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La Basse Côte est et resterait une affaire de Soussous
Mohamed Sadibou Camara Samedi, 22 Décembre 2012 13:06
Je comprends plus souvent la frustration des autres communautés de notre cher pays la Guinée, de ne pas comprendre le terme soussou dans cette Basse Guinée si convoitée. La Basse Côte est aujourd’hui pour les chercheurs de pouvoir, comme un homme qui aimerait draguer une belle femme, mais les mots, le courage et surtout la certitude lui manquent cruellement. Plus souvent, il devient impulsif et agressif. Pour ceux qui aimeraient le savoir, le terme soussou ne symbolise pas une ethnie, mais plutôt une valeur que les habitants d’une même région incarnent et défendent avec détermination. Cela signifie que nous pourrons être Bah, Sylla, Beavogui, Kaba et être de la Basse Guinée, donc soussous, parce que nous partageons les valeurs soussous qui sont, « en plus de ce que nous avons de nos origines, nous sommes nés et avons grandis dans la même région, communiquons dans la même langue et surtout reconnaissons que la dignité de l’être humain est sacrée ». Sur ce fait, il est aussi claire que ces Kaba, Diallo, Beavogui, par leurs comportements et analyses, sont tout à fait diffèrent des Kaba de la Haute Guinée, des Diallo du Fouta et Beavogui de la Forêt. La Basse Côte étant une région d’immigration, le droit du sol est plus appliqué que le droit du sang. Cela signifie que moi, Mohamed Sadibou Camara, né à Boulbinet de père nalou et de maman malinké, ne suis pas plus basse côtier, donc soussou qu’un Alpha Condé de père malinké et de maman, je ne sais quoi, malgré son attachement aux Malinkés, ou de Sékouba Konaté de père malinké ; parce que j’incarne les mêmes valeurs qu’eux. Pour ne pas me faire mal comprendre, le cas cité ne voudrait pas dire qu’une fois au pouvoir ou en voulant avoir le pouvoir, on ne peut pas vouloir adopter une autre valeur contraire aux valeurs soussous. Du fait que le Soussou est une miniature de plusieurs entités, il a plus incarné une maturité politique et démocratique que les autres communautés de la Guinée. « La liberté de choix et d’expression lui est fondamentale et rejette totalement l’unilatéralisme et le radicalisme. Plus souvent, le Basse Côtier ne suit pas quelqu’un parce qu’ils partagent les mêmes noms, mais plutôt parce qu’ils partagent les mêmes valeurs. » Mr. Sydia Touré, l’un des meilleurs de la classe politique guinéenne, comme je ne peux dire le meilleur, est un exemple pour comprendre mon dernier passage. Et j’en suis fier, qu’il soit de cette région.
Depuis plusieurs dizaines d’années, des hommes et femmes de différentes communautés ont vécu en harmonie dans cette partie de la Guinée, et qu’on le reconnaisse ou pas, la Basse Côte reste de loin, la région la plus sûre pour les minorités. Elle devrait être une référence pour la Guinée toute entière, un pays multiethnique, dans lequel les majorités (Peuls et Malinkés) sont incapables de gérer, par manque de maturité de gestion, des problèmes de diversités. Notre pays est aujourd’hui politiquement bloqué, tout simplement parce qu’Alpha Condé sait pertinemment qu’il n’a plus de chance en Basse Guinée. Parler la langue soussou et incarner ses valeurs font deux. Cette langue reste la seule au monde qu’Alpha Condé parle couramment, mais ayant la culture et la façon de gestion des autres communautés de la Guinée, qui sont l’ethnocentrisme, le clanisme, le favoritisme, etc., il reste une persona non grata dans cette région, malgré les propagandes des adeptes. Et, ce qui lui est plus fatal, il n’a autour de lui aucun originaire de cette région qui pourrait lui garantir le pouvoir absolu qu’il cherche. Comme je l’ai dit plus haut, les Soussous ne suivent pas, aveuglement, plus souvent. Ils n’utilisent pas la violence pour exprimer leur désaccord, comme le font d’autres, mais les urnes, comme le disent les règles démocratiques. Quand on vit loin de la Guinée, donc loin de la réalité du terrain, on s’inquiète pour cette région, donc automatiquement pour la Guinée, mais une fois au pays, on se rend compte que la Basse Guinée reste la région la plus organisée politiquement, et la cohésion de ses leaders politiques pour empêcher une nouvelle dictature est irréprochable. Et cela fait mal à d’autres. Par manque de maitrise de la région, certains rêveurs des autres communautés passent leurs temps à vouloir créer la division là -dedans, oubliant qu’on ne parle de la vie que si le cœur bat. Pour la construction d’une Guinée glorieuse, certains doivent mettre de côté leur complexe de majorité et accepter la main tendue de la Basse Côte. Il y va de l’intérêt de tout un chacun.
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, RFA
Commentaires
Bon réveillon de Noël et bonnes fêtes !
D'abord, je voudrais vous mettre très à l'aise en vous disant que je déteste du fond du coeur l'ethnocentrisme et dans ma pensée et dans mes actes. Ceux qui me connaissent me le font savoir à toutes les occasions.
Ensuite ce n'est pas parce qu'il n'y a jamais eu de président guinéen d'origine peulhe que le Fouta n'aura pas contribué à casser le pays. Ici, je parle particulièrement de la rivalité peulhs/malinkés qui crève les yeux et qui nous met en retard.
Quant à Dadis, il faut retenir qu'il n'a fait que 12 mois 21 jours, soit du 23 décembre 2008 au 14 janvier 2010 date à laquelle il a signé à Ouagadougou qu'il prenait un repos pour sa convalescence. Bien que cette période soit de courte durée, on retiendra les tragiques évènements du 28 septembre 2009 que tout bon guinéen épris de justice et de paix souhaiterait voir maintenant les coupables traduits en justice et jugés pour que plus jamais ça. On retiendra aussi que Dadis a voulu confisquer le pouvoir, ce qui était contraire à leur engagement lors de la prise de pouvoir et aux normes démocratiques. Par contre et loin de moi l'idée de vouloir défendre Dadis, on retiendra que la dilapidation des deniers publics s'est réellement déroulée sous Sékouba Konaté et son lieutenant Jean Marie Doré.
Pour finir, j'aimerais souhaiter de très joyeuses fêtes de fin d'année à tous les internautes.
Sauf erreur de ma part, cet article est une réplique à celui de Mamadou Barry intitulé « La Basse Guinée n’est pas uniquement une affaire de Soussous.» Malheureusement tous deux sont passés à côté de leurs sujets. Tandis que celui de Mr Barry n’est qu’une propagande électoraliste en faveur de Cellou Dalein Diallo et de son parti l’UFDG, celui-ci essaie de noyer le poisson en inventant une communauté et une culture qui n’existent nulle part en Guinée. Ayant déjà commenté l’article de Monsieur Barry, voici ci-dessous ce que je reproche à celui-ci.
Premièrement, Mr Camara confond Basse Côte et Soussou, ce qui est grave. Tout le monde sait que Soussou est une ethnie à part entière de la Guinée auquel on peut adjoindre le Baga, Landouma, Nalou, Mikhiforè tandis que la Basse Côte est la région Côtière qui abrite la capitale nationale et de ce fait reçoit le plus d’étrangers venus de tous les quatre coins du pays.
Deuxièmement, lorsque Mr Camara déclare que « le terme soussou ne symbolise pas une ethnie, mais plutôt une valeur que les habitants d’une même région incarnent et défendent avec détermination », je dis c’est faux et archifaux. Non seulement le soussou est une ethnie particulière de la Guinée où on ne trouve pas de Diallo, Béavogui, Lamah, Kaba, etc… mais aussi il n’y a pas de valeurs que les habitants de la Basse Guinée incarnent et défendent. Cette région est certes la plus cosmopolite du pays mais chaque personne qui s’y installe garde ses valeurs d'origine mis à part l’effet contagion liée à la mondialisation. Par exemple, moi je suis forestier, j’éduque mes enfants aux valeurs forestières, le malinké ou le peulh fait pareil. Comment je peux être forestier et mes enfants soussous même s’ils sont nés et ont grandi en Basse Guinée. Le soussou n’est pas une nationalité qu’on acquière. Mes enfants se comportent en forestier ou je m’efforce pour qu’ils se comportent comme tel. Les autres font pareil et c'est normal. Sur le plan politique, le pays est tellement ethnisé que tout le monde vote pour son parent partout où il se trouve sur le territoire national ou à l’étranger. Dans les faits, le Fouta et les peulhs étant acquis à la cause de l’UFDG et la Haute Guinée et les malinkés de leur côté au RPG, quand des candidats de ces deux partis vont en campagne en Basse Guinée ou en Forêt, ce n’est pas pour les peulhs ou les malinkés qui s’y trouvent, ils y vont pour solliciter les voix des soussous et des forestiers. C’est ça la triste réalité.
Retenons que ce débat est purement politique et trompeur par endroit. Les peulhs et les malinkés ayant réussi à s’aligner derrière des partis qui les représentent (UFDG pour les premiers, RPG pour les seconds), les Soussous et les forestiers tentent vainement de les imiter mais n’y arrivent pas. Et pour profiter de la «faiblesse» de ces deux groupes ethniques, les malinkés et les peulhs souhaitent de tout cœur qu’ils n’y parviennent jamais, ce qui leur permettrait de pécher en eau trouble. Alors moi je dis de deux choses l’une : ou les soussous et les forestiers font comme les deux autres ont fait et on bloque le pays, ou les malinkés et les peulhs cassent leurs blocs et on construit le pays sur des bases plus nationalistes que régionalistes et ethnocentristes.
Patriote,
Je suis d'accord avec la plupart de votre posting.
Par contre je trouve votre dernier paragraphe tres symplistique.. Votre arguement trop leger! Toutes les regions apart le Fouta ont contribuer a casser ce pays a partir du plus haut sommet de l'Etat..Donc arretez de donner l'impression que c'est les Pheuls et Malinkes qui frainent ce pays!Financierement, Dadis et sa bande ont pille en 2 ans ce que Conte n'a pas fait en 26 ans.. et Sekou en 26 ans
Coedialement
Attachons nous à combattre ce fléau et à l'éradiquer.Le vrai problème se situe là et pas ailleurs.Certes il existe des petites différences.Elles ont été voulues par Dieu pour nous éprouver.Respectons les et essayons de les transcender car c'est à ce prix seulement que nous mériterons la paix et le Paradis. Mais ces différences sont exploitées et exacerbées par nos politicards ,soldats de Satan.Ne tombons¨pas dans le piège de la division démoniaque.
Merci!
Premièrement, Mr Camara confond Basse Côte et Soussou, ce qui est grave. Tout le monde sait que Soussou est une ethnie à part entière de la Guinée auquel on peut adjoindre le Baga, Landouma, Nalou, Mikhiforè tandis que la Basse Côte est la région Côtière qui abrite la capitale nationale et de ce fait reçoit le plus d’étrangers venus de tous les quatre coins du pays.
Deuxièmement, lorsque Mr Camara déclare que « le terme soussou ne symbolise pas une ethnie, mais plutôt une valeur que les habitants d’une même région incarnent et défendent avec détermination », je dis c’est faux et archifaux. Non seulement le soussou est une ethnie particulière de la Guinée où on ne trouve pas de Diallo, Béavogui, Lamah, Kaba, etc… mais aussi il n’y a pas de valeurs que les habitants de la Basse Guinée incarnent et défendent. Cette région est certes la plus cosmopolite du pays mais chaque personne qui s’y installe garde ses valeurs d'origine mis à part l’effet contagion liée à la mondialisation. Par exemple, moi je suis forestier, j’éduque mes enfants aux valeurs forestières, le malinké ou le peulh fait pareil. Comment je peux être forestier et mes enfants soussous même s’ils sont nés et ont grandi en Basse Guinée. Le soussou n’est pas une nationalité qu’on acquière. Mes enfants se comportent en forestier ou je m’efforce pour qu’ils se comportent comme tel. Les autres font pareil et c'est normal. Sur le plan politique, le pays est tellement ethnisé que tout le monde vote pour son parent partout où il se trouve sur le territoire national ou à l’étranger. Dans les faits, le Fouta et les peulhs étant acquis à la cause de l’UFDG et la Haute Guinée et les malinkés de leur côté au RPG, quand des candidats de ces deux partis vont en campagne en Basse Guinée ou en Forêt, ce n’est pas pour les peulhs ou les malinkés qui s’y trouvent, ils y vont pour solliciter les voix des soussous et des forestiers. C’est ça la triste réalité.
Retenons que ce débat est purement politique et trompeur par endroit. Les peulhs et les malinkés ayant réussi à s’aligner derrière des partis qui les représentent (UFDG pour les premiers, RPG pour les seconds), les Soussous et les forestiers tentent vainement de les imiter mais n’y arrivent pas. Et pour profiter de la «faiblesse» de ces deux groupes ethniques, les malinkés et les peulhs souhaitent de tout cœur qu’ils n’y parviennent jamais, ce qui leur permettrait de pécher en eau trouble. Alors moi je dis de deux choses l’une : ou les soussous et les forestiers font comme les deux autres ont fait et on bloque le pays, ou les malinkés et les peulhs cassent leurs blocs et on construit le pays sur des bases plus nationalistes que régionalistes et ethnocentristes.
Je me rejouis dejà que vous ayiez titré : « La Basse Côte est et resterait (et non restera , la difference de mode est importatntissime !!!) une affaire de Soussous ».
Quelques observations :
J’ai quand même du mal à concevoir que le l'appelation Sossou soit si englobante, au point de designer , par definition, que tout habitant et de culture (autochtone-Mikiforè, Nalou, Landouma, Baga,etc ) de la Basse –cote comme soussou.Quel cas faites-vous des ‘’Soussouphones''(neologisme) ou ‘’Hal Sosso ‘’ ?
Pourriez-vous éclairer davantage ma lanterne à ce sujet ? Je reconnais d’emblée l’ouverture et la facilité,dirais-je ,des Basse-côtiers à assimiler les autres .
Mais M Camara, en dépit des moult qualités louables de la Basse-Cote, ne posez vous pas le débat en termes manichéens , tout en n’échappant pas aux écueils de l’égocentrisme et du chauvinisme beat et dangereux , lorsque vous écrivez :
« Du fait que le Soussou est une miniature de plusieurs entités, il a plus incarné une maturité politique et démocratique que les autres communautés de la Guinée(…) et qu’on le reconnaisse ou pas, la Basse Côte reste de loin, la région la plus sûre pour les minorités. Elle devrait être une référence pour la Guinée toute entière, un pays multiethnique, dans lequel les majorités (Peuls et Malinkés) sont incapables de gérer, par manque de maturité de gestion, des problèmes de diversités.
Mais ayant la culture et la façon de gestion des autres communautés de la Guinée, qui sont l’ethnocentrisme, le clanisme, le favoritisme, etc.
(…)
Pour la construction d’une Guinée glorieuse, certains ( ???) doivent ( et pourquoi pas devraient ?) mettre de côté leur complexe de majorité et accepter la main tendue de la Basse Côte. »
Comment pouvez-vous présupposer que Tout Diallo Bah , Barry , Condé , Kouyaté, Lama, Pivi, bref tout Peul ou Malinké ,puisse être Soussou (suivant le droit de sol, vous –même en bénéficiant) , et opérer en aval la dichotomie entre Peuls /Malinkés (les majoritaires) et les Soussous-le Basse-Cotiers donc ?
Je redoute par ailleurs qu’en focalisant sur La Basse-Cote, qu’on ne soit plus contreproductif qu’espéré, en invitant par ricochet à un ancrage dangereux ( le repli étant déjà effectif) sur nos régions, ce qui risque de d’exacerber le précaire équilibre national.
N’eut-il pas été d’intérêt général de parler de la Guinée dans son entièreté , que de le faire d’une seule région?
Dommage que M Mohamed Sampil ne vienne plus.
Merci.
Je tiens a vous informer que la Guinee n'a jamais ete dirigee par un Peulh depuis son independance. Donc, vous n'avez aucune preuve qui indique son ethnocentrisme. Vous ventez le soussou en nommant certaines personnes et en excluant (expressement) d'autres comme Lansana Conte qui est plus soussou qu'eux. La majorite des postes de responsabilite pendant le regime de Conte etait occupee par les Basses Cotiers qui sont aussi soussous. Qu'en dites- vous??
Diallo Mamadou
Un admirateur émoussé qui pense que la Basse Côte est davantage un "Un SWING STATE" à l'image de l'OHIO et que c'est de ce côté que nous devrions approfondir la réflexion .Ne nous enfonçons pas dans la redoutable jungle guinéenne des ethnies et des ethnocentrismes car nous ne nous en sortirons pas!C'est à y perdre son latin et c'est suicidaire.Sur ce point je rejoins résolument TUT et Amara Lamine Bangoura que je salue tous deux.
Joyeux Noël !
par ailleurs votre vision des soussous est idyllique et serait un bonheur si effectivement acceptée comme telle par nos politiciens locaux. Hélas la définition de la coordination de la Basse Guinée et de la majorité des partis de la région est bien plus exclusive.
Finalement j'ai bien apprécié votre justesse dans "le soussou est la seule langue que le PPAC parle couramment" et je rajouterais malgré ses 50 années en France dont 40 sur les bancs de l’université...
En ma qualité de sociologue et connaissant parfaitement ma Guinee,cette situation ne profite qu'a ceux la qui pensent qu'il faut respecter un cycle de gerance ethnique du pays qui ne fait pas l'unanumité....
Je vous prie,en intelectuel,de poser des bebats constructifs profitable a tous les Guineens sans distinction aucune....
Tout debat basé sur la division ethnique n'a pas de place dans notre chere Guinee.
A la lecture de ce commentaire , je suis porté à penser et cela sans aucune connotation péjorative que la Basse Côte "est ou serait" une sorte de "SWING STATE" en période électorale,un peu comme certains états aux USA.C'est le résultat du melting pot par excellence et de l'esprit l'ouverture.
Une main tendue dites-vous. L'ennui -et cela n'engage que moi- c'est que ce sont les peuls qui vous tendent la main depuis LC et rien de ce qui s'est passé ces 2 dernières années ne devrait les y inciter à nouveau.
Je suis entièrement d' accord avec votre texte.je dirai même que la Basse guinée est la "base de la guinée".Elle est et reste le soubassement sur lequel pourrait éventuellement se construire une nation Guinéenne.Et à mon humble avis, le sauveur de notre pays viendrait de cette région quelque soit par ailleurs son origine éthnique.C' est la seule région où chacun peut se sntir chez lui en Guinée.








