Les femmes dans les prisons de Sékou Touré

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BARRY_Tutankhamon_2_01« Je dois témoigner que, d'une manière générale, ces femmes, comme toutes les détenues du camp Boiro, se sont montrées braves Â» Amadou Diallo.

Le camp Boiro, construit en 1960, était un enfer commun où étaient rassemblés hommes et femmes comme à l'époque médiévale. Dans cet endroit dont la funeste notoriété a dépassé nos frontières, des femmes ont été torturées, violées et humiliées. Mais on ne parle presque pas des femmes dans les prisons du camp Boiro. C’est comme si cela n’avait jamais existé ou dérangeait les héritiers du PDG. En Guinée où des associations poussent comme des champignons, je n’ai jamais entendu parler d’une association des femmes prisonnières du camp Boiro.

Les Guinéens ont-ils du mal à parler des tortures subies par les femmes ? Par exemple on connait l’histoire de Diallo Telly, Keita Fodéba, Keita Kara Soufiana et autres par cÅ“ur ; mais pas celle des femmes dans les prisons de Sékou Touré.

Et pourtant être prisonnières n’est pas une vocation. Aucune de ces femmes détenues dans ce goulag tropical n’avait rêvé de s’y retrouver un jour. Et pire encore, les femmes souffriraient plus de ce que les spécialistes appellent « choc de l’incarcération » que les hommes.

Alors pourquoi peu d’études et d’articles existent sur ce sujet en Guinée ?

Les femmes qui ont survécu sont rentrées dans l’anonymat et refusent de s’exprimer publiquement. Peur des représailles du régime en place, elles n’ont pas voulu lutter contre les violences qu'elles et leurs proches subissaient dans les geôles de Sékou Touré. Par conséquent leur détention, les tortures et la diète noire qu’elles ont subies sont totalement méconnues du grand public. A tout cela s’ajoute le silence coupable des hommes et surtout l’inaction.

Et voilà arriver le 28 septembre 2009 pour nous prouver que nous sommes toujours hantés par les évènements du passé. What goes around, comes around. Le sujet mal-aimé, dont on a peur (les viols, tortures et humiliations subies par nos femmes), nous revient comme un boomerang nous rappeler l’histoire sordide de notre peuple. Un peuple déshonoré et humilié par ses chefs.

Notre peuple doit se rappeler que sans la justice, les terribles exactions qui se produisaient hier dans le pays (notamment au camp Boiro), se reproduiront demain avec de plus en plus d’intensité !

Contrairement à l’Occident où les femmes en détention sont issues d’une classe sociale défavorisée (souvent victimes de la pauvreté, la précarité et l’exclusion), au camp Boiro la grande partie des femmes en détention était des cadres ou épouses des anciens dignitaires accusés de complot contre la révolution. Ces femmes étaient donc des victimes de délits fabriqués par la révolution, qui les accusait de complicité avec les hommes.

Dans la Guinée de Sékou Touré, le complot permanant était associé aux hommes, à une ethnie ; mais beaucoup de femmes en ont fait les frais en étant les premières victimes du système révolutionnaire mis en place par le PDG. Elles ont été victimes de traitement cruel, inhumain et ignominieux par la révolution en violation flagrante de l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.


Qui étaient ces femmes ?

Parmi les plus connues étaient Marie Lorofi, femme de l'écrivain Camara Laye, Tiguidanké Soumah, ancien gouverneur de Fria, Fatou Touré, ancienne responsable du Comité national des femmes, Djedoua Diabaté, et surtout Loffo Camara, ministre des Affaires sociales, membre du Bureau politique national qui a été fusillée en 1971.

Dans le but de présenter aux lecteurs ces femmes qui étaient emprisonnées dans les prisons révolutionnaires de Sékou Touré, je voudrais citer en référence Amadou Diallo (1983) dans son ouvrage La mort de Telli Diallo*. Au moment de l’incarcération de l’auteur, une cinquantaine de prisonnières étaient entassées dans le goulag tropical. « Ces femmes étaient d'anciennes responsables politiques, des agents de la sécurité, des gendarmes, des policières, des épouses dont le mari avait été arrêté, des femmes... impliquées dans un complot Â». Leur « grand tort » est d'avoir fait confiance à la révolution.

Grâce à Amadou Diallo, qui était lui-même un prisonnier au camp Boiro, nous savons que les femmes incarcérées subissaient la même damnation que les hommes. La torture la plus couramment appliquée était l'électricité. « On les avait rasées, sans doute pour les humilier, puis comme aux hommes, on leur avait appliqué l'électricité. Allongées sur une natte, jambes écartées, des électrodes avaient pincé leurs oreilles, leur nez, leur bouche, leurs doigts, avaient été introduits dans leur vagin et le courant les avait traversées. De ces séances, elles étaient sorties en sang. Â» C’est par ce biais que ce système inhumain fonctionnait et traitait ces braves femmes de Guinée. Que les soldats guinéens violent partout où ils passent (y compris dans un stade en plein midi) n'est pas une nouveauté, c'est une tradition séculaire héritée des geôles de Sékou Touré, le chef suprême de la révolution.


Barry Tutankhamon


Je dédie ce brouillon à Fatou Badiar et à tous les innocents dans les prisons d’AC.

____________________________

*Diallo, Amadou (1983) : La mort de Telli Diallo. Edition Karthala, Paris. www.campboiro.org/bibliotheque/amadou_diallo/mort_telli_diallo/tdm.html


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Commentaires  

 
0 #20 abkodo2 15-08-2014 13:31

Merci M. Barry Tutankhamon et tous ceux qui sont intervenus dans ce débat. Je voudrais signaler que dans l'association des victimes du Camp Boiro, il y a eu des victimes et il y a des épouses et des filles qui ont perdu leurs parents dans ce sinistre camp.
D'autre part depuis quelque temps, je publie des articles sur la base d'extraits des livres écrits par d'anciens prisonniers du Camp Boiro. Je n'ai pas vu de témoignages écrits par des femmes ayant séjourné au CB. Cependant, dans la lutte pour la réhabilitation de toutes les victimes, je dois signaler l'apport que Nadine Bari continuer à nous fournir pour une meilleure connaissance de ce que les étrangères mariées à des guinéens ont vécu.
Pour les tortures subies par les femmes au CB et la résistance des femmes contre la dictature, je vous invite à prendre vision des articles suivants:
1. Guinée: La "confession" de Saran à Kankan
2. Mara Fanta, symbole de la femme de Guinée, de son courage et de sa détermination
3. Guinée: Il y a 36 ans, la "révolution" secouée par la révolte des femmes
Une deuxième partie de ce dernier article sera publié sous peu, aux alentours du 27 aout.
Dans un billet signé de Babahady Maréga, on peut aussi lire la contribution de sa maman à la création de la faculté de médecine qui fut récompensée par l'arrestation de tous ses proches qui avaient des compétences qui auraient pu servir au pays. Voici le titre de l'article:
22 novembre 1970: Souvenirs du déroulé des événements
Tous ces articles peuvent être lus sur mon blog:
http://konakryexpress.wordpress.com/
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+12 #19 madina 09-08-2014 10:51

LIBEREZ FATOU BADIAR!
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+9 #18 madina 09-08-2014 10:50

En parlant des braves femmes qui ont subi les affres du goul,Sekou Touré-que chaque grain de sable de sa tombe se transforme en un gouffre d'enfer-il serait un sacrilège d'oublier Hadja Bobo Diallo,jeune soeur de Saifoulaye Diallo qui combattit le dictateur alors qu'elle pouvait profiter du régime.Après son emprisonnement quand sa maman-Nènan Yenguélen paix à son ame est allée voir le dictateur ce dernier lui dit en bon pular:Nènè miwi'ii yo'mignan an atthiou mènlaamoo o'djabhaali.-mère j'ai dit à ma petite soeur l d'accepter qu'on gouverne ensemble mais elle refuse!
Il faut rendre un hpmmage particulier à ces braves femmes d'Aout 1977 qui ont fait trembler les entrailles du dictateur ainsi que son régime!Notemment celles qui au palais du peuple ont tenté de le kidnapper quand il prenait la fuite,elles ont été arretées et on ne les a plus revues!
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-25 #17 Gandhi 09-08-2014 08:26

Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
Le complot Fatou Badiar-AOB est un montage grotesque qui sera écrit sur la page des merveilles du monde de la stupidité et du crime gratuit.
Toutefois,Fatou Badiar est loin d'ètre une misérable ménagère!elle possède à Limanya un des plus somptueux immeubles de kaloum qui lui a été construit par le Gl Lansana Contè -que la terre lui pèse dessus- avec l'argent du peuple de Guinée!
Si le sort de Fatou Badiar jette un projecteur sur l'injustice de Alfa Condè,d'un autre coté il met en relief la Justice de Dieu à l'endroit de cette femme qui trompait son mari avec le patron de celui-ci.Son mari travaillait à la présidence et elle couchait avec le président!
Meme à moi Fatou Badiar a fait du tort,elle détourna un employé que je fis venir de l'étranger.

Il ne faut pas mélanger les choses. Fatou Badiar est en prison, non pour adultère ou pour recel de détournement de fonds publics, mais pour complot contre le PRG. Préoccupons-nous d'abord de la justice des hommes sur laquelle nous avons prise, plutôt que de justice divine que nous ne maîtrisons évidemment pas.
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+30 #16 madina 09-08-2014 04:01

Le complot Fatou Badiar-AOB est un montage grotesque qui sera écrit sur la page des merveilles du monde de la stupidité et du crime gratuit.
Toutefois,Fatou Badiar est loin d'ètre une misérable ménagère!elle possède à Limanya un des plus somptueux immeubles de kaloum qui lui a été construit par le Gl Lansana Contè -que la terre lui pèse dessus- avec l'argent du peuple de Guinée!
Si le sort de Fatou Badiar jette un projecteur sur l'injustice de Alfa Condè,d'un autre coté il met en relief la Justice de Dieu à l'endroit de cette femme qui trompait son mari avec le patron de celui-ci.Son mari travaillait à la présidence et elle couchait avec le président!
Meme à moi Fatou Badiar a fait du tort,elle détourna un employé que je fis venir de l'étranger.
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+6 #15 amadusdialamba 09-08-2014 02:03

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Fatou Badiar, une ménagère coupable d'un complot contre le responsable suprême du changement. Il est tombé bien bas, le pilier de bar...

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Fatou Badiar, une ménagère coupable d'un complot contre le responsable suprême du changement. Il est tombé bien bas, le pilier de bar...

Ce faux complot très mal ourdi et collé à cette misérable Fatou B. par Alpha ‘’gbèlèkhu’’ est le plus impardonnable de tous les complots du monde. C’est le pire des faux complots imaginés jusque-là par une dictature en gestation ! On pouvait peut être se faire tromper si on nous présentait soldat, un caporal ou n’importe quel gradé des corps habillés ou encore un quelconque intellectuel. Mais cette Fatou Badiar que tout le monde a vu défiler devant les caméras lors du fameux procès ? C’est vraiment le top d’imagination d’amateurs ! Quelle est la capacité de nuisance de cette pauvre femme de ménage, face à un régime qui a tous les moyens essentiels pour barrer la route même à des envahisseurs armés d’artillerie lourde (une ‘’simple petite ‘’banabana’’ de ‘’Madinavariya’’)? Mme ‘’badiarankè’’ est en train de séjourner dans les mouroirs de Guinée parce que tout simplement elle n’a aucun moyen de défense devant l’acharnement de ce fou régime. Ses droits ont été bafoués, devant tout le monde, du début jusqu’à la fin du simulacre de procès. Depuis les premiers faux complots ‘’sékoutouréens’’ jusqu’à nos jour, la Guinée a détruit la vie de plusieurs milliers d’innocentes personnes pour rien. Cette innocente femme est en train de faire face aux conséquences de nos antécédents laxismes vis-à-vis des précédents régimes qui se sont tous illustrés dans l’abus de pouvoir. C’est la première femme victime de complots imaginaires depuis l’arrivée du Mossi. Mais si les autres la laissent périr dedans, ce que je ne souhaite pas, il y en aura encore plusieurs DJEDOUA, LOFFO, MAFORI et consort. Que Dieu les épargne des mauvais esprits du diable. Amen !
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+7 #14 A.O.T. Diallo 08-08-2014 20:56

Merci Pharaon de nous rappeler cette page sombre souvent oubliée de notre histoire mais qui sera mise en bonne place lors du processus VJR qui servira de base a la reconstruction de notre pays.
Lors de mes séjours au pays je consacre toujours du temps pour enregistrer, pour notre histoire, tous les pères et mères fondateurs de la Guinée de 1958. Comme souligné par Amadou-masqué et toi le problème majeur est qu'elle ne veulent pas témoigner.
Une en particulier m'a tourné en bourrique pendant des semaines avec des rendez-vous reportés et manqués et malgré toute ma compréhension des raisons, j'ai laissé tomber pour me concentrer sur les hommes.
Dommage et espérons que certaines accepteront avant qu'il ne soit trop tard.
En tout cas si l'un d'entre nous pouvait en convaincre certaines, je suis 100% disponible pour recueillir les mémoires...
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+9 #13 Barry 08-08-2014 10:59

Bravo Mr barry. Voila ceux dont il faut parle . Retablir les fais historiques non pas pour se venger mais pour que plus jamais pareils bestialites ne se reproduisent dans notre chere guinee. Ce n'est qu'a ce prix que nous allons fonder une vraie democratie respectueuse des valeurs humaines. Nos fameux opposants opposes feraient mieux de lire vtre article et y mediter aulieu de nous tympaniser avec l'organisation d'electuons bidons alors que le systeme est pourri jusqu' a la moelle epiniere. Encore une fois merci cher patriote.
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+9 #12 H Bah Shehu 08-08-2014 10:43

Citation en provenance du commentaire précédent de Paul Théa:
@amadusdialamba
Le camp Boiro sera classé un jour :crime contre l'humanité.

Insh'Allah Mr. Thea, que Dieu vous entende...
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+5 #11 TOUNKARA 08-08-2014 09:29

Hadja Loffo elle a connu les balles , elle fut compagnon de l independance , et n a pas connu de jugement aussi.
Saran KABA , elle a connu des conditions de torture inhumaines a Kankan qu il est normal de rappeler aujourd hui ,
Diariou KASSE supporta non seulement son etat de famille en detention mais aussi metta au monde un enfant qui certes contrairement aux autres manque de moyens pour publier son livre .
Ahmadou
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+7 #10 TOUNKARA 08-08-2014 09:23

Pour rappel,
- Hadja Loffo CAMARA compagnon de l independance , eliminee au camp Boiro par fusillade sans jugement ;
-Saran KABA dont je ne peux decrire les conditions de torture a Kankan ;
- Diariou KASSE , qui supporta son etat de famille a Boiro , et metta au monde un bebe dans le camp , Dani , qui certes contriarement aux autres manque de moyens pour publier son livre .
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+13 #9 Paul Théa 08-08-2014 07:39

@amadusdialamba
J'avais publié un texte: les filles protocoles, ces jolies choisies pour recevoir les grandes délégations et qui le soir devenaient de objets sexuels. Une amie m'avait recommandée d'interview une ancienne du camp Boiro mais hélas, je devais faire Hafia et autres mais ce n'est que partie remise.
@Tutankhamon
J'ai interviewé Madame Marega au tel, j'attends de la rencontrer pour faire la vidéo, il y a celles qui étaient au camp et les femmes des détenus qui subissaient toutes les humiliations quand elles ne cedaient pas. Certaines se sont donnés pour la libération de leurs maris et l'amélioration des conditions de détention. Siaka Touré était maitre dans l'art de s'approprier les femmes des prisoniers. Le camp Boiro sera classé un jour :crime contre l'humanité.
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+9 #8 amadusdialamba 08-08-2014 02:59

Pour le cas des femmes prisonnières du Camp Boiro. Comment elles ont été traitées ? En ma connaissance, aucune des victimes n’a voulu franchement en parler suffisamment. Même les rares hommes qui en ont parlé ne sont pas trop étalés dans leurs témoignages. Préférant peut-être respecter la confidentialité qu’elles-mêmes se sont imposée. Mais à travers ma petite expérience, j’ai remarqué que la femme en générale, particulièrement celle africaine a un degré de réserve incommensurable. Certaines parmi elles subissent parfois des épreuves qui conduisent à une mort certaine. Cependant à cause de leur réserve démesurée, elles choisissent parfois la mort que d’exposer publiquement leur histoire. Elles considèrent l’étalage public de leur secret comme une dégradation morale impardonnable. Je crois que cet élément explique un tout petit peu, la rareté de leur témoignage sur des sujets qu’elles croient à tort ou à raison tabous. A mon avis, ce même type d’exemple expliquerait également leur mutisme sur les mauvais traitements subis aux cachots de Guinée. Surtout qu’il n’est de secret pour personne que le premier des sévices avilissants dans nos geôles est celui que la femme déteste de plus. Il ne faut pas se limiter seulement à ce maudit Camp Boiro. Car des camps de torture et de la mort comme Boiro, il y en avait partout en GUINEE. Pour illustré mon propos je veux vous raconter une épouvantable scène. Pendant le règne du Satan T., une fille avait été forcée de faire partie des jeunes filles devant entretenir une délégation de voyous qu’on aimait appeler hauts responsables de la Révolution. Apres avoir subi ce que vous pouvez deviner, la pauvre a préféré se donner la mort que de continuer les reste de ses jours dans l’humiliation en se plongeant dans l’un des puits le plus profond de la ville. La pauvre et innocente, à peine à sa quinzaine, aura qu’en même le courage de consigner brièvement sur un bout de papier retrouvé sur elle après le drame ce que ces coureurs de JU...P l’avaient fait subir à la veille. Tous ces abus évidents n’ont jamais connu d’enquêtés, même préliminaires. Ah cette broyeuse révolution !
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+10 #7 amadusdialamba 08-08-2014 02:41

Ah ! Tiens, tiens. Si je comprends bien, Monsieur Tutankhamon Barry veut nous pousser à relever un peu le niveau de nos débats. On appelle cela changement de décor. Parce que trop de monotonie et excès de politique, on se tenterait parfois de somnoler ou de s’en lasser. J’ai remarqué depuis quelques semaines, il nous propose des sujets plus méritants que les interminables critiques et contre-critiques. Après son récent sujet sur l’environnement qui avait suscité d’ailleurs beaucoup d’engouement, le voilà s’intéressé encore à un autre thème pertinent et indispensable. Thème qui nous invite à tenter de lever un coin du voile de notre tumultueuse histoire. Car qu’elle soit douloureuse ou pas, il faut que nous osions l’affronter maintenant. Dans plusieurs pays du monde qui ont connu des graves situations comme la Guinée, sinon plus, nous avons tous suivi en directe des témoignages accablants des bourreaux eux-mêmes, qui, malgré tout, se sont fait pardonner par leurs victimes, même si c’est dans la douleur. Avant que ça ne soit trop tard, il est donc temps que nous prenions notre courage à deux mains pour commencer à ouvrir cette sale boite à pandore. Les victimes et les bourreaux en première ligne, puis les témoins, il faut qu’on accomplisse cette obligation morale. Peut-être que cela pourra nous éviter d’emboîter le pas à certains pays qui ont vu venir ce qui leur arriva, sans en mesurer l’ampleur de ses conséquences pour prendre le devant. A supposer que nous soyons en mesure de comprendre comment leur sont arrivés ces malheureux exemples pour prendre garde à temps. Ces mauvais exemples seraient peut-être des bons pour nous. Mais hélas ! Je ne vois rien venir d’abord. Car étranglé par une petite poignée d’individus avides de bien matériels, chacun de nous se laisse bander les yeux. Pourtant pour comprendre qui a fait quoi et à qui ; ce que chacune des victimes a subit durant notre obscure et terrible révolution jusqu’à maintenant, il faut obligatoirement passer par ce chemin redouté par certains. Il faut oser se regarder les yeux dans les yeux. Il faut que chacun se rende compte, le moment venu, qu’il rendra compte à qui de droit. Ici-bas ou de l’autre côté, tout croyant est certain que ça se fera.
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+14 #6 Mme Barry Madina 08-08-2014 00:31

Vous avez raison M Barry nous n'avons rien dit sur ces femmes. Et parmi ces femmes, il y'avait aussi Hadja Assi Sow de Labé.
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+16 #5 mamadou saliou bah 08-08-2014 00:15

Oh que vous avez raison TUT !
A ces DAMES DE LA GUINEE , il faut ajouter ces COLLEGIENNES (15 a 17 ans a l'epoque ) dont on a lave le cerveau ,qu'on a " employees " comme " PONDEUSES ", comme gardes-de-corps , pretes a tuer leur propre frère de lait , pour proteger celui qu'elles appelaient " PERLE " , EMILE CISSE !
Certaines de ces " ENFANTS " ont accouche a BOIRO , au camp BOIRO ! oui ! Leurs enfants vivent et SAVENT : LA REVOLUTION DE SEKOU TOURE A SOUILLE NOS MERES !
Elles venaient du " centre estudiantins " de " KALEDEGOU " ( dedie a la maitresse de PERLE qui se nommait DJIWOUN KAALE , de POPODARA .) C'etait labas , qque part a LABE .
Vous avez raison TUT , et ces DAMES ( DJEDOUA , LOFFO , MAFORI ...)et ces ENFANTS ( SILELE , MAMA SYLLA , MAYANLAN ...) ne doivent etre oubliees par notre people .
YOU ARE RIGHT , TUT , WHAT GOES AROUND , COMES AROUND !
Desole d'etre parmi CEUX QUI N'EN PARLENT PAS et QUI SAVENT !
Bien a vous !
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+16 #4 Gandhi 07-08-2014 23:04

Fatou Badiar, une ménagère coupable d'un complot contre le responsable suprême du changement. Il est tombé bien bas, le pilier de bar...
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+9 #3 Malik 07-08-2014 23:03

C'est triste ce que je viens de lire.
A H Bah Shehu les defenseurs du satan s'eloignent de lui des qu'ils sont devant les faits. Ils aiment la polemique mais sont toujours rattrapes par les faits .
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+13 #2 H Bah Shehu 07-08-2014 21:33

Quel Shaytani ce Sekou Toure! faire subir de tels traitements a des femmes! et dire qu'il y a encore des gens qui le défendent sur ce forum et ailleurs…INCROYABLE!
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+16 #1 Doya Malal 07-08-2014 19:57

Ceux qui parlent de verite et reconciliation doivent commencer par retrouver les femmes victimes de ce diable sekou Toure.
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