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L'homme politique guinéen serait-il devenu son propre adversaire ?

Cheikh Tidiane Traoré  Lundi, 06 Août 2012 14:38

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TRAORE_Cheick_Tidiane_1_01Alors que la situation sociopolitique de la Guinée empire, que les bruits de bottes de l’armée malienne ont favorisé l’installation des islamistes au nord du Mali.

Alors que la situation en Guinée Bissau empire chaque jour.

Alors que le mouvement social se bat pour sauver l’acquis démocratique obtenu de haute lutte par les forces vives de Guinée.

Alors qu’il est de plus en plus difficile d'organiser, d'unifier, d'essayer de mettre en synergie les moyens des acteurs sociopolitiques guinéens.

Alors que les protagonistes passent le plus clair de leur temps à dénigrer leurs prochains en Guinée et hors du pays.


Force est de constater que le Guinéen lambda n'en peut plus, il étouffe sous l’incompréhension de ceux qui sont censés trouver des réponses à ses problèmes, mais qui préfèrent s’ingénier dans la calomnie distillée avec cynisme par les uns sur les autres. Le peuple n'en peut plus d'écouter ces faussetés visant à empêcher toute forme d'unité.

Est-il nécessaire d'expliquer l'évidence à ceux-là mêmes qui prétendent être des combattants pour la démocratie et la cause commune alors qu’ils ébranlent les fondations de l’édifice démocratique ?

Depuis plus d’une année, le Guinéen donne la vilaine impression d'être l'impuissant spectateur d'un dialogue de sourds insensé, sans objectif et contre-productif, engagé entre les acteurs politique « majeurs ».

Pourquoi tant de haines ; pourquoi tant de méfiances, tant de défiance, alors que l'adversaire commun a pour nom, la pauvreté sous toutes ses formes ?

La première réponse à mon humble avis réside dans le fait que la génération de politiciens guinéens nés avant 1958 ne peut plus rien apporter à la Guinée parce qu’incapables de s’entendre sur le minimum et incapables de reconnaître le travail fait par leurs prédécesseurs. Leur combat stérile est bâti sur la haine et les rancœurs qui les habitent.

La seconde réponse réside dans le fait que la jeune génération prenne sa responsabilité en prenant le flambeau et en se préparant à mener le vrai combat gagnant pour la construction d’une Guinée d’unité, de paix et de prospérité.

Le Pr Alpha Condé doit être le dernier président de la république de Guinée né avant 1958, et ne doit pas aller au-delà d’un mandat.

A 1.233 jours de la fin du mandat actuel du président de la République, tel doit être le challenge de la jeune génération pour l’élection présidentielle de 2015.

Que Dieu guide les pas de l’intelligentsia juvénile guinéenne et bénisse la Guinée. Amen !


Conakry, le 04 août 2012

Honorable Cheick Tidiane Traoré
Président du MPR / Secrétaire exécutif de l’AFAG


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