Lundi, 09 Février 2015 16:15
La tournée occidentale de monsieur Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) s’est achevée ce samedi 5 février 2015.
Parti de Guinée il y a 2 semaines, le président de l’UFDG a rejoint les Etats-Unis, première destination de sa tournée. Il y a séjourné près d’une semaine avant de rallier la capitale française.
A l’instar de son séjour américain, monsieur Cellou Dalein a été reçu par plusieurs personnalités politiques, gouvernementales et parlementaires. De l’Elysée au Quai d’Orsay, en passant par le Palais Bourbon, le chef de file de l’opposition guinéenne a expliqué le climat politique qui prévaut dans son pays et les risques d’aggravation des tensions sociales. Le refus de dialogue du gouvernement guinéen avec l’opposition, les blocages de toutes sortes renforcés par la paupérisation croissante des populations sont entre autres les ingrédients d’une explosion sociale, a-t-il souligné.
Monsieur Dalein a exposé à ses interlocuteurs les revendications de la classe politique guinéenne et réitéré son attachement au respect des engagements pris lors des accords de juillet 2014 dont l’organisation des élections communales avant la présidentielle, la réforme de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), le changement de l’opérateur électoral unilatéralement choisi par le pouvoir en place.
Il a rappelé les tergiversations du gouvernement sur la participation de la communauté internationale au processus électoral tant en matière de soutien financier que de supervision des élections. Il n’a pas manqué d’insister sur le flou qui a pesé sur les résultats du second tour de l’élection présidentielle de 2010 et les raisons qui l’ont poussé à accepter les résultats frauduleux qui en ont découlé.
Cellou Dalein Diallo et Elisabeth Guigou
Sur la même lancée et dans un ton ferme, le président de l’UFDG a informé ses différents interlocuteurs qu’il n’est pas question que le schéma de 2010 se reproduise. Sa détermination ne souffrira pas l’once d’une hésitation si d’aventure le pouvoir actuel se hasardait à vouloir obstruer le processus électoral en tentant de brûler les étapes. C’est-à-dire, vouloir organiser les communales après les présidentielles ou refuser l’application des accords de juillet 2014. A plus forte raison si d’aventure le président Alpha Condé tentait de truquer les résultats de la présidentielle qui se déroulera dans le dernier trimestre de 2015. Il a également informé les uns et les autres des raisons de la reprise des manifestations populaires jusque-là mises en veille.
En marge de ses rencontres officielles, le président de l’UFDG a assisté au forum franco-africain de Paris du 6 février 2015 avec des personnalités gouvernementales guinéennes de la société civile et de l’opposition.
Enfin, durant ce séjour, le président de l’UFDG a reçu ses compatriotes de l’hexagone pour des échanges informels ou en rapport avec les activités et les projets du parti. Tel fut le cas lors de ses tête-à-tête avec M. Bah Oury qui vit en exil en France depuis que le pouvoir guinéen l’a accusé de participation au complot dit de juillet 2011 et condamné.
La Cellule de communication de l’UDFG, antenne France
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