La Basse Guinée n'est pas uniquement une affaire de Soussou !

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Plus les élections approchent et plus il y a de bouleversements au sein du paysage politique guinéen. En effet, tout le monde est convaincu que, comme à la présidentielle, les enjeux seront autour la Basse Guinée, de la Forêt et un peu au niveau la Haute Guinée, avec une percée prévisible de Lansana Kouyaté grâce aux déçus du RPG et des deux ans catastrophiques de Alpha Condé.

Cette conception du rôle d’arbitre la Basse Guinée et de la Forêt est en train de faire son petit bonhomme de chemin parce qu’il est communément admis que la Moyenne et la Haute Guinée sont respectivement sous le contrôle de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et du RPG d’Alpha Condé. Dans cette optique, il faut, selon certains, que la Basse Guinée soit sous le contrôle des leaders la Basse Guinée. Cela entraîne forcément une question fondamentale :

Qui est leader de la Basse Guinée ? Faut-il forcément être soussou ou assimilé ? Faut-il être résident en Basse Guinée ? Faut-il avoir un parti politique ? Faut-il avoir participé à la dernière présidentielle ?

Au lendemain de la présidentielle, Cheick Camara, du PUP, ancien ministre des Finances et grand soutien à Cellou Dalein à la présidentielle, avait émis l’idée d’une Basse Guinée réunifiée autour d’un grand parti et d’un grand leader comme en Moyenne Guinée et comme en Haute Guinée. Cette idée était motivée par le besoin de pouvoir négocier en entité/bloc et non plus en individus pas forcément représentatifs la Basse Guinée.

Mais on se souviendra que cette idée de regroupement des forces vives la Basse Guinée ne date pas de maintenant. En effet, du temps de Conté, Mamadou Sylla du patronat, avait lancé son UDIBAG qui n’a pas prospéré justement pour les mêmes raisons de statut particulier la Basse Guinée, au même titre que la Forêt. Ces deux régions on subi une très forte dose d’immigration venant la Moyenne Guinée pour la Basse Guinée et la Haute Guinée pour la Forêt.

Aujourd’hui, la constitution d’un bloc la Basse Guinée refait surface sans que les initiateurs ne soient en mesure de définir clairement qui est basse côtier et qui ne l’est pas. Est-ce qu’il faut simplement être soussou ? La question reste entière et personne ne veut prendre le risque de clarifier les choses.

Ce flou dans les esprits a été encore plus grand lors du passage de Kassory Fofana aux Grandes Gueules ce mardi matin. J’ai attentivement écouté le leader de Guinée pour tous (GPT) qui commence son intervention par expliquer comment les alliances au second tour de la présidentielles se sont formées et que celle autour d’Alpha Condé s’est constituée non pas sur la base d’un programme, mais sur le simple principe de barrer la route à une certaine ethnie qui dérangerait un peu trop lors de la campagne électorale. Ceci est un fait !

J’aimerais, parce que mon intelligence est en dessous de la moyenne, que les bonnes volontés prennent bien le temps de m’expliquer le cas Fofana Kassory, parce que je suis totalement perdu.

Ce monsieur crée Guinée pour tous (GPT) pour participer aux dernières présidentielle avec notamment une affiche qui le présente avec toutes les figures de la nation pour bien montrer son appartenance à toutes les régions naturelle du pays. Une affiche qui montre aussi la diversité de la nation guinéenne.

Au second tour, ce monsieur, d’idéologie libérale, abandonne ses amis libéraux et avec lesquels il a constitué, peut-être le meilleur gouvernement de l’ère Conté, pour aller rejoindre un socialo-communiste simplement parce que sa communauté le lui a demandé ou imposé. Kassory décide donc d’abandonner et d’oublier une Guinée Pour Tous et il va vers une Guinée pour UN. Lorsque quelque temps plus tard, ce monsieur se rend compte que son ami d’hier, aujourd’hui aux affaires, est en train de faire une Guinée pour une autre communauté que celle la Basse Guinée, il décide de prendre ses distances.

Au lieu de rejoindre ses amis naturel, il trouve le moyen de créer un centre qui se retrouve finalement dans l’opposition aujourd’hui comme Club des Républicains (CDR) avec Boubacar Barry de l’UNR et Jean Marie Doré de l’UPG.

Oubliant maintenant ce Club composé d’un ressortissant la Moyenne Guinée et d’un de la Forêt, Kassory Fofana rentre dans un processus dangereux de repli identitaire pour soi-disant retrouver Sidya Touré, Abé Sylla, Fodé Mohamed Soumah pour éventuellement la composition d’un bloc pour la Basse Guinée. Cela montre très clairement que le CDR n’a aucun avenir dans l’agenda de Kassory Fofana. Mais le problème pour Kassory, tous ses amis leaders la Basse Guinée qu’il veut retrouver se trouvent au Collectif, auquel il ne veut pas adhérer.

Si vous comprenez quelque chose dans cette vision, merci de me faire signe !!!!!

La seule certitude que l’on peut avoir aujourd’hui, c’est que la médiocrité a encore repris ses droits dans ce processus de finalisation de la transition. Durant le premier tour de la présidentielle, il y a eu un moment, un semblant de proposition de projets et de programme, mais le second tour a mis de côté les projets pour se concentrer sur les personnes et leur appartenance ethniques. Voilà qu’on remet le couvert pour les législatives.

Encore une fois, les retrouvailles vont se faire autour la base d’appartenance ethnique et régionale.

A ce rythme, je me demande quelle Guinée nous allons léguer à nos enfants.

Je suis perdu !!!!

Monsieur Fofana Kassory, libère ton esprit et fais-nous rêver à travers une Guinée pour TOUS !


Conakry, le jeudi 20 décembre 2012

Mamadou Barry
Analyste financier

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Commentaires  

 
+2 #7 Traore 22-12-2012 07:57

Bien dit mon petit Amara,le peuple doit refuser la gouvernance ethnocentrique de pr Alpha Conde et Clan,car depuis deux ans la competence n'a plus de valeur dans notre.
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+5 #6 TOOLA 22-12-2012 04:50

M. Barry,
« Hal pular de Guinée, rentrons chez nous en Guinée !» (SNB)et laissez les soussous s'organiser et vous apprendre qui vous êtes.
Vous ne semblez pas avoir appris des dernieres élections. Contre toute vraisemblance et avec le plus grand déni de réalité, dans le contexte actuel qui plus est, vous voudriez vous offusquer que les soussous disent «nous les soussous»?.
Le pouvoir est aujourd'hui plus que jamais un rapport de force militaire. Et en dernier ressort chaque communauté s'alliera à celle dont elle redoute le plus la capacité militaire.
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-5 #5 MD 21-12-2012 23:18

Il faut kmeme reconnaitre que les sousous ne constituent pas le plus grand potentiel electoral en Basse Cote. Cela dit, meme s'ils s'alignent tous derriere un des leurs, celui-ci n'arrivera en premiere position sans les autres communautes, notamment les peuhls qui ont massivement envahi la region ou ils se sentent comme chez eux. Ce qui fait que les leaders de la Basse Cote doivent cesser de parler en termes de communautarisme en reference aux sousous et tenir un language qui inclue tous ceux qui ont elu domicile dans cette region et qui ne sont pas sousous. Malheureusement de tous les leaders politiques et sociaux du terroir, les sousous sont sont les plus en vue qui brandissent les sentiments regionalistes et ethniques pour se positioner. Kassori qui se disait republicain mais qui avait accepte de se plier aux pressions des sages de la Basse Cote, eux-memes manupules par AC et Co pour s'allier au RPG autour du concepte "jamais un peuhl au pouvoir" est un exemple eloquent.C'est comme la sortie d'un des leurs sages il y a peu en rapport avec les echaffourees que Aribot qu'is appellent leurs fils, a eu avec la justice, ou ce sage disait qu'ils vont chasse de la Basse Cote tous ceux qui s'attaqueront a leurs fils. De telles derapages sont irresponsables.
Que diront ou feront ces gens si un jour un peuhl ou un autre qui n'est pas sousous mais natif de la Basse Cote se levait et decidait de se porter leader politique de la Basse Cote? Ce qui est d'ailleurs tout a fait normal, car la Guinee est a nous tous.
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+6 #4 boubacar doumba diallo 21-12-2012 19:53

Bravo Amara Lamine Bangoura! Je partage ta vision.
"A priori le Guineen devrait se sentir chez soi sur toute l'etendue du territoire national.L'ethnocentrisme en Guinee est dans une large mesure l'oeuvre de minables politiciens sans vision ni projets fiables de societes{mouvance et opposition confondue},experts en alimentation de tensions communautaires.Tres compatriotiquement!ALB-Birmingham,AL-USA>"
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+6 #3 Amara Lamine Bangoura 21-12-2012 18:54

Tout comme le Foutah n'est pas la propriete exclusive des Peulhs,et la Haute Guinee se saurait etre une chasse gardee des Malinkes,une telle vision denote de la maturite de nos compatriotes et de leur predisposition mentale a s'ateler a,essentiellement determines a s'appuyer sur la fibre communautaire consolider l'edification d'une nation dans le sens noble du terme.A priori le Guineen devrait se sentir chez soi sur toute l'etendue du territoire national.L'ethnocentrisme en Guinee est dans une large mesure l'oeuvre de minables politiciens sans vision ni projets fiables de societes{mouvance et opposition confondue},experts en alimentation de tensions communautaires.Tres compatriotiquement!ALB-Birmingham,AL-USA>
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+1 #2 Patriote 21-12-2012 15:33

Mr Barry,
Décidément vous êtes le nouveau Directeur de campagne de Cellou Dalein Diallo. Mais de grâce respecte les Soussous et les Forestiers. Vous voulez que là où les peulhs et les malinkés ont réussi à s'unir derrière chacun de leur fils, que les Soussous et les forestiers n'y parviennent pas et qu'ils ne jouent que le rôle de faire valoir. C'est purement et simplement de la provocation et c'est vraiment révoltant. Les Soussous et les forestiers en prennent bonne note de votre message et en feront bon usage le moment venu.
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+1 #1 Sidibe 21-12-2012 12:22

Mamadou Barry, fais toi voir (Ta Photo). En plus donne moi les diakanké (Koundara) et Soussou (Sangareah dans Pita) qui sont membres de Haal pular ou de la coordination du foutah? ou les peulhs de Dabola ou dinguiraye membre de la coordination mandingue? donc sache que la coordination de la basse cote est une affaire de Soussou et assimilés ( mikifore, landoumma, diakanké, baga, moryanais...). n'en déplaise aux autres ethnies
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