Mohamed-Kaba Sow Jeudi, 05 Avril 2012 15:20
La diaspora guinéenne, forte de plus de 3 millions d’individus, est exclue des législatives selon la décision de la CENI, ou du moins du MATAD et du Président professeur de droit tordu. Nul n’est étranger au score médiocre sinon nul que le président mal élu avait obtenu de la diaspora lors de l’élection présidentielle. Le pouvoir guinéen sait que si tout se déroulait dans la transparence, sa défaite aux législatives serait sans appel dans l’ensemble du pays, à plus forte raison à l’étranger. Il y a quelque chose qui ne tourne pas dans le bon sens en République de Guinée. Le pouvoir en place est en quête perpétuelle de reconnaissance et de légitimité. Voyons ce que devrait être la CENI. Une commission électorale indépendante est une institution issue d’une concertation générale de tous les acteurs politiques de notre pays, qui sont en principe les partis politiques dument déclarés et enregistrés en tant que tels. Aucune autre institution telle que les coordinations des sages, société civile ou autre ne serait qualifiable. La composition de cette institution ne peut être autre que consensuelle. Son président ne peut se prévaloir d’aucun pouvoir de décision sur le processus électoral, à plus forte raison d’invalidation du droit de vote des citoyens guinéens dans le pays ou à l’étranger. La CENI n’a pas le droit d’exclure ne serait-ce qu’un seul citoyen guinéen d’un processus électoral et non plus ne possède aucune prérogative pour exclure plus d’un tiers du suffrage universel guinéen. Exclure la diaspora guinéenne c’est la démonstration simple d’un retour cinglant aux pratiques du PDG RDA de Sékou Touré. Il n’y avait d’ailleurs pas de démocratie. Durant les années, AST et son parti-État PDG, tous les Guinéens qui avaient réussi à fuir l’enfer dans lequel le peuple de Guinée avait été plongé, étaient qualifiés de traitres, de saboteurs, de contre-révolutionnaires, de 5e colonne, etc. Aujourd’hui, nous sommes en train d’être conduits par les mêmes méthodes et les mêmes buts.
La CENI actuelle est inconstitutionnelle. Elle n’est pas issue d’un consensus des acteurs politiques actuels. Quand je vois le président de la CENI être invité à chaque cérémonie de départ en voyage du président, la chair de poule m’envahit. Monsieur Lounsény Camara n’a pas honte. Il s’est attribué la présidence de la CENI pour le compte de son mentor Alpha Condé, le président flingueur de ses opposants. Tous les Guinéens épris de justice et de paix, savent qu’avant Alpha Condé au pouvoir, la cohésion sociale n’était pas si lamentable qu’à nos jours courants.
Pour ma part, si jamais la décision unilatérale de Monsieur Lounsény Camara était appliquée, je porterais plainte contre lui pour abus de pouvoir et violation de mes droits constitutionnels, empêchement délibéré, atteinte à mes droits humains. Je lance un appel à toute la diaspora de se mobiliser et lancer une action collective et massive en portant plainte devant des Tribunaux dans les pays où nous résidons et en République de Guinée aussi, contre les dirigeants de notre pays qui seraient convaincus des forfaitures exprimées plus haut et qui auraient été infligées individuellement ou collectivement. Le premier contre lequel il serait judicieux de porter plainte est Sékou Resco Camara, le brouillant gouverneur handicapé de Conakry. Il est l’homme le plus dangereux dans la nébuleuse de l’association de criminels, réunis en bandes pour perpétrer des actes criminels sur des citoyens innocents. Alhassane Condé aussi doit être considéré de la même façon sinon pire. Je suis persuadé que si nous portions plainte contre ces gens, nous aurions gain de cause. Ils ont tous fait des déclarations dans les médias qui peuvent justifier nos plaintes. Le seul fait qu’ils pourraient être interpellés à l’étranger pour être entendus d’abord, va les secouer. La vraie légalité dans les pays où nous vivons est une arme que nous pourrions et devrions déployer et employer pour protéger notre patrie des prédateurs voraces, sanguinaires et insatiables qui ont envahi le sommet de l’État. Alors chers compatriotes, n’attendons pas d’avantage. Lounsény Camara sera le premier à essayer cette récompense si nous sommes privés de vote.
Je m’accorde une parenthèse pour parler de la décoration du Général Sékouba Konaté qui a été élevé au grade de commandeur dans l’Ordre de la Légion d’honneur de la France. Je sais que parmi nous Guinéens, il y en a beaucoup qui voient cet acte négativement. Je puis leur dire qu’ils ont tort. Suivez bien mes arguments. Si nous voulons en finir avec un régime répressif et anti-peulh comme celui érigé par notre professeur président, nous devrions nous doter d’une certaine souplesse en politique et aborder nos sujets avec l’adresse d’un horloger suisse et s’enrober de la subtilité d’une fleur à l’assaut d’un rayon de soleil matinal. Toute fougue incontrôlée nous mènerait directement à notre perte sans équivoque. La communauté internationale vient d’infliger à notre professeur deux piqûres d’avertissement. Je me demande s’il a compris le piège. Outre l’élévation du Général Sékouba Konaté qui intervient juste au moment où la CENI s’apprête à évincer les Guinéens de la diaspora des législatives en Guinée, c’est la CEDAO qui lui confie une mission pour laquelle tout le monde sait que notre prof n’allait pas être accepté. C’est la honte. Pourquoi la CEDAO a-t-elle agi ainsi ? C’est pour le mettre à sa place. Pour le Général Sékouba Konaté, c’est juste pour faire comprendre à notre Professeur président que le général est plus important à leurs yeux,et que quand la CENI dont Lounsény faisait partie, avait suggéré d’exclure la diaspora des élections présidentielles, le Général Sékouba Konaté s’y était catégoriquement opposé. Cette opposition du Général Konaté a mis le professeur dans la tourmente et il a gardé la rancune, qui lui est à la gorge jusqu’aujourd’hui. Alors, des recensements hâtifs ont été organisés dans les ambassades par la CENI à contrecœur. Beaucoup de citoyens guinéens n’avaient pas été inscrits faute de temps disait la CENI. De ce bafouillage a résulté plus de quatre fois moins de votants qu’il ne serait possible de recenser si la volonté était de mise. Notre professeur président est indexé comme un élément perturbateur dans la région à cause de la foula phobie qui l’obsède. La CEDAO lui a confié la mission en Guinée-Bissau pour lui dire de réparer ce qu’il a pourri. Notre président est un anti-peulh assermenté au-devant des extrémistes mandingues guinéens qui sévissaient pendant les années Ahmed Sékou Touré. Des grands fils malinkés ont péri parce qu’ils voulaient façonner la Guinée autrement. Outre Kaman Diaby, Keïta Fodéba, Lamine Kouyaté, on pourrait énumérer des centaines de Malinkés. Pour les extrémistes mentors de notre prof président, tout Malinké qui prônait le maintien de la cohésion nationale de tous les Guinéens devait subir le même châtiment que les intellectuels peulhs, soussous et des moriya-kas. Il n’est pas nécessaire de parler des Peulhs. Mêmes les bébés pouvaient élucider la situation. Notre prof a des problèmes. Il croyait se comporter comme dans les cafés et brasseries de Paris où, accoudé au comptoir avec le ticket de tiercé à la main et une bière, des solutions de politicards retentissaient pour amuser la galerie. Chaque fait et geste d’un homme qui se lance en politique aujourd’hui dans ce monde sont répertoriés et confinés par des services spéciaux. Notre professeur a fait trop de gaffes pour espérer être respecté. Il avait commencé à attaquer Wade et le Sénégal pour le coup monté qu’il s’est organisé le 17 juillet 2011. Dans tous les services d’investigation mondiaux, on rigole quand vous parlez de cette mascarade. C’est vraiment désolant. J’espère que mes frères et compatriotes guinéens malinkés ne m’en voudront pas. Les extrêmes existent dans toutes les sociétés humaines. Il serait judicieux de les comprendre mais plus juste de les combattre. Notre professeur était pris de panique en voyant que le Mali était dirigé par un Peulh, le Sénégal aussi et la Guinée-Bissau aurait aussi un Peulh, La dame de fer du Libéria ne le gobe pas tellement. Ce n’est pas le président Ouattara qui soutiendrait les folies. Alors que faire que semer la pagaille partout et au Mali surtout ?
Revenons au sujet concernant les législatives. Le mal de notre système actuel réside du fait que la minorité qui s’est taillée la part du lion veut coute que coute gouverner en ignorant la réalité. Le professeur Alpha peut nier tout ce qu’il veut, mais il ne pourra pas effacer la volonté de Dieu qui a autorisé les Peulhs d’être majoritaires en République de Guinée. Il peut nier les statistiques démographiques mais la réalité sur le terrain n’est pas négociable. Quoi qu’il fasse ou dise, les Peulhs seront toujours la communauté la plus nombreuse en Guinée. Il faut qu’il se rende compte que si l’on séparait toutes les ethnies de notre continent en les regroupant ensuite par appartenance, les Peulhs seraient les plus nombreux. De l’est à l’ouest, du nord au sud, il y a rarement de pays où les Peulhs ne sont pas une communauté constituante. Alors vaille que vaille, il faudra faire avec les Peulhs. C’est ma recommandation pour notre président. Mais, ce qui indispensable à faire, c’est de démontrer à notre Président professeur de Droit, ce que c’est que le droit.
Vive notre patrie la République de Guinée.
4 avril 2012
Mohamed-Kaba Sow