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Guinée: Les pérégrinations du président de la République
Ansoumane Doré Dimanche, 08 Juillet 2012 13:41
On m'a parlé d'une rencontre de Guinéens près de Genève le 14 juillet 2012. J'en profite pour leur adresser quelques mots d'encouragement mais également pour dire à tout Guinéen, groupement ou individu où qu'il se trouve, qu'il n'est que temps, qu'à défaut de synergie d'actions due à l'éparpillement à travers le monde et à des positions politiques partisanes, il nous faut réaliser une synergie de réflexions sur la Guinée.
C'est la pensée solidement mûrie qui a guidé les peuples sur la voie du progrès humain. C'est de cela que je parle dans la deuxième partie de cette note.
I. CE QU'ON SAIT DEJA ET QUE JE COMMENTE A MA MANIERE
Que ceux qui savent ce qui va suivre, ne s'agacent pas; je m'adresse à la majorité de mes compatriotes qui ont besoin qu'on leur explique les mots et surtout les titres qu'on utilise. Pérégrination, au singulier, signifie voyage dans des pays lointains, au pluriel, il s'agit de nombreux déplacements, allées et venues.
Encore ceci, il faut que certains de nos compatriotes sachent que les critiques que je peux faire dans mes articles ne visent pas la personne physique du président de la République de Guinée, mais la personne morale du capitaine du navire Guinée qu'il incarne. Je ne peux pas mettre sur le même pied d'égalité dans mes critiques de citoyen, celui qui est responsable de la destinée des 11 millions de Guinéens (le président de la République) et les chefs de l'opposition qui n'ont aucune responsabilité des pouvoirs d'Etat. Depuis plus de 50 années, le silence complice d'un grand nombre de Guinéens à l'égard de leurs présidents, a conduit ceux-ci, dans le même temps, à une dictature et à une mal-gouvernance dont les conséquences négatives n'apparaissent pas qu'à des opportunistes guinéens et étrangers.
Ceci écrit, je me demande ce qui fait courir le président de la République de Guinée aux quatre coins du monde. D'emblée, je considère que ces pérégrinations traduisent une vacuité de la gouvernance en place dans notre pays et sans nul doute, leurs conséquences négatives, eu égard à leurs coûts, se feront sentir un jour prochain. Mais on a pris l'habitude dans ce pays d'attendre que le mal se produise avant de réagir, pour ceux qui réagissent. Je vais expliquer ma position. Le président lui, a la réponse à sa « grande vadrouille » : « Vous voyez, la Guinée n'a pas de politique internationale. Je suis obligé d'être le premier voyageur. D'aller partout pour reprendre nos relations. » (2 juillet 2012). Mais qui n'a pas constaté qu'il n'a pas, hors les apparences, de politique nationale, digne de ce mot, en Guinée? Cette situation d'absence de politique internationale n'est, du reste, pas de son fait. Mais le bon sens aurait, cependant, été pour celui qui avait clamé partout que son objectif était l'instauration du changement en Guinée, de rétablir prioritairement une politique nationale. Or, depuis son élection le 7 novembre 2010, il n'a vraiment pas visité une des quatre régions guinéennes, alors qu'il a visité pas moins d'une douzaine de pays, jusqu'en Asie du Sud-Est : Taïwan-Cambodge-Thaïlande-Malaisie. Pour quels vrais objectifs, ces pérégrinations dispendieuses pour un pays dont il dit que les caisses ne sont pas florissantes pour ne pas dire plus et dont des habitants n'ont pas les moyens d'avoir les deux principaux repas de la journée. Chacun sait, du reste, que la Guinée se trouve internationalement dans la catégorie des pays pauvres très endettés (PPTE).
A mon avis, le président de la République de Guinée a senti dès son élection, sur laquelle il n'est plus besoin de revenir, un énorme déficit de reconnaissance dans le pays profond. D'aucuns expliquent d'ailleurs le recul continu des élections législatives qui devaient constitutionnellement avoir eu lieu en juin-juillet 2011et n'ont toujours pas eu lieu, par la peur de perdre ces élections. Mais la persistance du président à ne pas se rendre dans les régions guinéennes, après y avoir été élu, est expliquée aussi, selon certains par sa peur de ce que François Soudan présente dans une enquête du numéro 2686, 1er-7 juillet 2012, de Jeune Afrique, sous le titre de la « La sorcellerie au cœur du pouvoir », en Afrique subsaharienne (pp 24-33). Cette pratique fortement implantée au cœur des pouvoirs africains et constituée de « sorciers, magiciens, féticheurs, marabouts, guérisseurs, sangomas, ngangas et autres ndokis », selon les pays, a semble-t-il, sur conseil de son entourage, dissuadé le président guinéen à se hasarder hors de la capitale. Ce genre de dangers serait inexistant dans les pays étrangers, on peut donc aller s'y promener. Mais, je crois qu'il y a plus. Le déficit de reconnaissance intérieure est supposé pouvoir être comblé en partie par les images du premier Guinéen avec des personnalités de pays visités et abondamment présentées à la RTG (Radio-télévision guinéenne). On a vu toute cette tactique en action quand le président guinéen devait arriver en visite privée en France où il sait l'image qu'on a de lui (tous partis politiques confondus). C'est lors de cette visite qu'on a appris que 14 des prisonniers impliqués dans l'attentat de sa résidence privée, le 19 juillet 2011, ont bénéficié de non-lieu et ont été relâchés. Pourquoi, ces 14 non-lieux à cette date précise ?
Les motifs de restauration de la politique internationale de la Guinée ou de recherche d'investisseurs potentiels en Guinée ne paraissent pas convaincants. On ne peut pas efficacement gouverner un pays en n'utilisant que la tactique conjoncturelle. C'est ce qui constitue une des faiblesses de taille du gouvernement en place à Conakry.
Je n'entre pas ici dans les arcanes de toutes les questions financières, débattues à l'heure actuelle en Guinée. Vrais ou faux débats? Toute cette atmosphère ne peut que contribuer à grossir la défiance vis-à-vis du Premier Magistrat du pays. Celui-ci, apparemment tranquille comme Baptiste, ne tente même pas d'éclaircir la situation glauque ainsi créée mais poursuit ces pérégrinations « pour renforcer la politique internationale de la Guinée », doublée, je l'ai écrit, plus haut de « recherche d'investisseurs potentiels ». Dans la conjoncture de crise économique actuelle, s’attendre à des implantations significatives d'entreprises étrangères en Guinée, peut relever d'un optimisme peu réaliste.
La réalité de délocalisation d'entreprises de pays développés ou émergents, est prise au regard de facteurs précis: état politique général et climat de paix sociale du pays, infrastructures adéquates, énergie nécessaire, ressources humaines qualifiées ou peu qualifiées en quantités et peu coûteuses par rapport au pays d'origine, facilités d'approvisionnements divers, transports et structures d'accueil, cadres juridiques , non de paille mais réels. A part les ressources humaines, ces facteurs font généralement défaut en Guinée. On le voit bien quand on nous dit que les hôtels de Conakry sont toujours remplis d'acteurs économiques venus voir, mais combien, parmi ceux-ci, après avoir pris le pouls économique et social du pays, sont repartis sans s'être hasardés à tenter le moindre investissement ?
Ces considérations éclairent que les déplacements dispendieux du président de la République ne seront pas suivis d'investissements de nature et de taille à promouvoir un développement de la Guinée. Or c'est ce qu'on veut faire croire à la population. Mais c'est ce genre de jeux de théâtre qui est joué de longue main à Conakry et qui se poursuit sans jamais avoir pu relever le prestige de la Guinée. Je vais passer rapidement sur des comportements et des déclarations qui tendraient plutôt à rabaisser et la Guinée et la fonction présidentielle en citant trois exemples:
- C'est, d'abord, qu'un président de la République d'un Etat souverain déclare ouvertement qu'il est « le conseiller politique » d'un autre président, celui de la Côte d'Ivoire, et que celui-ci est son « conseiller économique » à lui. Cela sent le folklore estudiantin.
- C'est, ensuite, de déclarer à un autre président étranger, celui du Niger, qu'il le considère comme « coprésident de la Guinée », sans que les Guinéens aient été consultés sur cette coprésidence. Pauvre Guinée! C'est exactement une déclaration similaire que Sékou Touré avait faite au Président du Ghana, Kwame Nkrumah, renversé par un coup d'Etat militaire en février 1966 et réfugié à Conakry.
Faut-il ajouter que même si des Africains ont toujours rêvé de panafricanisme, les réalités constatées, ici ou là dans les Etats africains sont autres: des Guinéens sont plus facilement expulsés, aujourd’hui, d'Angola ou de Mozambique que de France ou de Suisse; d'autres Africains, plus facilement expulsés du Nigéria que d'Angleterre ou d'Allemagne, etc.
- C'est enfin dans ce cadre de qu'on peut qualifier de gigantesques bêtisiers, que lors de son dernier voyage en France et peut-être, pour plaire à François Hollande, qu'il a déclaré à la presse : « Depuis que Sarkozy est parti, je dors bien, mon médecin peut le confirmer ». Mais il faut savoir qu'il y a belle lurette que l'intérêt et la considération qui entouraient, jadis, la moindre visite (même pas officielle ou d'Etat) de chefs d'État africains, ont disparu. En tout cas pour certains d'entre eux, aucun écho dans les médias. Il faudrait le savoir et compter sur soi-même. Il n’y a qu'à voir des milliards d'euros débloqués pour sauver la Grèce, Chypre, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne : cinq pays à avoir demandé l'aide de l'Union Européenne pour contrer la crise de la dette souveraine.
De tout cela, même s'il s’agit de paroles en l'air, ces exemples manquent de dignité et de hauteur de la part d'un chef d'Etat.
C'est triste pour nous, Guinéens, car nous ne sommes pas dans de bonnes mains. Toutes ces déclarations ne contribuent qu'à rabaisser la fonction présidentielle guinéenne. C'est du folklore de mauvais goût en mouvement que les Guinéens ont devant eux. Ce ne sont pas ces agitations en pérégrinations et qui demeureront stériles pour la Guinée qu'on restaurera la politique internationale de notre pays. Elles traduisent tout au plus la flagrante incapacité du pouvoir en place à s'attaquer sérieusement à l'incontournable aggiornamento de la politique en Guinée. On parle de réformes mais des bandes de malfrats bien organisées commettent presque quotidiennement des crimes de sang dans la capitale et même ailleurs dans le pays. Des quartiers de Conakry vivent dans la violence et l'insécurité. Ne faudrait-il pas s'occuper de ces réalités quotidiennes du pays que de se lancer à la recherche d'une hypothétique notoriété extérieure?
Faut-il, à cet égard, répéter pour la énième fois, que nous savions tous que le président élu le 7 novembre 2010, s'était trouvé devant un pays qui était à reconstruire de A à Z. Par conséquent, quiconque censé avoir une idée de l'immensité des tâches à accomplir, ne s'attendait pas en si peu de temps à un miracle dans le redressement du pays. Mais on aurait pu légitimement s'attendre à voir le président du changement faire appel à des ressources humaines jeunes et techniquement compétentes qui travaillent aux quatre coins du monde. Dois-je préciser que, disant cela, je ne pense qu'à de jeunes compétences, bien choisies, de l'intérieur comme de l'extérieur du pays ? Et cela ne concerne pas des retraités de septuagénaires de ma génération. Ce n'est pas cette voie qui a été prise, mais l’obsession de garder le pouvoir a conduit à s'appuyer sur un certain nombre de ceux qui s'étaient corrompus dans les pouvoirs précédents. Et pour quels résultats prévisibles ? … Parlons plutôt de prodromes, de signes annonciateurs de ce qui attend les Guinéens. Je dis tout net que je ne sens pas l'ombre du changement dans le sens de progrès collectifs, mais au mieux, de la permanence de l'Etat stationnaire.
En face de cette carence d'une gouvernance positive qu'y a-t-il?
Le Conseil National de la Transition (CNT). On a tellement dit et écrit de choses sur l'inutilité (à présent) de cette institution qui a été établie pour une transition courte en 2010, que je n'éprouve pas une nécessité à m'attarder là-dessus.
Quant aux autres institutions républicaines, elles semblent, toutes, sous commande du chef de l'Etat. Cela se concrétise par un simple signe: à chacun de ses déplacements à l'étranger, tous les représentants de ces institutions, toutes affaires cessantes, doivent se rendre à Gbessia pour l'accompagner ou l'accueillir. Un petit progrès est, cependant, intervenu dans ce rituel, c'est qu'on ne demande plus aux représentants des corps diplomatiques accrédités en Guinée d'accomplir cette corvée. C’est dire que des pratiques paralysantes héritées du passé, existent encore, faute de renouvellement des générations aux commandes des affaires.
Alors, la question se pose de savoir ce qu'il faut faire devant une gouvernance qui patauge et par conséquent, contrairement aux apparences, une société guinéenne bloquée.
II. CE QUI ME SEMBLE QUE NOUS DEVRIONS FAIRE.
C'est aux intellectuels guinéens que je m'adresse ici ; aux intellectuels guinéens de l'intérieur comme de l'extérieur. Il faut entendre par intellectuels, ceux qui travaillent dans le domaine de l'esprit. Il y en a parmi les Guinéens, comme dans toute société organisée. Les sociétés humaines ne sont sorties de l'obscurantisme que par l'intelligence humaine. Vous connaissez le rôle qu'a joué le Siècle des Lumières en Europe. Siècle caractérisé par l'intelligence, source de progrès dans tous les domaines.
Par-delà les effets de style et de manches dans les nombreuses rencontres, les intellectuels guinéens doivent faire pour la Guinée, ce dont ils sont capables : faire des investigations solides sur les divers aspects de la société guinéenne. Cela doit revenir à défendre des valeurs globales, en dehors de toutes contingences de politique partisane. Le plus souvent les intellectuels n'assument pas de responsabilités directes dans la gestion des affaires publiques. Ils doivent ainsi constituer une caution morale par l'autorité qui se dégage de leurs réflexions. Nous sommes, certes, loin, sociologiquement et temporellement d'un tel contexte chez nous. Mais tout a un commencement. Faire des réflexions, c'est bien, mais faut-il encore que ceux qui se sont engagés au service de la collectivité nationale, c’est-à-dire les hommes et les femmes politiques, prennent en compte ces réflexions, autant que possible. C'est pourquoi un effort d'être plus empirique que théorique dans ces réflexions doit s'imposer.
Ce qui a fait et fait toujours cruellement défaut à la gouvernance guinéenne, c'est précisément des actions et des orientations reposant sur des réflexions solides. C'est pourquoi, je propose aux intellectuels de nous atteler à des tâches de réflexions solides et concrètes sur la Guinée pour chasser l'ignorance de la gestion des affaires publiques. Pour cela, j'invite à la création d’un Think tank, qu'on traduit comme étant un laboratoire d'idées ou si l'on veut une boîte à idées, indépendante des partis politiques et à but non lucratif. Ce Think tank des experts de toutes spécialités, doit pouvoir réaliser des études et des propositions dans les domaines des politiques économiques et sociales. Il s'agira pour commencer des études et propositions synthétiques applicables par des agents de politiques économiques et sociales. Notre Think tank embryonnaire pourrait porter, sans complexe, l'appellation de Memoria guineensis Think tank (Think tank Mémoire de Guinée), dont il faudra préciser les objectifs, plus que je ne peux le faire ici.
Les sociétés, je l'ai déjà rappelé, ne progressent que par la diffusion des idées modernes. La Guinée en a besoin. Je souhaite que si l'idée de Memoria guineensis reçoit bon accueil, ceux qui se sentiront capables d'analyses concrètes sur les thèmes suivants mais non limitatifs, adaptés aux situations alternatives de politiques publiques en Guinée, se mettent à constituer des dossiers, en attendant que des bonnes volontés se manifestent pour l'hébergement de notre boîte à idées. Les nombreuses rencontres fort utiles que les Guinéens organisent un peu partout se concrétisent assez souvent par des documents, manifestes intéressants, mais qui disparaissent après dans la nature. Memoria guineensis peut être le réceptacle de toutes les intelligences qui ont jailli ou jailliront de ces rencontres.
Je rappelle donc quelques thèmes que d'autres pourront allonger par des thèmes les plus variés mais qui doivent être d'utilité pour les politiques publiques de Guinée :
- Tous les aspects de la population guinéenne;
- Les cadres administratifs et financiers et l'action économique et sociale ;
- Les problèmes de l'éducation dans tous ses aspects ;
- La médecine, l’équipement médico-social, la lutte contre les fléaux sociaux ;
- La question du travail dans tous ses aspects ;
- Le développement économique ;
- L'aménagement du territoire, l'urbanisme , le logement ;
- Les clivages ethniques et politiques.
Ces thèmes sont indiqués à titre indicatif sans aucune préséance.
Ansoumane Doré
Dijon, France
Commentaires
Qu’on me comprenne bien. Je ne prétends nullement pas que le développement est l’apanage du Blanc, ni d’ailleurs l’écriture, mais sont utilisation versus civilisation orale-Je ne dis pas non plus que des intellectuels guinéens sont des incompétents politiques; je soutiens plutôt que leur “intellectualité” n’en fait pas nécessairement des grands politiciens et ne leur donne pas une compétence politique particulière. Que peuvent alors faire les intellectuels et des Hommes de savoir? Par leur capacité d’analyse et de compréhension des réalités, certains peuvent être d’excellents conseillers politiques. Ils peuvent faire partie comme le dit Doyen Doré, des “think tanks”, ces centres de réflexion qui analysent, synthétisent, élaborent des scénarios, proposent des alternatives, étudient les faisabilités et viabilités des politiques et leur impact, etc. D’autres peuvent contribuer à l’avancement du pays par leurs activités de recherche ou d’enseignement. Certains autres peuvent porter leur excellence dans la pratique des affaires. D’autres encore peuvent se lancer dans la politique active. A une condition: qu’à côté de l’intelligence académique, ils aient aussi une bonne dose d’intelligence émotionnelle, sociale, pratique et d’intelligence politique! Mais cela n’est pas donné à tout le monde, quoique nous pensions!
Comolam: l'écriture est LOIN d'être l'outil du blanc. Si je ne me trompe pas, la "première" chose que Dieu a crée (selon la religion Musulmane) est..."LA PLUME".
Le dévelopment n'est pas l'apanage seulement des blancs (i.e.: Les chinois, les Rwandais, etc.)
Peut-être que nous utilisons juste mal "LA PLUME".
Bien à vous
I.B.
Celui qui réagit ainsi fait perdre du temps au lecteur. Or certains sacrifient une partie de leur précieus temps pour lire dans l'espoir d'abord de comprendre ce qui se passe chez nous, puis de contribuer tant soit peu à l'installation de la démocratie.
Boubacar DIALLO
Tous mes respects !
je suis depuis quelques jours l'accélération des visites de gros investisseurs concernant le projet Simandou. Ma question: Do investors really care whether we have a National Assembly? L'article sur le Groupe AIOG sur guineenews amène à se poser des questions...non? 10 Milliards min annoncés, un chemin de fer, un port, etc...
Bien à vous
I.B.
L’humour, la réponse d'égal à égal etc. Sont dans les règles du débat. Il n'y a pas de réponse ou de questions en fonction de l'âge de l’interlocuteur; mais si je dis comment un vieux gaga comme lui peut dire ceci ; c’est irrespectueux envers la personne. Je parle des attaques personnelles parce que l’on ne partage pas l’idée de l’autre. Bref
J’en ai souvent eu mais je faisais le dos large, plus maintenant en ce qui me concerne.
Par contre, il est trop tard pour un accord de politique global.
Respect
WOIKA, le voyant... Voilà qu'on te traite d'etre un OBLIGE, de AC.
Tu vas maigrir, mon cher. lol.
Il est claire qu'il y a une limite à ne pas franchir.
La quelle?
A partir de quel instant, un commentaire peut-il être traité d'irrespectueux?
Faut-il tailler son commentaire en fonction de l'age de la personne que l'on a en face, ou faut-il lui répondre d'égal à égal?
Répondre d'égal à égal, ne doit pas dire "INSULTER"
Les injures doivent être bannies sur le forum.
Faut-il considérer une certain humour comme étant une injure?
Car le rationnel croit a ce qu'il voit,mon maitre coranique(son fils)m'a predit la durée de Dadis,j'ai vu,il m'a predit la durée de Konaté,j'ai vu,il m'a predit le non avenement de Dalein,j'ai vu,maintenant il me predit la fin prochaine de Alpha Condé.
C'est normal que vous tombiez dans la panique en tant que obligés de Alpha,mais moi je suis rationnelle et j'attends si Dieu me prete vie de voir en Juin 2013.Je vous dirai mon autre réponse.
Par ailleurs, toutes les reflexions devraient pour le moment se concentrer sur comment debloquer la situation politique guineenne et creer de solides bases pour un Etat de droit.
Je crois nous devrions aider la mouvance et l'opposition a se retrouver au sein du CNT pour renegocier l'accord de Ouagadougou avec l'aide de la CEDEAO en vue d'un accord politique global pour la finalisation de la transition et la mise en oeuvre des differentes reformes necessaires a l'eclosion d'un Etat de droit et une reconciliation nationale durable
Des analyses du genre prouvent à suffisance que votre « vrai prof des universités » (dixit Gandhi) se contente des ragots et des rumeurs distillés dans la presse à grand tirage et ne gratte pas pour voir le fond. Et pourtant, son champ de recherche lui permet d’aller au-delà. Ceci dit, revenons à la citation mise en exergue. Même un certain Gandhi qui flâne à satiété dans les sites Internet dans son entreprise de propagande (à la solde de politiques – ses agissements ces deux dernières années le prouvent à suffisance ainsi que des témoignages de certains de ces proches) sait pertinemment que les pays émergents dont son mentor fait allusion délocalisent aujourd’hui dans des pays fragiles comme l’Angola, la Côte d’Ivoire, la RDC,… sans se prendre en compte les facteurs avancés par le sieur A. Doré. Un exemple pour l’illustrer est la participation à très grande échelle de la Chine (de l’Inde, du Brésil) dans des pays qui ne répondent à aucun des facteurs suscités (par la « Moutarde de Dijon ») : l’Angola, le Nigéria (où le MEND, châtie, enlève etc..), et autres. Les pourfendeurs, les pleurnichards, les détracteurs, les propagandistes et autres maquereaux du Net peuvent se lécher les babines et je dis merde !
Wassalam.
SEIGNEUR,merci pour la nouvelle,le fils de mon maitre coranique qui avait predit l'avenement de alpha conde m'a dit que son pouvoir ne durerait que deux ans six mois et treize jours.Donc normalement la Guinée sera debarassée de cet autre fléau en juin 2013.
Madina une « tisane » avec le miel et un peu de citron tous les matins, un bon plat de riz a midi, de la soupe au soir et surtout pas de "moquette" durant tout le traitement s’il te plait et tu te remettras petit a petit….. Par ailleurs il y a des sites mieux indiques pour ce genre de « disettes » croit moi des que tu postes ta découverte il y aura des clients de tout bords pour apprecier.
Ceci étant, dites au fils de votre maître coranique d'aller dire à son père que son rôle c'est d'enseigner le Saint Coran comme Dieu l'a prescrit. La prédiction n'est que pur mensonge visant à escroqquer les faibles d'esprit. Je ne dis pas que c'est votre cas.
Tous mes respects !
Que Brahim se permette de vouloir mettre le Doyen Doré "à sa place" comme le croit Karifa, montre que ce sont souvent ceux qui n'ont rien fait de leur vie (voir ci-dessus) qui veulent pourtant donner des leçons à ceux qui ont fait leurs preuves, et honorer ceux qui n'ont jamais travaillé (les oisifs comme eux). Que la Guinée soit en retard est un fait acquis, mais cela se corrige avec de la bonne volonté et de l'humilité. La Guinée marche sur la tête avec des gens (comme Brahim) qui ne connaissent rien, mais qui croient le contraire, et n'écoutent pas les conseils des Anciens. On peut ne pas être d'accord avec ces derniers, mais on leur montre du respect néanmoins. Mettre sur un piédestal un aventurier et un vrai prof d'université, en dit long sur le désastre guinéen que ce régime ne va même pas commencer à rétablir. On peut supporter AC, mais pour de bonnes raisons, et en tous cas pas pour son travail inexistant. Ce n'est pas parce qu'il a gagné au loto récemment, que cela efface 30 ans d'oisiveté.
Mic Mac, j'attends le moment propice, car j'ai déjà donné, et je ne suis pas Don Quichotte. Je peux aller dans un pays où des règles existent et ne dépendent pas d'un illuminé qui décide un matin ce qui est bon ou pas pour lui. Je suis toutefois optimiste, quand un leadership sera rétabli, j'ai foi dans les capacités humaines de ce pays.
- Pour le petit progrès constaté lors des parades a l’aéroport du PPAC cad la non présence des diplomates il faut que vous sachiez que ceci n'est pas une volonté du protocole présidentiel mais une "imposition diplomatique"des représentants des Big Brothers en Guinée qui ont fait comprendre qu'il n’était plus question pour eux de passer leur journée a attendre notre pigeon voyageur. Ils ont exigé d’être informés quelques minutes avant les décollages et atterrissages mais bien-sur cela était impossible du cote de la sécurité présidentielle donc ils leur ont fiché la paix qu'ils espéraient et dont bénéficie même le petit ambassadeur d Burkina...
- L’idée du Think Tank est certes intéressante - mais après près de 6 mois au pays je crois que ce sera difficile qu'il soit efficient pour certaines raisons dont certaines énoncées plus bas - plutôt de la matière a réflexion approfondie avant de lancer le T-T...
Mick,
Le Doyen de prend pas de risque, comme il le dit lui même, il vient pour nous accompagner dans les débats de société. Je trouve cela noble. Il est bien que dans les débats sur des sites guinéens, de jeunes, des vieux (dans le sens respectueux du terme) et des femmes y participent. C’est enrichissant pour tout le monde.
Une amie Nènè Aye, n’écrit plus sur ce site à cause des insultes ; ce n’est pas normal.
Tout guinéen a le droit d’exprimer ses convictions sinon, pourquoi parler à longueur de journée de démocratie ?
Vous avez un " paquet de courage " que j' admire !
Vous n' ajoutez pas de l' eau dans votre vin !
Ca s' appelle " certitude " de ses opinions !
Mais attention , certitude d'aujourd'hui , doute de demain !
Pour finir , la conviction de ses opinions peut être presentee aussi avec " des fleurs " . Je ne Vous le demande pas , mais reflechissez - y !
Bien a Vous !
Il critique, c'est son droit; vous n'êtes pas d'accord c'est aussi votre droit.. Si vous êtes homme de conviction pourquoi se cacher derrière un pseudo; montrez votre tronche. Non, je ne suis ni peureux, ni pleurnichard. La preuve est que je dis haut et fort ce que je crois; j'avais critiqué publiquement Dadis au fait de son pouvoir. Alors, ce n'est pas un petit c…, qui peut parler de mes larmes.
La Guinée n'avancera pas, parce que même des morveux se croient tout permis.
On s'en moque éperdument de vos larmes et de vos remarques. Personne n'est intouchable à ce que je sache. Si votre Doré a décidé de rentrer dans la danse, il doit accepter les piqûres de guêpes. Et tant pis pour les grands enfants qui verront les insanités sur leur cher papa. Parfois, le Guinéen est malhonnête, sinon comment comprendre qu'ont qualifie le travail des autres de négatif alors qu'ils se battent pour le pays. Votre Doré est assis dans sa piaule à faire expédier des bouts de lettre à travers l'Europe pour manifester sa fausse participation dans les manifestations de rue des imposants. Vous pouvez allez vous plaindre là où vous voulez. Si A. Doré ne veut pas que ses enfants lisent des propos incongrus sur lui, il doit arrêter de nous poster des papier "à la moutarde de Dijon".
Wasalam.
Le Doyen Doré, en faisant des propositions ne pense plus vraiment à lui-même, mais à ses enfants en espérant que ceux-ci penseront aux leurs et enfin de compte c'est la Guinée qui sera unie. Ne soyons ni égoistes, ni pessimistes. Si nous nous considérons générations sacrifiées, ne sacrifions pas celles qui montent. Pour ce faire, il nous faut renverser les tendances lourdes comme on le dit en science politique.
Bonne lecture ET toutes mes amitiés !!!
Quand les gens, comme moi, évoluent sous un masque, on se croit tout permis ( à tort d'ailleurs)
Il est évident que si j'avais rencontré et discuté avec le doyen, comme toi tu l'as fait, je n'aurai jamais commenté ses post comme je le fais.
Respect, Paul
Fais gaffe chéri!
A ce rythme tu deviendras bientôt mon chéri coco.
Surtout que notre ami et grand frère Kylé vient de faire allusion à la GP ( G.....Pride), on est dans le tempo. Pour mieux stigmatiser la chose, il s'est habillé comme si il allait à une autre GP. C'est pas beau ça?
Salut, te voilà contributeur! Où étais-tu?
Ah !
Encore cette moutarde de Dijon !
A propos de la moutarde de Dijon, effectivement je parlais du Doyen Ansoumane Dore la dernière fois mais comme tu avais mélangé les pédales je t’ai laisse seul dans tes « mick-mackeries ».
Tu avais mis le Doyen Doumba dans la danse pour rien comme ta musique lui plaisait aussi je vous aie laisse danse le Tango ensemble.
Par aillerus moi je faisais allusion à tes égarements contre Doyen Dore et maintenant tu continues de faire la même chose ! Pour toi tout ce qui est oppose a Madoff Conde est un vilain…… Les autres ont aussi les mêmes droits que toi non!?
Le cerveau de l'affaire des 13 milliards est ........ un CONDE. Ce n'est pas beau ça?
Ibrahima sory Condé
C’est un Guinéen pas un Conde, il ne faut pas amalgamer ou nous envoyer sur terrain glissant de l’ethno… . Ou est-ce que tu veux en venir ? Tu avais dit ici qu’un voleur égal a un voleur non ! Alors qu’il soit lui ou ceux de la présidence, le vol (plutôt la tentative de vol) s’est passe en Guinée et c’est fait pas par les Guinéens pour certains et les prétendus Guinéens pou d’autres (vous n’est pas oblige de suivre mon regard…). Et ceci ne change en rien le détournement des 25 Millions (qui sait combien il a pu voler en si peu de temps!) par Alpha Madoff Conde (Sic !)
Le Doyen Doré que j'ai eu à interviewer et à souvent discuter avec lui, a des grands enfants. Ces enfants n'aimeraient pas lire des propos irrespectueux envers leur papa tout comme tout enfant ; quand est ce que certains guinéens comprendront que débat d'idées ne rime pas avec manque de respect?
C'est vraiment énervant. Moi en tout cas, je veux respecter tout le monde sur le net et l'opinion de tout un chacun; la prochaine fois que quelqu'un s'attaquera à ma personne, je n'hésiterai pas à lui vomir dessus. Personne n'a le monopole des noms d'oiseaux.
Seul le choix à partir de programmes politiques nous rassemblera.
C'est exact, mais cela prendra du temps (3 ou 4 générations). Un paysage se change rapidement avec des moyens, en revanche les cerveaux....
Oui Abdoul, moi je reste persuadé qu'un régime parlementaire (malgré ses imperfections) est plus adapté aux traditions africaines que le régime présidentiel ou un décide pour tous. Déjà cela permettrait de discuter, de débattre, et d'apprendre les compromis.
Neanmoins, je me demande bien si un regime parlementaire ne serait pas plus salutaire ; voyez comment Alpha se rejouit du model presidentiel pour expliquer qu'il ne redoute pas une assemblée dans laquelle il n'a pas la majorité. Il vient de prouver une nouvelle fois que ses reflexes primaires, c'est d'être seul maître à bord.
Continuez à le soutenir dans l'erreur, mais retenez que le Peuple aura toujours raison.
Regards Tonton.
En ce qui me concerne, je ne connais rien au programme de quelque parti que ce soit en Guinée puisque je ne milite pour aucun. Je suis strictement neutre.
Qant à votre opinion sur ma pseudonymie, je me sens bien comme ça et libre à vous de penser au contraire.
Pour finir, je vous encourage vivement à réfléchir à l'initiative du Doyen Doré.
Votre initiative de réunir les intellectuels guinéens de l'intérieur et de l'extérieur est salutaire, mais je vous rappelle seulement que les intellectuels de l'intérieur ne valent pas la peine .Ils ont pour mode de fonctionnement, la corruption, on ne peut rien obtenir d'eux de positif .Je ne connais pas un seul intellectuel local qui n'a pas pour objectif l'enrichissement personnel .
Toute autre initiative à part la lutte contre la corruption et le culte du chef, est vouée à l'échec .
Ibrahima sory Condé
En revanche, la population sait être plus intelligente, même si je reconnais que des tensions existent actuellement. Mais lorsqu'un PRG rassembleur sera au pouvoir (et le plus tôt sera le mieux), les sourires reviendront.
Les programmes politiques de nos politiciens sont des papiers sans valeur. La preuve, qu'avez-vous retenu de la politique d'AC ? Pouvez-vous m'indiquez sans vous référer à son programme (en ligne seulement 10 jours avant le premier tour), quelle est sa politique économique et sociale, ou sectorielle (en matière d'éducation, de santé, de justice, d'emploi, de logement, etc....).
Votre démonstration en matière de pseudo n'est pas convaincante, j'utilise mon patronyme réel, et je suis jugé certes en fonction de mon nom, mais également de soutien ou pas à AC. La bêtise et/ou la lâcheté sont humaines et il faut faire avec.
Quant à l'initiative du Doyen, j'y réfléchis activement.
Dès lors, au lieu de faire une liste exhaustive de thèmes, simplifiez ou allégez la tâche aux think tank (appelez-les comme vous voulez) en leur demandant juste de nous donner la clé des clivages ethniques. N'est-ce pas Paul Théa a dit que les guinéens font leur propre dictateur. Qui dit le contraire ? C'est pas pour rien que j'ai choisi un pseudonyme sur ce toile.
C'est toujours un plaisir pour moi de vous lire. J'espere que votre appel sera entendu et que de bonnes volontes se manifesterons.








