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Quand la longue attente accouche du désespoir en Guinée
Makhané Diallo Mercredi, 14 Mars 2012 15:30
Décidément, la démocratie guinéenne n’a pas fini d’amuser le monde, car après tant de patience en Guinée pour avoir des élections législatives libres et transparentes, l’institution de Louncény Camara a surpris tout le monde par son annonce surprise de la date fixée unilatéralement des élections au « 08 juillet » après l’échec du semblant de négociations entre Présidence et opposition.
Mais je pense que personne n’est dupe pour croire que c’est une initiative propre à lui seul car il n’est que l’arbitre dans ces élections, mais sa précipitation laisse paraitre qu’il reçoit des ordres du plus haut de l’autre camp, présidentiel.
Alors à quoi bon d’avoir attendu tout ce temps si c’est pour enfin choisir et fixer la date unilatéralement ? Un match c’est entre deux équipes et l’arbitre doit être impartial.
Et quand j’entends que les Guinéens de l’étranger ne voteront pas à ces élections, je me pose la question suivante : Etre hors de la Guinée serait-il un crime dont la peine est la perte du droit et de la souveraineté électorale ?
Alors pourquoi Alpha Condé est-il Président alors qu’il a toujours vécu hors de la Guinée ?
Et jusqu’à quand ces gens vont-ils encore décider pour nous ?
La Guinée compte plus de 10 millions d’habitants. Alors pourquoi prendre tout le pays en otage à cause d’un seul homme ? Ou bien serait-ce une façon de garantir à tout prix sa victoire à ces élections législatives pour enfin avoir le monopole de l’Assemblée et asseoir sa dictature ?
Ne serait-il pas judicieux de laisser au peuple de Guinée (Guinéens de l’étranger y compris) d’élire librement leurs représentants et de jouir enfin de sa souveraineté ???
Je me pose la question chaque matin, mais je ne trouve toujours pas de réponse car si Louncény est contesté par l’opposition, pour assouplir la souffrance du peuple et remettre le pays sur la voie démocratique comme ils le prônent tant, je pense que la Présidence devrait s’assouplir et accepter qu’on mette unanimement un autre à la tête de cette fameuse CENI dont je conteste d’ailleurs la légitimité car étant toujours exécutant du pouvoir en place pour enfin aller à ces élections.
Alors je prends à témoin tous ceux qui doivent réagir et ne le font pas, de ce qui se prépare : car si cette division autour de cette date et ces élections n’est pas vite résolue, vu les menaces de protestations de l’opposition qui promet de s’y opposer par les manifestations, il ne faudrait pas être devin ou savant pour présager un nouveau 28 septembre qui se profile à l’horizon, étant donné que le Président a à son service le gouverneur et son armée fidèle et ses Donsokés « chasseurs » qui sont prêts à sauter sur tout de façon arbitraire. Donc attendons-nous à cela et ne dites pas ensuite que ce n’était pas prémédité. Alors SOS à la communauté internationale de venir transiger sur ce problème avant qu’il ne soit trop tard, car mieux vaut prévenir que guérir.
M. K. Diallo
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« Je me pose la question chaque matin, mais je ne trouve toujours pas de réponse car si Louncény est contesté par l’opposition, pour assouplir la souffrance du peuple et remettre le pays sur la voie démocratique comme ils le prônent tant, je pense que la Présidence devrait s’assouplir et accepter qu’on mette unanimement un autre à la tête de cette fameuse CENI dont je conteste d’ailleurs la légitimité car étant toujours exécutant du pouvoir en place pour enfin aller à ces élections. Alors je prends à témoin tous ceux qui doivent réagir et ne le font pas, de ce qui se prépare : car si cette division autour de cette date et ces élections n’est pas vite résolue, vu les menaces de protestations de l’opposition qui promet de s’y opposer par les manifestations, il ne faudrait pas être devin ou savant pour présager un nouveau 28 septembre qui se profile à l’horizon, étant donné que le Président a à son service le gouverneur et son armée fidèle et ses Donsokés « chasseurs » qui sont prêts à sauter sur tout de façon arbitraire.»








