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Zogota n’est qu’une étape

Ourouro Bah  Jeudi, 23 Août 2012 17:54

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Je parle d’un vieux parcours
D’une promenade sur la courbe de la décadence
Descendant les pentes de l’amertume
Des crimes impunis, de terreur gratuite.
Eux sont de la Forêt Sacrée
D’autres sont des plaines du Sankarani
D’autres encore
Du mont Loura et du mont Tinka
Des rivières du Sud à l’ile de Gorée.

Qui te dit que nous sommes parents ?
Si ce n'est pour nos consciences blessées
Qui hantent les fosses communes
Nos prières au bord des charniers fermés
Dont nos vœux n’ont pas eu encore raison
De l’hermétisme.

Qui te dit que nous avons un devenir ?
Si ce n’est le potentiel de notre peine
Qui filtre des interstices de la haine
Pour armer les mains des braves
Qui assécheront les mares du fascisme.

Pour éclore tous les secrets
Les murmures des dernières volontés
Des pendus et des affamés
Des mutilés du corps et des blessés de l’esprit
Des violées du sexe
Du silence de la honte
De la honte partagée
D’avoir succombé
Et au sentiment de n’être rien
Face aux géniteurs du mal.

Les armes et le nombre de morts
Ne distinguent pas les prédateurs
Des gardiens de la liberté.
La différence n’est pas le hasard de la naissance.
La différence n’est pas entre la paix et la guerre.
La différence est dans la raison du combat.
Au nom de principes inaltérables 
Ou au nom de la convoitise.
Au nom du salut ou au nom
Des remords d’avoir assassiné l’innocence.


Ourouro Bah


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