Souleymane Ibrahim Soouleman Dimanche, 27 Mai 2012 14:30
Monsieur le Président de la Guinée, pays d’accueil, d’hospitalité et d’espoir !
Dans ce continent martyr où le peuple vit au quotidien la pauvreté, l’instabilité politique, les conflits, la corruption, les arrestations injustes et injustifiées, les tueries arbitraires et la cherté de la vie, avec tous le respect que je vous dois Excellence, je me permets par la présente lettre d’exprimer ma préoccupation sur la situation politique de la Guinée au nom de la liberté d’expression.
M. le Président,
Vous avez gagné la confiance du peuple pour conduire la destinée de la Guinée ainsi vous incarnez la Guinée, symbolisez les valeurs de la République et représentez l’ensemble des Guinéens partout dans le temps, dans l’espace et en toute circonstance !
M. le Président,
Il y a des urgences dans votre pays, des urgences telles que : l’augmentation du jour au lendemain du prix des denrées de première nécessité, la crise énergétique récurrente, l’élévation du taux de chômage, le manque de dialogue avec l’opposition …
Le combat que vous avez mené de 1974 à 2010, date de votre accession au pouvoir, est inscrit dans l’histoire de la Guinée et de l’Afrique en général. Pour cela, l’unique chose que les Guinéens attendent de vous, c’est de trouver des solutions à tous leurs problèmes avec efficacité et rapidité. L’organisation des élections législatives en dépend, ces dernières ne pouvant être crédibles et acceptables aux yeux de la communauté nationale et internationale qu’avec un dialogue inclusif avec les acteurs politiques, notamment l’opposition, pour instaurer un climat de paix et de quiétude sociale.
Je mets un accent particulier sur la sauvegarde de la paix parce que, quand mes compatriotes se font attaquer dans l’un de vos fiefs, en se faisant prendre pour non-appartenance à une ethnie de la place, ça nous préoccupe Monsieur le Président !
La Guinée est une et indivisible, par conséquent toutes ses composantes sont condamnées à vivre ensemble, il ne sert à rien d’avoir des opinions en fonction de son appartenance !
Quant au président de la CENI, pour garder sa dignité et sa crédibilité dans l’exercice de ses activités syndicale, je lui conseille vivement de démissionner au prix de la paix et de la stabilité politique de la Guinée.
M. le Président,
Vous êtes « le père de la nation, père de tous les Guinéens » (bons, mauvais, opposants, ...), et à ce titre vous avez l’obligation de les écouter tous et de répondre aux attentes et réclamations légitimes de vos citoyens.
Recevez par cette occasion mes salutations les meilleures.
Vive l’Afrique libre et unie
Souleymane Ibrahim Soouleman
Etudiant tchadien en Guinée