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Les leçons à tirer de l’élection présidentielle au Sénégal: le cas de la Guinée
Thierno Aliou Bah Mercredi, 28 Mars 2012 16:54
Les Africains ne peuvent plus s’accommoder de la médiocrité de dirigeants en manque d’humanité. Aujourd’hui, le désir de changement des méthodes politiques autocratiques en vue du respect de la dignité humaine des populations et des libertés démocratiques est devenu universel. Un peuple pris en otage doit revendiquer, dans une logique constitutionnelle, ses droits fondamentaux. Dans la perspective des prochaines élections en Guinée, si nos leaders politiques et la société civile ne sont pas en mesure de créer un environnement de confiance sociale où tout le monde travaille en harmonie, il faut trouver d’autres moyens pour pallier les dysfonctionnements rencontrés lors des dernières élections présidentielles.
Plus spécifiquement, compte tenu des carences structurelles de leadership politique interne, du manque de confiance interpartis envers l'action politique, et du déficit de vision politique harmonisée, le monde pourrait croire que la Guinée, un pays souverain, serait incapable d’organiser des élections libres et transparentes. Dans ce contexte, la Guinée devrait-elle être la première nation indépendante où l’organisation des élections serait gérée par une agence communautaire internationale totalement indépendante de l’exécutif et des forces politiques locales, et ce, en vue d’instaurer progressivement une démocratie participative crédible et véritablement fonctionnelle?
Les mascarades électorales, ou les parodies d'élection, débouchent toujours sur une instabilité politique et sociale. En effet, l'impasse politique qui règne actuellement en Guinée est en partie la conséquence de graves dysfonctionnements rencontrés lors de la dernière élection. Il faut tirer les leçons de l’élection présidentielle au Sénégal pour bâtir un système électoral crédible dans notre pays. Nous ne pouvons que nous féliciter de la maturité politique du peuple sénégalais et saluer l'attitude des autorités politiques du pays. La politique est une question d'honneur et de bonne foi; il faut savoir passer le tablier à qui de droit.
“Dès lors qu'une dictature peut s'implanter et grandir, c'est que l'esprit et la liberté démocratique sont en décadence” (Georges Bastien). L’absence de véritable contrepouvoir en Guinée - pour jouer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale - et d’une société civile qui joue un rôle de rempart contre les abus de l’autorité de l’Etat, constitue un grave handicap à l’établissement d’un Etat de droit. Où est donc passée la société civile ? A l’instar des mouvements de contestation mondiaux et d’affirmation de la dignité démocratique des peuples, dorénavant, chaque Guinéen doit tenir à sa liberté d’expression en se débarrassant des mauvais réflexes en matière de langue de bois. Aucun pouvoir politique, quel qu’il soit, “ne peut river davantage les chaînes” de la soumission. Le peuple, en s’insurgeant contre la mauvaise gouvernance, en disant « assez c’est assez, y en a marre, » se prend en charge car le pouvoir de délégation lui appartient.
Thierno A. Bah
rgdguinee.org
Commentaires
"Le Roi du Mbalax Youssou Ndour vient de décrocher la quatrième licence de téléphonie. Macky Sall vient d’accomplir ainsi son engagement avec le musicien.
Des hommes d’affaires d’origine juive sont déjà entre nos murs pour finaliser le document. Les mauvaises langues qui disaient que l’obtention de cette licence était le cheval de bataille de son combat n’ont donc pas tout à fait tort. Sûr qu’avec son sens des affaires et de son patriotisme, il va œuvrer pour la baisse du tarif des communications."
natacha seck
piccmi.com
Deciement Mickmakc et les Natacha ont une histoire de "je t'aime moi non plus". L'article est signe par une Natasha comme celle du forum. Une belle coincidence trouve-je.
Farba avec tout le respect que je te dois, peux tu me dire ce que c'est que defenestrer le crane d,un guineen?
Très simple Doyen Mick mack: La méthode de Toumba contre le Capitain Dadis.
Thierno, je te comprend et ce que tu dis est defendable. En guise de conclusion, on met une croix non seulement sur cette page noire( comme tu le dis) mais aussi sur les hommes auteurs de cette page noire. Tu verras que notre pays n'en soufrira pas,bien au contraire.
Bien a toi mon cher
Pour guérir une plaie, il faut percer (crever) l' abcès et nettoyer (pas avec de l' alcool) proprement la partie infectée. Ne pas procéder ainsi ne fera qu' agravera la plaie. Donc cette page noire doit être revue pour la rendre blanche et les même fautes se repètent à l' avenir. Sinon Farba pourrait aussi defenestrer le crâne d' un guinéen pour être aussi décoré comme Touré (la présidence porte son nom), Conté (une université porte son nom), Condé (qui s' est deguisé en marabout à Piné avant son election à la présidence) et svp même Pivi (a été decoré après avoir caillassé des policier à Kaloum).
Bien a toi mon cher
Je pense que je me suis fait mal comprendre…..Puisque certains anciens dignitaires sont revenus aux affaires, il est impossible de livrer les délinquants financiers à la justice, qu’ils soient de la mouvance présidentielle ou de l’opposition, car en ciblant certains leaders de l’opposition on risque de toucher aux intérêts des premiers. Conclusion, il faut faire une croix sur cette page noire de l’histoire de notre pays et renforcer les institutions et la gouvernance démocratique.
Des hommes d’affaires d’origine juive sont déjà entre nos murs pour finaliser le document. Les mauvaises langues qui disaient que l’obtention de cette licence était le cheval de bataille de son combat n’ont donc pas tout à fait tort. Sûr qu’avec son sens des affaires et de son patriotisme, il va œuvrer pour la baisse du tarif des communications."
natacha seck
piccmi.com
Thierno A. Bah, je te trouve très sélectif mon cher ami.
Des délinquants, il y en a partout, au pouvoir, dans l'opposition, au centre et j'en passe.
On a à faire à une génération de leaders (de part et d’autre de la sphère politique Guinéenne) issus du sérail politique, à quelques exceptions près. Dans ce contexte, c’est quasiment impossible de livrer les délinquants à la justice puisque certains d’entre eux sont au pouvoir. Nous ne sommes pas dans un Etat de droit, et ce n’est pas demain la veille. De deux choses l’une : soit nous faisons une croix sur le passé en renforçant le droit de regard du peuple et de la justice sur la moralité de nos politiques (il y a des talents dans l’opposition institutionnelle, par exemple, qui méritent notre confiance), soit nous entamons un processus de renouvellement stratégique de la classe politique Guinéenne en vue d’amorcer le vrai processus de changement. D’une manière ou d’une autre, il faut se mobiliser pour le changement auquel nous aspirons tous. Aujourd’hui il y a des cadres Guinéens de l’ombre (ou des anciens cadres) compétents dont l’exclusion ou la ‘‘retraite anticipée’’ de la vie politique constitue un frein au développement d’un cadre institutionnel adapté au développement économique et social de notre pays. Il faut valoriser l’apport de chacun et de tous, mais dorénavant le peuple ne doit plus tolérer les malversations financières. A mon sens, contrairement à l'école classique politique, c’est le peuple et non l’Etat en tant qu'institution qui garantit la stabilité d’une nation. Portez-vous bien.
Je suis d'accord en grande partie avec les commentaires de Mickmack. Juste rectifier que Me WADE a lui seul était candidat pour la 7 ème fois (1 échec face à Senghor, 3 face à Diouf, 2 victoires en 2000 et 2007 et l'échec du 26 mars dernier). Je faisais partie de ceux qui pensaient que le vieux n'allait pas jouer le jeu démocratique après son forcing sur sa candidature (j'avais d'ailleurs consacré un texte sur les opposants historiques d'Afrique Francophone). Au vu des tendances, Wade est revenu à la raison (sachant que toute contestation salira son passé d'opposant modèle) et peut dorénavant redorer son blason. Il a été tellement déçu par son score qu'il cherche à sauver sa place dans l'histoire de son pays. Il n'est jamais tard pour de tels actes. Quant à la comparaison Sénégal-Guinée, il n' y a pas match pour le moment et cela est dû à beaucoup de facteurs tels que soulevés par Mickmack
1. Le Sénégal a une longue tradition démocratique. Aussi loin que je me souvienne, en 1974 il y avait longtemps que le multipartisme s'y était installé.
2. Le Sénégal est à sa 4éme élections présidentielles, transparentes.
3. La Nation Sénégalaise existe. La langue officielle est le français et a langue nationale par excellence est le wolof, que tout les sénégalais parlent et qui est la propriété de tous les sénégalais. Les problèmes ethniques ne sont pas nuisible, n'existent que très peu. Ce qui fait fait que l'on est plus à même de bâtir une Nation au Sénégal, à partir de l'instant que la barrière de la langue n'existe pas.
3. C'eut été en Guinée, la candidature de Youssou Ndour serait passée.
Au Sénégal on est passé d'une commission Nationa Indépendante à un commission nationale Autonome sans que ça ne dérange.
Apprenons à Comparer ce qui est comparable.
Nous sommes à des centaines d'années lumières du Sénégal en matière démocratique.
Il n'y a jamais eu de coup d'état au Sénégal.
Les radios libres aident effectivement beaucoup dans la transparence du processus électoral, mais n'oubliez pas qu'au Sénégal, ceux qui organisent les élections font correctement leur boulot et la cour suprême, chargée de s'assurer du respect de la constitution, fait tout aussi bien son boulot. De plus les dés ne sont pas pipés en amont. Tout le combat actuel de l'opposition consiste justement à s'assurer qu'au moins les élections soient organisées par des gens qui peuvent assurer la transparence du processus. En effet, ce n'est pas le jour des élections qu'on pourra changer les choses parce que si les listes électorales sont telles que les militants de l'opposition ne peuvent même pas voter, aucune radio libre ne pourra rien . En gros ce que le Sénégal a et qui manque à la Guinée, ce sont quelques hommes cléfs.
Bravo mes soeurs, vous connaissez bien la situation socio politique de notre pays mieux que nous les hommes . La façon dont les elections se sont passées au Sénégal, le pouvoir ne pouvait pas voler, la presse était dans chaque bureau de vote, impossible de tricher . Chez nous, ceux qui ont des gros moyens financiers, au lieu de créer telés privées et radios, vont acheter des grosses berlines pour parader dans nos rues sales de Conakry .
Youssouf, doit-on comprendre que tu admets enfin que les élections, en Guinée, ont été volées?
Contrairement à la Guinée où nous parlons et votons ethnie comment voulez-vous que ça marche.Chacun pense qu'il est victime de l'autre alors que nous sommes tous victimes des mêmes personnes
vraiment yakko
C'est la même chose qui risque d'arriver encore pour les législatives. Les mêmes causes produiusant les mêmes effets.
Personnellement, je préfère qu'on passe plus de temps à bien préparer les élections pour ne pas laisser place à contestation, qu'on aille vite et qu'on aboutisse à des contestations aux conséquences incalculables.
À la limite, je dirais qu'on pourrait même confier, dans un premier temps, nos élections à un organisme international neutre même au prix de notre souveraineté. Une fois la machine bien huilée, nous prenons le relais. Encore que chacun fasse preuve de bonne foi.
Le lien suivant présente le décret de création (j'ignore s'il est encore en vigueur):
http://ns2.siteamoi.com/index.php/communique/portant-application-du-decret-relatif
- plusieurs organes de presse
- plusieurs radio libres
- plusieurs télévisions libres.
Ca date des éléctions contre Abdou Diouf.
Ces divers médias d'information ont dépêché leurs journalistes dans les divers bureaux de vote qui ont participé aux décomptes et ont diffusé progressivement les résultats avant même que l'administration ne s'en charge.
Il faut qu'en Guinée on se dote de radios et télévisions libres autres que l'ORTG. Pourtant ce n'est pas compliqué: ça demande une licence, des antennes relais, des cannaux de diffusion etc...et bien sûr des panneaux solaires (y a pas d'électricité). C'est à ça que servent des diplômés en télécoms (dont je ne fais pas partie, je ne suis pas en quête d'emploi!). Ca créerait de l'emploi local.
C'est bien beau de parler de liberté d'expression, encore faut-il se doter de moyens d'expression.
La presse en ligne c'est bien mais elle est surtout lue par ceux de l'étranger. Ce sont les populations locales qu'il faut viser car ce sont eux dont le vote compte surtout.
Malheureusement nos divers partis politiques ne l'ont pas encore compris. Ils gaspillent leur énergie et argent dans des mamayas et meetings, organisent des conférences de presse.....alors qu'ils devraient se battre pour créer des moyens de communication efficaces à destination des populations!!!!








