Boubacar Doumba Diallo Lundi, 25 Juin 2012 17:08
Récemment j’ai eu une discussion fort intéressante avec un ami excellent économiste, bon patriote anti PDG, originaire du Baté et résidant à Abidjan. Je lui avais demandé son avis sur mon article intitulé : La cité islamique de Kankan aux 18e et 19e siècles. Après avoir formulé des critiques pertinentes et m’avoir donné des informations très précieuses, nos échanges portèrent sur les différents présidents qui ont été à la tête de la Guinée depuis 1958 ainsi que sur la gestion à la fois tragique et calamiteuse de notre pays. A cette occasion il me fit la remarque suivante :
« Vois-tu mon cher Boubacar, si une personne n’a pas au moins sept de ses ancêtres (grands-pères ou grands-mères) dont le cordon ombilical a été enterré dans un pays donné, si une telle personne accédait au pouvoir, elle serait injuste, impitoyable et tyrannique à l’endroit de ses concitoyens et elle ne construirait rien de bon. En outre il faudrait en Guinée non seulement supprimer l’armée, mais aussi passer à une monnaie telle que le Fr CFA ».
Je propose à mes amis internautes de réfléchir et de donner leur avis sur cette sentence en donnant au besoin des exemples ou contre-exemples. Personnellement, je n’ai pas encore une idée arrêtée sur ce sujet. Je me suis contenté d’écouter. Vos différents points de vue m’aideront sans doute à forger ma propre opinion.
Néanmoins, je ne souhaiterais pas que le débat dérape sur deux points :
La légitimité ou non d’un individu ne répondant pas à ce critère pour accéder au pouvoir
La citoyenneté ou la nationalité de la personne ne répondant pas à ce critère.
Je suis conscient du caractère subjectif de la première partie de cette sentence qui, à mon avis, ne peut pas être retenue dans une constitution démocratique. Mais elle vaut ce qu’elle vaut. Alors qu’en pensez-vous ?
Was salam
Diallo Boubacar Doumba