La Côte d’Ivoire prend son envol, la Guinée s’embourbe

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SOW_Thierno_Fod_3_01Y a plus match entre la Guinée et la Côte d’Ivoire : l’une, la présidentielle terminée ainsi que les législatives, prend inexorablement son envol, l’autre peine. Elle s’embourbe tous les jours dans des querelles mesquines et égoïstes liées à la gestion de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). La Guinée roule donc encore au rythme d’une transition qui ne finit plus. Les esprits s’échauffent entre parties prenantes. Les institutions républicaines brillent par leur complicité tacite. Ouattara et Condé ne sont vraiment pas de la même école.

La Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry avaient manifestement les mêmes soucis pour finir avec une présidentielle sous haute tension ethnico politique. Les Guinéens, fort heureusement, s’en sont sortis presque indemnes, pourrait-on dire, à part la scandaleuse chasse au faciès orchestrée en Haute Guinée et une partie de la région forestière, suite à un prétendu empoisonnement – on attend toujours l’expertise 14 mois après – de militants d’Alpha Condé à Conakry. L’on a frôlé une guerre interethnique. Dieu a pour le moment sauvé les Guinéens d’un affrontement.

La Côte d’Ivoire, elle, à l’époque, s’est gravement enlisée dans une guerre postélectorale, soldée par des massacres inouïs. Près d’un semestre, les canons tonnaient entre partisans du président sortant Laurent Gbagbo, n’ayant pas reconnu les résultats, et celui entrant Alassane Ouattara, déclaré par l’ONU et les observateurs internationaux comme le vainqueur. La suite chacun la connaît : le sortant est cueilli et il est présentement à La Haye avec des charges terribles. Le nouvel entrant, conscient des défis gigantesques, a vite commencé à recoller les morceaux. Il réconcilie les Ivoiriens. Remet l’éléphant sur une bonne piste. Il prend de fait une réelle longueur d’avance sur les Guinéens. Des Guinéens qui s’embourbent depuis environ un mois dans un soi-disant dialogue, devant élaborer le chemin à suivre quant à la tenue des législatives – les Ivoiriens ont déjà fini et tourné cette page de l’installation du Parlement – signant définitivement la fin d’une longue et ennuyeuse transition.

La Côte d’Ivoire prend son envol, la Guinée s’enlise. S’embourbe. Pouvoir et opposition s’amusent. Les Guinéens dans la misère, la nasse, l’insécurité, etc., sont frappés par une précarité impitoyable. Ils ont faim. Ils ont soif. Ils broient le noir – malgré un léger mieux – partout sur le territoire national. Le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest est resté comme un slogan creux. Tant l’eau que l’électricité sont encore au stade de projet. En Guinée Conakry, le président Alpha Condé ne fait que voyager. Mais les retombées de ces multiples voyages pour la population restent encore à prouver. La Côte d’Ivoire, elle, aujourd’hui, frappe et étonne de par sa réelle volonté sans cesse affichée de reconquérir sa grandeur et faire parler d’elle dans les grandes instances nationales, sous régionales et internationales. Aujourd’hui, Alassane Ouattara est le nouveau président en exercice de la CEDEAO. « Un retour remarqué de la Côte d'Ivoire sur la scène ouest-africaine. Le président ivoirien n'a pas caché sa volonté de remettre son pays au cœur de la diplomatie africaine et mondiale. La CEDEAO avait soutenu Alassane Ouattara dans la crise postélectorale ivoirienne, et aujourd'hui, Yamoussoukro semble décidé à jouer un rôle actif dans la résolution des problèmes de l'Afrique de l'Ouest. Par ailleurs, Ouattara renforce encore un peu plus l'axe inauguré en juillet dernier avec le président nigérian Goodluck Jonhatan », commente la presse internationale.

Et d’ajouter comme pour fouetter la dignité du Guinéen, celui-là même qui se bombe encore le torse d’avoir osé dire ‘’Non’’ au Général de Gaulle : « Démonstration d'amitié avec Nicolas Sarkozy à Paris en janvier dernier, hommage appuyé d'Hillary Clinton venue à Abidjan, il y a quelques semaines : à n'en pas douter, Alassane Ouattara a su, en peu de temps, redorer l'image d'une Côte d'Ivoire quasiment infréquentable durant une décennie. L'Eléphant ivoirien est de retour sur la scène mondiale. Et ce retour est encore plus affirmé avec l'élection du numéro un ivoirien à la tête de la CEDEAO. » La Guinée n’était, elle, pas éligible, puisqu’incapable d’arrondir des positions tranchées et d’organiser des législatives. Les lobbies étaient inexistants pour ce poste ? La diplomatie guinéenne est-elle de seconde zone ? Que de questions sans réponse.

Il reste que, à chaque fois qu’il est question de toucher à la plaie, certains faiseurs de roi et autres architectes de despotes y voient la coloration ethnique ou l’appartenance politique. Et pourtant, et pourtant, qui n’aimerait pas voir enfin la Guinée sur les rails du développement, de l’intégration africaine, loin des vœux pieux et des déclarations caricaturales. La Côte d’Ivoire, elle, n’attend pas. S’inscrivant comme son homologue guinéen sur la rupture, et la vraie, Ouattara, avec cette implication dans l'espace régional, signe, lui, une parfaite rupture avec l'ère Gbagbo où l’isolationnisme avait droit de cité. Pendant que la Guinée indexe entre autres le Sénégal et la Gambie comme bases arrières à des ‘’ennemis de la Guinée’’, « Alassane Ouattara fait lui le pari d'un pays ouvert et globalisé dans sa diplomatie. Un choix dicté aussi par l'espoir d'attirer les investisseurs étrangers. Deuxième puissance économique de l'espace CEDEAO, première économie de la zone franc, la Côte d'Ivoire ambitionne d'ici dix ans de devenir un dragon africain, sur le modèle des pays asiatiques. »

L’élan est donc pris chez les Ivoiriens qui devraient d’ailleurs inspirer les Guinéens. Chez nous, on déclare encore que : « Sur toutes ces questions électorales, mon objectif est d'aboutir à un consensus national qui passe entre autres, par un dialogue politique avec l'opposition. Personne n'est plus pressé que moi d'aller aux élections législatives. » Où est aujourd’hui ce consensus ? Qui doit prendre de la hauteur par rapport aux mesquineries politiques ? On est vraiment fatigué de tout ce jeu politique et de ces manœuvres politiciennes. Des investisseurs redoutent encore des regains de tension et se cachent derrière cette phrase qui choque : « La Guinée ne rassure pas encore ». Puisse alors Ouattara – n’en déplaise – inspirer son homologue guinéen afin que cette mal fichue de CENI ne soit plus une pomme de discorde entre centristes, mouvance, ADP  et Collectif.


Thierno Fodé Sow


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Commentaires  

 
+1 #21 Le Voyant 23-02-2012 17:32

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Gbagbo était tellement nationaliste qu'il avait confié tous les contrats d'État à Bouygues, Total, France Télécom et Bolloré. Allez comprendre !!!.

Ganghi c'est comme si tu etais dans ma tete, j'ai voulu dire la meme chose!
Quand Gbagbo jouait au petit nationaliste des tropics d'un cote pour entretenir ses partisants, de l'autre il envoyait des valises d'argent pour l'election de Chirac (Selon A. Bourgui) et signait les cotrats juteux avec Bouygues et Bollore pour etre dans les jupon de la France. Quel nationaliste!
Gbagbo n'a jamais ete un vrai nationaliste c'est du pipo.
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+1 #20 Le Voyant 23-02-2012 17:19

Lu pour vous:
"Onze mille cinq cents milliards de F CFA (plus de 17,5 milliards d'euros), c'est le montant du programme d'investissement 2011-2015 réévalué fin janvier".
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Côte d'Ivoire : habitat, transports, énergie... les urgences au programme | Jeuneafrique.com -
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+1 #19 kourouma Ibrahim 23-02-2012 13:19

Il faut comparer deux choses qui se ressemblent ou s'apparentent! Entre la Guinee et la CI y a pas foto! La CI est une locomotive economique meme sortie de 10 ans de conflit avec un tissu industriel etoffe, des cadres competents, des infrastructures performantes, donc l'essentiel pour s'envoler! La Guinee rien de tout cela sauf des cadres demagogues qui ruinent le pays depuis 52 ans et qui aujourd'hui ont pris le prof presi en otage. Au moment ou nous tergivergeons sur les legislatives, la CI engrangent des succes economiques: nouveau pont sur la lagune, des financements exterieurs attendus en 2012 de plus de 3 milliards de dollars (bilateral et multilateral), reforme du secteur cafe cacao, reforme des forces armees et de l'administration, des milliers de bourses d'etudes locales pour les eleves et etudiants des classes sociales defavorisees, en somme toutes choses inconnues en Guinee. La Guinee scandal geologique n'interesse personne sauf quelques aventuriers et banbans chinois plus desargentes que les guineens eux memes. Donc aucune puissance economique ne mise sur la Guinee et les guineens car nous ne representons rien malgre nos richesses du sous sol. Les puissants de ce monde miseront sur nous et nos richesses quand on aura des dirigeants serieux et competents et non un ramassis de mediocres pour former un gouvernement.
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+1 #18 Gandhi 23-02-2012 13:00

Youssouf, pour durer les dictateurs africains jouent sur le registre idéologique fondé sur le religieux, l'ethnique, ou le nationaliste. AST nous en a déjà donné un aperçu.
Gbagbo était tellement nationaliste qu'il avait confié tous les contrats d'État à Bouygues, Total, France Télécom et Bolloré. Allez comprendre !!!
Si la CI est indépendante politiquement (depuis 60), pourquoi se lier pieds et poings à la Françafrique ? pour être indépendant économiquement ?
Lorsque vous aurez résolu ces contradictions, vous aurez une vision moins biaisée de la réalité.... et prendrez du recul par rapport à l'histoire officielle.
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-2 #17 Youssouf Bangoura 23-02-2012 00:29

Gandhi, la France n'a pas parié sur Ouattara, non, la France intervient dans ce pays tout simplement parce qu'elle le considère comme un departement français . la Côte d'ivoire n'a jamais été independante . Toutes les difficultés de Gbagbo, venaient de là, il voulait l'independance de son pays .
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+2 #16 Gandhi 22-02-2012 21:36

Youssouf, vous pouvez penser ce que vous voulez, mais la France a parié non sur la Côte d'Ivoire (sinon elle l'aurait fait sous Gbagbo), mais sur un homme Ouattara. En revanche en Guinée, le passé d'AC ne plaide pas en sa faveur.
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-4 #15 Youssouf Bangoura 22-02-2012 16:19

Fode Thierno, dis plutôt que la France remet la Côte -d'ivoire sur les rails .D'ailleurs, la côte d'ivoire est une propriété française, tu ne peux pas ne pas le savoir . A peine Gbagbo arrêté, la France debloque 500 millions d'euros pour la côte d'ivoire . La Guinée a t-elle eu une telle somme de la France ? Rien n'est demarré en Côte d'ivoire par les faits de Ouatara, c'est la France qui pilote tout, c'est encore elle qui a demandé aux decideurs de la CEDEAO d'elire Ouattara comme president de cette instutition . Tout le monde sait sauf les aveugles ou les gens de la mauvaise foi que ces deux pays n'ont pas de la même consideration pour la France et ses partenaires européens . Alpha n'a rien à voir dans cela .On va pas refaire l'histoire . Nous sommes comme nous sommes .
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+1 #14 Le Voyant 22-02-2012 02:06

Citation en provenance du commentaire précédent de Mickmack Camara:
Fodé, quand est ce que tu te mettras en tête qu'il n'y a jamais eu match entre la cote d'ivoire et la guinée?
Ces deux pays n'ont jamais évolué dans la même catégorie.
Prends la Cote d'ivoire d'il y a 10 ou 20 ans, crois tu vraiment que l'on peut la comparé à la Guinée?
As-tu vécu en Cote d'ivoire?
Demande un peu à Doumba ou à MS bAH, ils te diront.

Thirno Fode si tu viens ici pour lire les commentaires sur tes papiers il faut bien lire ce post d'en haut parce que les deux entites cites ne sont pas comparables. Pout te donner une idee c'est comme comparer Barca a un petit Club de troisieme division de la France. Bon il ne faut pas oublier de demander aussi a AOT, Kourouma le Guineo Ivoirien ou Mamadi Diabate pour plus d'info.
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-1 #13 Mickmack Camara 20-02-2012 17:39

Fodé, quand est ce que tu te mettras en tête qu'il n'y a jamais eu match entre la cote d'ivoire et la guinée?
Ces deux pays n'ont jamais évolué dans la même catégorie.
Prends la Cote d'ivoire d'il y a 10 ou 20 ans, crois tu vraiment que l'on peut la comparé à la Guinée?
As-tu vécu en Cote d'ivoire?
Demande un peu à Doumba ou à MS bAH, ils te diront.
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-1 #12 Camara 19-02-2012 22:53

Nous sommes des guinéens et les ivoiriens sont ce qu'ils sont aussi.Toutes façons chacun est fier de son passé que les frustrés ou apatrides aillent se faire voir ailleurs.
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+1 #11 Diallo Mamadou 19-02-2012 15:52

Certe Alpha Condé est plus agé que Mr Alasane Ouatara. Mais en terme de sagesse, d'intelligence, de savoir faire, d'homme mur et presidentiable Mr Ouatara depasse Alpha Condé de tres tres loin. Alpha Conde a dechiré le tissu sociale Guineen ses parents Malinké le save. il est plus preocupé pour sa santé et sa securité que le developpement de la Guineé
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+5 #10 Paul Théa 19-02-2012 15:23

Il faut comparer ce qui est comparable ; la maison CI a un soubassement ; des murs peuvent s’effriter et être réparés ; alors que la maison Guinée n’a pas de soubassement ; là réside le problème.
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+4 #9 Gandhi 18-02-2012 22:57

AC (je ne dirais pas son entourage, car c'est lui qui les a choisis) n'a même pas l'intelligence de composer avec l'opposition, alors que celle-ci pourrait l'assister à mettre le pays en ordre de marche, soit par intérêt parce que certains supputent sur l'âge avancé d'AC, soit parce que les plus lucides savent que cela prendra du temps, et qu'il faut mettre en place les bases dès maintenant, pour en retirer les fruits ultérieurement, d'autres encore, les plus jeunes, parce qu'ils ont réellement envie que cela change. En outre, en pratiquant de la sorte, il coupe l'herbe sous le pied des critiques de l'opposition qui participerait indirectement (les postes importent peu) au projet.
En stigmatisant l'opposition, les vieilles recettes de tous les dinosaures depuis les années 60, il montre qu'il ne pense qu'à son pouvoir qu'il sait bancal, et que cette seule obsession constitue son cheval de bataille. Dès lors il prend le chemin le plus difficile, car personne ne s'arrêtera en si bon chemin, et son parcours ne sera pas un long fleuve tranquille.
Pourtant il a le choix, et c'est cela qui est difficile à comprendre, si ce n'est l'étroitesse d'esprit. J'ai beau chercher, regarder dans tous les sens, je ne comprends pas cette incohérence.
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+5 #8 Cisko 18-02-2012 21:33

La comparaison Ouattara/Condé revêt une importance capitale. Seulement, il faut l'analyser sous plusieurs angles :
- politique : démantèlement de l'opposition en CI et poids réel de l'opposition en Guinée,
- économique : perspectives reluisantes en CI et perspectives en demi-teintes en Guinée à cause de la méfiance des Investisseurs malgré une campagne agricole acceptable et à améliorer; retour des bailleurs de fonds dans les 2 pays avec une oreille attentive pour la CI;
- diplomatique : récompense tous azimuts pour Ouattara alors que Condé a de moins en moins de soutiens. L'un est élu à la tête de la Cedeao tandis que l'autre avait rapidement retiré sa candidature pour l'UA.
En bref, Ouattara fait mieux que Alpha même si les environnements sont différents. Le Président Guinéen doit rebondir car il est permis de faire les erreurs mais ce qui serait grave, c'est de persister dans l'erreur.
Alpha a certes quelque chose à son actif mais plus il continue les calculs politiques plus il entachera son bilan.
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+1 #7 AOT Diallo 18-02-2012 20:09

Merci TFS pour cette excellente comparaison - le PPAC est arrivé au pouvoir avant ADO mais même ses plus grands fanatiques voient la considération que la CEDEAO, que l’Afrique et le reste du monde témoignent aux deux.
Je pense de plus en plus que le PPAC a accumulé toutes ses frustrations et sa haine pas contre les régimes précédents mais contre le peuple de Guinée. S'il nous aimait il aurait mis fin a toute cette comédie politicienne totalement inutile car quelque soit ses combines il n'aura pas le temps nécessaire pour créer un nouveau pdg !
Il aurait tout fait pour que sa seule priorité soit le soulagement des souffrances et enfin le bonheur de ses pauvres citoyens.
Honte a vous, Mr le PPAC...
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+2 #6 Gandhi 18-02-2012 16:12

Un chef d'État fait passer ses intérêts personnels après l'intérêt général. S'il faut préserver la paix, ce qui constitue la priorité, il faut être capable de le faire. AC nous a montré par son parcours, aucun compromis avec les régimes passés, qu'il en était incapable, ce qui aurait du le disqualifier pour diriger un pays, car contrairement à ce qu'il fait croire aujourd'hui, son absence de compromission avec des régimes prédateurs, ne prouvait que ce n'est que la seule présidence qui l'intéressait, puisqu'il ne rejette pas aujourd'hui, maintenant qu'il a obtenu son jouet, ceux qu'il vomissait hier. Or pour tout Guinéen sensé, seuls les actes comptent, et les Guinéens ont eu tout loisir de se rendre compte de la méprise.
AC serine à l'envie que la Guinée is back, mais c'est la CI qui préside la CEDEAO maintenant, c'est en France que Ouattara est reçu avec tous les égards, c'est en CI que se déplace Hillary Clinton. Les diplomates savent parler eux aussi pour complimenter la Guinée (ils sont aussi payés pour cela), mais lorsqu'il s'agit d'agir...
Une remarque par rapport au commentaire de Fela. j'avais dit il y a peu qu'un vieillard ne pouvait pas incarner l'avenir. Limiter les ambitions de la jeunesse (plus de 60% de la population des moins de 25 ans) à la construction de terrains de football en dit long sur ce qu'il veut pour elle. Du pain (mais ça c'est plus dur) et des jeux...
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+5 #5 Abdoul.H 18-02-2012 14:06

La Guinee peut se contenter de «les hotels sont pleins». A l'aeroport, «Il y a plus 300 passagers par jour».
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+2 #4 Le Voyant 18-02-2012 04:02

Ceci est dedie a un ami qui racontait des enormites sur ce qu'il ne maitrise pas:
https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc7/404225_366546090030065_100000240326030_1358470_406614954_n.jpg
Bien a vous.
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+9 #3 Farba Makka 17-02-2012 23:09

mieux vaut une Fin horrible qu'une Horreur sans fin
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+8 #2 Féla Barry 17-02-2012 22:47

Suite 1°°°Lansana Conté ! Nous avait laissé un pays exsangue certes, mais avec quelques avancées démocratiques et surtout à son seul actif, un pays relativement apaisé dont les coutumes permettaient encore, la coexistence pacifique des partis et des ethnies. AC, tourneboulé par un NARCISSISME ethnique débile, en petit soldat de plomb de la françafrique est en passe de démanteler tout cet héritage historique, aux seules et iniques fins de s’assurer à l’instar de ses prédécesseurs, une longévité présidentielle, si ce n’est jusque dans son lit de mort. C’est en cela que le l’omni-présidentialisme africain est un vecteur d’instabilité de nos institutions et d’insécurité pour nos concitoyens jusque dans leurs droits les plus élémentaires. Gouverner ce n’est pas régner, Mr le Président ! Pire niveler par le bas, en ramenant à la baisse les aspirations de notre jeunesse, à laquelle vous promettez des terrains de foot et des permanences, pendant qu’on n’y pourquoi pas des bordels pour les détourner de leurs vigilance citoyenne quant à la chose publique et la préservation del’interet général !!! Je plains cette jeunesse grisée, la relève de demain, corvéable et taillable à souhait, à la merci de piètres visions de ce que pourrait être notre pays, grugée par un Président dont l’avenir est derrière lui. Au bas mot 40 ans séparent AC de la jeunesse en âge de travailler dans ce pays: La fracture générationnelle parle d’elle-même, si elle n’est pas consommée. Par là comprenons qu’AC est complètement déconnecté des aspirations de la jeunesse et des ambitions placées en elle par tout parent Guinéen : L’entrepreneuriat est la seule issue de sortie de ce chômage de masse des jeunes, c’est sur ce terrain que nous attendons au plus vite des solutions exclusives de toutes incantations politiciennes.
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+7 #1 Féla Barry 17-02-2012 22:46

Suite 2 °°°°Le mutisme ahurissant de nos partenaires au développement dénote du peu d’intérêts qu’il s portent à notre cher pays. le tour de passe-passe françafricain ayant fini de ramener la Codivioire dans la sarcelle de l’hexagone. Loin des effets d’annonce qui nous tienne lieu d’action gouvernementale à Conakry, plus de 250 investisseurs potentiels français carnets de chèques en branle se bousculent aujourd’hui aux portillons d’Ouattara, qui a déjà engrangé plus d’1,5 milliard pendant que AC joue les petits bras. Voilà ce que cela coute en gros d’avoir un Président crédible et compétent. Quid de Condé qui écorne d’avantage notre carte de visite à l’internationale tel qu’il appert au palmarès annuel de Doing Business : l’attractivité économique de notre pas en plus de la crédibilité de notre président sont au plus mal. On peut réussir un mauvais projet avec une bonne équipe mais une mauvaise équipe ne peut réussir le meilleur des projet, fut-il sort du cerveau lumineux d’un Stève Jobs. Mr le Président, il est temps de sortir de cette volonté et logique belliqueuse d’affrontement , d’en découdre avec vos adversaires politiques qui sont des fils de ce pays aussi. Gouverner requiert des valeurs cardinales : humilité, humanité, habilité et lucidité!!!!!
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