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Non à Waymark et Sabari comme partenaires de la nouvelle CENI

Mamadou Maladho Diallo  Mercredi, 19 Septembre 2012 15:17

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DIALLO_Mamadou_Maladho_2_01Les sociétés partenaires Waymark et Sabari technologies ne doivent pas être maintenues après le départ de M. Lousény Camara. La nouvelle CENI, puisqu’il en faut une, devra reprendre le travail mal fait et illégal de l’ancien président de la CENI avec ses partenaires qui créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. Les arguments contre ces partenaires sont multiples. De mon point de vue, en ma qualité de citoyen lambda au service du peuple, en voici quelques-uns :

  1. Sabari et son allié Waymark sont illégalement recrutés puis qu’il y a eu vice de procédures de la CENI. Leurs recrutements ont été faits sans appel d’offre transparent.
  2. Il y a conflit d’intérêts à trois niveaux : (1) entre Waymark et son ancien employé M. Mohamed Condé; (2) en Afrique du Sud, Waymark pourrait jouer le jeu en faveur du pouvoir actuel afin de garantir les accords passés avec d’autres sociétés amies; (3) Sabari est reconnu trop proche du RPG Arc-en-ciel.
  3. Il y a incompatibilité entre les kits de Waymark et ceux de la SAGEM ce qui rend impossible d’incorporer les données de la SAGEM en la forme. Ce qui conduit à l’élimination de plusieurs milliers d’électeurs dans le Foutah Djallon par exemple, où les appareils ont mal fonctionné et l’enrôlement a été trop partiel.
  4. Les audits du PNUD et de l’OIF ont montré les limites techniques sérieuses des kits de Waymark et de son partenaire Sabari. Rappelons que dans un article, A.H. Gandhi a déjà montré que la fraude est possible à tous les stades du processus électoral si Waymark est l’opérateur retenu. Or, en cas de fraude, les risques d’instabilité du pays sont trop élevés et ne méritent pas qu’on s’y aventure.
  5. Waymark est reconnu (selon les médias) avoir été impliqué dans de nombreuses élections ailleurs en Afrique qui n’ont pas été sans critiques de transparence et de fraude.
  6. A cause de ces deux partenaires de la CENI, il y a eu trop de polémiques et de suspicion de favoritisme.
  7. La gestion de la CENI ayant montré ses faiblesses (rapport d’audit de l’UE), il serait souhaitable que ces partenaires ne s’en mêlent pas pour leur propre crédibilité.
  8. Le rapport qualité /coût est très décourageant. Pour un budget initial de 3 millions de dollars, ce sont 16 millions qui seraient déboursés par l’État. Ce qui signifie qu’apparemment il y a 13 millions en surfacturation au préjudice des finances publiques donc du citoyen lambda. Ceci a été dénoncé sur maints sites.
  9. Les arguments de dénonciation des services de la SAGEM ne sont pas convaincants.
  10. Les capacités techniques des kits de Waymark comme le pouvoir d’enrôlement, la rapidité, la fiabilité, la sécurité des données, entre autres sont dénoncées. Or, elles sont capitales pour un enrôlement complet des électeurs qui en ont besoin et pour la gestion transparente des données.
  11. Il est possible de reprendre l’ancien partenaire, la SAGEM et d’exiger de lui des corrections au vu du rapport d’audit du fichier de l’élection présidentielle de 2010. Je rappelle que la SAGEM même avait produit des cartes dites alphanumériques qui de par leur nom même prêtaient à suspicion. J’étais personnellement contre ces cartes qui étaient conçues pour influer sur le fichier à certains endroits. Les récépissés biométriques étaient plus fiables que ces cartes.
  12. Si Waymark n’est pas « une société boîte à lettres », elle ne troquera pas sa crédibilité internationale pour quelques millions de dollars.
  13. Tout ce qui est douteux n’inspire pas confiance. A Waymark de choisir entre sa réputation et son partenariat à polémique. Si j’étais à sa tête, je ne troquerai pas la réputation de la compagnie pour un milliard de dollars même s’il faut la dissoudre le lendemain de l’encaissement des fonds.
  14. Et si des Guinéens, non des moindres, avaient des actions dans Waymark !!? Retour au point 2 de cet article.
  15. Waymark devra choisir entre la Guinée et son gouvernement actuel. C’est différent.
  16. Le gouvernement a, quant à lui, un choix entre la Guinée unie et en paix et une société qui cherche de l’argent.

Ce n’est pas tout, mais j’estime ceci suffisant pour aider les décideurs de Waymark et de la CENI à se prononcer en faveur de la bonne décision.


Labé le 18 Septembre 2012

M. Maladho Diallo « MD » 


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