Administration publique : contrôle physique, oui, mais…

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SOW_Thierno_Fode_5_01Les fonctionnaires guinéens sont les plus misérables d’Afrique : leurs salaires varient entre 800.000 GNF et 1.500.000 GNF (ne convertissez surtout pas en monnaie étrangère !). Certainement les plus corrompus et corruptibles. Ceci explique cela, dirait-on. Et comme c’est l’heure du changement, on veut changer mais en empruntant les mêmes chemins que les régimes Conté et Dadis, en parlant de contrôle physique des fonctionnaires.

Aucune condition décente de travail n’est créée pour rentabiliser les fonctionnaires. Les bureaux, s’il y en a, sont exigus, mal éclairés, chauds et souvent sans mobilier. A part quelques chaises tombantes constituant des vestiges des anciens régimes. Equipements informatiques, Internet, etc., un luxe ! Il y en a même des cas où manipuler un téléphone portable relève d’un luxe patent. Toute l’administration est concentrée en ville, alors que tout le monde ou presque habite la haute banlieue de la capitale et des villes périphériques. La politique du transport urbain et l’état des routes laissent à désirer. Ces fonctionnaires sont sans couverture médicale, la retraite effraie tout le monde. C’est pourquoi, on rencontre partout des hommes du 3e âge, complètement moisis, le dos voûté, les cheveux entièrement grisonnants, la bouche rougie et noircie par la nicotine et le goudron, reporter chaque année leur départ à la retraite : raison invoquée, la pension d’un fonctionnaire ne couvre même pas l’achat de trois sacs de riz blanc et de quelle qualité.

Ce tableau scandaleux et désespérant, qui reflète pourtant une partie de la réalité de l’administration guinéenne, en dit long sur ce qui reste encore à faire dans cette partie de l’ouest africain. Comment peut-on alors résister à la corruption, au détournement, au mensonge, à la délation, etc. ? La question reste ouverte. C’est le moment choisi – à l’issue du conseil des ministres du 18 octobre – par le président Alpha Condé pour dépoussiérer une des plus anciennes mesures des gouvernements qui se sont succédé : le contrôle physique des fonctionnaires dans leurs lieux de service. Presqu’une ritournelle qui sied à chaque fois que nos gouvernants sont sclérosés. Le gouvernement Saïd Fofana n’aura pas dérogé à la règle, deux ans seulement après son installation : il faut venir à l’heure et partir à l’heure.

Quoi de plus normal si les conditions de vie et de travail sont créées pour maximiser les rendements des fonctionnaires ! Mais il suffit de faire un tour dans certains ministères. Tout est dégoûtant. Toilettes publiques ? De l’eau aux robinets ? Parterres assainis ? Poubelles ? Ne cherchez surtout pas, car vous n’en trouverez pas. Tout est nauséeux et suffoquant. Ou presque. Actuellement donc, à l’heure où la misère frappe de plein fouet de nombreux fonctionnaires du public, le contrôle physique agace plus qu’il n’effraie. Il y a donc fort à faire, parce que, faute de salaire décent, les fonctionnaires sont obligés de se chercher ailleurs pour réussir à arrondir les angles de la fin du mois. Surtout que la possible embellie – il a été dit – suite au point d’achèvement des PPTE ne produira ses premières sensations qu’à partir des prochaines années. En attendant, bonjour les dégâts : corruption et amateurisme rampants ! Quitte à sanctionner.


Thierno Fodé Sow

 
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Commentaires  

 
-4 #21 Patriote 26-10-2012 05:55

Alseny Camara,
Je pensais pouvoir échanger avec quelqu'un qui cherche à comprendre, hélas c'est tout le contraire ! Alors je ne dis plus rien.
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-3 #20 alseny camara 25-10-2012 18:19

Patriote, alors je vous informe qu'en avril 2004, Fodé Bangoura, considéré commme ami des cambistes guinéens, avait convoqué le Gouverneur de la Banque Centrale, M. Daffé en présence de Cambistes (Banabana), pour lui dire de faire passer le taux de change du dollar US de 2000 GNF à 2500 GNF, soit une baisse drastique de 20% en une journée. En contrepartie de ce marché de Dupe, lesdits cambistes se sont engagés d'acheter le dollar à 2500 GNF et de vendre à 2550 GNF. C'est ça la vérité. Pour l'appréciation du Franc Guinéen, veuillez consulter le site de la Banque Centrale, vous aurez les taux et vous ferez vos propres calculs. Je dis bien aue les interventions de la Banque Centrale ont permit au Franc guinéen de s'apprécier par rapport au dollar US et à l'Euro sur le marché offociel et sur celui qualifié d'informel et que la prime entre les deux marchés baisse (Cas du dollar USD). Vous dites "C'est alors qu'on parle de salaire réel et de pouvoir d'achat", je crois qu'il y une confusion à niveau, le salaire réel est identique au pouvoir d'achat du salaire nominal. Au contraire, je vous parles de la théorie du pouvoir d'achat (PPA) qui stipule que "le taux de change entre les monnaies de deux pays est égal au rapport des niveaux de prix entre les deux pays". La théorie de PPA prédit qu'une baisse de pouvoir d'achat intérieur d'une monnaie (indiqué par l'accroissement du niveau général des prix) sera associée à une dépréciation proportionnelle de la monnaie sur le marché de changes. Conf. Paul R. GruMman et Maurice Obstfeld dans éeéconomie Internationale (page 451). Wasalam et bonne fête pour les "Yèèthè SOW". Vive la République de Guinée et Prêt pour la Révolution, héé le Changement.
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-1 #19 Patriote 25-10-2012 17:22

Alseny Camara,
Encore une fois, je vous dis que Fodé Bangoura n'a jamais décidé du taux de change.
Ensuite, votre démonstration de fixation de taux de change n'est pas plausible. Revoyez votre copie. Ce n'est pas parce que la prime de change s'aminci entre le parallèle et l'officiel que le taux de change va baisser. D'ailleurs dans votre démonstration, elle s'est aggravée à fin juin 2012 (1,96%) contre 1,89% à fin décembre 2011 (ce sont bien vos chiffres).
Par ailleurs, vous semblez vouloir m'apprendre ce que je sais. En anglais, on dit : "Don't try to teach your grandma suck eggs."
Ne comparez pas l'économie guinéenne aux économies occidentales qui elles sont des économies fortes et bien structurées. Vous me parlez des imperfections du marché des change en Guinée en parlant de couverture à terme, du swap, de quoi encore.... Concrètement, qui peut s'engager sur 3, 6 ou 9 mois à couvrir un opérateur économique en Guinée ? SWAP de devises, pareil. Vous dites que le marché des change guinéen porte sur de petits montants pour financer le tourisme et autres activités spéculatives, dites-moi qui financent les importations des produits alimentaires dont le riz, les matériaux de construction, les produits pharmaceutiques, les habillements, les billets d'avion et j'en passe ?
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+3 #18 Patriote 25-10-2012 16:51

Sékou Falil Doumbouya,
Simplifions les choses. Dans la fonction publique guinéenne, il n'y a pas autant de travail qu'il faut autant de travailleurs aujourd'hui. Les recrutements se font de façon irrationnelle. Pour vous en convaincre, vous n'entendrez jamais un fonctionnaire se plaindre du volume de travail qu'il fait. Le fonctionnaire guinéen se plaint parce qu'il est fonctionnaire et non parce qu'il travaille. Et son superviseur le sanctionne pas parce qu'il n'a pas fait un travail ou l'a mal fait, mais parce qu'il ne l'a pas vu. Voilà la triste réalité. Sinon, payez 10 millions à chaque fonctionnaire, rien ne va changer. Ils vont faire le même volume de travail. La seule chose qui pourrait changer, c'est leur présence effective qui n'a rien à voir, comme vous le savez bien, avec la productivité. D'ailleurs, il reste à savoir si chacun d'eux aura de la place pour s'asseoir.
Pour me résumer, il faut rationnaliser les effectifs de la fonction publique et leur exiger des résultats et ça c'est le devoir de l'administration.
Bien fraternellement !
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+2 #17 Patriote 25-10-2012 16:18

Almami Bakari,
Si vous dites que le grade aussi doit se mériter, donc vous êtes finalement d'accord avec Gandhi ? Celui par lequel le fonctionnaire est recruté ne servant qu'à le positionner dans la hiérarchie.
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+2 #16 Alhousseny 25-10-2012 15:23

Patriote fait une excellente demonstration ici. A cela, j'ajouterai que lorsqu'on reflechit au traitement des fonctionnaires, il est important de considerer la globalite de la vie economique. J'entends par la que l'amelioration de la vie des fonctionnaires ne passe pas seulement par l'augmentation des salaires. En effet, lorsque pour se deplacer de Lambanyi en ville, par exemple, il vous faut GNF12000 a l'allee et la meme chose au retour, il vous faudrait GNF240000 a vous seul pour aller et revenir du travail par mois. Si vous avez des enfants, il leur en faudra probablement autant. Le sac de riz est toujours au-dela de GNF200000, le kg de viande aux alentours des GNF20000, etc. Bref, aucune augmentation de salaire ne fera face au cout actuel de la vie en Guinee. Il faut donc penser a trouver des solutions aussi aux problemes de transports, de nourriture, de sante, etc. Or cela passe par une vraie politique, bien reflechie, qui doit absolument etre mis hors du champs des joutes politiques. Un exemple parmi d'autres, lorsque le gouvernement subventionne l'importation du riz pour le distribuer a des fins politiques, il ne prend absolument pas le chemin de la solution a ce probleme. Evidemment je suis parfaitement d'accord que reduire le nombre de fonctionnaires (en particulier l'effectif de l'armee) est un tres bon debut pour au moins commencer a payer correctement des gens qui font exactement leur travail. En Guinee, si on pensait plus economique que politique, les debats seraient tellement plus detendus et la vie de tout un chacun tellement facilitee. Et dire que la nature nous a abondamment dote des ressources pour resoudre ces problemes. D'autres pays n'ont pas la chance que nous avons et vivent pourtant globalement mieux que nous.
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+8 #15 cheick 25-10-2012 14:52

Péti l'argent,péti travail !
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+5 #14 alseny camara 25-10-2012 14:11

Patriote, je suis d'accord avec vous, le taux de change ne se décrete pas comme l'avait fait Fodé Bangoura en 2004. En réponse de l'exclamation suivante de Thierno Fodé Sow "(ne convertissez surtout pas en monnaie étrangère !)", que j'ai trouvé nécessaire de faire le point sur la dépréciation de la monnaie nationale ces dernières années. Aussi, je t'informe bien, qu'avec les vingt-six (26) séances tenues au marché interbancaire de devise (MIC) au premier semestre 2012, la Banque Centrale a alloué un montant total d’USD 123,146 millions aux banques commerciales). Et le résulatat est connu, le Franc guinéen s’est apprécié par rapport au Dollar US et l’Euro respectivement de 2,0% et de 5,9% sur le marché officiel, et de 3,1% et 5,8% sur le marché dit « informel ». Les primes de change entre la marché officiel et parallèle par rapport à ces deux devises sont passées respectivement de 1,69% et 1,89% à fin décembre 2011 à 0,64% et 1,96% en juin 2012. Si je parle de fixation d'un objectif à terme c'est dans ce cadre. Aussi, il est utile d'analyser les imperfections actuelles du MIC, qui ne contient pas un compartiment à terme, en vue de la couverture des risques de changes des opérateurs économiques guinéens. Toutes les places finacières du monde detiennent au niveau des changes un maché au comptant et un ou plusieurs compartiments à terme où sont réalisés les opérations de swap et des options. Patriote vous devez savoir une chose " sur le marché de changes, il est admis que les dollars restent dans le pays d'émission et le Franc guinéen en Guinée". Le compartinment au comptant que vous qualifié de marché, où s'échangent les petits montants liès aux tourismes et autres activités spéculatives n'est que la partie visible de l'iceberg. Le gros du marché est sur la monnaie sripturale, les écritures comptables (plus de 5000 milliards s'échangent par jour sur ce marché planétaire). Conf. Ives SIMON, dans Techniques financières internationales. Vive la République de Guinée.
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+3 #13 Pathe 25-10-2012 13:45

Si vous avez besoin d'un bon resultat de la part des fonctionnaires vous etes obliges de bien les payes. Si les fonctionnaires etaient bien payes la competitivite allait etre presente. Vous etes diplome d'une universite etrangere vous n'etes pas payes du 1/4 de ceux avec lesquelles vous avez suivi vos etudes superieurs du debut a la fin. Parmi les fonctionnaires se trouvent les controleurs payez convenablement et chacun remplira sa tache qui lui est devolu. Vous refusez de payer et bien pour vivre le fonctionnaire est oblige a se trouver un second voir troisieme job ou accepter d'etre corrompu.
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+2 #12 Sekou Falil Doumbouya 25-10-2012 10:57

Je pense que la formation du salaire reflète toujours (sur longue période) la productivité du travail, y compris dans le secteur public. Le texte de M. Sow illustre bien cette égalité (relation circulaire) mais les désaccords dans les commentaires portent sur l’origine de la causalité : (i) nos fonctionnaires sont mal payés parce que leur productivité moyenne du travail est faible («dans chaque département 5-6 personnes se cachent dans leurs bureaux pour faire tout le travail »), (ii) nos fonctionnaires ont une faible productivité parce qu’ils sont mal payés (« faute de salaire décent, ils sont obligés de se chercher ailleurs pour réussir à arrondir les angles »). Pour quitter d’un équilibre à bas salaire (situation actuelle) vers un équilibre à haut salaire, la politique salariale doit-elle s’appuyer sur le mécanisme causal (i) ou (ii). Quel est le mécanisme qui peut mieux marcher en Guinée ? Autrement dit, faut-il commencer par des reformes visant à augmenter la productivité moyenne du travail (comme le contrôle de présence entre autres) ou faut-il commencer par un choc salarial positif ? En théorie, tout va dépendre de la disponibilité (ex : marge budgétaire d’augmentation des salaires pour (ii)) et de l’efficacité des instruments à utiliser pour actionner les mécanismes de causalité.
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0 #11 Alimami Bakari 25-10-2012 10:20

@ Patriote,
Pour avoir un grade, il faut évidemment passer par les bancs. Et par conséquent pour monter en grade, il faut pour ce faire avoir une promotion qui est elle-même conditionnée par un honorable travail accompli. Que nenni m'y voilà, point de grade ?
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+5 #10 Patriote 25-10-2012 05:43

Almami Bakari,
Si vous dites que le fonctionnaire est payé en fonction de son grade. Moi je vous pose la question de savoir que faut-il faire pour avoir un grade ?
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-3 #9 Alimami Bakari 25-10-2012 02:25

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
En fait les fonctionnaires doivent être payés par rapport à leur apport réel, et non parce qu'ils sont devenus fonctionnaires, certains ne sachant même pas pourquoi.

@ Gandhi (le touche-à-tout),
C'est faux de dire le fonctionnaire est payé en fonction de son apport. Il est plutôt payé en fonction de son grade et cela dans n'importe quelle administration publique au monde. Arrêtez de toucher à tout en banlaçant de la salade moutardée de D...
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0 #8 AOT Diallo 25-10-2012 01:27

TFS ce que tu as écrit est juste mais les solutions que tu laisses entrevoir sont fausses. Je te résume ce que Patriote et Gandhi ont si bien expliqué:
1) Il y a peu de travail réel dans notre administration actuelle car elle ne brasse que du vent, rien de concret pour le pays. la preuve il y a dans chaque département 5-6 personnes qui se cachent dans leurs bureaux pour faire tout le travail et nous n'avons jamais entendu parlé de surmenages. Il faut donc réduire "le plus humainement possible" a 1/3 le nombre de fonctionnaires en commençant par les retraités qui pullulent dans les bureaux comme tu le reconnais.
2) Il faut réduire les effectifs de l’armée de 70% minimum afin d’économiser de l'argent qui paie des tueurs et voleurs de quartiers.
3) Il faut ensuite remettre l'argent économisé dans des salaires et retraites plus décentes.
4) le plus important ensuite il faut tout faire pour que l'argent économisé ne serve pas plutôt a financer des mamayas de femmes et des coupes PPAC de football...
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+1 #7 Gandhi 24-10-2012 20:42

Comme le dit Patriote, les Guinéens sont bien payés pour le travail qu'ils font. En multipliant leur salaire par 4 (ils ne font que 2 heures par jour sur 8), ils sont même grassement payés.
En fait les fonctionnaires doivent être payés par rapport à leur apport réel, et non parce qu'ils sont devenus fonctionnaires, certains ne sachant même pas pourquoi.
Enfin c'est grâce à l'inflation que l'État remboursera ses dettes intérieures, donc ne comptez pas sur lui pour la diminuer drastiquement.
Il faut dégraisser le mammouth... et en finir avec la mentalité d'assistés.
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+1 #6 Youssouf Bangoura 24-10-2012 19:13

Alseny Camara, tu as parfaitement, à l'état actuel des choses, il ne s'agit pas seulement d'augmenter le salaire des fonctionnaires, il faut d'abord corriger toutes pagailles des années passées, de 2004 à 2010, où l'économie guinéenne, a été saccagée par ceux -mêmes qui critiquent aujourd'hui AC . AC = Ses opposants .
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+4 #5 Patriote 24-10-2012 18:51

Alseny Camara,
Si le fonctionnaire guinéen n'est pas bien payé, ce n'est pas parce que le franc guinéen s'est déprécié par rapport aux principales devises étrangères non plus comme vous prétendez. En matière de salaire, on l'évalue par rapport à la quantité de biens et services que l'on peut se procurer à partir de son salaire net, une fois les impôts et autres prélèvements obligatoires effectués. C'est alors qu'on parle de salaire réel et de pouvoir d'achat. Il ne faut pas non plus confondre retraitement de données à partir d'une date de référence et parité du pouvoir d'achat. Si le retraitement des données permet de rendre les données historiquement comparables dans une même économie, la parité du pouvoir d'achat quant à elle permet de comparer les données entre différentes économies.
Par ailleurs, ce ne sont pas les agissements de Fodé Bangoura qui ont entraîné la variation du taux de change du dollar contre le franc guinéen en 2004, mais la nécessité d'un ajustement du cours officiel artificiellement figé à 1 dollar contre 2 000 francs guinéens par la Banque Centrale pendant plus de 6 mois au taux du marché parallèle qui lui était de 2 500 francs guinéens. Je sais de quoi je parle puisque j'étais présent dans la Salle des marchés de la Banque Centrale au moment de cette prise de décision.
Je voudrais aussi vous dire que le taux de change ne se décrète pas, il dépend de l'offre et de la demande de devises dans le système de change flottant que nous sommes depuis 1971. On ne saurait donc fixer un objectif d'un taux de change de 1 USD = 2 000 GNF à l'horizon 2013-2014. C'est utopique.
Pour terminer, je dirais que pour bien payer les fonctionnaires, il faut d'abord créer beaucoup plus de richesses puis payer ceux qui travaillent réellement. On est payé parce qu'on travaille et non parce qu'on est engagé. Ailleurs, on dégraisse quand c'est nécessaire.
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0 #4 alseny camara 24-10-2012 16:21

Thierno Fodé Sow "Les fonctionnaires guinéens sont les plus misérables d’Afrique : leurs salaires varient entre 800.000 GNF et 1.500.000 GNF (ne convertissez surtout pas en monnaie étrangère !)". Oui, et si on ramenait le taux de change par rapport au dollar US à sa valeur de l'année 2003, soit 1 USD = 2000 FG. Le moins payé aura 400 dollars US et le plus payé aura 750 dollars US. A l'origine, aucun argument économique ne soutendait la dépréciation à outrabce de la monnaie nationale. Elle a commencé par les agissements de Fodé Bangoura, alors Ministre d'Etat à la Présidence en avril 2004; en une journée, par mesure admistrative érronée, il a fait passer le taux de change de 2000 à 1 USD contre 2500 FG, soit une chute de 20% de sa valeur. Après, est venue la phase Mamady Kaba Camara (Ministre des Finances) et Celou Dalein Diallo (Premier Ministre), dominés par une obséssion d'avoir un Programme avec le FMI, ont accepté la libéralisation du taux de change en mai 2005. Deux années après, la "Bombe du taux de change a explosé". Pour donner un "pouvpoir d'achat" aux salaires actuels, les autorités doivent fixer un objectif de taux de change à la Banque Centrale (1USD = 2000 FG) à l'horizon 2013-2014. Si les dispositions de la réglementation de changes et celles du nouveau code minier sont respectées scruptuleusement, cet objectif pourrait ëtre atteint et l'inflation suivra, comte tenu du lien de causalité de la "Théorie de parité du Pouvoir d'achat" de Gustav Cassel. Vive la République de Guinée.
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0 #3 Gandhi 24-10-2012 14:59

Le PRG est le chef de l'administration. La moindre des choses, ne serait-ce que pour montrer l'exemple, serait de rationaliser les effectifs de la fonction publique (toute la fonction publique y compris et surtout l'armée), faute de quoi ses discours ne seront aucunement suivis d'effets. Mécaniquement diviser les effectifs de la fonction publique par trois, permettrait de doubler les salaires (200%), mais pour cela il faut en avoir. Et c'est plus facile de tirer sur des gens désarmés que d'affronter les réalités socio-économiques. Même après la réduction de la dette, ces réalités subsistent...
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+3 #2 Oury Baldé 24-10-2012 14:18

Pour régler définitivement tous les problèmes de l’Administration guineene et tous les maux du pays , il faudrait aller à la racine même du mal guineen : refaire les mentalités pour refaire un guineen nouveau à defaut du « Guineen éclairé »qu’il avait dit le doyen de Washington(( c’est surtout ça notre problème : le pays est devenu un lieu de transit, les anciens ne reviennent plus, les jeunes veulent se casser, chacun est un potentiel immigré).On est des patriotes virtuels ou à outrance pour pleurer notre mal du pays ou notre attachement idyllique, que des patriotes de fait)).
Cela rejaillira positivement sur l’ensemble du système. Autrement, on continuera sans cesse à pleurnicher sur l’état calamiteux du pays.
Merci de partager .
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+5 #1 Patriote 24-10-2012 12:08

Sow,
Tout ce que vous dites est vrai. Il faut également ajouter à cela le fait que le fonctionnaire guinéen ne "fonctionne pas", comprenez ce que je veux dire. Il ne suffit pas d'aller au bureau à l'heure et de repartir en fin de journée sans rien faire. Il faut travailler et c'est aux cadres ou à l'administration de mettre les gens au travail. Mais dans la plupart des cas, le travail est concentré entre les mains de quelques privilégiés (Directeurs, secrétaires généraux et conseillers) et dans le reste, il y a peu ou presque rien à faire. En principe, on recrute parce qu'il y a du travail à faire et on est payé parce qu'on travaille, qu'on soit du secteur public ou privé.
En résumé, contrôler les effectifs c'est bien, mais il faut les mettre au travail dans des conditions décentes. Sinon, on paye des chômeurs qui obstruent la circulation, vaquent à leurs affaires personnelles ou occupent inutilement les bureaux administratifs.
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