Selection de vidéos
Partenaires
A Hadja Rabiatou Serah Diallo, Présidente du Conseil National de Transition (CNT)
Alpha O. Barry Jeudi, 02 Août 2012 10:19
Madame la Présidente du CNT,
Vous étiez en janvier-février 2007, avec feu Dr. Ibrahima Fofana et vos autres collègues de l’Inter-Centrale Syndicale, à l’avant-garde d’un processus de rupture historique, une révolution avec toutes les forces vives de la Guinée. La révolution guinéenne était en effet partie bien avant le printemps arabe.
Mais les forces de défense et de sécurité guinéennes, contrairement aux armées tunisienne et égyptienne, et à l’instar d’une minorité fasciste au sein des armées libyenne hier et syrienne aujourd’hui, se sont rangées du côté de l’oppression et contre leur peuple.
Vous aviez aussi commis la faute, à l’occasion du compromis arraché au Général Lansana Conté de nommer un Premier ministre Chef du gouvernement sur une « short list » élaboré par les forces vives, de ne pas faire suspendre la constitution et d’ouvrir une transition.
Cette situation permit à l’armée d’être en embuscade et de se saisir du pouvoir à la mort du Général Lansana Conté. Nous subissons depuis, une transition chaotique et interminable malgré l’élection en novembre 2010, d’un membre des forces vives comme président de la République.
Les élections législatives auraient dû se tenir six (6) mois après l’investiture du président et clôturer ainsi la transition. Bientôt deux (2) ans après celle-ci, la Guinée est encore dans des débats techniques et la surenchère concernant la CENI, la révision du fichier électoral et le chronogramme des élections.
Après l’échec du dialogue politique sous l’égide de votre vice-président, et les rapports du PNUD et de l’OIF, et en raison de la fin prochaine du mandat de l’actuelle CENI, il est grand temps d’en appeler à votre institution pour arrêter les frais.
***
Le président Alpha Condé n’était pas sincère dans son offre de gouvernement d’union nationale à El Hadj Cellou Dalein Diallo. Cette offre était bizarrement assortie de la durée de deux (2) mandatures.
Il aurait prouvé sa sincérité s’il avait accepté la main tendue de Sydia Touré et l’avait engagé à former un gouvernement technocrate de femmes et d’hommes neufs après son investiture.
Ceci lui aurait permis d’user de la pole position de ce dernier en Basse-Guinée au premier tour de la présidentielle pour le réconcilier avec ses adversaires du Moriah et rassembler ainsi toute la Basse-Côte sous sa présidence. Il aurait pu de la même façon consolider son électorat avec celui de Lansana Kouyaté en Haute-Guinée en confiant à celui-là la direction de la fusion RPG-PEDN-Arc-en-ciel en un grand parti présidentiel. Il aurait pu aussi encourager Papa Koly Kourouma et Jean Marie Doré à faire la même chose pour la forêt et d’allier leur parti au sien pendant les législatives.
Il aurait ainsi pu, dans la foulée de ses six (6) mois de présidence, s’assurer une majorité confortable à l’Assemblée à travers une coalition avec l’UFR de Sydia Touré et l’UPG de Papa Koly et Doré, tout en circonscrivant l’UFDG dans ses 40-44% de suffrages du premier tour de la présidentielle. Il aurait même pu réduire ce score de l’UFDG, s’il avait engagé des gestes réparateurs envers la communauté peuhle : enquête sur les fameux empoisonnements au palais du peuple et indemnisation des déplacés de Siguiri et Kouroussa.
Il aurait ainsi légitimé sa présidence et se serait donné une position confortable pour réconcilier les Guinéens et engager le changement tant clamé. Il aurait pu renforcer cette légitimé et cette position par une main tendue et un statut de chef de l’opposition à El Hadj Cellou. Celui-ci et la majorité de son électorat ont largement démontré leur attachement à la paix à l’issue du second tour.
Madame la Présidente du CNT,
La Guinée a besoin d’un accord politique global pour gouverner une transition apaisée et mettre en œuvre une rupture avec la gouvernance du passé et créer les bases d’une réconciliation nationale durable et les fondations d’un État de droit et d’une construction démocratique. Ceci depuis le compromis du lendemain de la révolution de janvier-février 2007 jusqu’aux louvoiements actuels, tout en passant par l’accord de Ouagadougou.
Il n’est nul besoin de jouer au Robin des Bois et d’engager une confrontation solitaire avec le président Alpha Condé. Il faudrait se prémunir de la constitution de la République, de la loi électorale en vigueur et de l’accord de Ouagadougou que le président Alpha Condé a remis lui-même à jour en tirant trop sur les délais. Il faudrait ensuite engager une démarche collective avec la Cour suprême, le Conseil économique et social, les coordinations régionales et les chefs religieux en vue de relancer et de surmonter l’impasse du dernier dialogue politique.
Mais si l’inclusion de tout le monde est indispensable pour dégager un large consensus national et donner toute leur légitimité aux conclusions du dialogue, il faudrait néanmoins un cadre restreint où vous feriez personnellement la navette entre le président de la République et les principaux leaders des différentes alliances (Collectif, ADP, CDR, FDP) afin de prévenir et éviter les blocages. Vous pourriez vous faire assister dans cette navette par les présidents de la Cour suprême, du Conseil économique et social, et par les chefs religieux.
Vous devriez, avec l’aide du PNUD, étoffer votre secrétariat d’experts. Celui-ci élaborerait les thèmes à débattre et résumerait les conclusions des débats tout en proposant des solutions de sortie des éventuels blocages. Il rédigerait aussi des aide-mémoires pour la navette mentionnée ci-dessus. Ce secrétariat pourrait être piloté par Louncény Fall comme représentant du président de la République, Lansana Kouyaté comme représentant de l’opposition et Issa Ben Yassine Diallo comme arbitre et votre conseiller spécial. Tous les trois (3) ont servi comme représentant spécial des Nations Unies dans des pays en conflit. On pourrait par ailleurs s’inspirer des crises et accords ivoirien, kényan et zimbabwéen et prendre des personnes ressources de ces pays.
Il faudrait par ailleurs demander la facilitation de la CEDEAO et du Groupe des amis de la Guinée car il s’agit de ré-tabler l’accord de Ouagadougou dont l’exécution n’est encore pas terminée.
Certains blocages pourraient nécessiter l’intervention d’un médiateur désigné par la CEDEAO. L’accord de Ouagadougou serait cette fois-ci assorti d’un accord politique global guinéen. Celui-ci devra être garanti par la CEDEAO, l’UA et les Nations Unies.
Il s’agit ici surtout d’empêcher le chaos qui guette la Guinée et de préserver le Président Alpha Condé contre les conséquences de ses propres turpitudes.
***
Les crises ivoirienne, malienne et bissau-guinéenne militent en faveur d’une action préventive en Guinée.
L’idée serait de se saisir de la remise à jour de la transition et de l’accord de Ouagadougou par le président Alpha Condé lui-même pour l’obliger à accepter une implication de la communauté internationale, un compromis et un consensus national dans la gestion de sa finalisation.
La pression diplomatique devrait en principe suffire à l’amener à coopérer. Mais son intransigeance habituelle pourrait toujours conduire à des démonstrations de rue et à une crise majeure, genre 28/09/09, voire un coup d’état.
L’accord de Ouagadougou et son pendant, l’accord politique global guinéen, ne se limiteraient plus à des élections législatives dans un climat de paix et de sécurité. Ils couvriraient après celles-ci, la formation d’un gouvernement d’union nationale, quels que soient les résultats, et les débats fondamentaux, au sein de la nouvelle Assemblée nationale fonctionnant de fait comme une constituante, sur:
- la réforme et la détribalisation des forces de défense et de sécurité ; l’expulsion de ses rangs des criminels et fascistes,
- la réforme et l’équilibre régional de l’administration,
- la réforme de la justice, la lutte contre l’impunité et la réconciliation nationale,
- la réforme et un débat constitutionnels en prélude d’un référendum et d’élections générales en 2015,
- un débat national sur un projet de société, une vision Guinée 2040
L’état actuel de fragilité et de polarisation du tissu social guinéen recommande un accompagnement du pays par la communauté internationale dans ce cheminement vers une rupture avec ses démons et son passé tragique et tumultueux.
Alpha O. Barry
Commentaires
Dans ma lettre à Hadja Rabi je n’ai pas voulu exprimer ma pensée profonde, d’où les non-dits difficiles à déchiffrer. Vous savez autant que moi comment les forums entre guinéens déraillent de l’essentiel et s’alimentent de passions pour une phrase ou une expression dans un texte.
Je ne fais non plus confiance ni au CNT, ni à sa Présidente. Nous les avons vu a l’œuvre. Mais dès lors qu’une démarche républicaine est enclenchée régie par les textes de loi et encadré par l’accord de Ouagadougou, la CEDEAO et le Groupe des Amis de la Guinée, il sera difficile de l’enrayer. Alpha pourrait faire de l’obstruction comme Gbagbo en son temps avec les différents accords inter-ivoiriens (Marcoussis, Pretoria, Ouagadougou) ou Mugabe actuellement avec l’accord politique global zimbabwéen, mais en dernière analyse, la dynamique ira à son bout. C’est en ce sens que l’idée de « Think Tank » du Doyen Doré vient à point nomme pour justement s’inspirer de ces expériences et éviter à l’opposition les ornières.
Je voudrais éviter à ce stade d’aller dans les détails pratiques. Je sais qu’en dérogeant à ce principe et en évoquant Issa Ben Yacine, Fall, Lasana Kouyaté, j’ai pris le risque de susciter une levée de boucliers contre l’ensemble de mon message, mais ils me semblent les guinéens les mieux qualifies pour cette tache particulière.
Je vais encore prendre un risque en envisageant des délais et modalités pratiques. On pourrait se saisir de la fin du mandat de la CENI en octobre-décembre pour la renouveler et accéder ainsi à la demande de recomposition de l’opposition. Mais on pourrait assortir ceci d’un contrat d’assistance technique des actuels commissaires pour profiter de leur expérience ; leurs contrats pourraient être de 3 mois renouvelables jusqu'à la fin de la révision du fichier électoral ou l’installation de la nouvelle assemblée nationale. Ils ne seront plus commissaires, ne pourront plus assister aux sessions de la CENI.
Il est possible avec de la volonté politique de recruter un nouvel opérateur technique et terminer la révision du fichier électoral avant la fin de l’année et procéder aux élections avant juin 2013.
Merci pour votre sagesse quant aux qualités des peulhs et des malinké. Ma question n'avait aucun piège. Juste pour curiosité.
Par ailleurs, je serais d'accord avec vous et Mr Barry qu'on mette les think tank au service du CNT pour faire bouger les choses. Sinon, je ne vois nulle autre solution ailleurs. Ma seule inquiétude est de savoir combien de temps prendrait la mise en place de ces think tank vu l'urgence des choses.
Alpha O. Barry,
Tout ce que vous mettez à la charge de Alpha Condé n'engage que vous. Évitez-moi cette polémique. Les déclarations partisanes ne m'intéressent et ne m'intéresseront jamais. Pour moi l'essentiel c'est comment unir les guinéens et rendre la Guinée prospère.
Quant au think tank du doyen Doré, il ne tient qu'à nous de le mettre en oeuvre.
Pour ce qui concerne les peuls et les malinkés, ce serait encore plus difficile, parce que je suis peul (et donc plus exigeant et sévère encore à leur égard) et parce qu'à l'exception de femmes soussous dans la pêche, je n'ai travaillé qu'avec les malinkés, mon tuteur étant un el hadj de Kankan. Or on ne peut généraliser à partir d'une seule famille.
Bien entendu, tout le monde a des défauts, mais lorsqu'on veut rassembler, on s'appuie sur ses points communs (et ils sont nombreux, à commencer par le pays) en mettant en avant les atouts de chacun. Il faut tirer le meilleur de chacun pour faire un ensemble cohérent et harmonieux, et cela ne dépend que de la VOLONTÉ.
Moi je reste persuadé que ce sont les politiciens qui stigmatisent l'ethnocentrisme par intérêt, même si ponctuellement il existe des extrémistes dans toutes les ethnies. Il est possible de mettre en place des structures véritablement décentralisées qui feront la part belle à tous, encore faut-il le vouloir.
Il y a beaucoup de choses qui nécessitent du temps pour évoluer, mais il y en a d'autres qui ne dépendent pas de moyens financiers (rassembler, inspirer la confiance, susciter les enthousiasmes...).
Au niveau gouvernemental, il faut savoir s'entourer de personnalités diverses qui remettent en cause les certitudes (quitte à débattre en privé pour ne pas froisser les susceptibilités) et non de seconds couteaux, dont la seule vocation est de durer pour eux-mêmes, sans se soucier des intérêts du pays, dont ils n'ont parfois même pas la mesure.
Je vois qu’enfin une personne comprend le sens profond de mon message. Alpha a piégé les guinéens avec son discours « 3 contre 1 et la croisée contre une prétendue hégémonie peuhle ».
Mais fort heureusement, il fut le premier à démonter pièce après pièce son mythe :
Il s’est brouillé avec son complice dans le projet du ghetto politique peuhl Facinet Toure, « sage du Moriah » qui aujourd’hui le dénonce et divulgue les termes de leur accord-complot,
Il renie les accords secrets avec son autre complice Sékouba Konaté qui crie à la manipulation après la mise aux arrêts de son cercle militaire et la dénonciation de son ancien directeur de cabinet,
Il méprise ses autres complices de la mascarade électorale de novembre 2010, Jean Marie Doré et Lansana Kouyaté.
Toutes ces manœuvres le privent de soutiens précieux pour circonscrire son principal opposant dans son fief du fouta aux prochaines élections législatives.
Il serait vraiment malencontreux d’offrir à Alpha une occasion de rebondir par un coup de force qu’il va certainement déjouer et utiliser pour mettre la communauté internationale de son côté et désigner encore les peuhls à la vindicte populaire.
Il faut mettre le CNT au centre de la finalisation de la transition en obligeant Alpha a finalement respecter la loi (la constitution, la loi électorale et merveille !! l’accord de Ouagadougou qui reprend toute son importance). Nous évitons ainsi les manifestations de rue avec ses cortèges de morts et d’emprisonnements. Nous saisissons aussi l’occasion pour mettre en place un accord politique global contraignant garanti par la communauté internationale qui permettra de palier à tous les manquements du passé :
- refus par Conté d’une conférence nationale souveraine,
- pusillanimité ou manque de vision des Forces Vives pendant la révolution de janvier-février 2007 ayant empêché l’ouverture d’une transition qui conduit au sabordage par Lansana Kouyaté de sa feuille de route par opportunisme et désir de se positionner pour la succession de Conté,
- même manque de vision des Forces Vives pendant les négociations avec le CNDD et à l’issue de l’accord de Ouagadougou.
La proposition de « Think Tank » du Doyen Doré de Dijon viendrait à point nommé pallier aux insuffisances des partis d’opposition à l’occasion d’une table ronde au sein du CNT.
Vous avez cité les qualités des soussous pour leur hospitalité et celles des forestiers pour leur intégrité et leur esprit d'ouverture. Je serais très ravi de savoir selon vous, quelles sont les qualités des peulhs et des malinkés.
On a l'habitude de dire que le guinéen parle beaucoup et agit peu. J'avoue franchement que votre article mérite un remerciement de ma part du fait qu'il fait des propositions de sortie de crise concrètes et réalistes pour notre chère patrie, même si ces propositions restent sujettes à discussion.
Pour ma part, je suis foncièrement contre l'usage de la force pour faire changer les choses car personne n'y gagnerait, nous serons tous perdants. Ce qui ne signifie pas que je suis fataliste. Je suis convaincu que pour que les choses changent en Guinée, il faut qu'une institution républicaine s'engage et non les fameux partis politiques. Les partis politiques n'y sont pas parvenus parce qu'ils sont ethniques. Il faut garder les pieds sur terre et dire haut et fort que quand l'opposition appelle à manifester aujourd'hui, ce ne sont que les militants de l'UFDG qui répondent à plus de 80%, voire plus. Partant on en déduit à tort ou à raison que ce sont les peulhs qui appellent à manifester contre les malinkés. Voila pourquoi je soutiens votre proposition que le CNT soit au centre du changement puisque toutes les sensibilités ethniques y sont représentées.
Il est difficile de lire l’arrière pensé d’un écrit. Il peut sembler qu’en allant à la conclusion finale de la logique du discours d’Alpha « 3 contre 1 » pour couvrir la mascarade électorale de novembre 2010, je le cautionne. Loin de là , je suis entrain de démontrer qu’il a lui-même saboté son projet d’encerclement politique du Fouta qui était sa seule chance de légitimer sa présidence en s’assurant une majorité sans fraude à l’assemblée. Mais apparemment il ne veut pas changer la stratégie de fraude et de mystification qui lui a bien réussi en 2010 avec la nouvelle variante : « seul Cellou a des militants ; ceux des autres poids lourds du premier tour ont émigré tous chez lui ».
Mais en tirant trop sur la corde et les délais, il invite tout le monde à la table de la finalisation de la transition et transforme son mandat de 5 ans en une longue transition. Les forces démocratiques doivent tout faire pour s’engouffrer dans cette brèche. Mais elles devraient restées vigilantes et éviter de se faire déborder comme toujours. Nous devrions nous investir dans les états -majors des partis d’opposition pour le aider à obliger le CNT à mettre tout le monde autour de la table et à impliquer la communauté internationale. On devrait au sortir de cette table ronde avoir un accord politique global devant baliser la transition par toutes les réformes nécessaires à l’éclosion d’un État de droit. Le changement au niveau humain se fera de soi dans de tels processus et un tel cadre. On ne peut pas attendre le changement humain pour changer notre situation, c’est un processus de tous les jours avec ses victoires et ses échecs.
Une dernière précision sur la vision Guinée 2040. Les pays émergents le sont devenus en l’espace d’une génération (25-30 ans). De 2015 à 2040, nous avons 25 ans. Il s’agit d’élaborer une vision de 25 ans, la Guinée que nous voulons construire durant cette période avec des plans sectoriels, un plan intégrateur et des plans quinquennaux de mise en œuvre.
Chaque région a des atouts et des spécificités à défendre et à mettre en valeur, et aucune ethnie ne doit se dresser contre les autres.
Les soussous sont généralement les plus accueillants, donc pourquoi devraient ils rejeter les autres ?
Les forestiers sont généralement les plus intègres, ce qui suppose ouverture d'esprit.
Évidemment je ne parle ni des politiciens, ni de ceux qui sont nés ou ont grandi à Conakry et qui ont perdu certaines de ces qualités spécifiques.
Par ailleurs, si nous faisons avec ce que nous avons (des politiciens préoccupés de leurs seuls intérêts), on ne s'en sortira pas. Il faut essayer de susciter des changements, notamment au niveau humain.
Personnellement je pense que les intellectuels et ceux qui réfléchissent, sont davantage préoccupés par les problèmes politiques, mais la population se contenterait d'un PRG qui obtiendrait des résultats sur le terrain, quelle que soit sa manière de gouverner.
Il peut paraitre que je veux proner le regionalisme. En fait je voudrais plutot coller a la realite guineenne actuelle pour desamorcer une dynamique s'appuyant sur les regions pour edifier un Etat et plus tard une Nation. A mon avis cela est la demarche la plus realiste pour edifier une communaute d'interet entre guineens.
Je n'ai pas oublier comme toi le role nefaste de Issa Ben Yacine Diallo, encore moins celui de Fall, Kouyate ou Rabiatou elle meme. Encore une fois je veux que l'on fasse avec ce que nous avons a ce stade de la construction de l'Etat de droit en Guinee.
Je ne suggere pas de laisser des etrangers decider a notre place mais plutot de s'inspirer de leurs experiences.
Le gouvernement d'union nationale sera base sur les resultats des legislatives qui seront probablement dans l'hypothese de transparence grosso modo ceux du premier tour de juin 2010.
Enfin l'economie n'est pas minimisee mais force est de reconnaitre qu'elle ne prosperera que sur de solides fondations de paix durable dependant d'une justice et d'une reconciliation nationale promu par un Etat de droit, une bonne gouvernance et des valeurs republicaines.
Il faut vraiment être naïf pour ne pas comprendre que ces divisions ne visent qu'à pérenniser le pouvoir d'AC, et s'en faire complice comme si cela constituait une solution à nos problèmes. Au niveau de la population, et en dehors de quelques aigris, il n'y a pas de division inter-communautaire, et un président rassembleur prouverait l'entente qui existe entre toutes les communautés. Je ne parle évidemment pas des politiciens dont les desseins sont autres, et font tout pour occuper les Guinéens, afin que ceux-ci ne jettent pas un oeil à ce qu'ils font.
Je suis donc déçu de constater de telles propositions, comme si les clivages n'étaient pas entre ceux qui prônent l'État à tout va (AC) et ceux qui lui veulent un rôle plus limité (Sidya, CDD, Kouyaté).
Les coordinations régionales et les religieux sont peut-être utiles sous bien des aspects, mais certainement pas dans le cadre de la politique. Ils ne défendent pas l'intérêt général, mais des intérêts particuliers.
Je n'aime pas parler des absents hors leur présence, mais Issa Ben Yacine Diallo qui avait beaucoup de crédit l'a dilapidé lors de l'expérience Dadis. Si vous avez la mémoire courte, les démocrates ne l'ont pas eux.
Quant aux personnes ressources de pays étrangers, il n'est jamais inutile de s'en inspirer, mais ce n'est pas une raison pour qu'ils viennent décider ici? Ce serait inévitablement nous obliger à questionner le sens de leurs décisions, dont on se demandera toujours quelle influence réelle les anime.
Enfin il faudrait définir le gouvernement d'union nationale, étant donné la scission en deux du paysage politique guinéen.
Enfin si les problèmes politiques sont importants, je constate le peu d'intérêt pour l'économie qui constitue pourtant la priorité et pour lequel on se consacre d'y réfléchir seulement pour 2040.
Frere Ghandi,
Il peut paraitre que je veux proner le regionalisme. En fait je voudrais plutot coller a la realite guineenne actuelle pour desamorcer une dynamique s'appuyant sur les regions pour edifier un Etat et plus tard une Nation. A mon avis cela est la demarche la plus realiste pour edifier une communaute d'interet entre guineens.
Je n'ai pas oublier comme toi le role nefaste de Issa Ben Yacine Diallo, encore moins celui de Fall, Kouyate ou Rabiatou elle meme. Encore une fois je veux que l'on fasse avec ce que nous avons a ce stade de la construction de l'Etat de droit en Guinee.
Je ne suggere pas de laisser des etrangers decider a notre place mais plutot de s'inspirer de leurs experiences.
Le gouvernement d'union nationale sera base sur les resultats des legislatives qui seront probablement dans l'hypothese de transparence grosso modo ceux du premier tour de juin 2010.
Enfin l'economie n'est pas minimisee mais force est de reconnaitre qu'elle ne prosperera que sur de solides fondations de paix durable dependant d'une justice et d'une reconciliation nationale promu par un Etat de droit, une bonne gouvernance et des valeurs republicaines.
Il est vraiment commode d'envisager des options pour le salut de la Guinée,mais force est ä la triste réalité:Guinéens,nous sommes un peuple cocufié et endormi,berné et emberlificoté.
Savoir aujourd'hui que le menteau d'opposant d'Alfa Condè,n'était qu'un masque pour camoufler les services d'espionnage et de manipulation qu'il rendait aux régimes démoniaques qui se sont succédés chez nous,(il était informateur de Sékou Touré,et gräce ä lui,Lansana Contè a pu surveiller et manipuler ses irréductibles ennemis de la haute guinée.Meme la rebellion voulue par les caciques du mandé a été empechée par Alpha Condé qui se fit arreter ä l'occasion.Son patron le graciera quelques temps après .)
Constater qu'Alfa Condè a tout simplement repris ses collaborateurs d'hier pour gouverner le pays avec eux aujourd'hui,
Savoir que les responsables syndicaux qui se sont trouvés au centre des mouvements sociaux en Guinée(Rabiatou Serah comprise)étaient tous des traitres manipulables ä volonté,ils étaient tous des collaborateurs de Lansana Conté et de son pion Alfa Condè,amène ä conclure aujourd'hui que depuis 1958,la Guinée n'a pas fait un seul pas en avant.
Une révolution avec la guillotine reste aujourd'hui la seule et unique solution qui s'impose.
Il faut vraiment être naïf pour ne pas comprendre que ces divisions ne visent qu'à pérenniser le pouvoir d'AC, et s'en faire complice comme si cela constituait une solution à nos problèmes. Au niveau de la population, et en dehors de quelques aigris, il n'y a pas de division inter-communautaire, et un président rassembleur prouverait l'entente qui existe entre toutes les communautés. Je ne parle évidemment pas des politiciens dont les desseins sont autres, et font tout pour occuper les Guinéens, afin que ceux-ci ne jettent pas un oeil à ce qu'ils font.
Je suis donc déçu de constater de telles propositions, comme si les clivages n'étaient pas entre ceux qui prônent l'État à tout va (AC) et ceux qui lui veulent un rôle plus limité (Sidya, CDD, Kouyaté).
Les coordinations régionales et les religieux sont peut-être utiles sous bien des aspects, mais certainement pas dans le cadre de la politique. Ils ne défendent pas l'intérêt général, mais des intérêts particuliers.
Je n'aime pas parler des absents hors leur présence, mais Issa Ben Yacine Diallo qui avait beaucoup de crédit l'a dilapidé lors de l'expérience Dadis. Si vous avez la mémoire courte, les démocrates ne l'ont pas eux.
Quant aux personnes ressources de pays étrangers, il n'est jamais inutile de s'en inspirer, mais ce n'est pas une raison pour qu'ils viennent décider ici? Ce serait inévitablement nous obliger à questionner le sens de leurs décisions, dont on se demandera toujours quelle influence réelle les anime.
Enfin il faudrait définir le gouvernement d'union nationale, étant donné la scission en deux du paysage politique guinéen.
Enfin si les problèmes politiques sont importants, je constate le peu d'intérêt pour l'économie qui constitue pourtant la priorité et pour lequel on se consacre d'y réfléchir seulement pour 2040.








