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Attention ! Un nouveau scénario contre les Peulhs se prépare

Mohamed-Kaba Sow  Samedi, 17 Mars 2012 14:48

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SOW_Mohamed_Kaba_2_01Je ne suis pas un voyant, ni à plus forte raison prophète. Mais je peux prédire l’avenir en me basant sur l’analyse des faits et gestes d’individus dont les actes pourraient concerner ou affecter mon entourage et parfois moi-même. Ce à quoi il faudrait se préparer en Guinée, est la bataille finale. La bataille politique ensanglantée engagée par le Professeur Alpha Condé contre les Peulhs doit être stoppée. Actuellement, une seule pensée tourbillonne et occupe les neurones dans la tête de notre Président Professeur. Ladite pensée est en fait une question qui est la suivante : "Comment faire pour cadenasser définitivement l’opposition ?" C’est justement cette équation qui est insoluble pour un esprit au diapason restreint qui deviendra très bientôt la source des actes aux conséquences catastrophiques pour notre pays. Un nouveau complot contre les opposants en Guinée est en train d’être élaboré. Le préparatif est maintenant bien ficelé. Les camps militaires se trouvant dans les zones non favorables au régime seront remplis des nouvelles recrues entrainées en Angola, au Burkina et en Afrique du Sud. D’autres ont été formées au Rwanda. Tout le monde se souvient du voyage de notre président au Rwanda avant même son investiture. Il avait avancé une raison fallacieuse qui incriminait la FEANF que notre professeur place toujours en exergue pour faire valoir ses vérités. Paul Kagamé, le président rwandais est un anglophone pur et dur. Notre président ne le savait pas. Le Président Kagamé n’a jamais été dans une université française. Quant au président  Issoufou Mahamadou du Niger qu’il disait avoir connu en France par la FEANF, c’est archifaux. Voici un extrait de la biographie du président Issoufou Mahamadou qui est par contre un vrai universitaire : « Après avoir effectué ses études primaires à Illéla, il fréquenta le CEG de Madaoua de 1964 à 1968. Après l'obtention de son Brevet d'Études du Premier Cycle (BEPC) en 1968, Monsieur Mahamadou Issoufou entre au Lycée National de Niamey d'où il sort en 1971, nanti de son baccalauréat série C. De 1971 à 1973, il est étudiant au Centre d'Enseignement Supérieur de Niamey où il obtient son DUES (Diplôme Universitaire d'Études Scientifiques) option Mathématiques et Physique. Puis il fréquente l'Université de Niamey de 1974 à 1975, où il décroche sa Licence de Mathématiques. Il poursuivra ensuite ses études à l'Université des Sciences et Techniques du Languedoc de Montpellier (France) de 1975 à 1976 (obtention de la Maîtrise de Mathématiques et Applications fondamentales ; à l'Université de Paris VI Jussieu de 1976 à 1977, Diplôme d'Études Approfondies de Probabilités et Statistique) et à l'École Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne (France) de 1977 à 1979 d'où il sort avec le Diplôme d'Ingénieur Civil des Mines. » Et pourtant notre professeur, répondant aux journalistes à l’aéroport de Gbessia, disait qu’il était allé à Niamey pour saluer son ami de la FEANF et assister à son investiture bla, bla, bla. Notre professeur n’est même pas mon promotionnaire à plus forte raison celui d’un homme dont je suis aîné de plus d’une décennie. Notre pays vit sous la houlette de mythomanes.

Chers compatriotes, retenez bien tout ce que je vous dis maintenant. Je vous prends en témoins et j’affirme que le mois de juin 2012 sera un mois fatal à la Guinée. Partout où l’opposition se manifestera, il y aura des représailles. Ce régime ne peut pas exister sans démagogie, sans intimidation, sans verser du sang et surtout celui du Peulh. N’oubliez pas que dans le char qui servira à écraser des Peulhs, il a placé un Peulh corrompu à la tourelle pour endosser la responsabilité de l’armée en le barricadant tout de même, d’un puissant mur malinké que représentent ses adjoints. Cet homme n’est qu’un piètre officier qui s’est vu du jour au lendemain élevé au rang de Général de Division pour le mettre à son service. C’est le système des chefs tyranniques. Pour régner, ils divisent et placent des handicapés mentaux ou physiques à des postes stratégiques et les manipule tout simplement. Ces gens sont prêts même à planter le poignard dans le dos de leur mère si leur protecteur l’ordonnait. L’illustration de ce que j’avance se voit en la présence dans les rangs du système de gens accusés de crime contre l’humanité et des pseudos intellectuels aux diplômes imaginaires. Quel exemple pourrait être plus éloquent que le fanfaron de Gouverneur militaire de Conakry, comme si tous les Conakrycas étaient des soldats ou bien la ville était un camp militaire.

Il est temps que les Peulhs se réveillent. Ce qui se prépare en Guinée actuellement n’est pas de bon augure pour les Peulhs. Il faut que le Fouta se fasse entendre. Il faut aussi que les partis politiques de l’opposition fassent un signal clair à nous de la diaspora pour nous permettre d’organiser des manifestations partout dans le monde pour faire entendre raison aux délinquants politiques. Par exemple, nous pourrions organiser une assemblée générale de tous les Peulhs et opposants des autres communautés guinéennes pour nous impliquer dans la campagne électorale actuelle en France car nous sommes certainement une force électorale conséquente en France. Nous pourrions soutenir le candidat qui défendrait notre cause. C’est un combat sur tous les fronts. Imprégnez-vous des Arméniens. Nous devrions demander le rassemblement de tous les Peulhs d’Afrique vivant en France de nous rejoindre et inviter les candidats à la présidentielles en France pour les informer de notre situation en Guinée. Je vous avertis encore une fois de plus et appelle à la vigilance. Le dernier tour de passe-passe international du Ministre Alhassane Condé n’est pas anodin. Quand un menteur annonce de bonnes nouvelles, gare à toi si tu le crois.


Mohamed-Kaba Sow
France


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