Guinée: Le règne de l’imposteur

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BARRY_Tutankhamon_01Nous cherchons toujours à savoir ce qui se passe dans la tête d’Alpha Condé, même si aujourd’hui nous avons toutes les raisons de penser qu’il ne s’y passe absolument rien ! (1) Il a longtemps prétendu être ce qu’il n’est pas, imposteur. Maintenant qu’il est devenu quelqu’un (président de la République de Guinée), il a du mal, non seulement à changer le monde (il rêvait d'être à la fois Mandela + Obama = Mandelobama Condé), mais aussi à changer le décor de la Guinée, un pays en lambeaux dont aucun digne fils n'a intérêt à hériter après tant d’années de souffrance et d’exploitation sauvage, d’abord par des prédateurs et ensuite par des vampires. Ces derniers, qui ont osé sucer le sang de leur propres frères et sœurs in a broad daylight dans un stade entièrement fermé, ne devraient pas mériter une médaille, même celle de lésion d’horreur! Ces rapaces, qui avaient pour seule mission de dévorer la carapace des manifestants, sont encore libres de tout mouvement. JUSTICE OÙ ES-TU, QUE FAIS-TU ?

Comble du masochisme, le plus célèbre d’entre eux, (l’australopithèque Dadis) veut se lancer dans le business. Rappelons qu’aucun de ces vautours n’a encore présenté ses excuses aux victimes et au peuple guinéen. Cela nous prouve à suffisance le degré de leur psychopathie. Nous ne sommes pas à Hollywood, je vous parle de 150 ou plus de morts, des milliers de violées et de blessés graves, in a blink of an eye. It’s unacceptable for God's sake! En général quand on ne peut pas changer le monde, on essaye de changer le décor (2). Chez Alpha Condé, ce n’est ni l’un, ni l’autre. Le palais présidentiel est infesté de rats. Disons, toute la Guinée est infestée. C’est la raison pour laquelle des Guinéens trouvent refuge même chez les Maures! Un lieu infesté par des rats semble
déserté subitement. C’est quelque chose qui est à la fois dangereux et honteux pour la Guinée. Ses enfants sont mis à la porte même à Nouakchott ! Bientôt ce sera le tour de Nunavut de nous mettre à la disposition du responsable suprême de la Guinée.

Aujourd’hui plus que jamais, la Guinée est dirigée par un réseau incestueux qui ne reflète en aucun cas l’aspiration du peuple guinéen. Nous faisons face à un miroir qui ne reflète pas notre image. Suivez mon regard, si vous avez vu la vidéo qui circule sur You Tube ! Je ne suis pas encore psychologue, mais par expérience humaine je sais que "faire les yeux doux à quelqu'un" est synonyme de séduction. Cette image nous renvoie à celle de Lucien Daudet regardant Marcel Proust avec des yeux amoureux… Révélant ainsi l’essence de leur relationship. “L’apparence ne cache pas l’essence, elle la révèle: elle est l’essence,” criait Sartre dans L’être et le néant. If you don't know, now you know nigger.

Par ses actes, son comportement et sa vision politique, Alpha Condé nous a démontré avec mépris et arrogance que, sur sa balance “guinéenne”, la tête d’un Peul pèse moins lourd qu’un morceau d’igname (3). Alors, pour se tenir droit et respirer librement face à un tel individu, il faut lutter. Je ne parle pas de sacrifice humain. Le sang de nos martyrs est encore frais. Je parle d’union entre tous les fils et filles de Guinée pour enfin faire face à ce réseau incestueux qui nous a été imposé par l’Occident sous l’indifférence totale du suffrage universel qui fonde la souveraineté du peuple: vox populi. Contrairement au Sénégal où la première ressource est humaine (Cheick Anta, Birago Diop, Senghor, etc.), la démocratie guinéenne tarde à se trouver un chemin, parce qu’en Guinée la première ressource est encore considérée par les Conquistadors comme étant le diamant et la bauxite. C’est la raison pour laquelle nous allons toujours faire face à des réseaux mafieux assoiffés de biens matériels qui vont toujours nous imposer du n’importe quoi. C’est au peuple de lutter pour faire respecter sa voix. Nous faisons face à un réseau qui abuse les autochtones par des mensonges, des fausses promesses, dans le seul but d’en tirer un profit matériel.


Barry Tutankhamon


Notes:

  1. “Nous cherchons toujours à savoir ce qui se passe dans la tête de ceux qui nous dirigent, même si nous avons toutes les raisons de penser qu’il ne s’y passe rien” Jean Amadou dans Le Journal d’un Bouffon
  2. “Quand on ne peut pas changer le monde, il faut changer le décor” Daniel Pennac
  3. “Sur la balance de la mondialisation, une tête d’enfant du tiers-monde est moins lourde qu’un hamburger” Fatou Diome dans Le ventre de l’Atlantique (2001)
  4. “L’apparence ne cache pas l’essence, elle la révélé: elle est l’essence” Jean Paul Sartre L’être et le néant @ Edition Gallimard 1943 (Page 12).

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Commentaires  

 
-3 #3 Féla Barry 21-04-2012 21:57

Entendu que la philosophie ne saurait être réduite à l’amour de la sagesse, mais plutôt à une exigeante permanente de vérité-justice qui fonde notre ontologie. Il existe un art politique, la justice. Elle doit nous préserver de la démesure mortifère des politiques et de la folle passion des foules qui les subjuguent. La conscience morale de l’humanité progresse mais celle des gouvernants recule. Le philosophe est pétri de bonne volonté républicaine ainsi que de la bonne foi citoyenne qui l’incline à la recherche d’une cité juste, un havre de paix, pour la plus grande gouverne des hommes et du commerce des biens de l’esprit. Comme disait Brassens : « mourir pour ses idées mais de mort lente».
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-2 #2 Féla Barry 21-04-2012 19:27

2)))Platon pense le régime idéal à partir de son objet propre, la justice. Il la définit comme un accord entre les trois classes de la cité ou les trois parties de l’âme. La justice dépend des compétences de chacun. Un artisan ne peut être un guerrier. Ceux qui gouvernent doivent être ceux qui savent où se trouve la vraie connaissance de la justice, c’est-à-dire les philosophes. Le philosophe doit être roi. Reste à les former. Or cette formation s’étale sur toute une vie. Ne peut être roi ou fonctionnaire que celui qui réunit les vertus nécessaires à cette formation. Pour Platon, les hommes n’ont donc pas de compétences égales.
quel régime faut-il pour garantir la science ? Une ou deux personnes doivent gouverner ; plus de deux, l’aveuglement populaire reprendrait ses droits. Mais, en pratique, les problèmes de la succession nécessitent des lois préexistantes, qui ne garantissent pas la vertu des rois. Il nous faut donc adopter un régime imparfait. Darius, dans le débat des conjurés perses, adopte la monarchie de préférence aux autres régimes, car « Rien ne saurait se montrer préférable à un gouvernement unique, s’il est le meilleur. » Platon admet néanmoins qu’avec la démocratie, les erreurs sont moins importantes, puisqu’elle est faible en bien comme en mal. Dans les Lois, il décrit le régime qui lui paraît être le plus réalisable ; il s’agit d’un régime mixte, où des caractères divers se tempèrent et s’équilibrent.
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0 #1 Féla Barry 21-04-2012 19:26

HELLO!!!TOUT-EN'OR de-justice
« Il est plus aisé, faut-il croire,de tromper beaucoup d’hommes qu’un seul… »selon Hérodote. C’est ainsi qu’Aristagoras, s’il n’a pu persuader Cléomène, sut convaincre les Athéniens, ce qui déclencha les guerres médiques. Le bon chef est donc celui qui sait s’opposer aux passions du peuple, ou au contraire, l’utiliser : son autorité en dépend. Le démagogue ne conduit pas le peuple, il le suit ; il n’a pas l’autorité. Suivant Cléon, les Athéniens ont choisi de continuer la guerre contre Sparte après avoir refusé les offres de trêve, suite à la capture de certains Spartiates. Selon Thucydide, le succès qui suivit était imprévisible : les Athéniens avaient été déraisonnables. Ils en voulurent toujours plus et personne ne les retînt. De même, avant l’expédition en Sicile, le débat fût dominé par le désir du peuple, qu’Alcibiade encourageait, quitte à mentir, contre Nicias.
Les athéniens n’entendaient que ce qu’ils voulaient entendre, préférant les pacifistes aux belliqueux. Athènes a été vaincue par Sparte parce qu’elle était trop belliqueuse ; elle l’a été par la Macédoine parce qu’elle était trop pacifiste, ne voyant jamais le danger.
« La foule est chose redoutable, lorsque ses chefs sont pervers. Mais lorsqu’elle en trouve de bons, ses décisions sont toujours bonnes. » Euripide, Oreste (772-773). Or la démocratie favorise la démagogie. Les démagogues flattent pour satisfaire leurs propres intérêts ou leurs prestiges. Athènes en a connu beaucoup.
Face au problème de l’aveuglement populaire, Platon élabore une théorie politique dont l’idée principale est que l’on n’est pas par nature compétent en politique ; il existe un art politique, la justice. En luttant contre les sophistes, Platon en vient à définir les qualités du politicien. Dans le dialogue Alcibiade, il pose la question : comment un homme peut-il faire de la politique
alors qu’il ignore tout de l’art de gouverner et d’organiser une cité ? S’il le sait, comment l’a-t-il appris ? Il faut d’abord se connaître soi-même et étudier avant d’entrer en politique. Pour Platon, la philosophie est fondamentale dans la formation des politiciens.
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