Imprimer

Réaction de Mouctar Diallo sur la violence en Guinée

Mouctar Diallo  Samedi, 22 Septembre 2012 14:33

Facebook

 

DIALLO_Mouctar_NFD_4_01Le 20 septembre 2012, l’opposition guinéenne avait démontré, une nouvelle fois, sa légitimité, sa maturité et son sens élevé de responsabilité en organisant une très grande marche pacifique qui a mobilisé, sous la pluie, des centaines de milliers de Guinéens dans les rues de Conakry et de certaines préfectures du pays. Cette marche d’une mobilisation inédite, s’est déroulée sur plus 15 kilomètres du Rond-point de Matoto à l’esplanade du Stade du 28 septembre. Le seul incident a été enregistré à l’endroit où habitent les extrémistes du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel (Rassemblement du Peuple de Guinée), qui ont lancé des cailloux sur les manifestants pacifiques et leurs leaders.

Non contents de cette démonstration de force de l’opposition que le pouvoir ne peut faire, ‒ je défie le RPG Arc-en-ciel, appelé prétendument « majorité », de mobiliser seulement mille (1000) personnes ‒ les militants du RPG ont agressé le matin du 21 septembre 2012, les militants de l’opposition blessant ainsi gravement des centaines d’entre eux et saccageant leurs commerces et biens.

Répliquant aux provocations inacceptables des militants du RPG, les militants de l’opposition ont été attaqués violemment par les agents de la police et de la gendarmerie procédant ainsi à des centaines d’arrestations arbitraires et faisant plusieurs blessés graves parmi lesquels un élève qui s’appelle Alpha Amadou Barry a même été tué par balle réelle. Cette barbarie s’opère, comme d’habitude, principalement dans les quartiers réputés favorables à l’opposition dont Bambéto et Cosa, où des citoyens sont violentés dans leurs domiciles privés notamment des femmes et des enfants.

Par contre, injustement, aucun des militants du pouvoir qui se sont rendus coupables de troubles à l’ordre public, hier et aujourd’hui, en provoquant, en attaquant, en blessant et en détruisant les biens des manifestants pacifiques et des citoyens se rendant à leurs lieux de travail, n’a été ni inquiété, ni frappé, ni arrêté. Voilà la « justice », la « liberté » et la « légalité » de monsieur Alpha Condé et de son gouvernement.

Cet autre fait de trop, démontre que le président de la transition guinéenne, monsieur Alpha Condé, et son gouvernement sont incapables de faire preuve de respect de la légalité et des droits humains.

Pour cette énième violation grave des droits humains et de cet homicide volontaire sur la personne d’Alpha Amadou Barry, qui s’ajoute aux cas de Zakariou Diallo, du colonel Issiaga Camara, des massacrés de Zogota, de Zaoro, de Siguiri, de Kankan, de Kindia, de Kamsar, de Mamou… jusqu’à présent impunis, monsieur Alpha Condé, en tant que commandant en chef des forces armées guinéennes, doit répondre auprès de la justice nationale, africaine ou internationale.

L’opposition guinéenne continuera son combat légitime jusqu’au départ de la société Waymark, illégalement sélectionnée, et l’acceptation du vote des Guinéens vivant à l’étranger, en vue de la tenue d’élections législatives crédibles dans les meilleurs délais et de finir la longue transition entretenue par son président monsieur Alpha Condé.

La Guinée sera unie, démocratique et prospère, même sans la volonté de monsieur Alpha Condé.


New York, le 21 septembre 2012

Mouctar Diallo,
Président de NFD

 
AArticle_logo1_0 

Facebook