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Le Doyen Ansoumane Doré nous manquera toujours
Alpha Sidoux Barry Mardi, 29 Mars 2016 01:20
Un formidable coup de tonnerre a éclaté dans le ciel de la communauté guinéenne en France ce jeudi 24 mars 2016 à 3 heures du matin. La terrible nouvelle s’est répandue à la vitesse de l’éclair : le Doyen Ansoumane Doré venait de s’éteindre à l’hôpital de Dijon des suites d’une intervention chirurgicale.
C’est un grand homme qui disparaît. Un intellectuel de haut niveau et au sens noble du terme, la voix des sans voix, un fervent défenseur de la cause guinéenne, un juste parmi les justes. Le brutal décès de celui que nous appelions avec affection et haute estime le Doyen Doré est une perte inestimable pour la diaspora guinéenne, pour la Guinée et pour l’Afrique tout entière.
Il a été inhumé au cimetière de la ville de Dijon, dans le centre-est de la France, le samedi 26 mars à 11 heures devant une foule nombreuse de parents et d’amis. Toute l’Afrique était représentée à cette cérémonie solennelle mais sobre, à l’image de l’illustre défunt, un homme à la modestie légendaire comme il sied à une personnalité de son envergure.
Beaucoup sont venus de toutes les régions de France et même de l’étranger, bien que les obsèques ont eu lieu deux jours seulement après le décès. De grandes figures de la société civile ont tenu à y être présentes, ainsi que des enseignants, des chercheurs et des étudiants de l’université de Dijon où le professeur Ansoumane Doré a officié pendant trois décennies. Il y avait notamment l’ami d’enfance Kabiné Kéïta venu de Paris, d’anciens étudiants comme Thierno Amadou Barry et son épouse Dr Marly Barry, venus de Boulogne-sur-Mer, des amis de longue date tels Ibrahima Kylé Diallo, Saïd Nour Bokoum et moi-même, ainsi qu’Adjidjatou Barry Baud, venue de Lausanne en Suisse. Il y avait aussi, bien sûr, le président de l’Association des ressortissants guinéens à Dijon, Ousmane Baldé.
Le professeur Ansoumane Doré, docteur d’Etat en sciences économiques et diplômé en sociologie, auteur de plusieurs ouvrages et d’un grand nombre d’articles scientifiques et de travaux de recherche, laisse une veuve, Thérèse, et trois enfants : Mory, Saran et Ami, ainsi que de nombreux petits-enfants. Il sera difficile de consoler cette famille viscéralement attachée à un père aimant qui a su tisser avec les siens des liens indéfectibles. L’aîné, Mory, banquier de son état, a rappelé dans une émouvante intervention au cimetière l’amour qui liait ce pater familias aux qualités morales, humaines et intellectuelles exceptionnelles à son épouse, à ses enfants et à toute la communauté guinéenne et française au sein de laquelle il vivait.
Dans une intervention improvisée, ponctuée de sanglots, Ibrahima Kylé Diallo qu’une grande amitié liait au professeur Doré a trouvé les mots justes pour exprimer sa douleur et sa peine :
« DD (Doyen Doré) n’écrira plus ! Lui qui n’a jamais fumé la pipe vient de « casser la plume » très tôt en ce jeudi 24 mars 2016. Quelques heures avant sa mort, je l’avais encore au téléphone, toujours souriant et lucide. Physiquement épuisé, mon doyen (ou plutôt notre doyen) avait toute sa tête ! Il écrivait beaucoup, surtout il écrivait bien. Qui ne l’a lu ? Il n’écrira plus mais on le lira encore.
Ansoumane Doré était une sommité, un grand intellectuel, un économiste de premier plan. De Boola en Guinée à Dijon en passant par Boké et Nancy, quel parcours ! Il n’était pas qu’un Guinéen ou seulement un Africain mais un homme universel, épris de justice et d’équité.
J’ai beaucoup appris de mon ami et frère Ansou. Lorsqu’on est père et papy comme moi, on n’a plus peur d’être orphelin. Avec la disparition d’Ansou, je redeviens orphelin et ce nouveau statut peu enviable me pèse lourdement.
Une grande lumière vient de s’éteindre et cette perte ne se traduira pas par une économie d’énergie.
Nous avons accompagné DD à sa dernière demeure et j’ai porté, avec la famille, son cercueil ce samedi 26 mars 2016.
Que dire pour l’instant ? Faire parler sa tête ou ouvrir son cœur ? Etant encore sonné, je ne peux pas répondre à une telle question pourtant simple.
C’est le cœur serré que Kylé dit ceci : « Kotoh Ansou, tu as toujours eu une longueur d’avance sur la plupart d’entre nous. Maintenant, tu es arrivé à destination, tu n’as plus d’autre choix que de nous attendre ! Repose en paix, Nkoro ! Seul Allah sait quand nous te rejoindrons. »
Et l’un des collègues du professeur Doré, s’adressant à lui, de tenir ces paroles sublimes : « Tu étais la mémoire de l’Afrique. Tu étais un conteur exceptionnel. Tu étais un ami fidèle. Tu étais un mari aimant. Tu étais un père remarquable. »
Ansoumane Doré a vu le jour en 1936 dans le village de Boola, à 10 km de Beyla en Guinée forestière, dans une famille malinké au grand passé historique. Il a fait ses premières classes à l’école primaire de Boola puis de Beyla à partir de l’âge de 7 ans, avant de faire son entrée en 1949 au collège classique de Conakry, qui deviendra le lycée de Donka. Il présente brillamment l’examen de la deuxième partie du baccalauréat en 1956.
Nous sommes, depuis juin 1956, sous le régime de la Loi cadre (connue sous le nom de Loi Gaston Deferre) qui démarre la marche des colonies françaises, dont la Guinée, vers l’autonomie. Les jeunes bacheliers, qui étaient plutôt rares, devaient se préparer à faire des études supérieures pour faire face à l’évolution politique qui se dessinait. Ansoumane s’engage dans l’Education nationale pour une durée d’un an afin de couvrir financièrement son cursus qu’il envisageait dans ce qui était alors l’université à Dakar, à savoir l’Institut des hautes études de la capitale sénégalaise rattaché à l’université de Bordeaux. Il est affecté comme instituteur à Boké.
De ses entretiens avec l’administrateur français du cercle (circonscription administrative) de Boké, Ansoumane Doré obtient des informations sur l’ENFOM, l’Ecole nationale de la France d’Outre-mer, l’équivalent de l’ENA, l’Ecole nationale d’administration pour les Français. Mais, pour y accéder, les titulaires du baccalauréat devaient passer d’abord par les classes préparatoires dans l’un des prestigieux lycées de la France métropolitaine : Montaigne à Bordeaux, Henri IV à Paris ou Henri Poincaré à Nancy. Deux à trois années étaient nécessaires pour se présenter au concours d’entrée à l’ENFOM.
Après l’année passée à Boké qui préfigure sa future carrière de pédagogue, il débarque à Marseille, en 1957, par ses propres moyens, puis arrive à Nancy pour s’inscrire à Henri Poincaré où l’ont précédé trois illustres compatriotes : l’administrateur Camara Balla, Camara Faraban, qui deviendra le premier ministre de l’Education nationale de la Guinée indépendante et Diallo Telli, futur premier secrétaire général de l’OUA (actuelle Union africaine). Mais, dès l’entrée, le centre de recrutement militaire de Kindia en Guinée lui signifie, par deux gendarmes français venus lui présenter la convocation, qu’il doit s’y rendre, sous peine d’être considéré comme déserteur. Malgré l’intervention du proviseur du lycée, il est embarqué pour la caserne de Metz en Moselle. La guerre d’Algérie battait alors son plein et il risquait d’y être envoyé. Mais, après deux mois d’entraînement militaire intensif et force intervention du proviseur de son lycée, il obtient un sursis. Entre-temps, la Guinée proclame son indépendance le 2 octobre 1958 à la suite du référendum du 28 septembre. Les relations avec la France se détériorent gravement.
Ansoumane Doré renonce à son projet d’entrer à l’ENFOM, qui n’avait plus de sens pour un Guinéen. Il s’inscrit en octobre 1958 à l’université de Dijon au sein de la faculté de sciences économiques. Il est alors âgé de 22 ans. Il présente la licence, avec le régime de quatre ans, en 1962 et le diplôme d’études supérieures (DES), en 1964. Entre-temps, il s’est inscrit en lettres et sciences humaines et a obtenu la licence de sociologie l’année précédente.
Dès la licence d’économie, il entre dans la vie active, d’abord dans le privé comme cadre commercial, de 1962 à 1964, ensuite dans le secteur public comme fonctionnaire à l’INSEE, l’Institut national de la statistique et des études économiques (1965-1971). Parallèlement, il préparait sa thèse de doctorat d’Etat qu’il a présentée en 1970 avec la distinction la plus élevée. A partir de 1971, il est chercheur-enseignant puis professeur à la Faculté de sciences économiques et de gestion de l’université de Bourgogne à Dijon, jusqu’à sa retraite en 2001.
A l’université, outre les cours, il a été associé à la codirection de l’Institut universitaire de recherche et d’encadrement de mémoires et de thèses de doctorat d’étudiants. En plus d’un grand nombre d’ouvrages très fouillés sur l’économie régionale de la Bourgogne, d’articles scientifiques, de communications lors de conférences, colloques et congrès, il a publié notamment, en 1986, Economie et société en République de Guinée - 1958-1984 et perspectives (Editions Bayardère, Malakoff, 518 pages). Il est également l’auteur de deux romans : A l’ombre des cocotiers, aux Nouvelles éditions Bayardère, Malakoff, 1987, et Allamako à l’ombre des fromagers, aux Editions Klanba, Paris, 2007.
L’appel intérieur du pays natal qui tenaille chaque émigré ne s’est pas démenti chez le professeur Ansoumane Doré. Mais, l’on sait que nombre de Guinéens de la diaspora ayant une qualification élevée, des médecins, des ingénieurs et des professeurs ne sont pas rentrés en Guinée en ayant eu connaissance du sort qui a été réservé à ceux qui ont tenté le retour : arrestations arbitraires, emprisonnements, exécutions extrajudiciaires. « Le schéma adopté dès le départ par Sékou Touré aurait enfermé n’importe quel peuple africain dans les mailles de la dictature », a déclaré le Doyen Ansoumane Doré en observant l’expérience guinéenne. Ce régime et ceux qui l’ont suivi ont conduit la Guinée à la destruction et à l’impasse que nous connaissons après plus de cinquante ans de despotisme et de pratiques antidémocratiques.
Le doyen Ansoumane Doré a disparu. Mais des hommes comme lui ne meurent jamais. Sa mémoire vivra éternellement. Et il sera toujours parmi nous.
Alpha Sidoux Barry
Président de Conseil & communication international (C&CI)
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Commentaires
1. Aux uns et autres, je voudrais juste vous dire que KPC est plutot diplome de "l'Administration des Affaires" un programme experimental Canadien mis en place pour la premiere fois en Guinee. C'est ce programme qui a mute en "Gestion" plus tard.
2. Enfin, il est une realite que son role a toujours ete de supporter le rectorat et gouvernement contre ses camarades de classe.
Wa salam
C'est pas bien de MENTIR !
C'est pas bien de " CRACHER " sur LES MORTS !
Souhaitez le repos eternel au frere Ansoumane Dore et dites AMEN ! Cela vaut mieux .
Mr " Savane " , ABOUBACAR SOMPARE a fini ses etudes a L'IPC en 1970 . Il y est entre en 1964 . SEKOU TOURE etait en pleine gloire et " DES ANSOMANE DORE " ne pouvaient " enseigner Sompare ou Morou ou Zaynoul ou Souleymane Sannoun ou Fosto ou Pascal Conde ou Tolno ou ...Souleymane Dicko ou Mamadouba Maxime ou Thiam Ousmane Tolo ou ...
TAISEZ-VOUS MORY SYLLA !
Voyez " ailleurs " si l'herbe est verte !
En lisant votre réponse de désespoir, nous devons en déduire que Tybah serait le diminutif de Thiemabah ?
La révolution guinéenne est morte. Vous n'avez plus besoin de vous déguiser pour vous exprimer au nom de la Guinée.
Vous devriez plutôt vous focalisez sur le sérieux débat portant sur votre héros KPC au lieu de chercher à le fuir par des invitations aux devinettes.
Vous avez pourtant toutes les données de vos recherches sur votre héros. Êtes-vous dans l'impasse, n'est-ce pas ?
Vous feriez mieux de postuler pour le job de chargé de communication chez votre héros et l'aider à solder son regrettable passé.
De nos jours, tous les moyens sont bons pour se faire un boulot.
Contrairement à vous, nous assumons nos noms et nos actes.
Les plus grand fléaux de la Guinée d'aujourd'hui sont entre autres l'ignorance et la paresse, le mensonge et l'opportunisme.
Pauvre Guinée !
Monsieur Tybah,
Je remarque vos difficultés. Vous n'assumez pas vos responsabilités et voulez rejeter vos visions erronées de KPC sur le dos de Savané, votre bouc-émissaire.
Je vous informe que nous lisons tous ce site même si nous ne participons pas aux commentaires.
À mon avis, Savané est un des rares commentateurs de ce site qui fait preuve d'indépendance, des recherches à nous nous communiquer et d'impartialité.
Je ne suis pas son avocat mais admettez qu'à chacune de ses sorties, il nous fait des citations qui comportent des dates, des lieux, des personnes et de bien d'autres éléments qui justifient ses propos. Exemple : toute l'histoire de Savané racontée sur les faits ayants marqué les évènements autrefois à Gamal est vraie. Pourquoi vous n'aimez pas la singularité de Savané au point de vouloir toujours lui faire porter tous les noms d'oiseaux de nos insuffisances ?
Vous refusez l'évidence sur l'histoire lugubre de votre héros KPC ? Tant pis !
Bonjour
Devine qui est SAVANE MAMADI TOUNKARA !!!!
la tanière de DESCARTES
bye
Je remarque vos difficultés. Vous n'assumez pas vos responsabilités et voulez rejeter vos visions erronées de KPC sur le dos de Savané, votre bouc-émissaire.
Je vous informe que nous lisons tous ce site même si nous ne participons pas aux commentaires.
À mon avis, Savané est un des rares commentateurs de ce site qui fait preuve d'indépendance, des recherches à nous nous communiquer et d'impartialité.
Je ne suis pas son avocat mais admettez qu'à chacune de ses sorties, il nous fait des citations qui comportent des dates, des lieux, des personnes et de bien d'autres éléments qui justifient ses propos. Exemple : toute l'histoire de Savané racontée sur les faits ayants marqué les évènements autrefois à Gamal est vraie. Pourquoi vous n'aimez pas la singularité de Savané au point de vouloir toujours lui faire porter tous les noms d'oiseaux de nos insuffisances ?
Vous refusez l'évidence sur l'histoire lugubre de votre héros KPC ? Tant pis !
Je ne comprends pas du tout où vous vous voulez en venir.
Tout ce que vous racontez comme histoire de Gamal ou sur KPC m' est complètement étranger . Ce que je sais de lui, je l'ai dit et c'est vérifiable. Il a uniquement étudié en Guinée et diplomé d' économie en 1996 . Malgré vos temoignages vous ne dementez pas cela.
Aussi rassurez vous, il ne me connais pas. Et je ne le connais que de par sa notoriete comme beaucoup d' ailleurs.
Cependant il ya un fait que je conteste dans la description de Mr Savané. Il ne s' agit pas seulement de KPC mais bien d' autres aussi dans sa liste.
Ce texte de Mr Barry est tres clair à propos de l' itinéraire du feu doyen Doré ( paix à son âme). Nous connaissons tous l' immensité des qualités humaines et intellectuelles du défunt ( à travers le Net pour nous les plus jeunes). Mais il ne faudrait pas lui associer à ce dont il pourrait être étranger. L'humilité et la modestie le définissant, de son vivant il aurait bien dementi n' avoir pas enseigné de façon considérable à Gamal de sorte qu' on lui attribue la primeur de la formation de ceux des etudiants comme KPC qui n'ont étudié que labà et longtemps apres le depart du pays du défunt.
Vu la formation de KPC et les qualités pédagogiques du doyen et qui plus est, n' ayant jamais de façon regulière donné des cours à Gamal, je ne suis pas d' accord jusqu'à l' etablissement des preuves dont vous me chargez de rechercher. C'est à vous de le faire pas moi.
KPC a certe reussi mais je suis sûr que l' etudiant formé par le doyen s'y prendrait autrement.
Ce n' est pas une premiere, Mr Savané exagère dans sa description.Et d' ailleurs beaucoup le font dans notre pays dès qu' il s' agit de parler de nos disparus.
Je l' ai suivi sous d' autres papier ici...
Comprenez donc que KPC ne me connait meme pas et pour rien je ne le defendrai. Juste un constat que j' ai fait. Et franchement aucun d' entre vous n'a levé mon doute à propos. Vous racontez tous l'histoire de la greve et du role de KPC... Ça c'est un autre debat que moi je ne maitrise pas du tout.
Bien à Vous.
Si les qualités de gestionnaire et les performances économiques de l'entreprise de construction de votre héros KPC sont à reconnaitre et à saluer aujourd'hui, force sera de reconnaître que cette implication dans la vie économique de notre pays ne saura absoudre son passé criminel et d'escroc.
Les étudiants de sa génération dans les années 1990 engagés dans la lutte pour l'amélioration de leurs conditions de vie, d'études et la démocratie en Guinée, furent à un moment donné de leur lutte abandonnés et trahis par leurs propres collègues. Un petit groupuscule d'étudiants comme c'est souvent le cas dans les révolutions sociales.
Les " Traîtres ", comme les appelaient leurs promotionnaires pendant cette période spéciale de notre histoire, seront tous récompensés par des postes juteux au sein de l'administration guinéenne.
Ceux parmi eux qui choisiront des options d'entreprises libérales, seront financièrement soutenus et obtiendront tous les contrats des marchés publics de leur choix.
Retenez que l'entreprise de votre héros que je ne citerais pas le nom ici est le solde d'une trahison d'aspirations des étudiants guinéens engagés dans la lutte pour l'émancipation du peuple de Guinée dans les années 1990. Votre héros préférait défendre des intérêts personnels (lui-d'abord) au détriment d' intérêts collectifs (les étudiants et le peuple de guinée).
Comme l'a affirmé le frère " TOUNKARA ", votre héros n'était pas un inconnu à L'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry dans les 1990. Il fut un des acteurs majeurs de la lutte mais ils se situaient de l'autre côté des objectifs fixés par la plate-forme de cette grève.
De deux choses l'une : soit vous jouez aux avocats qui ne connaissent rien de leur client ou vous vous informez auprès des sources nombreuses et fiables de ce que fit le passé pourtant récent de notre frère KPC.
Paix à l'âme du professeur Ansoumane Doré, le héros de votre héros.
Savané et vous ne parlez pas du même KPC. Savané nous parle de notre KPC national qui était à Gamal dans les années 1990. Il fut un des étudiants du professeur Ansoumane Doré et bénéficia d'une formation universitaire en économie et gestion.
Les Ansoumane Doré étaient des partisans d'un Etat démocratique et libéral. La doctrine économique libérale dont les KPC sont les bénéficiaires est une des contributions académiques des Ansoumane Doré qui, encore une fois, fut pendant un temps un des nombreux professeurs bénévoles à Gamal dans les années 1990.
Je vous informe que j'ai personnellement étudié avec KPC et il n'était anonyme à Gamal pendant les mouvements des étudiants. KPC appartenait au comité constitué par le gouvernement pour la reprise des cours, au détriment de la grève.
Le KPC que vous vous décrivez est un autre KPC. Peut être qu'il y a plusieurs KPC en Guinée, n'est-ce pas ?
Question : de quel KPC vous nous parlez et quelles sont les sources de vos allégations ?
N'utilisons pas le décès du professeur Doré pour polémiquer sur un KPC connu de toute sa génération.
Comme vous semblez mieux le connaître que nous autres, alors faites-nous un article sur la base des infos que vous nous présentez ici pour nous permettre de réagir en dehors du cadre de décès du professeur Doré.
Conseils : avant de nous proposer votre prochain article sur KPC, je vous suggère d'aller d'abord aux sources prendre les bonnes informations comme le recommande Savané.
Ma contribution s'inscrit dans le soucis de bien faire et vous prie, monsieur Tybah, d'excuser tout écart de langage.
Mr SAVANÉ !
Merci pour votre interet à ma question.
Cependant je ne suis pas du tout satisfait.
L'historique de Gamal et le cursus de KPC que vous tentez de nous faire comprendre ne repondent malheureusement pas à ma question.
De KPC, je sais qu' il n' a jamais étudié ailleurs qu' en Guinée. Il serait né en 1970 et a eu son diplôme de fin d' études supérieures en 1996 à Gamal ( Economie). Peu importe le temps passé sur les bancs.
Par ailleurs selon le texte ci - dessus de Mr Barry, le feu doyen Doré serait parti de la Guinée en 1957. Il n' y a jamais servi après de façon officielle jusqu' à sa mort. Comment pouvez - vous trouver qu' il ait formé KPC ?
Je pense sincèrement qu' il ya trop d' euphémisme dans l'histoire que vous racontez. Ce qui n' enlève en rien à la contribution que le Doyen a fait et continue de faire meme après sa mort à travers ses écrits, à l' éveil des consciences et à la consolidation d' un etat de droit dans notre pays.
À vous lire dans votre 1er commentaire, je m' attendais à ce que KPC et bien d' autres aient pris des cours avec le Doyen en France ou Boké à ses debuts . D' où ma question à Vous.
Bien à Vous !
Bonjour
Ne vous méprenez Tybah pas sur ce Savant-né, il essaye de vous attirer dans sa sombre Tanière
Là où il se croit le plus habile
Bas les masques
bye
Merci pour votre interet à ma question.
Cependant je ne suis pas du tout satisfait.
L'historique de Gamal et le cursus de KPC que vous tentez de nous faire comprendre ne repondent malheureusement pas à ma question.
De KPC, je sais qu' il n' a jamais étudié ailleurs qu' en Guinée. Il serait né en 1970 et a eu son diplôme de fin d' études supérieures en 1996 à Gamal ( Economie). Peu importe le temps passé sur les bancs.
Par ailleurs selon le texte ci - dessus de Mr Barry, le feu doyen Doré serait parti de la Guinée en 1957. Il n' y a jamais servi après de façon officielle jusqu' à sa mort. Comment pouvez - vous trouver qu' il ait formé KPC ?
Je pense sincèrement qu' il ya trop d' euphémisme dans l'histoire que vous racontez. Ce qui n' enlève en rien à la contribution que le Doyen a fait et continue de faire meme après sa mort à travers ses écrits, à l' éveil des consciences et à la consolidation d' un etat de droit dans notre pays.
À vous lire dans votre 1er commentaire, je m' attendais à ce que KPC et bien d' autres aient pris des cours avec le Doyen en France ou Boké à ses debuts . D' où ma question à Vous.
Bien à Vous !
En tout cas moi, je souhaite la chance à chaque diaspo de faire quelque chose pour le pays surtout ceux qui sont en France ici, ils ne doivent pas rester à critiquer tout le temps,
Aller faire quoi en Guinée avec des dirigeants escrocs à chaque coin de rue ?
Si vous vous complaisez dans la m... c'est votre problème.
Vous ne devriez pas vous contenter des modestes déclarations du professeur Ansoumane Doré pour lancer des affirmations aussi nettes sur sa contribution en Guinée.
Dans la vidéo dont vous faites allusion, le professeur vous parle de fonctions officielles qui entrent dans le cadre du processus de sa carrière officielle. D'où son poste d'enseignant à Boké.
Après l'avènement de l'armée au pouvoir, le professeur Ansoumene Doré et plusieurs autres guinéens et Africains, ont bien apporté leur contribution dans l'enseignement guinéenne à titre de bénévolat. Dans les années 1990, ils percevaient un frac symbolique de 20 mille francs guinéens par mois pour assurer les frais des copies des cours qu'ils distribuaient aux étudiants.
La logique dans cette affaire voudrait que vous consultiez le cahier de charge des professeurs à la faculté de droit et les sciences économiques de L'Uni de Gamal.
Vous pouvez aussi en discuter avec les professeurs de la dite faculté pendant cette période.
Les professeurs comme Docteur Jaff Tolno, également économiste sont certes décédés. Mais il y en a une quantité encore en activité et d'autres à la retraite.
C'est le cas notamment des professeurs Aboubacar Somparé (ancien Recteur), Lamine Sidimé (ancien professeur de Droit civil), Mr Alseny Bah (ancien professeur des institutions Judiciaires et chef de département), Docteur Salifou Sylla (ancien professeur de Droit constitutionnel et Institutions politiques ).
Faites donc la différence entre les accords formels et ceux dits tacites.
Cher Tybah,
Le cas de KPC, dites vous ?
KPC appartient bel et bien à la cette génération des étudiants des années 1990 à L'Uni de Gamal. Tout d'abord, un cycle universitaire à L'UNIVERSITE varie entre un minimum de 4 ans et un maximum de 6 ans ( selon que vous faites les sciences sociales ou la médecine).
Si selon vous KPC a terminé ses études en 1996, alors il s'y trouvait déjà en 1993, année de la fin officielle du mouvement des étudiants.
Pour votre information, KPC était déjà en 2ème année de la faculté de Droit et les sciences économiques en 1990 (option économie), année où les cours ont définitivement cessé pendant deux ans pour cause de grève. Vous pouvez demander à KPC, à ses collègues de promotion ou consulter les archives de la faculté de Droit et les sciences économiques.
En 1990, plus précisément le 22 octobre, une unité de l'armée dirigée par le Colonel Kissing Camara, fait irruption dans l'enceinte de L'Université Gamal pour arrêter et emprisonner les leaders des étudiants d'alors pour déstabiliser la grève. Un étudiant en médecine du nom de Sékou Traoré fut abattu à bout portant par les militaires. L'état major de la grève qui était très dynamique et efficace, prendra immédiatement le relais pour organiser le riposte et réclamer la libération sans condition des leaders du mouvements parmi lesquels Papa Atigou Bah et Bella Keita, respectivement président et vice-président de la coordination des étudiants. L'Etat major obtiendra la libération sans condition des leaders.
Après la sortie des leaders en prison, un appel général sera lancé au peuple de Guinée pour effectuer la première marche pacifique dédiée à l'ouverture de la Guinée à la démocratie et le multipartisme intégral.
Cette gigantesque marche réclamera aussi la démission du CTRN et de son président, le Général Lansana Conté.
La marche qui avait mobilisée toute la population de Conakry, sera arrêtée nette au niveau du pont 8 novembre par les forces de l'ordre et réprimée sauvagement dans le sang. Les professeurs seront officiellement accusés d'êtres derrière les étudiants. Leur cité à Donka sera attaquée et leurs biens vandalisés et brûlés. Cette animosité ajoutée à la fermeture de l'université pour une période de deux ans furent les causes du départ de plusieurs professeurs bénévoles guinéens et étrangers dont Ansoumane Doré.
Les étudiants n' y venaient que pour y tenir leurs assemblées générales sous le hall du bâtiment principal de Gamal.
Karifa Camara et Tybah,
Prière de consulter les sources citées ci-haut pour bénéficier d'une nouvelle vision des faits relevant d'un pan de notre histoire contemporaine.
Le professeur Ansoumane Doré fut un modeste et humble héros. Paix à son âme. Amina !
Le Doyen Ansoumane Doré, était un éminent intellectuel de la diaspora guinéenne, qui vient de rendre l'âme en France sans laisser de trace significative dans son pays d'origine, que Dieu préserve chaque aventrier d'un tel sort.
Bonjour
Citez-moi le nom d'un seul guinéen qui à laissé une trace significative dans son pays d'origine
Paix à leurs Ames
Le Doyen Ansoumane Doré, était un éminent intellectuel de la diaspora guinéenne, qui vient de rendre l'âme en France sans laisser de trace significative dans son pays d'origine, que Dieu préserve chaque aventrier d'un tel sort.
Vous n’êtes qu'un minable, honte à vous, vous n'avez comme bagage la haine pour les morts,
Le Doyen Ansoumane Doré, était un éminent intellectuel de la diaspora guinéenne, qui vient de rendre l'âme en France sans laisser de trace significative dans son pays d'origine, que Dieu préserve chaque aventrier d'un tel sort.
Le dénommé Diaby n'est qu'un vulgaire
mendiant de la communauté guinéenne, qui rendra l'âme un jour sans laisser de trace significative dans son pays d'origine, parce que Dieu lui a réservé un tel sort.
Cousin d'Abidjan-Mamou(Seidy Barry),
Ce fut un grand Monsieur(Ansou Doré),comme on dit dans les CAFÉS d'Abidjan,Marcory,Abobo,Trechville...
Il est parti(Doyen Ansoumane Doré)comme tant d'autres(Siradiou Diallo,Bâ Mamadou,Dr Sy Savané de Bouaflé,Yaya Antoine,Dr Bah de Pita,plusieurs compatriotes de RGE,etc.);à la Cité Rouge,Mermoz,Relais Cocody,Café de la République,Tompus,etc...
Bref,notre Doyen Ansoumane Doré,nous a quitté.Mais,il nous a légué de bons Conseils par rapport à ses écrits et ses comportements.Il nous reste à les appliquer de notre vivant,en vu d'un avancement meilleur pour les nouvelles générations du peuple de Guinée.
Encore,une fois,et toujours,paix à son âme.Car,ce fut l'ami intime d'un de mes oncles maternels durant son passage à Boké à l'époque de la loi cadre des années 1964.
Bref,on est que de passage sur terre.
J'ai toujours apprécié le parcours de ce Mr par ses écrits et publications académiques,parce qu'il a été un des correcteurs de ma thèse de Maitrise de 2ième cycle à l'Université de Sherbroobre au Canada par le Canal de la famille Diallo Telly(Boubacar+Thierno+Diallo Macka Rimouski)en 1982.
Bref,il faut être reconnaissant dans la vie et ne pas être ingrat.
Finalement,et sans dire enfin,nous ne dirons jamais à notre ami de tous les jours,que tu es parti sans nous laisser éternellement.Nous sommes ensemble pour l'ÉTERNITÉ.Et le verbo moteur(Koto Saliou Diallo) que tu as laissé pour sa correction de thèse en 1982 manque de mot pour te dire amour,et à bientôt pour l'éternité...
Paix à ton âme,mon cher grand frère pour l'ÉTERNITÉ.
Permettez juste cette question de curiosité !
Dans quel domaine d' étude le feu Doyen Doré ( paix à son âme) fut professeur de KPC ?
Je savais jusqu' ici que ce dernier est pur produit de Gamal avec un diplome d' économie ( 1996).
Bien à Vous.
Nous savons que l'on ne peut résumer la vie d'un personnage aussi extraordinaire sur le plan intellectuel et humain dans un livre à plus forte raison dans un article.
Néanmoins, il est nécessaire de mentionner la grande contribution du professeur Ansoumane Doré dans l'enseignement et l'éducation universitaire de la jeune génération guinéenne après l'avènement de l'armée au pouvoir en 1984.
Les célèbres étudiants du professeur Ansoumane Doré, sont les auteurs de la révolution démocratique guinéenne de 1989 à 1993, soldée par la première élection présidentielle post révolutionnaire. Ses étudiants se sont vaillamment illustrés aussi dans les divers domaines de leurs activités professionnelles respectives après les études universitaires.
Je me permets de citer ici quelques uns parmi eux pour démontrer la qualité du résultat des investissements des Ansoumane Doré sur les ressources humaines de notre pays.
À commencer par la soeur Madina de GuineeActu, Les Kerfalla Camara (KPC), Abdoulaye Yéro Baldet (actuel ministre de l'éducation nationale) Dr Mamadjan Barry (USA), Lounseny Camara (actuel ministre de la ville de Conakry), Lamine Diallo ( fédéral de l'UFDG en Allemagne), DR Ibrahima Kourouma (ministre de l'enseignement pré-universitaire) Papa Attigou Bah (ancien président des étudiants guinéens et actuel président de parti politique), Bella Keita (ancien vice-président des étudiants et actuel PDG de Belco-BTP), Ibrahima sory Diallo de la société civile (ancien président de Camara Laye), Dr Bano Diallo (vice Recteur de L'Uni de Sonfonia),Tibou Camara (ancien ministre d'Etat, secrétaire général à la présidence de la République), Etienne Kéita (Recteur de l'école Sainte Matrie), Tidiane Word Musique, Thierno Sadou dit Léon Folquet, Kondéto Fofana (ancien financier de Gamal).
Bref, la liste des anciens étudiants du professeur Ansoumane Doré est très longue et on les retrouvent dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle de notre pays. Sans oublier ceux qui sont dans nos forces de sécurités, nos Ambassades et ceux qui exercent les fonctions libérales (avocats, banquiers, notaires, médecins, humanitaires et opérateurs économiques).
Que la paix éternelle soit avec le professeur Ansoumane Doré. Amina !








