Gestion de l'UFDG : les vérités d'un militant dans la plus grande conviction !

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La date du 22 novembre 1970 est une date historique pour la Guinée et je souhaiterais que celle de 2012 le soit aussi pour l’UFDG, afin que l’histoire puisse permettre aux générations futures de comprendre une partie de l’histoire de ce grand parti de l’opposition guinéenne.

Il est convenu dans le principe élémentaire de gestion d’une structure, que les problèmes internes se règlent à l’interne. A ce titre, il est coutumier d’entendre nos aînés dire que le linge sale se lave toujours en famille. Cela est ma plus profonde conviction, surtout lorsqu’il s’agit de la gestion au sommet de l’appareil.

Mais il n’est de secret pour personne que la gestion des conflits de leadership au sommet de l’UFDG viole totalement ce principe de droit de réserve et de retenue. Lorsque ce principe élémentaire est bafoué pour aucune autre raison que des querelles de leadership au sein du parti, il est forcément question d’intervenir pour rétablir certaines vérités.

Il est des moments où certaines vérités doivent être dites pour une meilleure appréhension et surtout une meilleure compréhension des problèmes actuels au sein d’une entité. C’est quand tu connais très bien d’où tu viens, qu’il te sera facile de savoir où tu vas et surtout d’aider ceux et celles qui t’ont trouvé en cours de route de faire chemin avec toi dans la cohésion et l’entente.

Pour le commun des Guinéens à l’échelle nationale et pour le militant à l’échelle du parti, il n’est pas question de connaître les querelles ou divergences qui peuvent exister entre les hommes et les femmes au sommet de l’appareil. Le différend doit forcément avoir un règlement au sommet pour ne pas perturber la base. Mais lorsque la base est dérangée régulièrement pour des querelles de leadership, c’est qu’une partie du sommet cherche à déstabiliser l’appareil. A ce moment là, il y a lieu de s’impliquer.

Une querelle au sommet signifie forcément une gestion au sommet et il n’est donc pas question pour un militant de s’interroger sur cette querelle parce qu’il n’est même pas censé la connaître. Mon devoir de réserve s’applique tant et aussi longtemps que la gestion des querelles au sommet reste à la discrétion des membres du sommet. A partir du moment où il y a une volonté manifeste de sortir ces querelles hors de ce cadre, c’est qu’il y a forcément une volonté de nuire à l’appareil. Dès ce moment, mon devoir de réserve ne tient plus.

Ba Mamadou, en rentrant dans la politique avait une vision qui est celle de faire de son parti, un parti qui arriverait au pouvoir après une période définie en trois étapes d’une importance capitale :

  • la première étape qui est celle de la sortie d’une longue et dure dictature du PDG et faire en sorte que le citoyen commence à avoir le début d’un réflexe de courage pour revendiquer ses droits, sa liberté et demander une meilleure gestion des affaires publique ; cette période a commencé par des écrits que les plus vieux connaissent bien au début des années 90 ;
  • la seconde étape qui est celle de la consolidation des acquis, mais aussi et surtout, celle d’une volonté manifeste à rassembler toutes les forces pour la mise en place d’une machine homogène et compacte ; il avait compris que seule cette vision pourrait installer un socle pour la poursuite du combat, cette vision s’est concrétisée par la fusion du PRP, de l’UNR et de l’ANP pour former l’UPR en 1998 ;
  • la troisième étape qui est celle de la consolidation de cette unité et cohésion, en vue de franchir le cap de la gestion simple de la politique et de conquérir le pouvoir par les urnes et à travers un appareil solide et résolument tourné vers la construction d’une nouvelle Guinée unie et prospère ; à cet égard, il a été question de mettre la main sur un homme ou une femme, non seulement avec les talents de leader et de rassembleur, mais aussi et surtout un visionnaire que a déjà exercé le pouvoir et qui a donc une certaine expérience des dossiers et de la gestion de l’Etat. C’est ainsi que Cellou Dalein est arrivé à l’UFDG.


Depuis le 15 novembre 2007, Cellou Dalein Diallo est arrivé à l’UFDG pour prendre la direction du parti, et depuis le 16 août 2009, il a été investi au Congrès du parti comme président de l’UFDG pour une période de 5 ans, et candidat du parti à la présidentielle de 2010. Ceci est un fait et pour tout démocrate, épris de droit et respectueux des règles démocratiques, Cellou Dalein Diallo est le seul maître à bord. S’il y a une quelconque velléité de contestation, elle ne devra se manifester que lors du Congrès du parti en 2014. En attendant cette date, il y a un président, il s’appelle Cellou Dalein Diallo.


Depuis l’arrivée de Cellou Dalein Diallo à la tête de l’UFDG, Bah Oury s’est retrouvé dans une position défensive et empreinte de velléités de contestation ou de navigation à contre courant. Mais il faut se dire que dans ce jeu de rôle, Bah Oury est un champion. Le commun des militants se dit tout bas que Â« Cellou Dalein est président du parti et Bah Oury fait parti de ceux qui l’ont accueilli à l’UFDG, mieux Bah Oury est vice-président du parti. S’il y a un problème au sommet, il sera juste question que le vice-président se lève et aille voir son président pour lui exposer son problème. Il n’a vraiment pas besoin de mettre toute sa frustration sur la place public. Â»

Mais le fait est que Bah Oury ne rassemble pas et ne construit pas. A ce propos, je tiens à vous faire vivre mon expérience :

La gestion de l’Union des forces démocratiques (UFD) 

Des cadres se retrouvent en France et en Europe pour la mise en place d’actions pour l’installation d’une formation politique en Guinée et les fondements d’un organisme des Droits de l’homme en Guinée à la fin du régime de Sékou Touré. C’est ainsi que Bah Oury et d’autres vont se retrouvés en Guinée pour fonder l’UFD et l’OGDH entre autres actions.

Au début des années 90 avec le fameux « complot Â» d’assassinat de Lansana Conté digne de l’époque de Sékou Touré, Bah Oury a été arrêté et la riposte a aussitôt été mise en place sous la direction de Ba Mamadou. A sa sortie de prison, des personnes sont allées voir Bah Oury pour lui dire de venir à l’UNR et d’occuper le poste de secrétaire général dans le but de mettre Bah Ousmane dehors. A l’époque responsable de l’UFD, il n’avait pas la vision de bâtir la machine en préparation.

Le caractère non rassembleur de Bah Oury a commencé à pointer son bout du nez dans la discorde avec les autres leaders de l’UFD en général et le professeur Alpha Sow et Bah Mamadou Baadikko en particulier. C’est ainsi que l’UFDG est née en 1992. Depuis cette date, il aura fallu l’arrivée de Ba Mamadou à fin 2002 pour voir enfin l’UFDG participer à une élection, les communales de 2005. Il aura fallu ainsi attendre 13 ans pour que Bah Oury envisage une élection. Sans trop de conviction, Ba Mamadou le poussera à se présenter à la commune de Ratoma.


La gestion de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)

Après plusieurs signes de divergences de point de vue entre Ba Mamadou et Bah Ousmane, instrument de Siradio Diallo en général et à propos de la participation ou non aux législatives de 2002, en particulier, Ba Mamadou et son comité de soutien quittent l’UPR et se posent la question de savoir ce qu’il faut faire :

  • recréer l’Union pour la nouvelle république (UNR) ;
  • créer un nouveau parti, ou ;
  • prendre la tête d’un parti existant

Le troisième choix a été le bon et c’est ainsi que Ba Mamadou et son équipe sont venus à l’UFDG et que Bah Oury a organisé un congrès pour mettre le Vieux à la tête du parti, et a pris le poste de secrétaire général du parti.

Dès la prise en charge du parti par Ba Mamadou, j’ai personnellement organisé une rencontre pour aller voir Bah Oury avec pour témoin, El Hadj Oumar Kann, El Hadj Abdoul Diallo et Mamadou Dian Diallo, entre autre pour lui dire merci d’avoir accueilli le Vieux Ba Mamadou, mais il est important pour tout le monde et surtout pour lui, de structurer le parti, pour en faire une machine de conquête. A cet effet, je me suis proposé pour mettre toute mon énergie pour cette construction. Il n’en a rien été et nous vivons aujourd’hui les conséquences de cette négligence ou de cette non-prise de conscience à l’époque.

Aussitôt arrivé à son poste, Ba Mamadou a pris la décision de restructurer le parti entièrement et totalement. C’est dans cette perspective que l’idée des quatre 4 vice-présidents est arrivée pour amener au sommet de l’appareil, la présence de représentants des 4 régions naturelles du pays. On aura ainsi quelques temps plus tard, Madame Tofany Anne-Marie pour la Forêt, l’honorable Yaya Keita pour la Haute Guinée, Dr. Fodé Oussou Fofana pour la Basse Guinée et Dr. Saliou Bella Diallo pour la Moyenne Guinée. Il restait entendu que Bah Oury s’occupait du secrétariat général du parti pour la gestion effective de l’appareil.

Dr. Saliou Bella est arrivé après Ba Mamadou de l’UPR. Merci de toujours garder à l’esprit les étapes de conquête du pouvoir de Ba Mamadou. Ce dernier prendra sa place de vice-président chargé des affaires politiques. La machine était en marche et les tractations pour meubler les autres postes de vice-présidents allaient bon train.

A cette arrivée de Dr. Saliou Bella et de son équipe, je suis personnellement retourné voir Bah Oury pour lui demander de prendre le temps de restructurer le parti parce que nous sommes en train de prendre une certaine dimension et qu’il serait important que la machine mise en place puisse absorber les talents au fur et à mesure qu’ils arrivent au parti. Il n’en a rien été et nous vivons aujourd’hui les conséquences de cette négligence ou de cette non-prise de conscience à l’époque.

C’est alors que juin 2006 et 2007 arrivent avec tous les bouleversements sociopolitiques dans le pays à travers les grèves, la déstabilisation de Conté, l’arrivée de Kouyaté, les tractations avec l’UPR, la rentrée politique de Cellou Dalein. Ce sera l’année de tous les dangers et l’UFDG prendra un tournant décisif.

Kouyaté arrive aux affaires et en novembre, après de longues négociations, Cellou Dalein arrive à la tête de l’UFDG avec un comité de soutien composé d’hommes et de femmes venus de tous les horizons, de toutes expériences avec pour seul point commun, la confiance en cet homme qui a fait ses preuves et que bien qu’ayant été de l’autre côté, a la confiance de Ba Mamadou. Avoir la confiance de Ba Mamadou n’était pas donné à tout le monde. Cellou Dalein a eu la confiance de Ba Mamadou.

Farouchement opposé à cette arrivée de Cellou Dalein à l’UFDG à cause de tout ce qu’il a incarné avec Conté, son système et le combat politique passé, j’ai été voir Ba Mamadou pour lui dire qu’il ne peut pas faire cela à Bah Oury parce que c’est injuste. Un homme qui vous sort de l’humiliation et qui vous accorde tout le respect et qui vous donne sa place de chef de parti, mérite un retour de l’ascenseur le moment venu. Le doyen m’a dit qu’il comprend mon point de vu, mais que nous ne sommes plus à l’époque des sentiments, mais de la consolidation des acquis de l’unité, de la cohésion, du rassemblement et surtout, de la conquête du pouvoir. Faire en sorte que le moment venu, qu’il n’y ait pas de tâtonnement dans la gestion des affaires publiques. Il dira que pour cette gestion, Bah Oury n’est pas prêt, Dr. Saliou Bella n’est pas prêt et Bah Ousmane n’est pas prêt. Celui qui est prêt s’appelle Cellou Dalein Diallo. Il rajoutera que ces trois là ont le temps d’apprendre à travers des postes ministériels pour s’habituer à la gestion de dossiers d’Etat.

Des discussions au sommet ont eu lieu entre Dr. Saliou Bella, Bah Oury et Ba Mamadou autour de l’arrivée de Cellou Dalein et des enjeux. Il y a eu entente et Ba Mamadou les a chargé d’une mission qui est celle d’aller chercher Cellou Dalein.

Dans ces tractations, Bah Oury a eu un temps d’hésitation, un peu du genre de quelqu’un qui a eu des avis qui lui disent de ne pas accepter cette arrivée de Cellou Dalein. Dans les discussions, Ba Mamadou a senti cette hésitation et il a décidé de partir. Il aura fallu une grande assise chez le Vieux el Hadj Oumar Gnéloé Diallo, proche de Ba Mamadou, pour que Bah Oury présente ses excuses à Ba Mamadou. Voilà le climat dans lequel Cellou Dalein est arrivé à la tête de l’UFDG

Le 15 novembre 2007, Cellou Dalein est arrivé à l’UFDG pour en prendre le parti en main. La restructuration est en cours, certes mais les lacunes dans la préparation de cet appareil à accueillir toute cette masse de cadres, de militants et de sympathisants a entraîné et entraîne encore de nos jours un manque d’organisation qui constitue le tendon d’Achille de l’UFDG. Bah Oury, en tant que secrétaire général du parti et patron de l’appareil n’a pas été à la hauteur des attentes. Nous vivons aujourd’hui les conséquences de cette négligence ou de cette non-prise de conscience à l’époque.

Il faut informer les uns, rappeler aux autres que depuis son arrivée à la tête de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo ne perd pas une seule petite occasion pour saluer l’esprit d’ouverture et de sacrifice de Bah Oury pour avoir d’abord cédé sa place au doyen Ba Mamadou, pour avoir accepté de donner un poste de vice-président à Saliou Bella Diallo et de l’avoir accueilli et accepté comme président du parti. Il dira que cet acte lui sera à jamais gravé dans la mémoire.

Dans le processus de restructuration du parti, Bah Oury revient pour dire qu’il ne peut pas être simple secrétaire général du parti, qu’il faut qu’il soit vice-président parce qu’il ne peut pas donner son poste de patron du parti à Ba Mamadou, que Dr. Saliou Bella vienne comme vice-président, que Cellou Dalein vienne maintenant être président et que lui reste secrétaire général alors que c’est lui qui a accueilli tout ce monde. Nous avons mis les mains et les pieds pour expliquer à Bah Oury qu’il est celui qui tient le parti en tant que secrétaire général et qu’il sert de trait d’union entre la direction et l’exécutif. Il lui a été dit que s’il devient vice-président, il sera à la même enseigne que les autres vices qui auront exactement le même droit de regard sur la gestion de l’exécutif que lui. Il devint vice-président, laissant ainsi un vide au niveau de la colonne vertébral du parti.

Dans l’occupation des postes de vice-présidents, Dr. Fodé Oussou viendra prendre la place de vice-président en charge des affaires sociales et juridiques, Madame Tofany Anne-Marie, celle de vice-présidente en charges des affaires culturelles et l’honorable Yaya Keita celle de vice-président en charge des affaires économiques et du développement. Finalement Bah Oury prendra la place de vice-président en charge de la communication et des relations extérieures. Ces désormais cinq (5) vice-présidents seront logés à la même enseigne, chacun dans son domaine et chacun pouvant avoir une mission du président à sa discrétion.

A la fin des bonnes grâces de Conté, Kouyaté sera débarqué et Ahmed Tidiane Souaré viendra aux affaires comme premier ministre en 2008. Dans un gouvernement d’union nationale, Cellou Dalein demandera et obtiendra une place pour l’UFDG et Bah Oury sera nommé ministre de la Réconciliation nationale. Je suis alors allé le voir pour lui dire que s’il m’avait écouté pour la restructuration du parti, il aurait été en position de mettre des cadres valables à ses côtés pour l’atteinte de ses objectifs. Il me tiendra alors la main pour me dire : « j’ai quelque chose de plus grand pour toi ! Â» Je lui ai alors répondu qu’il n’avait rien du tout avec un Conté mourant et Souaré sur un siège éjectable. Pendant cette période, il arrivait souvent que l’on rappelle à Bah Oury de ne jamais oublier qu’il est ministre pour défendre la cause et la vision de l’UFDG et non celles de Souaré. Déjà là, la dissidence prenait forme.

A cette époque, j’étais le directeur administratif et financier du projet « Faisons ensemble Â» pour la démocratie et la bonne gouvernance, sous financement USAID qui s’impliquait beaucoup pour la restauration de la démocratie et le retour à l’ordre constitutionnel. Dans ses activités et avec la présence d’Ibrahima Naby Diakité du projet et désormais membre du gouvernement, le projet était impliqué dans le plan d’urgence du gouvernement. Il était question d’aider Bah Oury dans un plan d’action pour l’installation de son département et financement les premières mesures de son programme. Mais par négligence, ce plan n’a jamais vu le jour jusqu’à l’arrivée du CNDD.

A la mort de Conté, les choses se sont bouleversées et le CNDD est arrivé aux affaires avec une volonté manifeste de mettre hors d’état de nuire Cellou Dalein Diallo. C’est alors que l’on a mis en place cette machine de répression, d’intimidation et de harcèlement de certains cadres, commerçants et autres personnes susceptibles d’être proches de Cellou Dalein. On a alors parlé du fameux mot magique des « audits Â». A cette période et curieusement, Bah Oury a commencé à parler de possibilités d’envisager une éventuelle alternative au cas où les audits « décapiteraient Â» l’UFDG. Cela semblait curieux comme vision de la part d’un vice-président à l’égard de son président.

Durant cette transition avec le CNDD, l’opposition politique, dans sa lancée pour vite finir avec la gestion des affaires par la junte, s’est constituée en une entité qui porte le nom de « Forces Vives Â». Cette entité qui avait commencé à prendre forme depuis les évènements de juin 2006 et consolidé après les évènements de janvier et février 2007, avait pour principal objectif la fin de la transition militaire avec des élections en 2009.

A travers cette négociation, l’UFDG a réussi à obtenir le poste de patron de la commission politique et Oury a occupé ce poste. Il était en charge de cette commission au moment du massacre du 28 septembre 2009. Dans une gestion très approximative, Bah Oury réussira à se mettre à dos, une bonne partie des leaders de l’opposition en particulier Jean Marie Doré, Louncény Fall, Sidya Touré et Bouba Sylla. A ce niveau, il sera victime de sa gestion et il perdra ce poste au profit de Bah Mamadou Baadikko.

Le 3 décembre 2009, Dadis est tapé et les tractations commencent pour le gouvernement de transition qui sera issu de cette opposition qui a été victime des massacres du 28 septembre. La question était de savoir qui allait être premier ministre, un politique ou la société civile. Je vais voir Bah Oury pour lui demander s’il est intéressé, il me dit « oui Â». Je lui demande si on peut commencer la campagne, il me dit « oui Â». Je lui demande si Cellou Dalein est au courant, il me dit « non Â». Je lui demande alors comment il veut être premier ministre d’un gouvernement de transition alors que son président n’est même pas au courant. Il me dit que cela ne doit pas venir de lui, mais de l’opinion des uns et des autres. On est en train de parler d’une relation entre un vice-président et son président.

Les évènements ont pris la tournure que l’on connaît et contre toute attente, Bah Oury a déclaré officiellement que l’UFDG soutient la candidature de Hadja Rabiatou Serah Diallo, du syndicat, au poste de premier ministre du gouvernement de transition, contre le politique Jean-Marie Doré. L’UFDG paiera cash ce choix à la présidentielle avec une Hadja Raby qui ne sera pas en mesure d’empêcher la machine de nuire au candidat de l’UFDG.

Pour la composition du gouvernement de transition sous la conduite de Jean-Marie Doré, l’UFDG sera sollicitée pour un poste à l’enseignement technique et la formation professionnelle. Au sein du parti, la direction s’est retrouvée et suivant des critères bien précis, sur une liste de plusieurs candidats, le premier était Fodé Oussou et le dernier Saliou Bella. Il aura fallu l’intervention de Cellou Dalein pour demander à Fodé Oussou de céder sa place au profit de Saliou Bella parce que après Bah Oury, Saliou Bella fait partie de ceux qui les accueillit à l’UFDG. C’est ainsi que Saliou Bella est devenu ministre et Fodé Oussou, directeur de campagne de Cellou Dalein Diallo.


La gestion de l’élection présidentielle

Dès l’amorce de la campagne présidentielle, le parti a dépêché ces vice-présidents à l’intérieur du pays. Ainsi, madame Tofany Anne-Marie est partie en Forêt et l’honorable Yaya Keita est allé lui, en Haute Guinée. Il faut rappeler qu’à cette époque, Dr. Saliou Bella Diallo était ministre du gouvernement de transition.

Il restait dont Fodé Oussou, directeur de campagne et Bah Oury. Les rôles et responsabilités étaient bien définis. Fodé Oussou aux côtés de Cellou Dalein pour la tournée tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.


Il revenait à Bah Oury, en tant que vice-président en charge de la communication et des relations extérieures, de mettre en place une cellule de communication digne de nom, de coordonner les actions du directoire de campagne avec Issa Soumah, l’adjoint de Fodé Oussou resté à Conakry et surtout, suivre effectivement de près, le processus électoral aux niveau des instances en charge (CENI, groupe de contact, PNUD, OIF et le gouvernement de transition).


A la surprise générale, Bah Oury abandonne toutes ces grosses responsabilités à Conakry pour suivre la délégation de Cellou Dalein à travers tout le pays. Le parti s’est alors vidé de tous ses vices et donc de toute sa direction à Conakry, laissant ainsi place à toute la liberté à nos adversaires de faire ce qu’ils ont voulu pour miner le terrain en toute quiétude.

Au second tour avec les alliances, Bah Oury a eu tout le loisir de mettre en place la machine de communication et d’user d’un certain nombre de leviers diplomatiques pour prévenir et contrer certaines dérives. En tant que premier responsable de la communication de l’UFDG, il a fait en sorte que le parti soit totalement absent de la scène pendant les quatre mois qui ont séparé le premier du second tour.

Dans une attitude totalement cavalière et solitaire, Bah Oury a décidé, de manière unilatérale, d’une ville morte, paralysant ainsi toute activité économique à Conakry. Nos adversaires ont saisi l’occasion pour communiquer sur la volonté de l’UFDG d’affamer les populations avant même d’accéder au pouvoir. La communication, sous la conduite de Bah Oury n’aura jamais été à la hauteur des attentes. Cela a aussi et encore été le cas pour la fameuse eau « empoisonnée Â» et la suite à Siguiri et Kouroussa. La communication de l’UFDG a été absente à la disparition de plusieurs dizaines d’ordinateurs configurés de la CENI et à l’incendie de l’entrepôt de cette même CENI au camp Samory Touré. Chacun est en mesure de donner des exemples de manquements ou de lacunes dans la communication de l’UFDG à cette époque.

C’est dans une totale incompréhension que tout le monde a appris les attaques, en même temps, de Bah Oury contre Jean-Marie Doré, premier ministre de la transition, Tibou Camara, secrétaire général à la Présidence et Sékouba Konaté, président de la transition. Faut-il souligner que ces trois hommes étaient les hommes forts de la transition alors que le leader de l’UFDG est candidat au second tour. N’était-ce pas tout simplement un suicide ??? Est-il besoin aussi de rappeler que Bah Oury avait officiellement demandé le soutien à Hadja Rabiatou Serah Diallo pour la primature au détriment de Jean-Marie Doré ??? Cela ne compromettait-il pas tout simplement les chances de Cellou Dalein dans la course à la présidence ???

Toujours dans la même lancée, il a été question de ne jamais accepter les résultats de Siguiri et de Kouroussa au second tour et après la chasse aux sorcières dans ces deux circonscriptions électorales, parce que l’UFDG se trouvait dans l’incapacité d’y envoyer des représentants dignes de foi dans les bureaux de vote. Bah Oury s’est retrouvé dans une situation avec Saran Daraba pour sortir un papier selon lequel, l’UFDG aura des représentants dans ces circonscriptions. On connaît la suite.

Bah Oury, volontairement ou par ignorance, par négligence ou encore par incompétence, n’a jamais été en mesure de mettre en place une structure pour gérer la communication du parti pour relever les défis. Cette lacune a joué un rôle déterminant dans la défaite de l’UFDG aux présidentielles.


Après la présidentielle

Comme s’il fallait désormais récupérer « son Â» parti, il a été question de commencer à faire allusion, jamais directement, mais toujours par personnes, par articles, par journalistes, par sites internet interposés, que Cellou Dalein n’est pas à la hauteur. Cette vision utilise des arguments selon lesquels Cellou Dalein ne serait pas le leader qu’il faut pour aller au pouvoir parce que n’étant pas courageux et déterminant et que c’est Bah Oury l’homme qu’il faut à l’UFDG et patati et patata !!!

C’est alors l’escalade vers la remise en cause de la légitimité et surtout du leadership et de l’autorité de Cellou Dalein au sein du parti. On entend alors de tout et Bah Oury orchestre sa victimisation à tous les niveaux.

Avant le retour de Cellou Dalein, un certain 3 avril 2011, il avait été véhiculé l’information selon laquelle, Cellou Dalein ne reviendrait plus en Guinée parce que n’ayant pas le courage d’affronter Alpha Condé et sa machine à répression. Bah Oury était sur place et il avait la responsabilité de remettre la machine en route. Rien n’a été fait. C’est ainsi qu’il est allé à son tour en France.

A son départ pour la France, l’honorable Yaya Keita a pris la direction du parti. Pour cause de maladie, Yaya Keita partira en France pour des soins, laissant madame Tofany aux affaires. Madame Tofany partira aussi quelques temps après pour des soins à Dakar. C’est alors que Fodé Oussou prendra la direction du parti. C’est dans cette gestion que Saliou Bella est revenu de la Mecque et après un séjour au gouvernement de transition, pour dire qu’il prend la direction du parti parce qu’après Cellou Dalein et Bah Oury, c’est à lui de prendre les choses en main.

C’est alors qu’il y a eu la bagarre de leadership et surtout de la fameuse notion de préséance au niveau des vice-présidents en général et à celui de Fodé Oussou et Saliou Bella en particulier. Le parti a commencé à perdre des plumes à ce niveau parce que Bah Oury se dit fondateur du parti et donc après Cellou Dalein c’est lui en toutes circonstances. Mais l’ordre de préséance est par rapport au président Cellou Dalein et non par rapport aux vice-présidents. Autrement dit, si Cellou Dalein s’absente, c’est Bah Oury qui prend et si Bah Oury à son tour s’absente, c’est Saliou Bella qui prend. Mais si Bah Oury revient, il ne reprend pas la direction du parti, c’est toujours Saliou Bella qui dirigera jusqu’au retour de Cellou Dalein parce que les vices sont logés à la même enseigne, chacun dans un domaine bien précis.

Nous avons tous suivi la bagarre entre Fodé Oussou et Saliou Bella à propos de la direction du parti. A cette époque, Bah Oury était en France et il a commencé à faire savoir que c’est lui le fondateur du parti et premier vice-président et qu’à son retour, il reprendra son poste par tous les moyens. Choses promises, choses dues. Dès le premier jour d’assemblée, Bah Oury vient avec des loubards pour casser tout sur son passage si jamais quelqu’un lui dit qu’il ne présidera pas. Il aura fallu l’implication d’El Hadj Oumar Gnéloé Diallo, ce même vieux qui avait exigé que Bah Oury présente des excuses à Ba Mamadou pour la non-acceptation de Cellou Dalein comme président de l’UFDG.

Au moment des négociations entre le conflit de leadership de Fodé Oussou et Saliou Bella, il a été question selon Saliou Bella de dire qu’il n’est pas respecté au sein du parti et que personne n’a de la considération pour lui. Des dispositions avaient été prises au niveau de la direction pour régler ce problème. Par la suite, il a été dit qu’il faut que Fodé Oussou accepte qu’il dirige le parti parce qu’avec l’absence de Cellou Dalein et celle de Bah Oury, c’est lui le patron. A l’époque, les médiateurs qui étaient Kalémodou Yansané et Ibrahima Sory Alain Touré, sont venus faire le point à la direction du parti et Fodé Oussou a dit que si cela peut le faire revenir, il accepte de céder le fauteuil à Saliou Bella. Mais la décision avait déjà été prise de partir, il n’y avait donc plus que des arguments tous aussi farfelus les uns que les autres.

Madame Tofany de retour de Dakar dira être la femme de la direction et décidera d’inviter ses collègues chez elle sous la direction de son époux pour régler définitivement ce problème entre les vices. Dans la discussion, Bah Oury et Saliou Bella se mettront d’accord pour dire à madame Tofany que c’est une affaire entre Labé et Pita. Voilà, le mot est sorti !! Donc nous avons encore en face de nous un Bah Oury qui fonctionne dans une logique de Labé et Pita. Cellou Dalein de retour, profitera d’un voyage pour recevoir ses prix à Lomé (OPAD) et Dakar (Cauris d’Or), pour régler le différend entre Bah Oury et Fodé Oussou.

Arrivent alors les évènements du 19 juillet 2011 et la sortie de Bah Oury du pays. A l’extérieur, les choses reprennent de plus belles encore et Bah Oury monte d’un cran dans les attaques et les invectives contre Cellou Dalein. Toute la rancœur se déverse sur la place publique. Fort dans la victimisation, Bah Oury, à tort, estime qu’il n’est pas suffisamment soutenu par le parti et que l’UFDG ne prend pas position en sa faveur pour exiger plus du pouvoir actuel. Il foule au sol toutes les actions prises par le parti dans un contexte extrêmement difficile.

A chaque occasion, Bah Oury profite pour se « victimiser Â» davantage et mettre à mal Cellou Dalein avec l’opinion et surtout les militants à la base, espérant ainsi se frayer un chemin pour remettre en cause la légitimité de Cellou Dalein. A l’étranger, Bah Oury ne s’occupe plus d’Alpha Condé, supposé être son seul adversaire politique. La cible de toujours et privilégiée reste et demeure Cellou Dalein Diallo, son président. A la direction, et partout, on soutient que lorsqu’un vice-président a un problème dans le parti, il se met en contact avec son président et ils parlent en adultes et responsables. Bah Oury préfère mettre sur la place publique sa rage et sa rancune.

Depuis l’étranger et sous le faux problème que le parti ne lui apporte pas un soutien total et inconditionnel en défendant sa cause par tous les moyens. Mais cela n’est qu’un prétexte pour déstabiliser parce que la volonté de déstabiliser est là depuis du vivant de Ba Mamadou.

Si tout le monde reconnaît qu’il y a des choses à revoir sur la gestion du parti en général et au sommet en particulier, il faut aussi avoir l’honnêteté de reconnaître que cela est un fait avant même l’arrivée de Cellou Dalein à l’UFDG. Bah Oury est vice-président de ce parti, il semble à tout un chacun que si les choses ne vont pas comme cela devrait, il est aussi responsable en tant que vice-président. Si cela est le cas, il doit se retrouver avec son président pour régler les différends entre eux sans que cela ne soit mis sur la place publique.

La seule et unique raison de mettre les problèmes internes au sommet et à la direction du parti, c’est que l’initiateur de ce déballage veut tout simplement la déstabilisation du parti. Pour éviter le clash, des démarches ont été depuis longtemps entreprises avec des amis de Bah Oury pour lui dire d’arrêter, les proches en ont fait de même, la famille aussi. Tout a été fait pour que le débat se situe entre Pita et Labé, faisant ainsi croire que ce n’est pas une affaire de leadership entre deux hommes, mais tout simplement un problème entre Pita et Labé.

A chaque promesse de la part de Bah Oury de ne plus se mettre sur la place publique et déballer les problèmes de gestion interne du parti, l’opinion se retrouve toujours avec une nouvelle sortie encore plus fracassante que la précédente. Conséquences, ses amis ne le suivent plus parce qu’ils estiment que Bah Oury est en train de casser le travail de plusieurs décennies.

La vérité aujourd’hui est simple. Il y a des ambitions des uns et des autres que nul ne peut maîtriser. L’UFDG se trouve à la croisée des chemins et la seule et unique solution pour sortir de cette crise est la convocation d’un congrès extraordinaire avant 2014, date initialement prévue.

L’UFDG se trouve dans une grosse crise de leadership et Bah Oury, pour des raisons qui lui sont propres, ne reconnaît plus le leadership de Cellou Dalein. La crise est profonde et ne trouvera jamais de solution autour d’une table. Il va falloir aller aux urnes à l’interne.


Pourquoi faut-il aller au Congrès ?

Il est dans la nature des choses qu’après chaque bataille ou après chaque campagne, il y ait un temps d’arrêt pour réellement et effectivement tirer les leçons de ce qui s’est passé et remettre les choses en place pour préparer la poursuite du combat. Cela est obligatoire surtout après une défaite. Cette réalité est valable pour toutes les formations politiques.

Une des principales leçons à tirer de cette défaite de la présidentielle est le manque de mise en place de structures effectives et efficaces au niveau de l’UFDG. Cette lacune a conduit à un laisser-aller à tous les niveaux. Les uns et les autres ont pensé que la masse à elle seule pourrait changer la donne.

Au niveau des instances du parti, il y a un gros besoin de mettre les jeunes dans une dynamique nouvelle à travers une restructuration douloureuse certes, mais salutaire pour les échéances futures.

A cette croisée des chemins, l’UFDG a besoin d’un nouveau souffle et d’une nouvelle impulsion. Pour ce faire, il est important et primordial de revoir de fond en comble les structures du parti de la base au sommet, les documents constitutifs, revoir en profondeur l’ossature même de la machine, le besoin de rajeunissement des instances, la détection de nouveaux et jeunes talents et le positionnement des cadres.

Les ambitions des uns et des autres dans la gestion du parti, et le positionnement pour les futures échéances électorales entraînent aujourd’hui forcément des velléités qui ne peuvent pas être réglées à l’amiable et ces combats de personnes ne peuvent pas être ramenés à de simples discussions entre Pita et Labé. Les enjeux pour l’UFDG et pour le pays sont plus importants que ces querelles de bas niveau.

La fracture est telle qu’il n’est plus possible pour Bah Oury de revenir à la raison pour reconnaître la légitimité de Cellou Dalein Diallo en tant que président du parti. La contestation ne fera que s’accentuer avec des attaques de parts et d’autres de plus en plus fréquentes et toujours encore plus violentes.

Cellou Dalein se trouve dans une position très délicate. Il se dit avoir eu le fruit de tout le combat de Ba Mamadou et de Siradio Diallo de leur vivant, la cohésion, l’unité et la mise en place d’une machine orienter vers la même direction et ayant en commun un même but. A ses yeux, cette mobilisation autour de sa personne et après de multiples sacrifices n’a pas de prix. Il est donc essentiel pour lui de préserver cette cohésion. A ce titre, il faut à tout prix éviter le retour en arrière. Mais à l’impossible nul n’est tenu et il est difficile de maintenir quelqu’un dans une maison s’il ne veut pas y rester. Saliou Bella est parti en fin de compte, malgré toutes les tentatives de le retenir. Saliou Bella avait déjà décidé de partir dès la fin de la première partie de la transition, c’est-à-dire l’élection présidentielle.

Aujourd’hui, Bah Oury caresse les mêmes ambitions que Saliou Bella, mais à la différence que lui, ne veut pas quitter l’UFDG, mais veut reprendre les choses en main, avec pour instrument, les frustrations des uns et des autres et le désordre au sein du parti qu’il a lui-même aidé à installer et à entretenir des années durant.

La seule solution aujourd’hui est d’anticiper le Congrès de 2014 et de demander aux militants et responsables du parti de faire un choix entre Cellou Dalein et Bah Oury pour la direction du parti.


A la lumière des derniers évènements, il semble bien que la fracture au sommet soit totale. Avec les menaces de Bah Oury qui demande à la majorité des militants de l’UFDG qui sont pour lui de se préparer à prendre leurs responsabilités, il semble qu’il parle du travail de la médiation auquel il ne croit pas du tout. Comme il dit être démocrate et que ce sont les militants donc qui prendront leurs responsabilités, je suis un militant de la première heure et je demande la convocation d’un Congrès EXTRAORDINAIRE dans les meilleurs délais pour remettre à qui de droit, toute la légitimité pour conduire le parti vers la victoire finale lors des prochaines échéances électorales.


L’opportunité sera mise à profit lors de ce congrès pour installer, pour 2015, le candidat de l’UFDG, pour aussi meubler les postes de vice-présidents dont les titulaires sont décédés ou partis. Il s’agit de Dr. Saliou Bella Diallo, honorable Yaya Kéita et bien entendu Bah Oury. Fodé Oussou et Madame Tofany étant en fonction, seront à la rigueur reconduits dans leurs fonctions.

De la même manière, le Bureau exécutif sera mis en place, au sein duquel certaines personnes seront choisies pour la constitution du conseil politique, et d’autre pour l’occupation des postes de secrétaires nationaux.

Au niveau des communes, il a été question, pour des besoin de gestion d’élections de proximité à venir, de diviser en deux ou trois fédérations, certaines circonscriptions électorales et pour plus d’efficacité à la base. A ce niveau pour Conakry, on a désormais 11 fédérations au lieu de 5 (3 à Ratoma au lieu d’1, 3 à Matoto au lieu d’1, 2 à Dixinn au lieu d’1, 2 à Matam au lieu d’1 et toujours 1 à Kaloum). Ce processus devrait être poursuivi pour l’ensemble des 33 circonscriptions électorales.

Toujours dans la même lancée, les organismes parallèles que sont les Comités nationaux des jeunes, des femmes et des sages devront aussi être installés à travers ce congrès.

C’est à ce seul prix que le parti pourra permettre à ses acteurs sur le terrain de posséder la légitimité et toute la légitimité d’exercer une fonction au sein du parti. C’est alors et alors seulement que le parti mettra fin à la gestion approximative des humeurs des uns et les caprices des autres. Cela permettra d’éviter des implications d’instances non politiques dans la gestion même interne du parti. C’est à ce prix que l’UFDG va éviter que les conflits de leadership ne se transforment en batailles rangées entre les différentes parties d’une ou plusieurs régions du pays.

A ceux et celles qui vont encore chercher des arguments pour repousser cette restructuration obligatoire et salutaire pour l’avenir du parti en se disant que le temps est court et qu’il vaudrait mieux se concentrer sur les législatives actuellement, je dis qu’il n’y aura pas de législatives avant juin 2013 au plus tôt.

Mieux vaut tester le bateau lorsqu’il est à quai, plutôt que d’attendre qu’il soit en haute mer, parole de marin !!!


Mamadou Barry
Analyste Financier

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Commentaires  

 
+1 #15 Ibrahim 29-11-2012 20:51

Doyen Kyle, j avais lu l article apres j ai poste mon commentaire, mais vous avez tout a raison de dire que cette ligne de l auteur m a echappe Mes excuses d avoir adresser mon commentaire envers vous.
Je demanderai a l auteur qui semble bien informer ce ki se passe ds ce partis, je dirai meme etre l historien de ce partis. KI A TOUT FAIT POUR KE LE DEBAT SE SITUE ENTRE PITA ET LABE?
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+4 #14 Ibrahima Kylé Diallo 28-11-2012 18:44

Ibrahim, je crois que vous avez lu ma réaction avant de lire l'article qui parle de Pita et de Labé! Lisez et relisez et vous verrez! Mamadou Barry ne devrait même pas faire allusion à ces 2 villes voisines que certains préfèreraient rivales.Ce genre d'erreur risque de rendre le débat foutano-foutanien.
Par ailleurs, il faut éviter la confusion entretenue de part et d'autre. Le but d'un congrès extraordinaire n'est pas de remettre le mandat du président en jeu mais de débattre des problèmes du parti.
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+7 #13 Thierno Bah 28-11-2012 16:02

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ce n’est pas dans ces conditions que l’UFDG va remporter les prochaines législatives ou les présidentielles de 2015. Les compétences sont ailleurs. En Guinée on ne change pas une équipe qui perd. Let’s be honest and objective about it !
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+2 #12 Sekou Koulibaly dit DRAG 28-11-2012 15:59

Si je comprend bien, voila le schema:
L'RFDG a perdu les elections par ce que perdu le soutiens d'une grande partie de la basse cote et la foret
La foret n'a pas soutenu l'ufdg au 2e tour par ce que les leaders de cette regions ne se sont pas assez mouillés pour Celou
Ces derniers ne se sont pas mouillé par ce que le 1er vice president et principal fondateur vivant du l'UFDG, Bah Oury, par ses declarations entre les deux tours, a montré que ce sera une victoire des peuls sur la guinée et non une victoire de l'ufdg.
Donc evdemment Sidya et Abe ne se sont pas assz mouillé, mais c'est Bah Oury le responsable.
Il ne suffit pas de lire les arctilcles, mais bien les lire. Et vous comprendrez. Bah Oury ne construit pas et ne rassemble pas.
Mais surtout il n'ose pas dire ce qu'il pense quand il n'est pas d'accord avec Celou. Par orgeuil ? Par peur ? Par ethnocentrisme ou par complexe ? Je ne sais pas.
Ce qui est sur s'il avait la capacité de mener l'ufdg vers une victoire quelconque, bah mamadou n'allais pas le laisser, lui un membre fondateur, et donner la tete du parti à Celou.
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+1 #11 Ibrahim 28-11-2012 15:41

"Depuis le 15 novembre 2007, Cellou Dalein Diallo est arrivé à l’UFDG pour prendre la direction du parti, et depuis le 16 août 2009, il a été investi au Congrès du parti comme président de l’UFDG pour une période de 5 ans, et candidat du parti à la présidentielle de 2010. Ceci est un fait et pour tout démocrate, épris de droit et respectueux des règles démocratiques, Cellou Dalein Diallo est le seul maître à bord. S’il y a une quelconque velléité de contestation, elle ne devra se manifester que lors du Congrès du parti en 2014.
En attendant cette date, il y a un président, il s’appelle Cellou Dalein Diallo" (1)
Un peu impératif comme opinion, comme si CDD était un coq dans une basse-cour. Du calme, monsieur.
Vous nous apprenez ainsi que Cellou est venu au parti pour prendre directementsa tête. De 2007 à 2009, il ne lui aura fallu que deux ans pour passer de militant "bleu" à première personnalité de l'UFDG. Quel génie il doit être! Car je n'ose croire que M. Cellou a été directement parachuté de nulle part (par rapport à ce parti, entendons-nous bien) directement à la tête de l'UFDG. Si cela est le fait de notre estimé Bâ Mamadou, c'est à ne rien y comprendre.
Ce sont là parait-il, des vérités d'un militant dans la plus grande conviction. Pas avec, mais dans. Si vous êtes le type de militant commun à l'UFDG, beaucoup de faux pas deviennent compréhensibles, nous ne disons pas excusables.
Considérons que notre compatriote analyste financier ne s'est pas trompé, mais que s'il est réellement financier comme il l'affirme, il n'est certainement pas un excellent politique (les guinéens adorent les titres et les mettent en avant à toute occasion). Il faut se poser des questions sur l'état de la démocratie interne au sein des instances de l'UFDG, comme dans les autres partis d'ailleurs. On sait qu'au RPG par exemple Alpha est un véritable Empereur.
Dictateur, définition: Personne qui détient tous les pouvoirs, qui commande en maître absolu (Larousse) . Monsieur Mamadou Barry, analyste financier aurait mieux fait d'écrire: "En attendant cette date, il y a un dictateur, il s’appelle Cellou Dalein Diallo."
Sachant qu'au bout du mandat, si tous les contradicteurs ont été laminés entre temps, il ne restera que les échines souples pour le reconduire à "l'unanimité" à son poste.
La grosse tare de tous les partis guinéens, pouvoir et opposition confondus, c'est qu'il faut chercher les rares qui fonctionnent avec une vraie démocratie interne.
Comment ces partis qui manquent si cruellement de ce mécanisme logique de fonctionnement peuvent-ils apporter la démocratie au peuple guinéen?
L'expérience a prouvé qu'une assemblée de dictateurs, conducators, Excellences, Pères de la nation, etc.. n'enfantera jamais de la démocratie, car ils manquent cruellement de deux ingrédients essentiels, l'humilité personnelle et l'écoute des autres. C'est notre point de vue de citoyen tout court.
Monsieur l'Analyste qui nous apprend qu'il est aussi marin mais apparemment peu au courant de la marine qui elle, teste ses navires à quai et en haute mer (Mieux vaut tester le bateau lorsqu’il est à quai, plutôt que d’attendre qu’il soit en haute mer, parole de marin ) risque de donner raison à M. Georges Orwell: "Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que du vent."
En vérité, le bateau UFDG est depuis longtemps en Haute-mer politique, aux prises avec les flots démontés des Angbansanlés et tangue dangereusement. Mais l'orchestre des laudateurs continue de jouer comme si de rien n'était. Un prochain naufrage du Cellou-Titanic en vue?
Car, malheureusement aux commandes il y a un capitaine qui commence tout juste à apprendre son alphabet marin et qui ne sait pas lire ses cartes ou s'orienter avec sa boussole. Et son sextant est rouillé depuis longtemps. Un peu tard, on pourrait dire, certains membres de l'équipage ou passagers ne le réalisant même pas qu'ils vont droit, à toute vapeur sur les bas-fonds.
Dommage, tout simplement.
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+10 #10 alpha 28-11-2012 12:27

Mr barry, le probleme de l'UFDG c'est exactement ces jeux de clan aux quels vous vous livrez ici.Votre article porte en lui même toute la contradiction.OURY EST COUPABLE, CELLOU EST INNOCENT.
Aiyez une hauteur de vue. Nous avons besoin d'un conciliateur, pas de denonciateur et c'est ce, á quoi vous vous livrez ici.
Toutes ces sorties mediatiques de vous, de oury ou de oussou expriment la mediocrité au sommet de ce parti.
Vous auriez pris l'initiative de reconcilier les positions de oury et de cellou, toute personne de bon sens vous aurait apprecié. Ici vous jouez le jeu auquel vous etes habitué á savoir:porter des jugements qui accentuent la division et radicalisent les positions. C'est tout simplement MEDIOCRE!
Les vrais militants de conviction n'attendent pas ce genre de sortie qui seme encore plus de confusion.
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+8 #9 DIALLO 28-11-2012 11:18

Cher Mamadou Barry
A lire ton article je me demande réellement qui était le véritable patron de l'UFDG pendant les élections en 2010.
Je me surviens en Janvier 2011 dans jeune afrique Elhadj Cellou disait que l'UFDG a perdu les élections parce que sydia et Abe sylla n'avaient pas assez mouille leurs chemises et aujourd'hui toi et fode Oussou vous venez contredire cette declaration officielle du président pour dire que maintenant que ce n'est plus sydia et Abe mais le 1er Vice president de l'UFDG qui a fait perdre Elhadj cellou pour des raisons que vous avez cite dans votre long article, la question que moi j'ai envie de vous poser en tant que militant, est ce Alpha CONDE a reellement gagné les elctions dans les urnes ou Sekouba KONATE a donné le pouvoir à Alpha conde comme l'avait dit la direction du parti?est ce que le président a porte des accusations gratuites sur nos allies Sydia et Abe?
Il semble que tout est fait pour évincer Mr BAH Oury du parti avec un congres extraordinaire je crois c'est le comble du ridicule, nous assistons ici aux méthodes communistes que nous avons dans les années 70 et 80 pour neutraliser les adversaires redoutable et redoutes, d'ailleurs c'est cette méthode qu'Alpha conde pratique pour neutraliser ses adversaires mais il faut savoir que les militants de l'UFDG veillent et résisteront pour empêcher ce putsch
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+1 #8 IBRAHIMA DIALLO 28-11-2012 10:19

je m'oppose a un congre dans ces conditions, une commission de mediation doit etre mise en place . ave une bonne volonte , on peut regler ce probleme. ce n'est qu'une question de sensibilite , de principe et de respect des regles.
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+9 #7 Madjou 28-11-2012 05:57

Ha, toujours les mêmes faux problèmes en Guinée! C'est ce qui est en train de nuire le pays et ses braves citoyens malgré tout le combat qu'ils ont mené depuis l'indépendance et qu'ils continuent encore à mener aujourd'hui.
Politiciens, de quelque coloration politique que vous soyez, mettez de côté vos intérêts personnels et égoïstes et pensez au bien être des pauvres citoyens que vous représentez et qui malgré toutes vos bétises et irresponsabilités comptent quand même sur vous pour voir leurs rêves ou du moins ceux de leurs enfants se réaliser. Je défie quiconque qui dira que vous ou les membres de vos familles font recours à vos services hospitaliers lorsqu'ils sont malades, ou fréquentent vos établissements d'enseignement... Vous êtes toujours en train de courrir à l'étranger ou expédier vos maris, femmes ou enfants à l'étranger pour étudier, se faire soigner, etc. N'avez-vous pas de pays vous? N'y a t-il pas de médecins ou d'enseignants jugés qualifiés en Guinée. Vous savez, les exemples ne finissent pas.
Lors de vos déplacements à l'étranger, si vous n'habitez pas dans vos maisons de fortune que vous avez payées de l'argent du contribuable ou de l'argent détourné, vous logez dans des hôtels 4 ou 5 étoiles sur le dos du contribuable ou de l'argent détourné avec tout le confort et les services. Mais une fois de retour en Guinée, très malheureusement c'est à peine si vous pouvez voir où vous mettez vos pieds... Vous n'avez pas honte de ça vous?
Arrêter votre cinéma, les guinéens et guinéennes ont assez vus! Ouvrez les yeux et travaillez pour une Guinée unie et prospère dotée d'institutions démocratiques fortes.
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+14 #6 Aziz BAH 28-11-2012 05:14

Mr Barry, au lieu d’un article aussi ridicule et kilométrique, il fallait juste nous annoncer la date du Congrès car tout est déjà préparé pour évincer BAH Oury du parti. Mais j’ai peur qu’un tel congrès ne tourne en une cérémonie d’enterrement du parti. Take my words for it mister know it all!
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+8 #5 Ibrahim 28-11-2012 01:47

Doyen Kyle, pourquoi amene Labe et Pita ds cet affaire? je crois il ne faut rentrer ds ce debat. Ni Pita ou Labe n a quelque chose ds cet affaires de l UFDG. C est le manque de responsabilite des responsables de ce partis qui a fait pourris la situation. Kan Saliou Bella avait appeler l UFDG etant un mouvement non un partis. Il avait meme predis cet armaguedon, mais les gens n ont pas ecoute. Son interview est toujours present sur certains sites. Bon arretons de ramener ce probleme de direction et de leadership au sein de l UFDG etant un probleme de Pita ou Labe.
C est tres deplorable meme par ce que certains responsables de l UFDG ont deja commence a utiliser ce carte en disant que le probleme est entre Labe et Pita.
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-8 #4 Kante 28-11-2012 01:10

Mr Barry, je voudrais d'abord vous feliciter pour l'article que vous avez ecrit. les idees sont très pertinentes. Je suis entierement d'accord avec vous en ce qui concerne la restructuration de l'UFDG. Quant à tenir un congrès je ne pense pas que ce soit la peine. Cellou Dalein a été elu pour 5 ans par un congrès. Il est le seul president. Bah Oury lui doit un respect religieux à ce titre. On ne peut pas et ne devont jamais changer à cause de l'humeur d'autrui...Clairement Bah Oury doit quitter le parti purement et simplement. Son comportement destructif n'a que duré. Il vient de prouver à la face du monde qu'il n'est pas un rassembleur et qu'il ne sera jamais president de la Guinée. Pire il est en train de s'auto detruire et veut aussi detruire le parti. Cette UFDG n'est plus celle qu'il a crée. c'est une nouvelle entité avec un chef qui est ressembleur en la persone de Cellou. Comme un Samourai, s'il te plait demissione pour le bien de la Guinée!!!!
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+11 #3 Fatoumata 27-11-2012 23:41

«L’opportunité sera mise à profit lors de ce congrès pour installer, pour 2015, le candidat de l’UFDG, pour aussi meubler les postes de vice-présidents dont les titulaires sont décédés ou partis. Il s’agit de Dr. Saliou Bella Diallo, honorable Yaya Kéita et bien entendu Bah Oury. Fodé Oussou et Madame Tofany étant en fonction, seront à la rigueur reconduits dans leurs fonctions»
Cela signifie-t-il que les vainqueurs à cette élection sont déjà connus ?
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+7 #2 bah bailo 27-11-2012 20:10

Pour moi la question la plus urgente et de lutter pour u toujours que Mr bah jouisse des ses droits c'est à dire lutter pourque la justice soit faite. Nous savons tous que le pouvoir a eu toujours peur de Mr Bah Oury alors il est fondamental que le parti (la base et le sommet ) soient en phase pour defendre Mr Bah sans faille. Vouloir organiser aujourd'hui un congres a l'abscence de Mr Bah c'est augmenter la fissure du parti. Dans un parti politique il est normal kil y est de courant d'indée l'important c'est de savoir les gerer dans le respect
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-1 #1 Ibrahima Kylé Diallo 27-11-2012 20:09

Enfin, enfin, enfin !!! Vivement un congrès extraordinaire.Le "navire" UFDG doit être révisé et son équipage renforcé. La "navigation" ne se fait pas à Pita ou à Labé mais à Conakry où de fortes vagues sont artificiellement créées.
Kylé
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