathisants du parti. Le duo formé de M. Bah Salim, ancien de l’UNR, et M. Bano Sow, proche collaborateur du président Elhadj Cellou Dalein Diallo a réalisé les immenses exploits jamais égalés en matière d’implantation et d’animation politique en République de Guinée. Le score de 44 % des résultats de l’UFDG observés au premier tour de l’élection présidentielle de 2010 constitue une preuve éloquente de la fiabilité de la machine politique de l’UFDG. La nécessité d’améliorer les performances du dispositif mis en place a amené à procéder à la direction nationale du parti de procéder à la décentralisation de certaines fédérations de l’intérieur et de l’extérieur en prélude aux futures consultations. Le parti est conscient et reste profondément convaincu que le pouvoir du professeur Alpha Condé est et demeure son seul adversaire. L’ensemble des actes posés par la direction nationale sont tournés contre notre cible qu’est le pouvoir. Ceux qui ont choisi délibérément de scier l’arbre sur lequel ils sont assis, servent incontestablement la cause de l’adversaire. Qu’ils comprennent une fois pour toutes, que l’UFDG actuelle est un GRAND BAOBAB qui est fait pour défier les siècles.

Si M. Bah Oury œuvre sincèrement pour la cause de l’UFDG, il aurait au moins pu doter le parti d’une stratégie et d’un plan de communication efficace. Un vice-président en charge de communication qui se vante d’avoir juste initié la publication d’un bulletin d’information de qualité médiocre aurait beaucoup à gagner en ayant une vision systémique d’une véritable stratégie de communication. Le monde actuel est dominé profondément par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Il faut développer la pro activité, être au bon endroit, au bon moment, porter les messages percutants en utilisant les canaux appropriés. De nos jours, tout le monde s’accorde à reconnaître que la communication est le maillon le plus faible de l’UFDG. M. Bah Oury excelle par des attaques ciblées tous azimuts contre le président de l’UFDG et la direction nationale du parti. Il brille par son incapacité notoire à doter l’UFDG d’une stratégie et d’un plan de communication centrés contre le régime actuel. Il est d’un machiavélisme surprenant pour détruire les immenses sacrifices consentis par les millions de militants et sympathisants de l’UFDG qui sont mobilisés nuit et jour en vue de la conquête et de l’exercice du pouvoir. Il ne s’est même pas gêné de revendiquer la paternité de l’UFDG en disant « mon parti » et en affirmant « que sous peu ses hommes vont montrer qu’il est majoritaire » au cours d’une émission des Grandes gueules de la radio Espace.

Dans sa nouvelle sortie, il déclare être absolument opposé à la décentralisation de la fédération de New York. Pourquoi un refus particulier de décentralisation de la fédération de New York ? L’on sait qu’il a mis en place dans cette fédération son dispositif de déstabilisation du président de l’UFDG à travers trois commissions (implantation et animation, communication, lobbying). Il a élaboré une stratégie de communication visant à ternir l’image du président Elhadj Cellou Dalein Diallo par le truchement de certains sites internet et de radios acquis à sa cause. M. Bah Oury est en train de montrer son vrai visage au grand jour. La division constatée au sein des associations de la communauté peulh aux Etats-Unis est l’œuvre de M. Bah Oury dont les actes ont occasionné des querelles dans la mosquée du Bronx après son passage aux USA.

En termes de forme, nous pensons que la qualité d’une bonne organisation s’apprécie surtout par la discipline observée par les membres qui composent ladite organisation. N’est-il pas curieux de voir quelqu’un qui revendique être porteur par excellence des valeurs démocratiques, s’arroger des pouvoirs imaginaires, rétrogrades avec le titre de fondateur de l’UFDG pour imposer ses vues à la direction nationale du parti et à tout le parti sans aucune forme de consultation et de concertation ? A son initiative personnelle, il décida en pleine campagne du second tour, d’inviter les militants et sympathisants du parti exerçant le métier du commerce à fermer leurs boutiques sans aucune consultation et concertation avec son parti et les autres partis regroupés au sein de l’alliance Cellou Dalein Président. L’adversaire s’en était alors servi à fond pour mobiliser les autres communautés contre le candidat Elhadj Cellou Dalein Diallo. Il s’était également donné le pouvoir de signer l’engagement à la veille de l’élection en garantissant aux responsables de la CENI de faire représenter l’UFDG dans les différents bureaux de vote à Siguiri, Kouroussa, etc. Tout porte à croire que ces deux actes et tant d’autres, établissent que M. Bah Oury s’était assigné comme mission d’empêcher Elhadj Cellou Dalein d’accéder à la magistrature suprême du pays. Il est connu qu’il n’a jamais accepté l’arrivée du président Elhadj Cellou Dalein Diallo à la tête de l’UFDG.

Les militants et sympathisants de l’UFDG apprécieraient bien de savoir le gain qu’espère M. Bah Oury de son entreprise de déstabilisation du président Elhadj Cellou Dalein Diallo. Nous pensons qu’il est temps d’éclairer les lanternes de la base du parti afin qu’elle puisse comprendre les visées/objectifs de M. Bah Oury. La direction nationale du parti se doit de prendre des sanctions disciplinaires et exemplaires contre M. Bah Oury afin qu’il puisse se rendre à l’évidence qu’il n’est pas au dessus de textes fondamentaux de l’UFDG. Nous invitons la direction nationale du parti à infliger une sanction disciplinaire à M. Bah Oury afin de le contraindre de respecter son président et ses collègues.


Alpha Barry
UFDG


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