Guinée : quand les hyènes ricanaient...

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DORE_Ansoumane_3_01Remarques préliminaires ‒ Les observations couramment adressées par certains de nos compatriotes et qui consistent à vouloir trouver dans chaque article rédigé sur la Guinée ce qu'ils appellent un « Ã©quilibre de jugement ou une objectivité Â» ne sont ni moins ni plus que l'énorme ambiguïté entretenue sciemment ou inconsciemment sur ce pays. Comment peut-on faire Â« l'équilibre sur l'analyse de la confrontation de l'agneau et de l'hyène Â», si d'emblée l'on ne ferme pas les yeux sur les agissements de l'hyène ? Dans notre pays, le pouvoir en place a toujours été absolu, y compris aujourd'hui encore. Le président est le maître absolu à bord du navire Guinée: « ...les mauvaises habitudes prises sont telles que je dois tout surveiller et tout vérifier. Â», a dit Alpha Condé. Comment un homme, peut-il, à lui seul, avoir l'omniscience de tout surveiller et de tout vérifier dans le détail des divers domaines d’un Etat ? En cela, il est dans le droit fil de Sékou Touré dans la conduite des affaires publiques. Et, à ma connaissance, aucun leader de l'opposition ne conteste aujourd'hui que c'est lui, le président de la République de Guinée. S'il voulait, en toute sincérité, débloquer tous les obstacles institutionnels que nous connaissons, nous ne serions pas dans l'impasse connue de tous. Il tient, en sous-main, toutes les institutions républicaines comme ce n'est pas pensable en régime républicain. Aussi ,et pour la Guinée, je le rends plus responsable de la paralysie actuelle que l'opposition politique en face car c'est lui le capitaine du navire Guinée et je ne tomberai pas dans le panneau de l'intoxication devenue la spécialité de la RTG. La Guinée va mal et c'est le moindre des euphémismes en parlant de ce pays.

A quoi ressemble donc la marche des Guinéens à qui de président en président, on n'a pas cessé de présenter un futur radieux, tout en faisant tout le contraire de ce qu'il faut pour y parvenir?

Il fut un temps en Guinée, celui de l'adolescence de nos générations, où les hyènes pullulaient dans de nombreuses contrées du pays. Il s'agissait de zones d'élevages de caprins, d'ovins et de bovins. La présence de ces prédateurs imprégnait si fortement la vie culturelle de nos villages que les séances régulières de contes, organisées, la nuit tombée, autour de la grand-mère ou de tout autre membre de la famille, avaient pour personnages principaux, l’hyène et le lièvre. L’hyène, toujours brutale, vantarde et sotte mais sûre d'elle-même comme on ne peut pas l'être raisonnablement, perdait à coup sûr dans toutes les aventures entreprises avec son rusé compère, le lièvre, d'où son caractère entêté à s'arc-bouter sur des positions qu'elle croyait avoir conquise pour toujours. Le portrait moral qu'on traçait de son personnage, mettait en lumière, un caractère obtus, dissimulateur, hypocrite, sournois et surtout une absence totale de scrupules et de vision de ce que sera demain.

Par-delà l'atmosphère feutrée de ces contes nocturnes, et dans le monde réel, les petits auditeurs, assidus étaient le plus souvent, terriblement saisis d’angoisse, par les ricanements tapageurs des hyènes sur les collines herbeuses des environs des parcs à bœufs. Des inquiétudes pouvaient même se lire parfois sur le visage grave de certaines grandes personnes. Ce qui accroissait le malaise et l'épouvante des plus petits. Le matin venu, les villageois constataient, avec consternation, les résultats des ricanements diaboliques qui avaient accompagné les festins sanglants des maîtres de la brousse : ici, c'était une bergerie mal fermée qui avait été saccagée, là, un peu à l'écart du village, un parc à bœufs dispersé et des carcasses béantes de vachettes ou de veaux.

Avec les années et l'organisation des villages d'élevage par empoisonnement et chasse des prédateurs, les ricanements triomphants des hyénidés d'autrefois se sont largement estompés ou ont même disparu de régions qui étaient leurs fiefs.

Malgré les campagnes des défenseurs de la biodiversité, le temps de l'arrogance des hyènes de la race animale et leurs lugubres ricanements nocturnes, pleins de sous-entendus dévastateurs, se sont faits de moins en moins entendre sur toute l'étendue du territoire guinéen. La peur des hommes s'est estompée et chacun s'était mis à espérer la levée d'une aube nouvelle avec ce qu'on a pompeusement baptisé la libération, l'indépendance de la Guinée colonisée.

Mais depuis la naissance de la République de Guinée, cela fait cinquante-quatre en 2012, une nouvelle race d'hyènes habillées en hommes a fait son apparition. Sous les prétextes fallacieux de libération, de dignité et de plein développement humain, des parvenus sans foi ni loi, se sont toujours emparés du pouvoir suprême de l'Etat pour la satisfaction de leur égo. Car quoi?... Qu'ont fait, en matière de dignité humaine, les présidents de la République, pour le peuple de Guinée, au cours des 54 années rappelées? Si ce ne sont des mensonges, des élucubrations, des verbiages qui ont été toujours considérés comme des faits accomplis. Bref des montagnes d'imposture, à la barbe du pauvre peuple guinéen. Tout cela pour l'unique et simple objectif de se maintenir indéfiniment au pouvoir. Les ricanements de ces hyènes qui ont pris en otage le peuple de Guinée, cesseront quand l'heure de l'organisation de la résistance des Guinéens sonnera. Il s'agit de la vraie organisation qui se mettra au-dessus des bisbilles ethniques. Nul ne peut d'ailleurs affirmer que des batailles ethniques de grande ampleur, opposant telle ethnie à telle autre ethnie, se soient produites en Guinée. L’exacerbation de la question ethnique dans notre pays à partir des années 1954-1956 est une création de certains hommes politiques, limités sur tous les plans et leurs séides et successeurs. Y a-t-il exagération à voir la réalité guinéenne sous un angle aussi sombre? Certains étrangers résidents ou de passage en Guinée, pourraient le croire. Mais l'apparente gaieté, je dirais même l'apparente joie de vivre des Guinéens, cache, souvent, une situation de profonde souffrance psychologique qu'on ne peut ressentir que du plus profond de son moi. Cette sensation intérieure n'est pas accessible à tout le monde et encore moins à des étrangers qui s'en tiennent à des comportements superficiels. Même en situation de colère et de souffrance, le Guinéen n'expose pas facilement ses états d'âme. Les dirigeants, enivrés de pouvoir ont, de tout temps, abusé de cet état des choses. C'est pourquoi, l'Extérieur doit examiner avec précaution les dits et faits théâtraux, et manœuvres dilatoires de l'actuel président de la Guinée.

Est-il besoin de rappeler la litanie des méfaits de la mauvaise gouvernance sur le peuple de Guinée? Je crois que c'est inutile, chacun les connaît. Mais en ne revenant pas, ici, à la période de la Première République (1958-1984) qui a engendré ce que d'aucuns appellent la malédiction qui pèse sur la Guinée, on peut rappeler, en un survol rapide, le constant écrasement des Guinéens par leurs dirigeants. Ceux-ci, de la dictature militaire à aujourd'hui, n'ont jamais vraiment admis une quelconque opposition à leur pouvoir. C'est la tentation totalitaire, sous des vocables différents, qui les a animés, y compris le président civil, Alpha Condé, élu en novembre 2010.


SOUS L'ERE DE LA DICTATURE MILTAIRE

=== > Les tragiques répressions d'une ethnie, celle des Malinkés, à la suite de ce qu'on a appelé la tentative de coup d'Etat du colonel Diarra Traoré, n'ont pas soulevé une solidarité d'autres ethnies. A cette passivité, certains expliquent, à juste titre, que la forte répression d'une autre ethnie, celle des Peuls, en 1976-1977, n'avait soulevé aucune compassion chez d'autres.

===> Sur la barbare répression des jeunes à Conakry en 2006-2007 qui a causé des pertes de nombreuses de vies humaines, des villes de l'intérieur du pays n'avaient pas beaucoup ou peu bougé.

===> Le 28 septembre 2009 au stade du même nom, des manifestants aux mains nues sont abattus par l'armée comme des lapins (156 victimes et des blessés). Mais comme ceux-ci étaient supposés appartenir massivement à l’ethnie peule, vouée aux gémonies par des sbires du système en place, l'élan de solidarité n'a pas été à la hauteur de ce qu'on aurait pu être en droit, d'attendre.

On voit donc que les ethnies guinéennes qui avaient toujours vécu en bonne intelligence, doivent comprendre par l'entremise de leurs éléments éclairés que c'est la solidarité interethnique qui les sauvera du carcan dans lequel on les a enfermées.

En n'ayant retenu que les faits saillants que je viens de citer, il faut ajouter que de nombreuses atteintes répétées à la dignité et à la vie humaine ont jalonné le parcours quotidien du combattant à l'existence du Guinéen.

Toutes ces ignominies ont bénéficié d’une situation que tout le monde connaît: L'impunité. Les auteurs des faits incriminés n'ont jamais été inquiétés, s'ils n'ont pas bénéficié de promotions étatiques. Ainsi allait la Guinée ns dacette ère de tontons macoutes.


SOUS L'ERE DE LA DEMOCRATIE ANNONCEE

Après l'élection d'Alpha Condé, nombreux étaient ceux qui avaient estimé que du fait de sa longue opposition politique et de ce qu'il promettait, il pouvait légitimement soulever l'enthousiasme d'une large couche de nos compatriotes. Il faut d'ailleurs préciser que tous ses prédécesseurs avaient, à leur manière aussi, fait l'objet d'engouement pas toujours rationnel. Mais dans le cas d'Alpha Condé, son statut du premier intellectuel du pays à accéder à la magistrature suprême, en novembre 2010, avait joué fortement en sa faveur, tout autant que sa non-participation à des gouvernements sous Lansana Conté dont le haut personnel avait longtemps été traîné dans la boue par lui pour avoir pillé l'économie et les finances de la Guinée. Le premier couac de sa gouvernance est venu lorsqu'on l'a vu s'entourer des mêmes personnages vilipendés et honnis dans ses discours de campagne. Il n'y avait pas de mots assez durs pour stigmatiser « tous ces voleurs qui ont mis la Guinée à genoux Â».Ce n'est pas seulement sur le reniement de ce point d'orgue de sa campagne présidentielle que portent les critiques.

Je dois préciser que je ne me serais pas mêlé à des concerts d'observations critiques s'il devait s'agir de s'attendre à des miracles de réalisations, en Guinée, en tous domaines en vingt mois de gouvernance (août 2012). L'objet de mes observations critiques se situe ailleurs.

Une réalité d'amateurisme dans la politique générale menée pendant ces vingt mois par Alpha Condé, s'illustre dans un secteur aussi important que les mines, dans l'économie guinéenne. Le président guinéen disait il y a peu à qui voulait l'entendre qu'il y avait effectué de grandes réformes, notamment sur les contrats miniers. Mais après la découverte récente de diverses magouilles dans des contrats signés en catimini, il s'est défaussé de son incompétence en la matière en incriminant des cadres qui l'auraient « poussé à signer Â». En guise d'excuse à cette flagrante défaillance, il promettait de faire désormais appel à des grandes banques d'affaires et à des grands avocats. Et dire qu'il a affirmé vouloir « surveiller et vérifier tout Â» en Guinée!

Pour un juriste de formation qui promettait de rétablir l'Etat de droit, à part les apparences et les déclarations fracassantes à l'attention de l'étranger, c'est l'arbitraire qui fait encore office de lois dans le pays et le président n'est pas le dernier à fouler aux pieds les textes de lois en vigueur et la constitution. Dans un tel contexte, quand on entend parler de commissions indépendantes d'enquête pour divers graves faits de société ou de crimes, bien des Guinéens raisonnables se disent que cela correspond à ce qu'on appelle dans d'autres pays « affaires classées Â».

Et on continue de parler de démocratie (mais de quelle démocratie?), le président a la haute main sur tous les rouages de l'Etat, et sur toutes les institutions républicaines : « â€¦ les mauvaises habitudes prises sont telles que je dois tout surveiller et tout vérifier. Â», répond-il dans une interview de l'hebdomadaire Jeune Afrique n°2628 du 22-28 mai 2011. Mais il y a plus qu'une motivation de recherche d'efficacité dans tous les rouages de l'Etat. Comment, du reste, un homme qui n'a exercé concrètement aucune activité professionnelle connue jusqu'à ses 73 ans révolus, peut-il être devenu expert ès arts dans toutes les activités menées au cÅ“ur dirigeant d'une nation? Il faut être de la catégorie d'un Staline ou d'un Sékou Touré qui se proclamaient urbi et orbi omniscients en tout. Autrement dit, une tentation dictatoriale est en cours dans notre pays. C'est ce qui se profile dans la conscience et le comportement à peine voilé d'Alpha Condé. L'opposition qu'on tente de museler, sent les choses ainsi. C’est le lieu alors des fades courtisans du pouvoir de la taxer d'opposition radicale.

Depuis son élection qui semble avoir créé en lui un mal-être se traduisant par une bougeotte aux quatre coins du monde, alors qu'il n'a jamais visité l'intérieur de son pays, il s'acharne, par médias publics interposés (la voix de son maître) et par une batterie de mesquineries sur les leaders crédibles de cette opposition politique que sont Cellou Dalein Diallo (UFDG), Sidya Touré (UFR), Lansana Kouyaté (PEDN). Ces trois leaders viennent de faire l'objet, semble-t-il, d'une tentative d'attaques graves, selon des déclarations de Sydia Touré. Si ces déclarations s'avéraient vraies (mais comment vérifier, tous les instruments d'Etat étant dans les mêmes mains?), c'est que nous sommes déjà en Guinée, à une étape du totalitarisme qui n'a pas encore dit son nom.

Depuis ce qui pouvait être qualifié d'ère de la démocratie, des situations contraires à la démocratie perdurent avec, pourrait-on dire, la passivité de « l'opinion publique nationale Â» formatée par les organes d'informations publics sous conditions. Plus que des situations de simples dysfonctionnements de ce pays qui n'était plus un Etat, comme l'a dit Alpha Condé, c'est une véritable situation d’embrouillamini qui se constate. Mais l'Etat dont il se targue d'avoir entrepris les réformes est encore largement dans les limbes. Les mêmes imbroglios sur fond d'une dictature rampante et de misère du peuple, perdurent alors qu'à usage de l'Extérieur, la propagande du pouvoir fait croire qu'il a déjà accompli des exploits.

Mais quels exploits?

L'esprit des réformes entreprises aurait dû commencer à s'implanter dès le début de la campagne présidentielle de 2010, par un deal solennel entre candidats pour agir dans le strict cadre d'une éthique publique qui, de tout temps, a fait défaut aux dirigeants successifs du pays: l'approche nationale et non ethnique de la conquête démocratique du pouvoir. Hors de cette démarche, tout candidat se disqualifie. Or on a assisté, lors du second tour de l'élection présidentielle, à des actions racistes contre des citoyens guinéens d'ethnie peule, notamment à Siguiri et ailleurs, sans que des leaders de ces zones, encore moins la population, sous contrainte, aient réagi. Après l'élection, le pouvoir s'est contenté de petits débauchages subalternes en lieu et place d'actions de réconciliation, seul concept de base qui vaille pour que les Guinéens se retrouvent.

Il a été proclamé que l'armée est retournée dans les casernes et qu'on ne voit plus de soldats armés dans les rues de Conakry. Cela peut se confirmer, peut-être, par des représentations diplomatiques dans cette ville. Mais à la moindre alerte (manifestations notamment) dans la capitale et à l'intérieur du pays, ce sont l’armée, la gendarmerie et la police, aux réflexes de tontons macoutes haïtiens du temps des Duvalier, père et fils (1957-1986), qui sont requises par les préfets et gouverneurs pour mater des manifestants aux mains nues. L'exemple type de cette utilisation de l’armée, de la gendarmerie et de la police contre la population a eu lieu au début du mois d'août 2012 à Zoghota en Guinée Forestière. Des villageois cultivateurs de cette zone (neuf villages de Guinée-Forestière) manifestent contre la société VBG qui exploite des minerais de fer dans cette zone, pour une indemnisation des terrains dont ils ont été dépossédés et pour que les jeunes du terroir puissent bénéficier d'embauches comme d'autres de leur niveau, venus d'ailleurs. Quoi de plus normal? Ce mouvement de protestation s'accompagne de destructions de matériels de la société. La réponse des pouvoirs publics par ses missi dominici que sont le gouverneur de région et le préfet de N’Zérékoré, fut d'envoyer nuitamment des militaires et des gendarmes fortement armés, qui massacrèrent sur place au moins 6 villageois et en blessèrent d'autres. Face à cet ignoble crime contre l'humanité (du même type de crime que le 28 septembre 2009 à Conakry ), le président Alpha Condé, au lieu de se rendre sur place, n'a pas trouvé mieux que d'y envoyer des émissaires chargés de présenter ses condoléances aux parents endeuillés et de leur remettre une modique somme d'argent puis de limoger les lampistes que sont ses missi dominici. C’est le même scénario qui se passe partout, à Siguiri comme ailleurs, où ce sont les préfets qui font les frais de leur zèle vis-à-vis du pouvoir central. Mais la sinistre affaire de Zoghota, peut avoir des conséquences sinistres pour le pouvoir d'Alpha Condé. Il faut qu'il sache que les peuples de la Guinée- Forestière dans leur ensemble, ont toujours été très paisibles jusqu'au jour où tombe la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Les Forestiers pour qui on a souvent fait montre d'altière condescendance, furent les derniers résistants à la colonisation française en Guinée. Le peuple kpélé (guerzé), auxquels appartiennent les « Zoghotais Â», fut l'un des derniers soumis par cette colonisation en 1911 alors que la Guinée française faisait déjà partie de l'Afrique occidentale française (A.O.F.) constituée depuis l'année 1895. Ce type de résistance a été constaté chez les Kono, Manon, Toma (Loma), Kissi, etc. Par conséquent le genre traditionnel de mépris et de condescendance vis-à-vis du Forestier, comme le fait d'acheter le silence des parents de tués à Zoghota, risque de se retourner tôt ou tard contre les ricanements des hyènes accrochées au pouvoir en Guinée. Ces ricanements sont aussi ce qui est adressé presque quotidiennement aux grands dirigeants de l'opposition: Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté, Aboubacar Sylla, Jean Marie Doré, qui sont tous plus menacés que s'ils vivaient sous le régime de Lansana Conté. Le petit peuple qui vit dans la misère, subit quotidiennement les effets ravageurs des ricanements des hyènes en place, couverts à sens unique par les médias publics qui bluffent journellement l'opinion sur les réalités guinéennes. Voilà des aspects pas toujours connus de l'extérieur sur le pouvoir en place à Conakry.

Et celui qui mène cette barque ne semble pas se douter qu'il risque d'aller à l'échouage s'il s'entête à poursuivre la voie qu'il s'est tracée. Alors qu'il contrôle toutes les institutions républicaines, il ne veut pas franchement s'engager sur les chantiers suivants:

  • L'interminable finalisation de la transition que ne cessent de réclamer le Collectif des partis politiques (opposition) pour cette finalisation et l'Alliance démocratique pour le progrès (ADP).
  • Les marches de manifestations de l'opposition sont toujours entravées comme dans des régimes de dictature, des manifestants du 27 août dernier ont été arrêtés. De quoi a-t-il donc peur, le régime en place? Que cette opposition ne montre à l'opinion sa force, au-delà de tout ce qui se dit contre elle à la RTG?
  • La fameuse recomposition de la CENI (Commission nationale électorale indépendante) qui soulève toujours des houles et l'inflexible question du fichier électoral: deux goulets d'étranglement des élections législatives.
  • Les législatives! Quand auront-elles lieu en fin de compte? A force de se faire attendre, elles risquent de décevoir, même si elles se passent bien, tant les espoirs mis en elles sont grands.
  • Différentes affaires continuent de ternir l'image du pays (tueries, Friguia, révocations d'autorités administratives zélées qui ne sont que de simples lampistes d'une administration confuse).
  • Nombreuses demandes d'ouverture d'enquêtes qui ne seront suivies d'aucun résultat tangible. « Affaires classées Â», disent des sceptiques.

Par-dessus ce panier de crabes, l'Etat tient la population en haleine sur ce qu'est l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative pays pauvres très endettés (PPTE) du FMI et de la Banque Mondiale. Cette initiative qui date de 1996 a été réformée en 1999 (PPTE renforcée). Il s'agit d'obtenir la réduction de la dette d'un pays en fonction de ses efforts dans la lutte contre la pauvreté. De nombreux pays, notamment africains, se sont précipités pour figurer sur cette liste de la mendicité planétaire. La Guinée n'y est pas encore parvenue, tout en montrant toutes ses bonnes volontés et les passages à Conakry de fonctionnaires du FMI, constituent un événement qui retient l'attention des autorités et des médiats. Qui eût cru dans les années 60 que la fierté de la riche Guinée, chantée alors comme « un scandale géologique Â», serait soumise au début de ce XXIe siècle, à l'épreuve « humiliante Â» d'être du nombre des pays mendiants de la planète?

Tout cela pour dire aux dirigeant politiques guinéens et principalement au président de la République qui détient la totalité du pouvoir du pays que ce ne sera jamais à son seul niveau que les changements (formation des Guinéens, aménagement de l'espace national, toutes les variables qui contribuent à l'évolution de la société, etc.), interviendront. Celui qui, cependant, détient, aujourd’hui, la clef pour déverrouiller la société bloquée qu'est devenue la Guinée, c'est principalement le président Alpha Condé. Il faut qu'il accepte un dialogue franc, dénué de toute arrière-pensée politicienne, avec l'opposition guinéenne. Celle-ci doit pouvoir poursuivre, sans entraves, son organisation dans la perspective d'une participation inclusive à la construction nationale.

Si telle n'est pas la perspective d'évolution qui se dessine dans les temps qui courent, l’Histoire retiendra sans doute que ce fut sous les régimes des présidents de 1958 à l'année X que la République de Guinée a connu une douloureuse descente aux enfers.

Mais quelle que soit la longueur des cycles historiques qu'enregistrent les nations, il arrive une phase de retournement de ces cycles. A des phases de profondes dépressions succèdent des phases de reprise et de renouveau de la démocratie. Alors, de vieilles grands-mères guinéennes raconteront à leurs petits-enfants, sous forme de fables, la longue tragédie passée du pays et elles termineront, parlant des drogués de pouvoir politique du temps révolu: «... c'était quand les hyènes ricanaient en semant la peur et la stérilité sur ce pays. Â»


Ansoumane Doré
Dijon, France


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Commentaires  

 
0 #31 A nsouman e Doré 02-10-2012 17:53

Avec quelque retard, dû à des travaux que je n'attendais pas, je n'ai pas remercié à temps tous ceux qui ont lu ce texte. Je le ferai dans un condensé pour répondre à quelques interrogations qui ont été posées.D'ors et déjà je dois dire à celui qui s'était étonné que j'aie cité Jean Marie Doré dans les leaders de l'opposition, que c'est parce qu'il s'était démarqué du pouvoir qui s'écartait de la démocratie pour laquelle il s'était battu (cf interview dans guineenews). J'avais cru que c'était un clin d'oeil à l'opposition. Mais ce n'est pas le cas; iL dit être d'un centre qui demeure introuvable. J'y reviendrai.
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+3 #30 Mamadou Saliou bah 28-09-2012 15:34

Salam EL HAJ NOUR !
Si nous acceptons que DOLLE devenu DORE = SOUMAWORO , ne serait il pas plus juste de dire qu' il est MANDE au lieu de MANINKA ?
Salam !
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+5 #29 manzo 28-09-2012 13:30

Beyla est la déformation de "Bérétéla", qui est la partie(quartier) de la ville de Belya qui commence par le site de la préfecture jusqu'à la route de "Diaraguerela" (région des Kaba 43) et communément appelée "Beyla déni".
Pour ce qui est des 1ers habitants de la région de Beyla, ils étaient des Kpélès certes, mais les villes de Beyla déni, Diakolidougou, Moussadougou (dont est originaire Mr Doré), Doukouréla et Touréla ont été tous fondés par des Konia et c'est pourquoi d'ailleurs, il est dit que le Konia originel est composé de 5 villages.
Bon entendeur, salut.
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+3 #28 Saïdou Nour Bokoum 23-09-2012 11:11

IMBS vous m’interpellez en écrivant : « Par contre, j'ai bien peur que vous vous MEPRENIEZ (souligné par moi) sur mon compte: à bientôt 42 ans de vie hors de Guinée, le mot "Forestier" - même si je l’avais prononcé dans mon commentaire -, n'a aucune conotation péjorative, surtout pas négative dans ma bouche de "Poullô hirnâ-nguè" bien dans mes bottes, comme l'on dit ». Alors que c’et bien vous qui aviez écrit ceci à l'attention d'Ansoumane Doré : « Je sais que vous n’auriez pas cité JMD pour des considérations régionalistes entre autres.. Merci d’avance, si vous voulez bien m’éclairer sur ces points. Bien à vous ! ».
Moi j’avais écrit : « Qu’est-ce qu’un « Forestier » ? Mon cher I. MBemba Sow, le passage suivant de votre commentaire, bien que très respectueux, est troublant. « Je sais que vous n’auriez pas cité JMD pour des considérations régionalistes entre autres ». Donc je vous rassure : Ansoumane n’est ni de la même région ni, allez globalisons, ni n’est un « Forestier ».
Vous croyez devoir préciser encore pour moi : « J'ai voulu tout simplement savoir si le Doyen AD - dont l’avis éclairé fait foi aux yeux de beaucoup d’entre nous -, pouvait avoir des raisons objectives, que moi j'ignorerais, de vouloir nous faire passer JMD pour un opposant crédible à AC. Les derniers développements de l'actualité autour de la CENI notamment viennent de m'apporter quelques éléments de réponse à mes questions. Bien à vous! ».
Monsieur IMBS, où est ma MEPRISE ?
Au Total Monsieur IMBS : si nous nous relisons attentivement, sans passion, vous verriez que vous n’aviez aucune raison objective d’écrire : « je sais que vous n’auriez pas cité JMD pour des considérations régionalistes.. ». Ce bout de phrase est superfétatoire. Puisque vous ne doutez pas qu’il ne fût pas régionaliste. Et surtout ceci qui est capital : il ne le pourrait l’eût-il voulu, puisqu’il n’est pas « forestier, mais maninka » ! C’est tout ce que j’ai dit. Nulle part je n’ai écrit « connotation », « péjorative », "négative" etc. , etc. !. « Pour quelles raisons – objectives rangez-vous ce caïman dans le bon marigot ? » C’était bien la question à poser, rien de plus. A force de prendre des précautions, comme selon vous, le doyen.. ». Wa Salam
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+3 #27 Ibrahima MBemba SOW 21-09-2012 02:47

Cher frère Bokoum,
J'espère que même si tardivement, vous prendrez connaissance de ce post-réponse à votre commentaire me concernant.
C’est avec grand intérêt que j’apprends que l'origine des Doré, dont quelques uns de mes jeunes neveux portent le nom à Conakry, remonte au légendaire roi Soumahoro Kanté. Etant de Kindia, j'avais déjà eu l'occasion d'admirer d'autres fils illustres de Beyla tels que le Dr Kékoura Camara (à Pastoria et à Rabat) et Sékou-Philo Camara (à Conakry et à Alger) S’agissant du Doyen Ansoumane Doré (AD), même si je ne l'ai vu en personne qu'une seule fois à Lyon, en compagnie de Siradiou Diallo (et Bâ Mamadou?), vous n'auriez aucun mal à me « rassurer » sur la probité et respectabilité que sa personne évoque à quiconque sait observer. Par contre, j'ai bien peur que vous vous mépreniez sur mon compte: à bientôt 42 ans de vie hors de Guinée, le mot "Forestier" - même si je l’avais prononcé dans mon commentaire -, n'a aucune conotation péjorative, surtout pas négative dans ma bouche de "Poullô hirnâ-nguè" bien dans mes bottes, comme l'on dit. Je pars pour cela du raisonnement simple, que si nous autres Peuhls (et à fortiori certains faux prétentieux du Foutah)étions tant soit peu « meilleurs ou supérieurs » à nos autres compatriotes, nous ne serions pas encore exclus de fait de l'exercice du pouvoir suprême dans ce seul pays où nous sommes ethniquement majoritaires dans presque tous les secteurs de vie de la nation excepté les corps armés et les hautes sphères stratégiques de l'Etat. La tragique réalité étant qu'en parcourant des générations d’élites allant de Yacine Diallo hier à quelqu’un comme le jeune Mouctar Diallo aujourd’hui, la cause principale de notre situation « d’exclusion politique » communautaire semble ne jamais varier, parce qu’étroitement liée au sens quasi inné à la désunion, la naïveté intellectuelle et l’égoïsme qui caractérise le Peuhl de Guinée.
Face à des gens que vous qualifiez vous-même en toute connaissance de cause, de "vieux caïmans politiques", ma question au Doyen AD n'était qu'une simple quête de clarification par rapport à ce qui m'apparaît comme une imposture: le pseudo statut d'opposant à partir d’un « Centre politique guinéen » imaginé à des fins habilement trompeuses par JMD. C'est précisément pour cela que j'avais ajouté la phrase que vous avez interprétée loin au-delà de mes pires pensées. J'ai voulu tout simplement savoir si le Doyen AD - dont l’avis éclairé fait foi aux yeux de beaucoup d’entre nous -, pouvait avoir des raisons objectives, que moi j'ignorerais, de vouloir nous faire passer JMD pour un opposant crédible à AC. Les derniers développements de l'actualité autour de la CENI notamment viennent de m'apporter quelques éléments de réponse à mes questions. Bien à vous!
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+3 #26 Tidiane 15-09-2012 22:32

Merci Doyen Dore.Je ne sais pas comme vous lavez bien dit ses nouvelles race hyienes habillees en hommes pourraient vous entendre.
Si conte etait vivant les Guineens allaient lui
demander de revenir au pouvoir,cest pour vs dire q lespoir nexiste pas avec ce regime.
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+3 #25 Paul Théa 14-09-2012 04:35

Décidement ce Karifa soit ne sais pas lire ou alors sa haine le fait divaguer.
Il est noté que le Sousou et le Kpèlè ont la même origine. Point. C’est une étude de Maitre Koly Kourouma que j’ai fait publier pour lui.
Regardez les archives du ce site.
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-3 #24 karifa 13-09-2012 21:03

Qui a dit sur ce forum que la langue soussou et celle des kpèles seraient de même origine avant que cela ne soit balayé au profit des mandings?
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+4 #23 Paul Théa 13-09-2012 03:02

Je trouve toujours intéressant quand des anciens racontent l’histoire de notre pays puisque nous n’avons pas d’archives. Cette histoire du l’origine du nom Doré m’interesse beaucoup. Par contre qui est forestier ou pas et les commentaires sur les ethnies, par exemple, sont des sujets de je n’aborde jamais.
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+3 #22 Barros diallo 11-09-2012 21:50

Encore un texte qui fera date!
«On voit donc que les ethnies guinéennes qui avaient toujours vécu en bonne intelligence, doivent comprendre par l'entremise de leurs éléments éclairés que c'est la solidarité interethnique qui les sauvera du carcan dans lequel on les a enfermées».
Tout est dit dans ce passage, et les 2 ou 3 paragraphes qui le précède dans le texte, pour ceux qui se demandent pourquoi tant de crimes et d'impunité. Autrement dit c'est le manque de solidarité face aux crimes des dictateurs qui leur assure un controle sur l'ensemble du peuple. La question: Combien de temps cela prendra encore pour que nos éclairés/éclaireurs comprennent leur rôle?
Je rédige actuellement un témoignage que je livrerai bientôt et qui va déjà dans le sens de cette analyse de Tonton.
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+3 #21 Patriote 11-09-2012 12:13

Bokoum,
Vous allez trop vite en besogne, on est pas en train de faire l'histoire anciennne de la Guinée. On cherche à expliquer l'origine du mot forestier et des ethnies qui le composent, aller au-dela c'est faire de la diversion. Vous citez le Doyen Ansoumane Doré et d'autres sources, moi je cite Jean Marie Doré et d'autres sources. La vérité est quelque part.
Que ceux qui veulent niaisement vous croire sans discernement, le fassent. En tout cas pas moi.
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+3 #20 Saïdou Nour Bokoum 11-09-2012 05:26

M. P, « avant » l’arrivée d’El Hadj Omar Tall, dans ce qui deviendra la Guinée un peu plus de cinquante ans après, c’étaient des fauves et des singes qui occupaient Dinguiraye. Pendant les années 90, la « forêt » guinéenne était devenue une savane, presque en voie de sahélisation. « Grâce » à Kim et aux préfets prédateurs. Avant, le désert du Sahara était une forêt dense, en témoigne le pétrole qu’on y trouve. « Les mondes ne finiront pas avant que le Sahara ne verdoie » (Muhammad, PSL). Ansoumane Doré n’est pas Maninka parce que Beyla était une savane. Et les Kpèlè ne sont pas « forestiers » parce qu’ils habitent la forêt. Ni les Bidja d’Abidjan de la grande branche Akan parce qu’ils étaient pêcheurs et hantaient la lagune. En somme, provisoirement, il n’y a pas l’Histoire (Culture) d’un côté, et la Géographie (Nature) de l’autre. Première conclusion : on n’a pas rangé Beyla, Dinguiraye, Dabola, etc., en Haute Guinée ou en forêt, à cause de leur flore seulement, mais surtout en se référant aux quatre points cardinaux. Le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest. J’ai sommeil, à suivre.
D’ailleurs non, pour moi c’est fini, car je ne vous suivrai pas dans votre « essai » sur la toponymie, parce que vous ne pourriez pas me suivre. Il n’y a là aucune prétention de ma part. Faites l’effort de lire un papier publié ici même : « Nous sortons tous du ventre d’un serpent » (ou à peu près). Ansoumane vous répondra sur Beyla s’il veut perdre son temps. Forêt, fourre-tout : comme vous le faites avec votre découpage administratif où en effet vous avez tout mis : géologie, fleuves, vents, ignames, etc., en oubliant l’essentiel : vous ne dites pas que le Beyla historique ne « vient » pas de la savane, ce Beyla issu de Soumaoro Kanté, qui géographiquement et au sens littéral est une figure de la Savane. Avez-vous jamais entendu parler de Koumbi, presqu'en Mauritanie, à quelque 320 kilomètres au Nord de Bamako ? C'est là que que commença la geste de Soumaoro Kanté, Roi du Sosso (Maître du fer) et la grande aventure du Mandingue quand il croisa le fer (ah !) avec Soundjata Keïta. Nous sommes loin de Lola, Yomou et même de Bayla. Comment vous faire comprendre que la géographie humaine n’est pas figée sur une carte ! Enfin, ni Ansoumane ni moi n’avons dit que les Konian étaient à Beyla de toute éternité. Cela n’existe pas. Tous les peuples sont immigrés. De toute éternité. Nous venons tous de quelque part, du «..Ventre d’un serpent », encore une fois. Enfin vous ne comprendrez pas que Jean-Marie Doré puisse être à la fois Manon et Maninka, parce que vous ne comprenez pas l’intrication, le croisement Nature//Culture. Même en lisant « Race et Culture », de Claude Lévi-Strauss ? Je vous jure que c’est un tout petit livre ! Wa Salam aux patriotes.
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+2 #19 Patriote 11-09-2012 01:58

Bokoum,
Contrairement à ce que vous dites, c’est bien en tenant compte de sa géographie (géologie, climat, fleuves et populations) que les contours de la Guinée Forestière ont été fixés pour que Beyla fasse partie (Source : Webforet.net en ligne)
D’après d’autres informateurs :
Ce sont les Kpèlè qui auraient occupé en premier Beyla (Cercle du Mahana)avant l’arrivée des Konian venus du nord. Beyla viendrait de la déformation du mot Bhelela qui veut dire feuille d’igname en kpèlè. En plus, le fleuve Bembeya qui traverse la ville tire son nom du kpèlè : Bhèmèya qui veut dire l’eau de bhèmè. Bhèmè est une plante rampante que les Kpèlè utilisent comme ficelle ou corde dans plusieurs travaux notamment dans le tissage de paille pour couvrir les cases, pour la clôture des champs, pour fabriquer les pièges aux poissons et quoi d’autre encore…
Les origines Jean Marie Doré ne sont pas malinké. Jean Marie Doré est Manon, ethnie qui se situe à cheval entre la Guinée, le Liberia et la Côte d’Ivoire. Il doit son nom Doré à l'assimilation. Et puisqu’il est encore vivant (heureusement), il peut mieux expliquer. Il n’est donc pas de la même origine que Ansoumane Doré.
Autrefois, des forestiers à 100% ont été forcés à porter des noms malinkés, d’autres se sont convertis à l’islam et ont porté des noms malinké et enfin d’autres ont été purement et simplement assimilés au malinké en changeant de noms sans pour autant changer de religion pour diverses raisons.
Enfin, forestier n’est pas un fourre-tout comme vous prétendez. C’est bien les Kpèlè, les Manon, les Toma, les Kissi, les Kono et les Konian.
J’attends vos sources d’information.
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+1 #18 Paul Théa 10-09-2012 12:49

Bonne leçon d'histoire Tonton Bokoum
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+3 #17 Saïdou Nour Bokoum 09-09-2012 22:28

Qu’est-ce qu’un « Forestier » ? Mon cher I. MBemba Sow, le passage suivant de votre commentaire, bien que très respectueux, est troublant. « Je sais que vous n’auriez pas cité JMD pour des considérations régionalistes entre autres ». Donc je vous rassure : Ansoumane n’est ni de la même région ni.. , allez globalisons, ni n’est un « Forestier ». Je sais, Beyla a été administrativement rangé en « Forêt, et Ansoumane Doré avait déjà eu l’occasion d’expliquer la part artificielle de ces mini balkanisations. Eût-il voulu sombrer dans l’ethno qu’il ne l’eût pu. Géographiquement, il est de la Savane puisqu’il est de Beyla et je dirais presque automatiquement, il n’est pas d’une ethnie forestière puisque le langage commun a rendu la Forêt si touffue, si confuse qu’elle est devenue fourre-tout. Ansoumane est Malinké, déformation de Maninka par le Blanc. Il est musulman, la précision est de taille. C'est une autre branche maninka des Doré, segments de sofas de Samory qui ont choisi de rester en « Forêt », et de s’assimiler, de s’acculturer, tel est le cas d’un Jean-Marie Doré, qui s’est christianisé; ces Maninkas n’ont pas oublié leurs racines. Du moins jusqu’à une certaine génération, au moins celle de mon frère Ansoumane, dans l’autre sens : il n’est pas « forestier ». Donc que ceux qui veulent le titiller ou le féliciter oublient ses origines et s’en tiennent à ses textes. D’autres Maninka ont même adopté nos rites sacrés ancestraux, « animisme », autre trituration de nos rites par l’ethnologue Blanc. A l’inverse, des Kpèlè, Konon, Toma, etc. se sont « malinkisés », troquant leur court pantalon et leur tunique brune contre des cafetanes (Blouse) ou de grands boubous de « Dioula » et se sont même islamisés, comme certaines familles Koly Kourouma, qui n’étaient seulement que des Koly, Togba, etc.
Les Doré sont des descendants de Soumahoro Kanté. Et Comment donc cela ? Laissons Ansoumane Doré lui-même revenir sur une question qu’il avait déjà traitée, mais la mémoire sur le Net.. « D'après la tradition familiale, l'ancêtre lointain des Doré guinéens était Soumaoro Kanté (1200-1235), roi du Sosso dans le Soudan occidental. Soumaoro Kanté avait été, dit-on, un roi si cruel que lorsque certains de ses descendants émigrèrent vers le sud,(Guinée), la réputation cruelle de leur ancêtre était telle que les gens n'osaient pas prononcer le nom de leur ancêtre et les désignaient par le sobriquet : « a döllè » en malinké, signifiant « ceux-ci en font partie », « ils en sont », des Soumoro Kanté. De siècle en siècle, le « a » a disparu devant « döllè ».
Altération fréquente, du reste remarquée par les linguistes, dans les pérégrinations du mot. Ainsi le grand rite bamana peut se dire indifféremment Kotè ou Korè. Bref, originellement, Jean-Marie Doré, est maninka. Et, sans transition, c’est lui qui a créé l’ADP, presque dans le dos de Kouyaté ! Il est parti aussitôt après qu’il a réussi à convaincre le Collectif à aller rencontrer Alassane Condé, alors qu’ils avaient boudé une invitation clando D’Alpha ! Bon c’était un petit cadeau des « modérés » du Collectif, aux nouveaux fiancés. On se souvient, dès cet exploit accompli, il a rejoint son cirque, en bon « saltimbanque » (A. Doré). Donc, il ne faut pas le citer aussi vite comme opposant ? Pourquoi lui fermer la porte ? Veut-il revenir ? L’« Opposition radicale » est-elle aussi faible, fragile sur sa propre ligne de conduite pour lui fermer la porte ? Une porte ouverte sert d’entrée, mais aussi de sortie. Et ce qui est sûr, c’est qu’entre JMD et Alpha « c’est tu me tiens je te tiens ». Et ils en savent l’un sur l’autre d’énormes combines, voire des forfaitures qu’il faut laisser se déverser sur la place politique. D’ailleurs, a-t-on déjà oublié qu’il y a à peine un ou deux mois, Lansana Kouyaté était accablé par tous les péchés d’Israël ? L’homme fait l’histoire autant qu’elle le fait. La frilosité en politique est ce qui nuit le plus à une certaine génération politique. Or les deux derniers caïmans politiques guinéens, Alpha et JMD n’ont pas froid aux yeux. Si je ne donne pas ces précisions, Ansoumane ne le fera pas, vous le savez bien. Wa Salam.
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0 #16 Amenofils 07-09-2012 14:10

Belle analyse descriptive de la situation en Guinée. Que le temps de l'espoir est desormais lointain ! L'espoir n'est plus permi a un Guineen. Le pouvoir politique en Guinée passe entre Bourreaux. Le plus difficile c'est quand un professeur de droit devient tyran en interdisant toute manifestation et il devient liberticide. Le professeur se rappelle t-il une fois si il a eu acces ab l'ORTG a la periode de Conté ? Les medias de l'Etat doivent etre accessible a tous les citoyens Guineens et particuleierement a l'Opposition politique. Les debats a la Television Guineenne sont entre les ministres et les conseillers du president. Quelle honte !
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+1 #15 boubacar d doumba 06-09-2012 23:09

Bonsoir grand frère Doré et merci pour cet article qui résume bien le drame guinéen.Quand donc comprendrons nous que nous sommes tous embarqués dans la même pirogue?
Tes propos sur l'hyène m'ont rappelé le contrat qui liait Mama Dinga au vautour et à l'hyène. L'hyène détenait le savoir nocturne en particulier.L'hyène ricanait la nuit à l'intention de Mama Dinga pour lui annoncer les bonnes ou mauvaise nouvelles.
Par ailleurs :
" Elle est détentrice de la connaissance ésotérique, la connaissance noire. Elle est, par conséquent, associée à :
-la nuit(qui abrite les secrets amours) ;
-au secret(secret de la maternité) ;
-au culte des travaux agraires ;
-à la fertilité et à l’abondance."
Enfin, je vais terminer en parlant du NYAMA dont tu as du entendre parler dans ta lointaine jeunesse.Tant de crimes contre l'homme et la nature ont été commis en Guinée §Or tout se paie ici bas à travers le nyama dont est doté tous les êtres vivants.On ne peut agir impunément.Le nyama agit à travers plusieurs générations...
Selon Youssouf Tata Cissé, "La manière la plus sûre de ne pas s'attirer le nyama d'autrui consisterait à ne pas commettre du tort,à faire preuve de bonté, d’humilité,..., de patience,...selon les circonstances.Elle exigerait surtout le respect de toute vie (car toute vie en vaut une autre)".
Merci encore Grand frère et pardonne moi pour mes élucubrations ennuyeuses.
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0 #14 Lamine Camara, Frankfurt 06-09-2012 21:53

Bravo professeur Dore.
Que veut vous donne tres longue vie.
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-1 #13 AOT Diallo 06-09-2012 21:42

Ce texte de grande qualité de notre doyen, a la différence de beaucoup d'autres (dont les miens) est écrit de façon "diplomatique", sans attaque directe et accessible a un PPAC que tout le monde connait comme hystérique a la moindre critique.
J’espère que l'un(e)de ceux qui l'aime vraiment et veux le sauver aura l'intelligence de le lui faire lire avant les apperos du soir. Il y gagnerait beaucoup car ses chances de redresser la barre sont de plus en plus minces - ses déculottées depuis hier (Loup-Ceni et contrat pro-manifs) prouvent a suffisance
que la tortue sort la tête car le feu est trop fort...
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+1 #12 Fela Barry 06-09-2012 03:02

la Guinée est une terre benie des dieux, aux peuples accablés par l'abitraire des ses gouvernants; pardon de mongoliens, placés sous l'anatheme de la mediocrité en tout genre, dont les horizons intellectuels ne vont pas au delà de crapuleries politiques, indignes de nos ancetres.Les Guinéens sortiront de ce darwinisme politiquement ethnocentré, toxiquement liberticide, que le jour qu'ils se plieront à l'evidence, que leurs droits sont inviolables, quelque soit l'origine ethnique, de celui qui est au pouvoir: la religion de l'interet general, l'ethique en politique, restent à inventer à ce jour sur le sol national !!! Si chaque ethnie à le droit d'user et d'abuser des moyens de l'Etat pour asservir les autres composantes, nous ne sortirons jamais de cette infernale spirale de la violence politique mort d'homme y compris, L'ethno-totalitarisme est sans issue. Nous ne pourrons jamais batir une societe moderne d'egalité droit et de chance, tant ceux qui dirigent ce pays doivront leur longevité politique, à leur capacité de nuissance, à gouverner les guinéens dans la haine des uns des autres. Ce qui,en soit est loin d'etre porteur pour affermir la conhesion sociale. l'economique ne prosperant que là ou il y a la confiance, en la justice, aux institutions ,enracinée dans l'esprit de justesse de ceux qui aspirent à un destin national. Nous savons desormais que la Guinée est mortelle, depuis que AC a decidé de s'adosser à un Etat ensauvagé par CINQUANTE d'impunité, ne reculant ni devant Dieu encore moins les hommes et l'histoire. On finit toujours par etre rattrappé par ses mensonges et tirpitudes: Bagbo, Att, Wade... On ne né pas democrate, on le devient, en faisant foi d'un civisme expemplaire, irreprochable de considerations ETHNIQUES irrationnelles.
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+2 #11 Oracle 05-09-2012 22:48

C'est ce genre de constat qu'on ne finira pas de dresser quand un pays est habite par un peuple damne : les maitres blancs leur proposent de travailler ensemble dans une large communaute d'interets, il se tape la poitrine qu'il peut se debrouiller tout seul en s'abandonnant dans les mains d'une seule personne (Sekou Toure), on lui demande de s'entendre sur la succession de Sekou Toure, il prefere les militaires affames (oui, en l'encensant de tous les honneurs et privileges, les accueillant a bras ouverts et pire en crachant sur tout ce qui a ete fait par le premier), enfin tout recemment on leur demande de donner d'abord le pouvoir au peuple (a travers une election de l'Assemblee Nationale), non ils preferent s'engouffrer une nouvelle fois encore dans la geule d'un lion a travers les elections presidentielles en premier. Quand on seme le vent, on ne peut que recolter la tempete! Patheutique, deplorable, etc....
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0 #10 Patriote 05-09-2012 22:45

Doyen Doré,
Quel plaisir de vous lire !
Toutefois, je tiens à faire une réserve quant au manque de solidarité des villes de l’intérieur que vous soulevez suite à la barbare répression des jeunes de Conakry en 2006-2007 qui a causé de nombreuses pertes en vies humaines.
Personnellement, je dis qu’il y a eu solidarité car dans la suite des évènements et pour calmer les esprits, Lansana Conté nomma dans la foulée Eugène Camara comme nouveau Premier Ministre (poste resté vacant après le limogeage pour faute lourde de Cellou Dalein Diallo) que ses propres parents de N’Zérékoré furent les premiers à rejeter, puis toute la Guinée suivie (même Dubréka). Ce fut l’une des rares fois que les guinéens sans distinction ethnique parlaient d’une seule voix. Ce fut un mouvement de masse qui aboutira à la mise en place d’un gouvernement de consensus dirigé par Lansana Kouyaté. Tous les espoirs étaient donc permis. L’hyène était à bout portant. Le guinéen voyait le bout du tunnel. Malheureusement pour des raisons encore inavouées Lansana Kouyaté va décevoir tout le peuple de Guinée en ne démissionnant pas quand Conté va violer l’accord passé avec les syndicats en limogeant Justin Morel Junior alors Ministre de la Communication et Porte parole du Gouvernement, ce que les accords ne prévoyaient pas.
Je m’arrête là pour le moment pour dire que (1) en 2007 et pour une fois tous les guinéens, sans distinctions ethniques, ont parlé d’une seule voix, (2) Kouyaté nous a fait rater une belle occasion, (3) nous devons tirer leçon de nos échecs.
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-1 #9 alhousseny 05-09-2012 20:46

Ibrahima Mbemba Sow
Les deux points que vous avez souleve m'ont aussi attire l'attention, mais moi je les ai effectivement pris pour de la precaution de langage tout simplement. En particulier, JMD ne peut en aucun cas se retrouver sur la meme liste que CDD, Sydia et LK du point de vue de leurs activites politiques. JMD est un demagogue d'un autre temps.
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-1 #8 Ibrahima MBemba SOW 05-09-2012 19:47

Un excellent autre papier du doyen Doré où l'exigence de rigueur d'analyse l'emporte régulièrement sur la tentation, pourtant souvent plus facile, du parti pris par rapport à une actualité guinéenne de plus en plus navrante.
Je n'ai cependant pas réussi à m'empêcher de relever deux passages qui m'ont laissé perplexe.
Doyen, vous écrivez:
1°/ « Aussi, et pour la Guinée, je le rends plus responsable de la paralysie actuelle que l'opposition politique en face car c'est lui le capitaine du navire Guinée et je ne tomberai pas dans le panneau de l'intoxication devenue la spécialité de la RTG. »
A moins qu'il ne s'agisse là surtout d'un surcroît de précaution de "langage de neutralité", en quoi peut-on objectivement attribuer une part de responsabilité dans la paralysie actuelle à l'opposition politique (Collectif et ADP)? Je sais qu'un certain langage diplomatique ne peut pas faire autrement qu'en appeler au sens de responsabilité de tous les acteurs politiques.
2°/ « Ces ricanements sont aussi ce qui est adressé presque quotidiennement aux grands dirigeants de l'opposition: Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté, Aboubacar Sylla, Jean Marie Doré, qui sont tous plus menacés que s'ils vivaient sous le régime de Lansana Conté. »
Est-ce que JMD, en dépit de ses récentes prises de position par rapport aux abominables crimes d'Etat commis à Zowota, mérite sa place parmi les opposants ci-listés? Avec sa stratégie obscure de "Centre politique guinéen", n'est-il pas (au moins) encore prématuré de prendre pour acquis le statut d'opposant au PRG AC de ce Monsieur que l’on a vu à l'ouvrage à la tête du Gouvernement de la transition? Je sais que vous n’auriez pas cité JMD pour des considérations régionalistes entre autres.
Merci d’avance, si vous voulez bien m’éclairer sur ces points. Bien à vous !!
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-1 #7 Thierno Mo Sigon 05-09-2012 18:58

"Qui eût cru dans les années 60 que la fierté de la riche Guinée, chantée alors comme « un scandale géologique », serait soumise au début de ce XXIe siècle, à l'épreuve « humiliante » d'être du nombre des pays mendiants de la planète?". Meme le Resposable Supreme de la Revolution avait reconnu au debut des annees 80 du siecle dernier, selon une confidence de feu Abdoulaye Ghana (voir interview Diallo Abdoulaye "Ghana" poste par le frere Doumba Diallo sur ce site) que: citation "Diallo nous avons echoue" suite a une rencontre avec les institutions de Bretton Woods venues a Conakry dans le cadre de l'assistance au gouvernenemt guineen. C'est une abberation de constater de nos jours l'obstination des gouvernenemts cancres de nos pays africains a vouloir trouver une solution a nos problemes via l'aide du FMI et de la BM. La recette est tres simple: vivez a la limite de vos moyens et d'une facon responsable!! et epargnez les generations futures de la dette colossale que vos incompetences ne cessent de generer a chaque cycle du pret-et-gachis ad infinitum.
Merci au Doyen Dore pour tous ses ecrits sur ce site qui devraient plutot servir de lecons aux guinens soucieux de l'avenir de leur pays.
Thierno.
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+1 #6 B.Ourouro Bah 05-09-2012 17:12

"Avec les années et l'organisation des villages d'élevage par empoisonnement et chasse des prédateurs, les ricanements triomphants des hyénidés d'autrefois se sont largement estompés ou ont même disparu de régions qui étaient leurs fiefs." Le doyen a dit ce qu'il faut faire quand on à faire avec des prédateurs. Il ne reste plus qu'a le faire.
Le problème ne doit plus être le prédateur. Le prédateur, comme tous les organismes vivants va tout faire pour assurer sa survie et sa reproduction. Le problème donc est dans la léthargie maladive de ceux qui doivent chasser les prédateurs de leurs fiefs (i.e. l’état). Ces derniers ne sachant comment s’y prendre ou ne voulant faire le boulot requis, en arrive même à prêcher la réconciliation avec le prédateur. Mais c’est de la peine perdue, car le prédateur ne sait pas comment vivre autrement que par la prédation ! D’où, par conséquent, partant etc.
B. O. Bah
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+6 #5 alhousseny 05-09-2012 16:16

Imourana Bangoura
Un peu de politesse ne vous ferait pas de mal. Si vous n'etes pas d'accord avec le contenu de l'article de M. Dore, vous etes libre de le faire savoir, mais vous n'etes pas oblige d'etre desobligeant. Non seulement, les insultes sont embarrassantes pour tout le monde, mais elles sont aussi parfaitement inutiles. A part votre defoulement personnel, je ne vois pas a quoi cela sert.
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+4 #4 alhousseny 05-09-2012 16:10

Ce texte est, a tous points de vue, magnifique. Il est très agréable a lire et dépeint la situation de notre pays avec une clairvoyance que seules l’expérience de la vie et la sagesse peuvent permettre. Ce pays dispose de ressources humaines extraordinaires, mais il semblerait qu'il est voué a n'être dirigé que par les plus médiocres d'entre nous.
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+5 #3 Bangaly Traoré 05-09-2012 14:44

Le régime est militaire et non démocratique,mais la guinée ne sera plus comme avant,la dictature n'a plus sa place dans notre pays trop c'est trop.
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+1 #2 Paul Théa 05-09-2012 13:15

Encore une fois une très bonne description et analyse de la situation guinéenne. Une succession de mauvais présidents; c'est tout simplement déplorable. Pauvre Guinée.
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+2 #1 oumarba diaby 05-09-2012 13:03

Tout est dit dans cet article de notre doyen.La vérité est amère,mais elle est la plus souhaitable pour la Guinée.
Alpha est un Dictateur qu'il faut combattre par tous les moyens.Notre pays ne peut plus se permettre la misère des années passées.
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