Boubacar Doumba Diallo Lundi, 08 Septembre 2014 10:02
Cela se passe dans la capitale d’une République bananière où sévit depuis des mois la terrible fièvre hémorragique Ebola dont l’évocation du seul nom peut parfois semer la panique.
Récemment des jeunes aux lèvres rougies par je ne sais quoi, toussotant à rendre l’âme, ont pénétré dans une petite succursale bancaire. Ils n’ont pas eu besoin d’exhiber une arme et de crier « haut les mains ». Ils se sont écriés « j’ai Ebola ». Sauve qui peut. Les agents s’enfuient abandonnant les caisses aux délinquants qui se servent et disparaissent. Ni vu, ni connu.
Une scène semblable s’est également déroulée dans la ville de Nédana au pays des hommes aveugles, où pourtant Ebola n’est pas annoncé. L’histoire nous fut contée ce vendredi à la mosquée car ici la menace est prise très au sérieux et les mesures de prévention et de sensibilisation sont à l’ordre du jour partout. Ici on ne badine pas avec. C’est ainsi donc qu’à Nédana, des jeunes ont fait irruption dans un supermarché aux cris de « j’ai Ebola ». Panique à bord. Vendeuses, « veaux, vaches, cochons, couvées » détalent à la vitesse V. Imaginez la suite…
Boubacar Doumba Diallo
« Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence ».
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