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Les discriminations contre les Foulbhè et les violations des droits humains en Guinée par le pouvoir Condé Alpha
Alpha Sidoux Barry Mercredi, 02 Septembre 2015 17:51
J’entends déjà les hauts cris que ne manqueront pas de pousser les belles âmes et qui me parleront de beaux sentiments en évoquant le mur des lamentations. Je leur dis d’ores et déjà que je ne me lamente pas. Je dénonce un régime anti-démocratique qui enfonce la Guinée dans un marasme insondable.
Dès son accession au pouvoir, Condé Alpha a sorti de ses cartons un projet qu’il prépare et nourrit depuis longtemps, celui de réduire à néant le Fouta Djallon, l’une des quatre régions naturelles de la Guinée, pour mieux régner sur ce pays1.
Il commence par chasser les cadres foulbhè des postes de responsabilité de la fonction publique et des entreprises d’Etat.
Citons le cas du département de l’Energie. Dans un mémorandum qu’ils ont adressé, le 5 septembre 2011, au coordonnateur général d’EDG, l’Electricité de Guinée, les cadres foulbhè marginalisés, puis licenciés, le mois précédent, dénoncent : « Il est scandaleux d’observer que sur les quarante-sept (47) cadres dirigeants dont quarante-quatre (44) nommés par vous, il n’existe plus aucun cadre interne peulh de l’EDG. » A l’heure actuelle, sur les 47 cadres, 40 sont malinkés. Près de 1 600 salariés, principalement foulbhè, ont été mis d’office à la retraite anticipée. Résultat, l’entreprise est tombée en faillite. Il a fallu appeler au secours la société française Veolia.
Le secteur de l’Education nationale est le plus touché par la politique ethnocentriste de Condé Alpha. Dans l’Enseignement pré-universitaire et l’Enseignement supérieur, la quasi-totalité des cadres foulbhè sont virés des postes de direction. Il est vrai que l’actuel ministre de ce dernier département est foulbhè, ce qui ne change strictement rien.
La même politique de chasse aux cadres foulbhè est pratiquée dans tous les ministères. A la Télévision nationale, les journalistes foulbhè ou proches des partis d’opposition comme Ibrahim Ahmed, Ciré Dieng et Marie-Louise Sanoussy sont interdits d’antenne. Au ministère des Affaires sociales, de la Promotion féminine et de l’Enfance, sur 25 cadres de direction seuls 3 Foulbhè sont retenus.
Dans tous les ministères, les directeurs nationaux ou les directeurs de cabinet foulbhè sont démis de leur fonction et remplacés par des personnes à nom mandingue, tous militants du parti au pouvoir, le RPG, même s’ils n’ont pas les compétences requises pour occuper ces postes.
Les rares ministres foulbhè du Gouvernement ne peuvent même pas nommer les membres de leur cabinet. Lorsqu’ils proposent un cabinet composé de cadres compétents, et dont certains sont des techniciens de haut niveau, mais foulbhè, leur liste est jetée à la corbeille et ils se voient imposer des proches du pouvoir, membres attitrés (dont des incompétents notoires) du RPG-Arc-en-ciel.
A la présidence de la République, un comité confidentiel dirigé par le Directeur de cabinet, Mamadi Diané, un proche parent de Lansana Diané, ancien dignitaire du régime sékoutouréen, raye rageusement tous les noms de cadres foulbhè proposés à des postes de responsabilité. Ce sont d’ailleurs principalement les enfants ou parents des dignitaires de l’ancien régime qui sont actuellement aux postes de commande.
La nomination de membres incompétents du RPG-Arc-en-ciel à tous les postes de responsabilité de la fonction publique explique, en grande partie, l’inefficacité de l’administration et l’échec de la politique de Condé Alpha dans les domaines économiques et sociaux.
Dans l’Armée, 4 000 militaires ont également été dégagés. Parmi eux, une grande majorité de Foulbhè, quelques Soussous et Forestiers et des Malinkés qui ne font pas le jeu du pouvoir.
Christian Sow, alors ministre de la Justice, foulbhè lui-même, a été témoin d’une des déclarations racistes anti-foulbhè des plus virulentes de Condé Alpha et que sa conscience a obligé à rendre publique (l’être humain est prisonnier de sa propre conscience). Au début du mois d’août 2011, au lendemain du faux attentat du 19 juillet 2011 contre la résidence de Condé Alpha (nous reviendrons sur cet événement plus loin), celui-ci déclare, devant ses collaborateurs au cours d’une réunion tenue à la présidence de la République : « Je vais continuer notre politique de chasse aux Peulhs [les Foulbhè]. Je vais faire des Peulhs les Palestiniens de l’Afrique ».
Condé Alpha veut tout simplement chasser les Foulbhè de Guinée et les réduire au triste sort de réfugiés que les Palestiniens vivent dans les pays arabes. Quelle honte pour cet homme qui prétend être de gauche et militant des droits de l’homme ! Comment peut-il, après une telle déclaration, se présenter comme un défenseur de la cause palestinienne, ce qui lui permet d’aller tendre la sébile au Moyen-Orient pour obtenir des pétrodollars ?
Les déclarations racistes anti-foulbhè de Condé Alpha ne s’arrêtent pas là . Dans une interview à l’agence de presse française AFP et à la radio RFI, il déclare le 19 juillet 2011 : « Vous avez trois régions en Guinée : la Haute Guinée, la Forêt et la Basse Guinée, qui sont mandingues ».
Voilà une contre-vérité des plus malhonnêtes. La Basse Guinée, habitée par les Soussous, n’est pas mandingue. Lui-même Condé Alpha qui se prétend malinké, ne parle que la langue soussou (il a vécu quelques années à Conakry avant d’aller très jeune en France). D’ailleurs, la plupart des ressortissants de la Basse Guinée, à savoir les Bagas (autochtones de Conakry, la capitale), les Landoumas, les Nalous, les Mikiforè et les Bassaris n’ont aucun lien avec le Manden.
De plus, la Guinée Forestière qu’Alpha Condé désigne par le terme « la Forêt », habitée par les Kissiens, les Tomas et les Guerzés (qui s’appellent eux-mêmes Kpèlè) n’est pas de l’empire mandingue. Il y avait des royaumes et cultures correspondant à ces groupes ethniques, totalement différents du malinké.
La colonisation et l’occupation massive de la Guinée Forestière par des Malinkés remonte à la colonisation, quand les Français ont amené dans cette région, zone de cultivateurs, des administrateurs et des commerçants venus du Nord (Haute Guinée).
Les Malinkés de la Haute Guinée ont envahi massivement cette région, s’y sont installés, et s’y sont métissés, ce qui a donné une branche ethnique appelée « Tomas manians ». Celle-ci est minoritaire et son existence, qui est indéniable, ne permet cependant pas de dire que la Guinée Forestière est mandingue.
En déclarant que la Basse Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière sont mandingues, Alpha Condé veut ainsi dresser les ressortissants de ces trois régions naturelles de la Guinée contre ceux de la Moyenne Guinée, poursuivant ainsi son diabolique projet d’isolement puis d’extermination des Foulbhè de la Moyenne Guinée. Lors du second tour de la présidentielle de 2010, il proposera ouvertement l’alliance des trois régions contre les Foulbhè.
Dès son accession au pouvoir, Condé Alpha cible les Foulbhè et s’acharne farouchement contre eux. Les rares ministres foulbhè de son gouvernement sont étroitement encadrés, même s’ils ont le titre de ministre d’Etat, par des sous-ministres qui, même ayant un rang officiel inférieur, ont pourtant la réalité du pouvoir et décident en lieu et place de leur ministre de tutelle.
Pendant la campagne électorale présidentielle de 2010, Condé Alpha (sûr de sa victoire, sachant toutes les combines qui ont été organisées avec la complicité des autorités de la Transition et d’une partie de la communauté internationale) a promis qu’il reprendrait la Guinée « là où Sékou Touré l’a laissée ». C’est, du reste, l’une des seules promesses qu’il a tenues au cours de son mandat.
Cette promesse signifie qu’il va continuer de marginaliser les Foulbhè et, pire, entreprendre de les exterminer, ce qu’avait tenté Sékou Touré en 1976-1977 avec cette odieuse machination que celui-ci avait baptisée du nom de « Complot peul », et qui lui avait permis d’éliminer physiquement une personnalité comme Diallo Telli, le premier secrétaire général de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA, devenue l’Union africaine, UA). Sékou Touré avait alors appelé à tuer les Foulbhè, appel qui, fort heureusement, n’avait pas été suivi.
Rappelons maintenant les crimes de sang commis par le pouvoir Condé Alpha contre les populations guinéennes, crimes qui ont commencé avant même qu’il ne soit investi comme président de la République et qu’il a commis pour empêcher Cellou Dalein Diallo d’accéder à la magistrature suprême en Guinée aussi bien en 2010 qu’ultérieurement.
Dans sa politique d’incitation à la haine contre les Foulbhé, Condé Alpha et ses complices comme Louncény Fall portent une grave accusation contre ceux-ci, le 22 octobre 2010, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Il accuse les militants de l’UFDG d’avoir empoisonné l’eau et les boissons traditionnelles des militants du RPG lors d’un meeting public au Palais du peuple. « Au moment où je vous parle, je suis au milieu des cadavres », déclare Louncény Fall à des journalistes de RFI et de la BBC. Les autorités de la Transition, dont le premier ministre, Jean-Marie Doré, accréditent cette fausse accusation. Ce dernier va jusqu’à limoger la directrice de l’hôpital Ignace Deen, Mme Binta Bambadion, qui avait déclaré que les laboratoires de cet établissement n’avaient pu établir aucune preuve matérielle de ce soi-disant empoisonnement. Jean-Marie Doré avouera lui-même, après l’élection présidentielle, que cette accusation était totalement fausse et avait été inventée de toutes pièces. Récemment encore, il a déclaré publiquement qu’il sait qui est à l’origine de l’affaire du faux empoisonnement et que c’est un secret d’Etat. Il devrait être poursuivi devant la justice pour ce témoignage si accablant pour les autorités de la Transition.
Condé Alpha utilise ce faux argument pour organiser des soulèvements populaires contre les Foulbhè vivant en Haute Guinée, et dont certains s’y étaient établi depuis plusieurs décennies, comme à Siguiri, à Kankan, à Kouroussa, à Kissidougou et même à N’Zérékoré (en Guinée Forestière). Un grand nombre de Foulbhé sont chassés manu militari de ces villes et certains d’entre eux sont tués, d’autres sont gravement blessés et leurs biens saccagés. Les rescapés iront se réfugier en Moyenne Guinée et en Basse Guinée. Toutes ces personnes seront ainsi privées de leur droit de vote et ne participeront pas au scrutin présidentiel du second tour de l’élection présidentielle de 2010 (voilà qui fausse encore ce scrutin). Condé Alpha n’est pas encore au pouvoir, mais il porte d’ores et déjà de nombreux morts sur la conscience.
Après un long séjour à l’étranger, au lendemain de l’élection présidentielle, Cellou Dalein Diallo rentre en Guinée, le 3 avril 2011. Ses partisans veulent lui réserver un accueil triomphal. Condé Alpha lance contre eux ses forces de sécurité qui les pourchassent jusque dans leurs domiciles dans les quartiers de Cosa, de Bambéto et de Hamdallaye. Les violences exercées contre eux et des Foulbhè innocents se soldent par un grand nombre de morts et des blessés par balles et armes de guerre.
A côté des nombreux morts anonymes, il y a l’étudiant Zakariaou Diallo. Lorsque sa famille s’est présentée au commissariat de police pour porter plainte, celui-ci a refusé de recevoir cette plainte sur injonction venant directement de la présidence de la République. Voilà un déni de justice que l’opposition aurait dû dénoncer vivement et publiquement, et porter plainte auprès de la cour de justice de la CEDEAO. En ne le faisant pas, l’opposition a délivré à Alpha Condé un véritable permis de tuer car il était assuré dorénavant de l’impunité.
Avant ce 3 avril 2011, il y avait eu, à la veille du second tour de l’élection présidentielle (7 novembre 2010), le viol de 5 jeunes filles à Labé, la capitale du Fouta Djallon. Durant plusieurs jours, ces femmes ont été séquestrées et ont subi d’abominables agressions sexuelles par des hommes en uniforme militaire.
Lors des manifestations pacifiques de l’opposition pour réclamer des élections législatives libres, transparentes et crédibles, qui auraient dû se tenir six mois après la présidentielle, en juin 2011, mais n’ont eu lieu que trois ans après, Condé Alpha a, à chaque fois, lancé contre elles ses forces de l’ordre, en réalité ses milices ethniques avec en tête les Donzos, en uniformes de l’Armée régulière, qui se livrent à d’épouvantables carnages, à l’arme blanche et par balles, contre la population civile désarmée.
En février 2013, Cellou Dalein Diallo a dressé le bilan de ces expéditions punitives contre les Foulbhè, dans une interview2 accordée à GuineeActu : « L’UFDG a enregistré 1162 arrestations, 653 condamnations illégales, 13 morts tués par les balles des forces de l’ordre. »
Ces milices ciblent plus particulièrement les Foulbhè, les pourchassant jusque dans leurs domiciles, dans les quartiers de Cosa, de Bambéto ou de Hamdallaye. Ce fut le cas tout au long de l’année 2011, puis de 2012, ainsi que le 27 février, le 2 mai, le 30 mai 2013 et les jours suivants. Elles entrent dans les maisons pour enlever nuitamment des jeunes de ces quartiers, les entraînent vers des lieux inconnus, les exécutent et les enfouissent dans des fosses communes.
Le 1er juin 2013, la Coordination Haal-poular (ceux qui parlent poular) et des médecins guinéens ont dressé un bilan provisoire des violences subies par les militants de l’UFDG : 54 morts, plus de 600 blessés dont plus de 400 par balles (des enfants en majorité), des morts dans les prisons dont le nombre est inconnu, de nombreux jeunes disparus enlevés nuitamment qui seront exécutés et jetés dans des fosses communes.
L’ancien premier ministre Lansana Kouyaté, président du parti PEDN, témoigne devant la presse française : « Actuellement, on rentre dans les familles, on réunit, on tue, on viole les femmes devant leurs maris et leurs enfants. ». El hadj Saïkou Yaya, leader de la Coordination Haal-poular, pour sa part, affirme : « Ceux qui rentrent dans les familles pour tuer les gens disent à leurs victimes : "Nous, nous sommes payés pour tuer le Peul". Objectif : éliminer les enfants peuls pour qu’il n’y ait plus de cadres peuls dans 10 ans, puisqu’ils nous ont sorti de l’administration. Le but, c’est d’éliminer l’ethnie. » Au total, on va dénombrer jusqu’à 63 morts par balles lors des manifestations publiques de l’opposition.
Venons-en à présent au faux attentat contre le domicile du président de la République. Face à la dérive dictatoriale du pouvoir Condé Alpha et au mécontentement populaire, après six mois d’une gouvernance chaotique, le premier vice-président de l’UFDG, Bah Oury, considéré par le pouvoir comme le chef de file de l’aile dure de ce parti, appelle le 13 juillet 2011, tous les partis de l’opposition et leurs militants à une grande manifestation populaire, qui risquait d’être appuyée par l’Armée, elle-même très mécontente des promesses non tenues. Pour conjurer le grave danger qui le menace ainsi, Condé Alpha a recours à une vieille ficelle utilisée par tous les régimes dictatoriaux, la fausse tentative de coup d’Etat ou le faux attentat contre la vie du chef de l’Etat. Le nouveau tyran guinéen use de ces deux procédés en même temps.
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011, à l’aube, des détonations d’armes de guerre sont entendues autour du domicile privé de Condé Alpha dans la banlieue nord de Conakry. Une partie de la maison est détruite. Condé prétend, devant les médias internationaux, avoir échappé miraculeusement à un attentat visant à l’éliminer physiquement. Dans la foulée, il attribue l’attentat à la communauté foulbhè : « Tous les assaillants sont de la même communauté », déclare-t-il, et ce, avant même le début de l’enquête. On découvrira que les tirs sont partis de l’intérieur de la villa et qu’il ne s’y trouvait pas. Mais, c’est l’occasion pour lui d’arrêter les officiers de l’Armée qui pouvaient constituer une menace pour lui, notamment les militaires proches de l’ancien président par intérim de la Transition durant l’élection présidentielle, le général Sékouba Konaté, son ancien complice devenu son ennemi, comme cela se passe toujours dans toutes les magouilles qui conduisent au pouvoir. Il est malheureux et honteux de voir l’ambassadeur de France en Guinée, Bertrand Cochery, accréditer cette grossière machination.
Mais quelle ne fut la surprise de l’opinion publique nationale et internationale de voir que c’est une simple commerçante foulbhè, Mme Fatou Badiar Diallo (mariée à un Malinké) qui est accusée d’être à la tête de l’attaque contre la résidence du Président par racisme et pour des motivations ethniques. Au terme de multiples péripéties, l’attentat contre la vie du chef de l’Etat devient une tentative de coup d’Etat attribuée aux Foulbhè.
La machination ne tarde pas à se dégonfler. La cour d’appel de Conakry prononce, le 2 juillet 2012, un non lieu en faveur des principaux accusés. Preuve que la justice guinéenne est aux ordres du pouvoir, Condé Alpha fait casser l’arrêt de la cour d’appel. Désormais, il s’agit d’une tentative de renversement du régime.
Le 13 janvier 2013, le procureur général de la République, Williams Fernandez, faux magistrat mais véritable narcotrafiquant, déclare devant la cour : « Si le coup réussissait, c’est un Peulh qu’on allait mettre au pouvoir. » Nous voilà revenus à l’ancienne doctrine du « complot peul » des années 1970. De nombreux prévenus, surtout des militaires, sont morts en prison des suites de mauvais traitements et de tortures. Les autres ont été condamnés à de lourdes peines de prison par une justice aux ordres d’un pouvoir tyrannique.
En Guinée Forestière, Condé Alpha joue encore à fond la carte ethnique. Là , il s’appuie sur la communauté mandingue pour diviser cette région et régner sur elle. S’appuyant sur les hommes armés de l’URD et de l’ULIMO, qui ont sévi au Liberia sous le régime de l’ignoble Charles Taylor (condamné, le 30 mai 2012, à 50 ans de prison, par la Cour pénale internationale), il lance ses mercenaires et ses forces armées fortement tribalisées contre les habitants du village de Zoghota. Ceux-ci n’ont qu’une seule revendication : obtenir des emplois au sein de la société brésilienne Vale, qui détient le permis d’exploitation du minerai de fer de la région. Mais, Condé Alpha cherche à expulser Vale et à revendre le permis d’exploitation à d’autres compagnies, en extorquant au passage des royalties à celles-ci.
C’est pour réaliser cet ignoble projet qu’une expédition punitive est lancée, le 5 août 2012, contre les villageois de Zoghota. Bilan : 5 morts et des dizaines de blessés par armes de guerre. Dans la foulée, les mercenaires de l’URD et de l’ULIMO détruisent les installations de Vale. Le but est de chasser celle-ci. Objectif atteint puisque Vale a fait ses valises.
Pis que cela, les violences interethniques qui ont éclaté, le 14 juillet 2013, à N’Zérékoré, puis se sont étendues à la ville voisine de Beyla, à partir d’un simple fait divers, ont été en réalité alimentées par les milices ethniques du pouvoir, à savoir les chasseurs traditionnels appelés Donzos et les éléments de l’URD et de l’ULIMO, armés et encouragés par le président guinéen. Le bilan officiel est de 100 morts. Mais, de source crédible, on avance celui de plus de 2 000 morts, à quoi s’ajoutent des centaines de blessés et de mutilés, d’innombrables dégâts matériels, des destructions d’églises et de mosquées (ce qui n’est qu’un faux fuyant), alors que le fond du problème est loin d’être religieux. L’objectif du pouvoir est d’opposer les Guerzés autochtones (ou Kpèlè) aux Malinkés afin d’établir la suprématie de ceux-ci sur la région en profitant de la situation pour chasser les Forestiers des centre-villes et les désarmer. Il circulerait d’ailleurs en ce moment en Guinée un ancien enregistrement d’une réunion du RPG au cours de laquelle il aurait été déclaré que si le RPG arrivait au pouvoir, on dirait un jour qu’il y avait eu des Kpèlè en Guinée. En d’autres termes, leur disparition était programmée.
Non seulement le pouvoir a mis à son service les chasseurs traditionnels, les Donzos, réputés être des sorciers, ce qui jette l’effroi et la terreur parmi les populations civiles, par force espèces sonnantes et trébuchantes, mais il a aussi vidé les armureries de l’Armée guinéenne, pour armer la milice ethnique qu’il a constituée et qu’il a baptisée du nom de « Gardes forestiers », ainsi que les miliciens de l’URD, de l’ULIMO et les Donzos (traditionnellement munis de vieux fusils de chasse et d’armes blanches, mais brandissant désormais des kalachnikov et des armes automatiques modernes).
Alpha Sidoux Barry
Président de Conseil & Communication International (C&CI)
_______________________________
1Cet article est l’actualisation d’une partie du document « Alerte sur la préparation du génocide contre les Peuls et le projet de guerre civile en Moyenne Guinée » co-signé par Alpha Sidoux Barry, Ibrahima Kylé Diallo, Sadio Barry, Lamarana Petty Diallo et Saliou Bah.
2Interview que j’avais recueillie à Conakry comme Directeur de publication de Guineeactu.info et publiée sous le titre : « Le régime de Condé Alpha jugé par Cellou Dalein Diallo ».
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Commentaires
J’ai lu avec intérêt votre article. J’aimerais bien écrire quelques mots sur ca là . Mais, pour un commentaire, je risque d’être long. Aussi voudrais-je, avec votre permission, partager mes idées avec les lecteurs sous forme d’un article (comme recommandé en pareil cas, n’est-ce pas M. Diallo Washington ? hehe). Si le webmaster le veut bien. Parce que affaire de webmaster-là , on sait jamais oh ! ;)
Je tâcherais de ne pas être… trop long. ;)
Merci !
Mais pensez-vous que l'UFDG peut sortir la Guinee de son marasme actuel, vu le bilan de son dirigeant à l'époque du président Conté ?
Quel est-il ce bilan ?
- que chacun (de nous) se rende à l'évidence que seul un pouvoir à dominante peule pourrait sortir le pays du marasme actuel, d'où ce devoir de sursaut solidaire et unitaire qui nous incombe;
On dirait que vous vous trompez d'époque M SOW. La nation Peule n'existe pas en Guinée et n'existerait pas...
....
Vous gagnerez à militer pour la nation Guinéenne tout court. Les guinéens s’en sortirons quand ils aurons des dirigeants qui feront appliquer la loi dans toute sa rigueur, qui mettront l'économie au service de la nation toute entière. Tout cela pas parce qu'ils seront simplement de bonne foi ou intelligent mais quand ils seront contraint de le faire par les citoyens. Il ne s'agit pas de respecter ou de se faire respecter par telle ou telle ethnie. Un citoyen doit être respecter point barre. Tant que des soient disant intellectuels croient et font la promotion de l'élitisme ethnique, la souffrance des Guinéens aura de l'avenir. le bulletin de vote doit être une préoccupation individuelle, garantie collectivement. C'est réducteur d'imaginer que les peuls ne peuvent ou ne doivent voter que pour des peuls, que des malinkés ne peuvent ou ne doivent voter que pour des malinkés, ... Même si c'est une réalité aujourd'hui. Cette réalité est alimentée par l'absence de projets politiques lisibles des leaders (toute tendances confondues), par le manque d'éducation civiques et politiques. Tout le monde joue la facilité : se rabattre sur son ethnie (pour ceux qui le peuvent), sur ses proches. Si c'est cela la voie, il faudrait peut être changer de modèle démocratique ...
Excellente question à laquelle je répondrai pour ma part, qu'il faut:
- que chacun, de l'intellectuel rénommé au citoyen lambda, comprenne que c'est un déficit d'unité qui a toujours constitué maillon de faiblesse des Peuls de Guinée;
- que des politiques tels que CDD, Bah Oury ou autres plus ou moins crédibles, comprennent qu'ils n'accéderont au pouvoir dans ce pays que lorsqu'ils auront réussi à mobiliser convenablement leur communauté ethnique divisée;
- que l'on sache se faire mieux respecter des Soussous ou Malinkés, en imitant tant soit peu certaines de leurs moeurs de vie courantes (par exemple, en ne tolérant plus indéfiniment la traîtrise de ceux des nôtres qui nuisent à toute la communauté en servant de relais aux dictateurs guinéens);
- que nos élites apprennent à se remettre en cause, en regardant notre réalité d'exclusion politique communautaire en face;
- que chacun (de nous) se rende à l'évidence que seul un pouvoir à dominante peule pourrait sortir le pays du marasme actuel, d'où ce devoir de sursaut solidaire et unitaire qui nous incombe;
- que chacun réalise enfin la naïveté qui nous pousse encore à entretenir des réflexes d'identité régionalistes ou sectaires qui font qu'un(e) Labéen(ne) se croit différent d'un(e) Mamounais(e) ou inversement, quant ce n'est pas son village X que l'on croit plus digne d'intérêt celui Y de l'autre, y compris voisin. Autant de stupides obstacles endémiques qu'un CDD mieux inspiré aurait pu s'employer à juguler en se servant utilement de la dynamique unitaire de l'UFDG. Le résultat en serait qu'il aurait déjà tué politiquement tous ces nouveaux fayots peuls qu'AC réunit à Sékoutouréya aux fins de couvrir ses velléités d'autocratie politique sur fond de haine ethnique entre autres. Bien fraternellement!
Bon alors, pour être PRATIQUE, qu'est ce nous les Peuls de Guinée nous allons faire pour contrecarrer les problèmes cites par Mr. Barry sans tomber dans l'extrémisme religieux?
CONTINUER A SE BATTRE EN TANT QUE CITOYEN GUINEEN...
- Continuer à sensibiliser et promouvoir le mieux vivre ensemble comme seule porte de sortie pour les Guinéennes et guinéens
- Différencier dans les discours (et les comportements de tous les jours) l’engagement politique et l’engagement citoyen tout court, en faisant la promotion de la diversité ethnique, linguistique et régionale comme des atouts pour le pays
- Au delà des ethnies, faire de l’intérêt général une priorité nationale
- Eduquer et sensibiliser les populations sur la citoyenneté au dessus de l’ethnie
- Mettre en garde sur les risques de manipulation par les discours politiques
- Une fois sensibilisé, les citoyens de tout bord, se battrons davantage pour obliger les politiques à bannir le régionalisme et l’éthnicisme dans tout le fonctionnement de l’Etat et de ses services décentralisés.
...
=> Tout cela ne sera pour pour demain ou la veille, mais il faut bien que les leaders d’opinion sortent de l’émotion et commencent le boulot !
A Paris comme au siège des Nations Unies à New York, on prend cette nouvelle menace peule très au sérieux. Une série d’enquêtes a été confiée aux services spécialisés pour mieux connaître l’histoire du FLM, son mode d’action, ses liens avec les autres groupes armés, ses motivations politico-religieuses et son ambition territoriale.
« Il existe une dimension djihadiste prégnante chez les Peuls, explique André Bourgeot, directeur de recherche au CNRS. L’objectif du FLM est d’instaurer une théocratie et de restaurer le califat du XIXe siècle, l’ancien Empire du Macina ».
En 1818, Amadou Hammadi Boubou, un modeste marabout peul guidé par sa foi, met en déroute à Nankouma une coalition de Bambara et d’Ardos, chefs traditionnels peuls. Il prend alors le nom de Cheikou Amadou et, par une série de guerres saintes, soumet l’ensemble de la région pour la soustraire à l’influence du royaume de Ségou. Il en convertit la population et met en place un empire théocratique, la Diina, qui sera finalement détruit par le conquérant Toucouleur El Hadj Oumar Tall en 1862 *.
Il faut vraiment éviter cela a tout prix…ce sont nos voisins….:(
http://www.lopinion.fr/30-aout-2015/mali-en-territoire-peul-naissance-d-futur-boko-haram-27582
.... Sidoux en homme averti, tire la sonnette d'alarme. Mais comme Aaron au milieu du peuple de Moise,il n'est pas suivi avec l'attention requise...
Il devrait questionner sa méthode, sa manière de tirer la sonnette et en intellectuel jauger ses mots ...
Handè mi dho hattii Saïkou Ibrahima Sambégou (que son nom soit sanctifié!).
Alfa Condè a mis en place toutes les conditions d'un génocide peule en Guinée, si de par les Foulbhé opposition était faite à son dessein de pouvoir. Mais l'homme propose et Dieu dispose tels ne furent-ils pas au demeurant les derniers propos de Sékou Touré(que le Jahiim lui serve de résidence pour l'éternité des éternités).
Maitre dans l'art de torturer par le manque, pour en créer l'illusion de l'abondance en en brandissant seulement une image, Alfa Condé s'offre une beauté de façade en dépit du fond d'horreur que tout homme mature peut observer en arrière plan.
Sidoux en homme averti, tire la sonnette d'alarme. Mais comme Aaron au milieu du peuple de Moise,il n'est pas suivi avec l'attention requise. J'espère qu'il ne sera pas dans le futur tenu de répéter à son tour:ya'bna oumma laa ta'akahoudz bilihyaty wa laa bira'assii.
Mamadou Saliou Bah,
Saliou, tu as raison sur l'anecdote concernant le Dr Conté Saïdou (marié à une Barry de Fougoumba, le lieu d'intronisation des Almamys du Fouta Djallon théocratique). Voici la déclaration intégrale du Dr Conté Saïdou: "Chaque parti politique aura son groupe de Peulhs (Foulbhé)". Que cela signifie-t-il? Cela veut dire que les Foulbhè ont dépassé l'esprit étroit du communautarisme.
Chez nous, deux frères peuvent se battre à mort pour des idées, pour des raisons idéologiques.
Nous leur donnons nos femmes sans arrière-pensée, sans rien leur demander en retour. Eux, ils en sont encore à l'instinct grégaire primitif.
Lorsque j'étais Maître-assistant, Chargé de cours d'économie générale et d'économie du développement à l'Institut Polytechnique de Kankan (IPK) Julius Nyéréré, en 1971-1972, avant de partir en exil en Côte d'Ivoire, les étudiants me disaient que quand ils allaient au bal, ils ne pouvaient pas prendre à danser une fille s'ils ne parlaient pas malinké. Quel pays!
Nous leur donnons nos femmes sans rien leur demander en échange. Va demander la main d'une Maninka Mori. La première chose qu'on va te demander: est-ce que tu parles malinké? Quelle aberration!
Ils n'ont pas dépassé l'instinct grégaire primitif: "Angbansanlé?" Est-ce que nous sommes entre nous? Ils sont incapables de sortir du strict cadre étroit de leur ethnie.
Elisez un Foulbhè au pouvoir et vous allez voir comment la Guinée va changer. En cinq ans, la Guinée va accéder au statut de pays émergent. Mais, ne vous en faites pas, cela viendra un jour, quoi qu'en pense Sylla le faux démocrate.
C'est cela l'intellectuel Guineen : un des problèmes du mieux vivre ensemble en Guinee. Vous utilisez le "NOUS" comme si vous étiez l'élu et le porte parole des foulbhè et comme si les foulbhè étaient tous du même moule, de la même pensée. Vous utilisez le "ILS" comme si les malinké dont vous décrivez le comportement (comportement ignoble dans la République) étaient un échantillon représentatif de cette ethnie. Ce comportement ignoble que vous décrivez se retrouve malheureusement jusqu'ici chez des foulbhè, chez des malinké... Pas seulement mais sûrement moins chez d'autres ethnies. En utilisant ces "NOUS" et "IlS", en tant qu'intellectuel (?) vous adoptez le même comportent ignoble. Le jour où des intellectuels comme vous se considéreront comme "CITOYEN GUINÉEN" avant de se comporter en "POULLO" ou "MANINKA" la Guinée commencera, peut être, à mieux se porter.
Saliou, tu as raison sur l'anecdote concernant le Dr Conté Saïdou (marié à une Barry de Fougoumba, le lieu d'intronisation des Almamys du Fouta Djallon théocratique). Voici la déclaration intégrale du Dr Conté Saïdou: "Chaque parti politique aura son groupe de Peulhs (Foulbhé)". Que cela signifie-t-il? Cela veut dire que les Foulbhè ont dépassé l'esprit étroit du communautarisme.
Chez nous, deux frères peuvent se battre à mort pour des idées, pour des raisons idéologiques.
Nous leur donnons nos femmes sans arrière-pensée, sans rien leur demander en retour. Eux, ils en sont encore à l'instinct grégaire primitif.
Lorsque j'étais Maître-assistant, Chargé de cours d'économie générale et d'économie du développement à l'Institut Polytechnique de Kankan (IPK) Julius Nyéréré, en 1971-1972, avant de partir en exil en Côte d'Ivoire, les étudiants me disaient que quand ils allaient au bal, ils ne pouvaient pas prendre à danser une fille s'ils ne parlaient pas malinké. Quel pays!
Nous leur donnons nos femmes sans rien leur demander en échange. Va demander la main d'une Maninka Mori. La première chose qu'on va te demander: est-ce que tu parles malinké? Quelle aberration!
Ils n'ont pas dépassé l'instinct grégaire primitif: "Angbansanlé?" Est-ce que nous sommes entre nous? Ils sont incapables de sortir du strict cadre étroit de leur ethnie.
Elisez un Foulbhè au pouvoir et vous allez voir comment la Guinée va changer. En cinq ans, la Guinée va accéder au statut de pays émergent. Mais, ne vous en faites pas, cela viendra un jour, quoi qu'en pense Sylla le faux démocrate.
Merci Koto Sidoux.
C’est clair ce que vous dites. Reste à envisager une solution contre ce fascisme ethnique. Vous me direz que c’est un autre débat et que dénoncer est le début du commencement de la lutte.
Pour abonder dans l’idée de Koto Mamadou Saliou, pourriez-vous envoyer une version simplifiée au demi alphabétisé de Sadakaji (le dernier peul de Condé, après avoir été celui de Conté, d’Eyadema etc.). En même temps, il faudra que nous tirions une leçon de ce retournement de veste. Vous en premier ; parce que vous avez été de ceux qui (avec Kyle, Sadio Barry etc.) avaient cru devoir faire de Sadakadji un sauveteur ; étant donné l’inefficacité du leadership de Koto Mamadou Cellou de Dalein ou simplement parce qu’il avait des sous. Il vous faut battre la coulpe car votre attitude fut une flagrante manifestation de la démission générale des intellos guinéens qui permet à des commerçants incultes de faire la loi, ou plus précisément de faire régner un climat de « hors-la-loi », dans le pays, en connivence avec les pouvoir (Koto Cellou doit s’y reconnaitre). Cet ethno-fascisme guinéen que vous dénoncez si bien ne fonctionne pas comme l’apartheid avec l’exclusion systématique d’un groupe de la population. Mais il fonctionne comme une mafia qui recrute dans toutes les ethnies. Mais il a besoin d’ostraciser un groupe pour sa survie. Cela empêche l’émergence d’une société civile que l’armée pourrait appuyer pour renverser la situation. Dans ce cadre – et là je ne partage pas l’idée de Kota Mamadou Saliou – l’ennemi du peul n’est pas le peul, ni le guinéen de l’autre ethnie. Mais bien cette mafia qui est la seule force «transversale » du pays. Et pour se battre contre une mafia, il y a un préalable simple. Etre prêt à mourir.
K. Ba
Je partage votre analyse, mais il se trouve qu'on a trop dénoncer, il faut se mettre à l'ouvre maintenant sinon............,
Je partage à moitie le point de vue de K. Ba. En effet le pouvoir guinéen fonctionne comme une mafia qui recrute dans le réservoir des intellectuels. Sékou Toure avait ses Peuhls, ses Soussous et ses Forestiers. Lansana Conte avait ses Malinkés, ses Peuhls et ses Forestiers. Alpha Conde a aujourd’hui ses Peuhls, ses Forestiers et ses Soussous.
Les intellectuels guinéens ont démissionnés dépuis des décennies, ils ont la culture de la vie facile de l’argent facile et rapide. Toute cette « guerre ethnique » se fait entre les 400 à 500 hauts et moyens cadres de l’administration publique et amplifié par ceux qui attendent dans le réservoir du prolétariat « intellos »
Les victimes de l’exclusion en Guineé sont les pauvres et…..ils sont tres nombreux.
Merci mon frère et mon sanakou K.Diallo. Voila l'essence du problème central aujourd'hui et il n'y a que 2 ethnies en Guinée : le clan des 400 mafiosos et leurs familles et le clan des pauvres victimes.
Et partout dans le monde dans la deuxième classe il y aura toujours des débrouillards qui chercheront a survivre en cirant les pompes des "méchants".
Meme dans les camps de réfugiés palestiniens il y en a plein mais la-bas on leu fait la peau immédiatement. Chez nous certains de leur "ethnie" chantent leur nom et font leur pub tant qu'ils repartagent un peu en sachant qu'ils retourneront leur veste pour un nouveau "débrouillage" car ils ne savent pas faire autrement....
L’ethno-racisme n’est pas une opinion, mais un délit pénal, qui doit être poursuivi en tant que tel devant les tribunaux de la république, la société civile doit prendre ses responsabilités. C’est de notre résilience civique dépendra l’éradication de l’ethnocentrisme. On ne peut pas bâtir une société juste sans les justes, enraciner la démocratie sans les démocrates, porter au firmament dans notre pays les droits humains avec des hommes qui n’ont pas une once d’humanité sous le cœur. Notre peuple ne doit pas rechigner à puiser dans le patrimoine commun de l’humanité démocratique l’élément nécessaire à la modernisation de nos sociétés. Il est temps de faire émerger un nouveau discours social, politique !!!
Je partage à moitie le point de vue de K. Ba. En effet le pouvoir guinéen fonctionne comme une mafia qui recrute dans le réservoir des intellectuels. Sékou Toure avait ses Peuhls, ses Soussous et ses Forestiers. Lansana Conte avait ses Malinkés, ses Peuhls et ses Forestiers. Alpha Conde a aujourd’hui ses Peuhls, ses Forestiers et ses Soussous.
Les intellectuels guinéens ont démissionnés dépuis des décennies, ils ont la culture de la vie facile de l’argent facile et rapide. Toute cette « guerre ethnique » se fait entre les 400 à 500 hauts et moyens cadres de l’administration publique et amplifié par ceux qui attendent dans le réservoir du prolétariat « intellos »
Les victimes de l’exclusion en Guineé sont les pauvres et…..ils sont tres nombreux.
VOUS AVEZ TOUT COMPRIS M. CAMARA. C'EST CELA LA RÉALITÉ DE LA GUINÉE.
Alors si nous voulons être sérieux avec-nous mêmes, nous devons êtres soudés comme eux ou même plus et concrétiser les multiples idées avancées en longueur de temps.
DÉMOCRATIE OU ETHNOCRATIE IL VA FALLOIR CHOISIR !
Les intellectuels guinéens ont démissionnés dépuis des décennies, ils ont la culture de la vie facile de l’argent facile et rapide. Toute cette « guerre ethnique » se fait entre les 400 à 500 hauts et moyens cadres de l’administration publique et amplifié par ceux qui attendent dans le réservoir du prolétariat « intellos »
Les victimes de l’exclusion en Guineé sont les pauvres et…..ils sont tres nombreux.
C’est clair ce que vous dites. Reste à envisager une solution contre ce fascisme ethnique. Vous me direz que c’est un autre débat et que dénoncer est le début du commencement de la lutte.
Pour abonder dans l’idée de Koto Mamadou Saliou, pourriez-vous envoyer une version simplifiée au demi alphabétisé de Sadakaji (le dernier peul de Condé, après avoir été celui de Conté, d’Eyadema etc.). En même temps, il faudra que nous tirions une leçon de ce retournement de veste. Vous en premier ; parce que vous avez été de ceux qui (avec Kyle, Sadio Barry etc.) avaient cru devoir faire de Sadakadji un sauveteur ; étant donné l’inefficacité du leadership de Koto Mamadou Cellou de Dalein ou simplement parce qu’il avait des sous. Il vous faut battre la coulpe car votre attitude fut une flagrante manifestation de la démission générale des intellos guinéens qui permet à des commerçants incultes de faire la loi, ou plus précisément de faire régner un climat de « hors-la-loi », dans le pays, en connivence avec les pouvoir (Koto Cellou doit s’y reconnaitre). Cet ethno-fascisme guinéen que vous dénoncez si bien ne fonctionne pas comme l’apartheid avec l’exclusion systématique d’un groupe de la population. Mais il fonctionne comme une mafia qui recrute dans toutes les ethnies. Mais il a besoin d’ostraciser un groupe pour sa survie. Cela empêche l’émergence d’une société civile que l’armée pourrait appuyer pour renverser la situation. Dans ce cadre – et là je ne partage pas l’idée de Kota Mamadou Saliou – l’ennemi du peul n’est pas le peul, ni le guinéen de l’autre ethnie. Mais bien cette mafia qui est la seule force «transversale » du pays. Et pour se battre contre une mafia, il y a un préalable simple. Etre prêt à mourir.
K. Ba
Je me suis Bien demande ( et me demande encore ) ou Est " LA NOUVELLE VOIE " !
LA NOUVELLE VOIE peine à venir. Elle refuse même de prendre forme. Elle se trouve toujours au stade de ‘’Je VEUX FAIRE’’. PAS MEME FAISONS CECI OU CELA.
En plus, en remontant un peu l’histoire de la Guinée pour faire une petite comparaison, on trouvera facilement que ceux qui ont toujours fait plus mal aux ‘’Foulbés’’ et qui continuent de le faire encore sont des traitres peuls. Sans vouloir citer des noms de personnes ou des villes qui se sont illustrés dans cette attitude, j’invite chacun a revisiter toutes les dates historiques de la Guinée, particulièrement celles concernant les semblants d’élections que nous avons connus (les candidats fictifs, les chefs de campagnes,… ou tout simplement les légendaires démagogues du pays contre les peuls. Pour toujours appuyer cet argument, je suis au regret de reprendre également, ainsi qu’il suit : une allégation du premier régime {« Le Roi du Wassoulou, le Roi de Boké, le Roi de Macenta, eux n’ont pas été trahi par les leurs ». « ………….. » « Mais au Fouta, toutes les défaites de l’empire du Fouta relèvent de la trahison des peulhs à l’endroit de leur propre Etat »} (extrait d’un journal du HOROYA daté d’Aout 1976). Ca fait très, très mal au cœur, mais ca donne aussi beaucoup à méditer. Il faut admettre que nos cousins, eux, ne se trahissent presque pas ou pas du tout. Même s’ils font semblant de se diviser ou se décrédibiliser, c’est juste pour tromper les plus naïfs. Par contre, tous les porte-paroles des régimes qui s’attaquent au Fouta et aux peuls sont des peuls. De l’indépendance du pays à maintenant, les autres ne se sont jamais divisés profondément comme nous. Aucun d’eux n’ose exagérer dans son égarement. C’est pourquoi, ils ont réussi à récupérer si vite et facilement le pouvoir perdu en 1984. Et ils comptent le garder maintenant jalousement, et ce, avec comme toujours l’appui fort de plusieurs peuls ‘’Naafigui’’ (laquais). Nos cousins eux, savaient tous que même en pleine période de Conté, l’opposant historique avait ses hommes de mains dans le système et à tous les niveaux de commandement du gouvernement. Le pro-faussaire, lui-même, n’a jamais cessé de l’attester à toutes les occasions. Alors si nous voulons être sérieux avec-nous mêmes, nous devons êtres soudés comme eux ou même plus et concrétiser les multiples idées avancées en longueur de temps.
ce qui pourrait empêcher l’ouverture d’actions en justice en son encontre c’est le fait même qu’il serait extrêmement difficile sinon impossible de trouver une cour guinéenne ou africaine pour recevoir une plainte pour crimes de sangs sensé avoir été commis sous les ordres d’un président en exercice.
Après les élections, le changement...
Webmaster, ma dernière chronique aussi ??
J’attend cela pour reprendre ce commentaire car il est dans la même ligne de pensée.
Vive la libre diversité des opinions guinéennes indispensable a la réussite de la démocratie chez nous.
J’espère que vous ferez TOUT pour que ce commentaire ne passe pas lui aussi a la trappe...
On attend "CONDECRATIE" de AOT Diallo du mois de septembre 15 (pour la lecture et commentaires);car,on est rendu le 3 de ce mois.Lecteur assidu.Lol.
Navré Monsieur AOT !Par erreur votre dernier commentaire est passé par la trappe!Voudrez vous le reprendre ?
Webmaster, ma dernière chronique aussi ??
J’attend cela pour reprendre ce commentaire car il est dans la même ligne de pensée.
Vive la libre diversité des opinions guinéennes indispensable a la réussite de la démocratie chez nous.
J’espère que vous ferez TOUT pour que ce commentaire ne passe pas lui aussi a la trappe...
Moi je ne conteste absolument pas les fais relatés dans ce texte. Mais je rappelle qu'au lieu de se plaindre médiatiquement, il faut se plaindre juridiquement. C'est un premier pas qui n'a même pas été mis en oeuvre. Même pour Zachariou il est encore temps. L'opposition, l'UFDG ou des peuls ne font RIEN. Aide toi et le ciel t'aidera.
Je partage votre avis Gandhi, mais ce qui pourrait empêcher l’ouverture d’actions en justice en son encontre c’est le fait même qu’il serait extrêmement difficile sinon impossible de trouver une cour guinéenne ou africaine pour recevoir une plainte pour crimes de sangs sensé avoir été commis sous les ordres d’un président en exercice. Aucun ou très peu de tribunaux africains ou guinéens ne jouissent d’une totale indépendance, en plus, ils ne disposent pas de moyens de coercition pour faire plier le régime aux dispositions d’éventuels jugements qu’ils rendront, si plainte est reçue et procès est tenu. L’exécution d’injonctions même venant de tribunaux relevant des nations unis serait presque impossible, voir Mugabe et Omar El. Poursuivre le personnage devant des tribunaux européens ou américains pour des faits qui relèvent de leurs juridictions pourrait aboutir à quelque chose de concret, mais intenter un procès en Afrique contre le sorbonnard ne pourrait donner que de maigres résultats. J’ai dû lire quelque part qu’après le décès de Zachariou, la plainte déposée par le NFD pour qu’il y ait enquête n’a pas été reçue.
Il faudrait, soit un changement de force à l’interne, ou une forte pression politique exercée par l’opposition au point que l’individu accepte de se plier aux règles de droit. Deux options qui seront difficile à réaliser sans des campagnes d’information pour mettre les populations aux faits des agissements du personnage afin que celles-ci exercent la pression voulue, et même-là , avec les divisions ethniques où chaque région semble être retranchée derrière un certain concept d’appartenance à tel ou tel groupe, les campagnes d’information pourraient ne pas atteindre les résultats escomptées.
2. Quand vous vous couchez sachant que certaines femmes sont mariees aux mandingues (Soussou, malinke, forestiers, etc) parvenez vous a dormir en paix?
3. Quand par exemple les ministeres de la sante et de l'education n'etaient occupes que par les peulhs en majorite, pourquoi n'avez vous pas fait un article denoncant ce fait? Quand chez Bobo Loppi ne sont employes que des peulhs, pourquoi vous ne dites rien? Alseny Barry, Oscar des oscars, etc-et surtout ne me dites pas que ce sont des entreprises privees et donc c'est normale.
Quand sur 33 "Directions Prefectorales de l'Education" et 5 "Directions Communales", il y avait 28 Directeurs peulhs sur 38, soit approximativement 74%, avez vous dit quelque chose? Arreter, arretons de soulever des choses injustes si nous n'avons pas pour but l'equite. Je peux vous citer plusieurs autres exemples de ce genre et qui sont ou qui ont ete des faits en Guinee.
4. Vous vous acharnez sur Sekou Toure (paix a son ame) uniquement en oubliant ceux qui servaient avec lui. Pensez vous que Saifoulaye Diallo (paix a son ame) n'a aucune responsabilite dand tous les actes poses par le premier regime en Guinee? je perefere ne pas en dire plus. Mais ressaisisser vous. Le couteau que vous compter utiliser est a double tranchant.
5. Que vous le vouliez ou non, en plus des efforts fournis par les uns et autres, le dernier mot n'appartient qu'a Dieu. Ne sera president que celui qui a un destin preetabli par Dieu, toutb le reste n'est que travail d'homme pretentieux. S'il est decide qu'un peul soit chef d'Etat en Guinee, pensez vous qu'un etre humain saura s'opposer a cela? au contraire quoique nous fassions ou vous fassiez, s'il n'est pas dit qu'un peul sera president en Guinee par Dieu, il ne le sera jamais-croyer le ou non, c'est ainsi.
Moi je ne conteste absolument pas les fais relatés dans ce texte. Mais je rappelle qu'au lieu de se plaindre médiatiquement, il faut se plaindre juridiquement. C'est un premier pas qui n'a même pas été mis en oeuvre. Même pour Zachariou il est encore temps. L'opposition, l'UFDG ou des peuls ne font RIEN. Aide toi et le ciel t'aidera.
TOUT EST DIT. IL FAUT SORTIR DE LA VICTIMISATION. COMMENT? CE N'EST PAS SIMPLE. IL FAUT SORTIR DE L'ILLUSION : LE POUVOIR EN GUINÉE (plus qu'ailleurs?) N'EST PAS UNE QUESTION D'ETHNIE. C'EST UNE QUESTION D'INTÉRÊT CLANIQUE, QUI UTILISE L'ETHNIE A CHAQUE FOIS QUE CELA ARRANGE.
...
Des erreurs commises et continuellement répétées depuis les années 50 par les générations qui se suivent et se succèdent sont la conséquence de ce que la Guinée vit aujourd'hui.
A chaque rendez-vous historique il a été permis (par tolérance ou naïveté ou impuissance?) à des incompétents connus de tous de s’asseoir à la même table et de discuter. Et à chacun de ces rendez-vous, on oublie tout et au final c'est un incompétent qui sort du lot et qui finit par mettre le reste en dehors de la gestion logique du pays, en se servant de la force, de la violence, de l’ethnie, de l'argent fruit du pillage du pays, ..., de tout ce qui l'arrange
La génération actuelle et future ainsi que ce qui reste d'utilisable de l'ancienne génération doivent changer de lignes en se basant sur des critères autres que l'axe ethnique (qui encore une fois n'est qu'un piège).
D'abord je tiens à remercier Mr Sidoux Barry pour cette contribution qui apparaît plus concis et claire que la précédente. Les faits racontés ici sont vrais….
AGISSONS AU LIEU DE PLEURNICHER.
Bien évidement ; pour quelqu’un qui situe « l’installation » des malinkés dans la région forestière, à la période coloniale, il faut le faire tout de même quand on s’appelle M. Barry Sidoux avec des références professionnelles et pas les moindres. Par ailleurs, la confusion faite entre mandingue et malinké en filigrane de ce papier en dit long sur la véracité de ce récit. Merci de noter au passage qu’un résistant local contre la pénétration coloniale française locale plus précisément à Kissidougou et ses alentours s’appelait KISSI KABA KEITA, donc il y a avait bien des métis qui ont donnée des « branches » ethniques et NON une seule « branche » comme M. Barry semble circonscrire ce problème dans la seule localité de Macenta. Ces branchages ethniques dans cette région étaient là bien avant la colonisation contrairement à ce qu’affirme M. Barry. Pour ceux qui ne savent pas, il y a aussi une ethnie appelée « lélés » dans les contrées situées entre Guéckédou et kissidougou, issus du branchage ethnique entre les korankos (des mandingues) et non malinkés, et la population autochtone etc… Que dire du cas des Koniankés des mandingues aussi et non des malinkés ?
Pour le reste, rien de nouveaux, pas un iota n’a changé dans les « réflexions politiques » de M. Barry. C’est la même jérémiade communautaire depuis belle lurette.
Moi je ne conteste absolument pas les fais relatés dans ce texte. Mais je rappelle qu'au lieu de se plaindre médiatiquement, il faut se plaindre juridiquement. C'est un premier pas qui n'a même pas été mis en oeuvre. Même pour Zachariou il est encore temps. L'opposition, l'UFDG ou des peuls ne font RIEN. Aide toi et le ciel t'aidera.
Bonjour grand fère
Je suis entièrement d'accord avec vous.
je pense que nous continuons toujours et toujours à théorisé le quoi des fois rarement le pourquoi et malheureusement jamais le COMMENT.
Je pense que le COMMENT serait beaucoup plus Rationnel et factuel
Vivement le COMMENT Ã tous les sujets
TOUT PEUL QUI VOTE ALPHA CON-DE EST UN BATARD.
Le principal problème que nous avons c'est l'inaction de nos intellos. Nous en bas, nous nous battons tous les jours mais nos intellos ne pensent qu'au bien être immédiat de leur famille. Avons nous une seule fois eu un lobbie capable de porter ces injustices de façon efficace dans la place publique? alpha tue, ségrégue et personne n'en parle.
Prenez le cas de l'empoisonnement. Aucune action n'a été engagé contre ce pogrom par pure complaisance de l'élite de ce pays.
Je sais une chose tous les malinkés ne sont pas comme alpha et ses sbires. C'est un groupuscule qui draine la majorité dans cette haine (Voir le cas des nazis en Allemagne).
AGISSONS AU LIEU DE PLEURNICHER.
Mamadou Saliou Bah,
Hey ko an mignan! Saliou arrête ton char et ton cinéma. Je suis totalement en désaccord avec toi.
Notre aîné Alahadji Baïlo Orsay nous a enseigné ceci: "Poullo ka la ko landho". Médite cette réflexion. Je refuse d'admettre que les Foulbhè doivent éternellement se battre entre eux. Si tu veux bien, on peut en parler. Appelle-moi.
Bonjour frère Sidoux !
Je ne comprends pas pourquoi tu es en désaccord avec Mamadou Saliou Bah qui à mon humble avis fait un constat en disant que AC a ses "Foulbhés".Je dis à peu près la même chose en des termes beaucoup plus généraux en relatant la stratégie de Pharaon .Je ne veux pas donner de noms dans le cas
qui nous intéresse car chacun peut deviner quels sont ceux dont les INTÉRÊTS vont dans le sens du clan au pouvoir. A mon avis c'est aussi une COLLUSION d'intérêts .
Relis attentivement mon article intitulé "La bataille de Talansan" ou "l'insurrection hubbhu dans le Bailo".En voici les liens.
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/2228-la-bataille-de-talansan.html
http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/1219-guinee-linsurrection-hubbhu-dans-le-bailo.html
Hey ko an mignan! Saliou arrête ton char et ton cinéma. Je suis totalement en désaccord avec toi.
Notre aîné Alahadji Baïlo Orsay nous a enseigné ceci: "Poullo ka la ko landho". Médite cette réflexion. Je refuse d'admettre que les Foulbhè doivent éternellement se battre entre eux. Si tu veux bien, on peut en parler. Appelle-moi.
http://baladislam.over-blog.com/article-recit-coranique-la-fortune-de-qaroun-88581712.html
1-Diviser pour régner;2-Reprendre la Guinée là ou AST l'a laissé (exple:détruire le grand frère et reprendre le petit;PLAN machiavel,etc.);3-Affamer le peuple pour jouer au sauveteur;4-La haine et/ou rage,et la rancune contre ses adversaires.Résultat de la composante de Dictature avec l'Appui de ses camarades...En plus,les M'Battoulabhè et les Naffiguibhè appuient cette théorie pour exterminer leurs frères et soeurs.Dommage.
Mi wayrima !
J'ose esperer que tu vas Bien .
Ca tombe Bien ! QUA ROUN lui , posait des questions pour LE MEILLEUR de son PEUPLE .
( Les " DIRIGEANTS " DEVAIENT-ILS ETRE ISSUS QUE DE LA MEME FAMILLE , CELLE DE MOISE .)
LA GUINEE NE DOIT ELLE ETRE DIRIGEE QUE PAR LES MANDINGUES ?
Bien a toil KOTO , et Amities a tte la maisonnee .
Ton Frere !
J'apprécie la pertinence de tes remarques.
" Les discriminations contre les FOULBHE par le pouvoir ALPHA CONDE " !
Oh que c'est vrai ca !
Mais , Oh que de FOULBHE " Au Service " de CONDE ALPHA !"
C'est très très juste.Mais c'est comme ça que cela fonctionne depuyis l'Antiquité.En effet :
Le processus de divinisation de Pharaon et sa tyrannie sont évoqués de façon saisissante dans le Coran :
« Pharaon, altier sur terre, fit de ses habitants des partis, déshéritant une fraction d’entre eux ;il en égorgeait les fils n’épargnant que les femmes. Il était donc des corrupteurs »Coran Sourate 28, versets 3 et 4.
Dans un tel contexte, les rapports dominants-dominés révèlent la réalité de la division des sociétés en classes souvent antagonistes. Afin que ces rapports inégalitaires entre différents peuples se consolident, les privilégiés des peuples dominés doivent s’intégrer à la classe supérieure du peuple dominant. Lénine a magistralement démontré comment à la fin du 19e siècle, dans son ouvrage L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, comment la grande bourgeoisie avait réussi à corrompre la couche supérieure de la classe ouvrière. De même l’administration coloniale s’est appuyée sur la chefferie traditionnelle. Mieux, c’est le même phénomène qui est à la base du néocolonialisme et des réseaux françafricains, je ne puis m’empêcher de sortir du cadre pharaonique. Mais revenons à nos moutons. Qâroun est le type même de l’élément de la couche supérieure du peuple dominé intégrée à la classe pharaonique.
« Qaroun faisait partie du peuple de Moïse. Il se conduisit en despote envers eux » Coran sourate 28, verset 76
En vue d’établir ces rapports dominants-dominés, le parti de Pharaon monopolisa tous les pouvoirs et Pharaon lui-même, en tant que détenteur du pouvoir suprême se proclama dieu. C’est ainsi que le Coran expose les bases du pouvoir, symbole de toutes les dictatures.
Pour consolider son pouvoir ,AC doit rallier certains éléments de la Forêt et du Fouta pour consolider et pérenniser son pouvoir.Il trouvera toujours des "foulbhés" pour mieux asseoir sa dictature sur le reste des foulbhée.Idem en Forêt !
"Ce qui a été, c'est ce qui sera; et ce qui a été fait, est ce qui se fera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil"(Ecclésiaste)
Que la Paix soit avec toi !
Oh que c'est vrai ca !
Mais , Oh que de FOULBHE " Au Service " de CONDE ALPHA !
Paradoxe , je ne Crois pas et je me refere a une reponse de Docteur SAIDOU CONTE a certains de nos AINES a ABIDJAN .
Il y avait le RGE dirige par SIRADJOU , l'OLG de BAH " BANQUE MONDIALE " . Conte Saidou crea aussi " SON MOUVEMENT " . Nos aines lui firent remarquer qu'il n'avait " PERSONNE " avec lui .
Sans sourciller , sans etat-d'ame , Il dit :
De toutes les facons , chacun aura " SON PEULH " !
ALPHA a " SES FOULBHE " !
Mawdho Sidoux , retiens ceci :
IL N 'Y A PAS PIRE ENNEMI D'UN PEULH , QU'UN AUTRE PEULH !
CONDE ALPHA passe par " la Partie molle " !
FELLOH KO KA LIIJHORI WO , JAWRETE !
Aux FOULBHES de ne pas preter le flanc !
Bien a toi mon frère !
PS : peut-etre , expliqueras-tu qui c'est SAIDOU CONTE !
Encore une fois Bien a toi !








