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Labé : des forces de l’ordre « importées » vandalisent tout sur leur passage

Boubacar Bah  Vendredi, 06 Février 2015 23:32

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BAH_Boubacar_ingenieur_3_01Des émeutes ont éclaté dans le courant de cette semaine (lundi, mardi et mercredi) dans la cité sainte de Karamoko Alpha Mo Labé et cela suite à la répression d’une marche pacifique qu’avaient tenue les militants et sympathisants de l’UFDG qui demandaient le départ de l’inspecteur régional de l’Education Mory Sangaré et du DPE Mamady Magassouba, tous deux accusés de muter arbitrairement les cadres de l’enseignement appartenant à l’UFDG.

Lundi, jour de la marche, les forces de l’ordre qui étaient là ont été débordées par les manifestants. Mardi donc et mercredi, des gendarmes et policiers venus des régions de Mamou, Kindia, voire même de Conakry, sont arrivés dans la ville et se sont mis à piller des biens et à bastonner arbitrairement des innocents.

Mardi matin ces gendarmes et policiers sans foi ni loi sont d’abord descendus dans le quartier de Daka (le Bambéto-Cosa de la ville). Ils y ont brutalisé et arrêté un imam de la mosquée, incedié des motos… Ils saccagent dans la matinée aussi le siège local de l’UFDG avec des vitres cassées, des portes arrachées…

Ce même mardi on a assisté à une chose qui ne semble être possible que dans ce pays : des forces « dites » de l’ordre font irruption dans l’enceinte de l’hôpital régional de Labé (la plus grande structure sanitaire de la région), bastonnent malades et soignants, défont des pansements sur des blessés… Interrogé sur cette grave bavure policière, le premier responsable de la préfecture, le commandant Mamadou Lamarana Diallo tente de justifier cela par le fait que des manifestants se seraient réfugiés dans l’enceinte de cet hôpital. Ils arrêtèrent ce même jour notre confrère Sally Bilaly Sow qui fut grièvement blessé.

Dans la nuit de ce mardi, ils descendent pour arrêter nuitamment des gens dans le quartier Tata 1 avec une dizaine de motos emportées. Le jour suivant, mercredi, ils redescendent à Tata (près de l’école privée Saïdou Baldé de Daka), y brûlent le conteneur d’un mécanicien dans lequel se trouvait 3 motos selon la victime.

La nuit du mercredi, ils font une descente à Dianyabhé où ils tombent sur un militaire du camp Alpha Yaya qui, après avoir reçu une matraque, se défend et bastonne sévèrement l’auteur de ce coup. Ils sont ensuite obligés de le reconnaître comme miliaire et de continuer leur chemin.

L’on se demande où va ce pays quand les forces de l’ordre violent et violentent tout et cela dans une impunité totale.


Elhadj Boubacar Bah
Administrateur de Monfoutamaguinee


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