Ibrahima Kylé Diallo Vendredi, 06 Avril 2012 17:20
La semaine dernière, nous avons suivi à Nice les championnats du monde du très gracieux patinage artistique, qui n’est pas apprécié que par la seule gent féminine. En Guinée, où l’archaïsme des structures n’a d’égal que l’incurie et la méchanceté des dirigeants, le patinage est tout autre : les roues tournent sans que le véhicule n’avance, avec pour conséquence leur usure. L’illustration en est donnée par le comportement antinational d’AC, président contestable et de plus en plus contesté dans son propre camp. La plupart de ceux qui l’avaient léché hier l’ont lâché aujourd’hui et n’hésiteront pas à le lyncher éventuellement demain.
Cet arriviste nul et non avenant a échoué lamentablement au niveau national et à l’échelle internationale.
1° Au niveau national
L’échec d’AC est à la fois économique et politique. Je rappelle qu’après un an d’exercice du pouvoir, il avait reformulé ses projets qui s’articulent toujours autour de 3 domaines:
On ne peut même pas parler de nation désunie en Guinée car il n’y a pas de nation. Les populations coexistent mais ne vivent pas ensemble. Pour le RPG, son leader et ses dealers au manichéisme abject, il y 2 groupes ethniques en Guinée : les Mandingues et les Peulhs. Sont peulhs tous ceux qui ne sont pas mandingues. Sont mandingues, tous les autres, y compris les Kissis, les Tomas, les Guerzés et bien d’autres comme les Libanais ! C’est dingue ! Les Peulhs, même s’ils adhéraient tous au parti GeCi (Génération Citoyenne) d’Elhadj Fodé Soumah, seraient perçus comme un « groupe ethnique clairement identifié ».
Bénéficier d’un repas correct par jour, très difficile. Se soigner, impossible. Se déplacer, un calvaire. Qui peut dire en toute honnêteté que le quotidien du Guinéen s’est amélioré sous l’ère d’AC ?
Par ailleurs, qui peut investir dans un pays sans sécurité ? Pour attirer des crédits, il faut avoir du crédit, inspirer confiance. En matière d’investissements, la Guinée n’est pas attractive. Jamais un pays minier n’a été aussi répulsif. Un scandale politique.
Dans ce pays où rien n’est normal, AC demeure l’obstacle suprême. Son travail n’est pas d’en donner à ceux qui le souhaitent et qui peuvent sortir le pays de la misère mais de promouvoir un clientélisme ethnocentriste de répugnance inouïe. L’administration et l’armée tendent vers un « mono ethnisme » pur! Un véritable apartheid !
AC prépare non pas une Assemblée Nationale mais une Chambre de députés à sa solde, dominée par son parti-Etat, le RPG.
2° A l’échelle internationale
Echec à l’intérieur mais aussi échec à l’extérieur. AC a tellement accumulé de voyages pendant les premiers mois de sa présidence qu’il ne sait plus maintenant où aller. Tout le monde le trouve encombrant. Il n’est pas en odeur de sainteté à l’intérieur du pays ou dans les quartiers populaires de Conakry. Quand on déçoit, on se cache. AC ne peut même pas se rendre à Siguiri ou à Kouroussa. A cause de son bilan !
Aujourd’hui le contexte international est défavorable à AC. En effet :
Pour l’instant, le papy AC patauge. Ce n’est pas la pile « Wonder ». Il ne sert à rien mais il s’use rapidement.
Je vous salue.
Ibrahima Kylé Diallo
Responsable du site www.guineeweb.net