Selection de vidéos
Partenaires
L’opposition guinéenne : avec plus de Platon et moins de Paracétamol, les objectifs seront atteints
Naby Laye Camara Lundi, 18 Juillet 2011 13:27
L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), par manque de maturité politique, a perdu les élections présidentielles. Et si des dispositions politiques ne sont pas prises pour corriger ces faiblesses, le parti risque de jouer très mal son rôle dans l’opposition.
En tant que militant du parti, je conseille que les passions ne prennent pas le dessus sur la raison. La raison marquée par le désir de connaître, de se représenter les choses de manière adéquate.
Les préjugés et les critiques non constructives donnent une mauvaise image au parti. Ne voyons pas la bête noire partout. La Guinée vient de très loin.
Je veux bien me faire comprendre. Le parti doit s’entendre avec lui-même. Avant de s’entendre avec les autres, d’abord nous devons nous entendre bien avec nous-mêmes. J’ai l’impression que tous les conflits externes entre les personnes sont des manifestations de leurs propres conflits internes. Si quelqu’un a un problème intérieur irrésolu, il ne s’entend pas avec lui-même. Et si on ne s’entend pas avec soi-même, on ne peut en aucun cas s’entendre avec les autres.
Chaque fois que j’ai été témoin des personnes qui se maltraitent, s’insultent, se font du mal, soit dans un affrontement direct ou indirect, je me suis toujours rendu compte que ceux qui offensent sont toujours très insatisfaits de leurs actions. Les personnes qui se battent et adorent des conflits ont échoué dans la conquête de soi-même.
L’autre ne disait-il pas, « nous avons trouvé l’ennemi, et c’est nous-mêmes » ? La personne avec qui il est plus difficile de s’entendre c’est bien soi-même.
Le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) a gagné les élections en utilisant le renard et le lion. Pendant son mandat, il continuera à les utiliser.
L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) doit se construire un Moi propre. Le conformisme n’est jamais efficace. Critiquons l’action du gouvernement dans la plus grande rationalité possible.
Naby Laye Camara
Militant du Parti UFDG
![]()
Commentaires
Mr Kamano, vous parlez comme si l''UFDG était à la tête de l'État. Quoi que fasse l'UFDG, on s'en fout, c'est le gouvernement qui dirige et qui permet au pays de s'en sortir. C'est la raison pour laquelle, certains critiquent son incapacité à au moins faire décoller les choses. Vous dites d'ailleurs que le RPG a mis son programme aux oubliettes. Quelle est votre réaction face à cela ?
Enfin, je rappelle que globalement les tensions actuelles entre les communautés sont entretenues par des politiciens écervelés, préoccupés uniquement par leur survie politique (comme la majeure partie des politiciens africains), mais eux n'ont pas l'intelligence d'obtenir des résultats.
L'UFDG à l'image du RPG l'aurait mis aux oubliettes une fois installé au pouvoir et aunait initié les critères qui ont valu à Celou Dalein la Présidence de ce Parti. S'ils sont vrais, ils font froid dans le dos.
Ces élections ont fait apparaître le fossé abyssale qui couvait au sein de notre peuple et réveillé des ambitions politiques inavouables ,dont les séquelles nous apparaissent aujourd'hui aussi bien dans le pays profond que dans la gouvernance avec des répercussions asociales sur la diaspora guinéenne naguère unie sous le signe de la fraternité. Nous sommes les témoins de cette dérive ethnocentriste initiée par nos politiques de tous bords. Les élans militantistes lié au phénomène de groupe ou de masse ont fait le lit de perdition de l'UFDG et de la part de crédibilité qui lui restait. à elle de l’acquérir
Cela est dans ses cordes de redonner confiance au peuple de Guinée parce que le Fouta Djallon étant acquis à la cause travers une nouvelle orientation et restructuration fondamentale de ses stratégies de conquête du pouvoir .Parce que la politique est le rendez-vous des possibles.
Vous êtes un des premiers Ufdgistes que j’entends dire que son parti « par manque de maturité politique, a perdu les élections présidentielles ». Ceci est un grand signe de maturité à savoir identifier ses faiblesses, les corriger pour ne pas les reproduire lors de la prochaine étape.
Contrairement à ce que beaucoup pensent, moi je suis pour que l’opposition joue son rôle dans notre pays. Je suis pour l’alternance. Je suis pour qu’à chaque acte du pouvoir, chaque parti de l’opposition, qui aura constitué un « shadow cabinet » puisse répondre en disant les éléments sur lesquels il est d’accord et les autres points sur lesquels il y a un blocage. Ceci rendrait un fier service à tout le monde, pouvoir y compris. Surtout, ceci crédibiliserait les opposants en diminuant les incertitudes autour des politiques qu’ils mèneraient s’ils arriveraient au pouvoir. L’UFDG a donc une grande obligation au risque, le cas contraire, « de jouer très mal son rôle dans l’opposition ».
Je suis également enchanté de lire qu’il faut que les « passions ne prennent pas le dessus sur la raison », de même que « Les préjugés et les critiques non constructives donnent une mauvaise image au parti. Ne voyons pas la bête noire partout ». Honnêtement, si ce genre de discours était tenu plus souvent, ça ne me génèrerait pas de prendre ma carte dans votre parti. J’espère que vous irez loin, dans ce parti ou ailleurs. Et c’est sincère !
Bien à vous








