Gestion du pouvoir : "Alpha Condé et son Gouvernement manquent tous les rendez-vous !"

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Des promesses électorales à l’engagement de respecter et de faire respecter la loi et la constitution, en passant par la gestion du processus électoral, Alpha Condé, Alhassane Condé et Lousény Camara manquent tous les rendez-vous de ces 18 mois de gestion des affaires sans aucune exception.

Il reste tout à fait entendu qu’à ces manquements graves qui constituent la principale cause de la crise actuelle qui secoue le pays, il faut rajouter les innombrables manquements à la gouvernance et à la transparence dans la gestion des affaires publiques. Ces manquements minent terriblement tant la crédibilité de cette équipe vis-à-vis de nos partenaires technico-financiers, que l’espoir des populations de voir s’opérer un changement effectif tant rêver.

Conséquences, plus le temps passe et plus l’unanimité se fait au tour du fait que le pays est dans l’impasse totale, que l’équipe actuelle n’est pas à la hauteur des attentes et que cette situation constitue un gros risque de troubles dans le pays à terme.


En effet, depuis maintenant 18 mois que le « changement Â» a été amorcé, les appels se multiplient à tous les niveaux et dans tous les domaines de gestion de la vie de la nation, en direction du président de la République, pour une réelle prise de conscience, afin de redresser la barre, mais ce dernier reste hermétiquement fermer à toute idée de décrispation de la tension qui prévaut actuellement dans le pays.

Le constat est amer face à l’obstination du chef de l’Etat à ne pas répondre ou du moins à ne pas prêter une oreille attentive aux revendications des uns et des autres :

  • le médiateur de la république est perdu ;
  • le comité de réconciliation ne retrouve plus son chemin ;
  • le dialogue politique reste sans issu ;
  • le processus électoral est dans l’impasse ;
  • la gestion du fichier électoral est confuse ;
  • la CENI est minée de l’intérieur ;
  • la gouvernance est en piteux état.

A cette pagaille qui n’est pas digne d’une République en ce début de siècle, il faut rajouter pour Alhassane Condé, qu’après plus d’un an d’installation des délégations spéciales, il n’y a toujours pas d’élections contrairement à la loi qui exige un maximum de six (6) mois pour faire des élections et remettre en place les conseils communaux. Il faut croire que cette équipe espérait organiser les législatives, sans aucun problème dans les six (6) mois et donner la majorité à Alpha Condé avec l’aide des délégations spéciales sur le terrain. Si Alhassane Condé estime que les conseils communaux avaient dépassé leur mandat, il est important pour lui de savoir que ses délégations spéciales sont désormais illégales et illégitimes, donc sans aucune autorité sur le terrain.

Face à cette situation de chaos en perspective dans le pays, les partis politiques, les syndicats, les religieux dans leurs prêches, les organisations de jeunes et de femmes, les réseaux sociaux, les organisations de la société civile, certains commissaires de la CENI et maintenant le mouvement social, ont tous, chacun à son temps, attiré l’attention du président de la République et l’opinion, sur le besoin de décrisper la situation en répondant aux demandes des uns et des autres.

Dans ce langage de sourds, l’opposition à fixé la date du jeudi 28 Juin 2012 pour faire une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national. Dans le même esprit, le mouvement social a adressé un mémorandum au président de la République donnant un délai de deux (2) semaines pour une réponse favorable à un certain nombre de points de revendication. Ces deux dates risquent de coïncider à la fin du mois de juin et comme pour fuir encore une fois ses responsabilités, il est question pour le président de la République de voyager pour une durée de 20 jours à l’étranger, afin de ne pas faire face à ses obligations.

Puisqu’il en est ainsi, décision devrait être prise par l’opposition en parfaite collaboration avec le mouvement social et les syndicats, d’envisager à partir du jeudi 28 juin 2012 des actions concrètes de désobéissance civile sur l’ensemble du territoire national jusqu’à la satisfaction totale de toutes les revendications.

Par désobéissance civile il faut entendre des instructions fermes à tous les citoyens du pays qu’a partir de la fin du mois de juin, plus personne ne paie ses factures d’eau, d’électricité et de téléphone (Sotelgui) ainsi que le non paiement de toutes sortes de taxes et d’impôts dans le pays particulièrement les futures taxes uniques des véhicules (vignettes). Cette désobéissance est aussi à appliquer face aux délégations spéciales qui sont désormais illégitimes et illégales.


Nous citoyens, nous avons des armes qui sont plus dévastatrices que les fusils, il suffit de les utiliser pour asphyxier ce pouvoir corrompu qui n’a d’autre volonté que de mener ce pays au chaos. A nous donc d’utiliser les armes à notre disposition pour montrer que nous avons des droits et que nous avons bien l’intention de les mettre en avant.

A vos armes Citoyens !!!!


Mamadou Barry
Analyste Financier

 
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Commentaires  

 
+1 #2 Mujahid 16-06-2012 20:08

Le 28 Juin prochain Alpha sera pas en Guinee. La question est si l opposition va encore annuler cette date et attendre jusqu a que le Grimpeur revient au pays.
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0 #1 Patriote 16-06-2012 19:29

Mr Barry, votre approche est objective et digne d'intérêt sauf que certaines mesures ne me semblent pas efficaces. Il s'agit du non paiement des factures d'eau, d'électricité et de Sotelgui sachant que toutes ses sociétés sont en faillite.
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