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Contes et légendes
Moussa Bella Barry Lundi, 03 Mars 2014 19:18
Le sens des contes et légendes de chez nous
Certains croient aux contes et légendes d’autres pas. Certaines légendes sont soi-disant authentiquement vécues. On privilégie habituellement en Afrique des contes et légendes dans des soirées de distraction. Le bien-fondé et la modalité de l’utilisation de cette tradition dans les veillées sont vus comme une source privilégiée de divertissements aux multiples facettes de la vie au quotidien, et à l’ordinaire.
Superbe croyance d’enfance ! Autrefois, mes camarades de promotion d’âge et moi avons cru, dur comme fer, aux contes et légendes que ma grand-mère nous contait. La narration des contes et légendes était parfois si émouvante, c’est comme si nous étions dans une salle de cinéma, où il est projeté un film à haut suspense. Certains de ces contes et légendes nous donnaient, parfois, des crispations qui nous poussaient à passer la nuit chez ma grand-mère, après le spectacle, au lieu de rejoindre nos habitations respectives.
Aussi, pendant ces contes et légendes, nos plaisanteries gamines, mais également des fantaisies et leurs significations se reflétaient pleinement sur notre divertissement innocent, tout particulièrement lorsque ma grand-mère nous décrivait l’histoire sur des gestes singuliers à l’hyène, ou lorsqu’elle nous contait la scène, quand le lièvre joue un tour de malignités à l’hyène l’éternelle niaise. Les contes et légendes sont accompagnés en général, au minimum, d’un message vertueux par histoire ou saga.
Les contes et légendes africains sont des exposés dont le but est de créer de l’intéressement par récits d’évènements comportant d’une part des personnages de conduite mythique, et d’autre part des créatures à comportement bienveillant, qui évoquent des évènements inclusivement anecdotiques et fantastiques. En d’autres termes, les contes et légendes s’inspirent d’un enseignement moral. L’objectif visé par ces contes et légendes africains est de décrypter les symboles cachés dans certaines paroles.
Mystérieuse symphonie des deux cailloux
Quelque part, cela ne serait pas étonnant que des recoupements pertinents s’opèrent dans l’esprit du lecteur renseigné sur ce propos-ci. Autant je livre ici une partie du patrimoine culturel du Fouta Djallon (comme je l’ai appris de mes parents) : c’est cela mon objectif, rien de plus. Pour en venir à la symphonie caillouteuse, vulgariser notre patrimoine culturel serait d’une hauteur essentielle pour les nouvelles générations.
Pour pousser l’ambition plus loin, j’invite les connaisseurs de notre patrimoine historique, à entreprendre finalement un large projet de reconstitution du contenu de notre richesse culturelle... Alors, chercheurs et intellectuels : à vos bâtons pour vulgariser notre histoire et notre culture.
Le lieu de la mystérieuse symphonie des deux cailloux est au village Buruwal-Tappe. C’est un village qui se situe sur le haut plateau du Fouta Djallon. Cette légende est-elle d’authenticité absolue, ou s’agit-il d’une saga de l’imagination populaire ? Des chroniqueurs dont le sérieux est unanimement reconnu assureraient que la légende de la symphonie des deux cailloux au village de Buruwal-Tappe est pleine de solidité, dans la mesure où elle a été authentiquement vécue. Le récit de cette saga de symphonie s’est répandu au-delà des frontières du Fouta Djallon. Nous pouvons affirmer finalement, grâce aux témoignages historiques, que la légendaire symphonie de ces deux cailloux n’a rien à voir avec l’imagination populaire. C’est plutôt une certitude attestée par des faits tangibles.
Lors d’une de nos excursions dans le Pita, ma fille étant en vacances et venant d’Allemagne, et moi, avons fait halte à Buruwal-Tappe. C’est un village à la bordure de la route CEDEAO emmenant dans Labé. Auparavant j’avais raconté à ma fille l’événement qui s’y déroula autrefois, c’était au cours d’une de nos nombreuses séances de contes et légendes africains. Ladite légende soulignait, qu’il s’agissait au fait du choc brutal de deux cailloux qui se heurtaient, dans un petit trou, à une régularité inébranlable.
Les chocs de ces deux cailloux étaient à un intervalle régulier, l’amplitude de la collision rythmait au métronome pendant des heures; la vibration était énormément assourdissante et insupportable, même à quelques centaine de mètres de distance des lieux de symphonie de ces deux cailloux.
Mais ma fille n’a pas voulu croire à la parabole de télescopage caillouteux. Elle était résolue à avoir un témoignage sur mes affirmations, elle a voulu précisément voir le trou où ces fameux cailloux tenaient leur symphonie et souhaité avoir en même temps la preuve de l’existence de ces cailloux. Mais j’ai eu à l’expliquer que, son désir n’est pas entièrement réalisable, en lui parlant de la saga comme on me l’a comptée :
- On certifie ici au Fouta Djallon, que des explorateurs français auraient emmené ces deux cailloux avec eux en Europe. Après une période donnée, ces cailloux auraient fait un retour mystérieux à leur place d’origine, sans qu’on ne sache trop comment et pourquoi, à la suite de leur retour mystérieux de France, ces cailloux ont repris leur choc brutal pendant une durée définie, après quoi, ils sont disparus pour toujours.
- La place où le télescopage des cailloux avait eu lieu, a été très longtemps célébrée, beaucoup de curieux y affluait en promenade. Mais à présent la place originale de ces cailloux n’est connue que des gens initiés.
J’ai pris à témoin un vieil homme (ancien M. Bah) habitant le village Buruwal-Tappe, dont le sérieux n’évoque point de doute, pour qu’il nous parle de l’histoire de ces deux cailloux mystérieux. Il certifie à ma fille que cette histoire de symphonie des deux pierres est vraie. Il nous a montré l’endroit où les deux cailloux ont fait autrefois leur concert. Il dit que le village Buruwal-Tappe tire son nom de cette histoire, (buruwal signifie, en langue poular, un paysage steppique en région tropicale, et tappe signifie donner de coups). Cette histoire-là est un témoignage des multiples mystères en Afrique.
Moussa Bella Barry
Commentaires
Un phenomene similaire existe dans LE TANGUEE ( region de Mali - Yemberin ) .
Dans les contours de MAW NGO ( le Mt LOURA ), Il y avait un rocher a la forme d'une table . Avec le plus petit cailloux qui soit , si l'on cognait dessus , elle resonnait sur un rayon de 70 km a peu pres ( jusqu'a KEDOUGOU ) C'etait comme les clochers des paroisses chretiennes : elle appellait LES FIDELES a l'ADORATION de ISIS ( la Dame du Mt LOURA ) dans "la caverne " ( que personne parmi nos " CHERCHEURS " ne recherché .
Eh bien , le commandant de cercle pendant la colonisation , l'a DEPLACEE et mise a sa residence , croyant l'utiliser pour convoquer la population , au besoin .
Elle est la , a la residence de MAALI , mais ne RESONNE PLUS .
Certains ont dit que ce n'est qu'un phenomene ACCOUSTIQUE ( ECHO !? ) du a son emplacement a l'epoque . Enfin , ELLE NE RESONNE PLUS .
Vous avez raison Mr Barry , Mysteres d'Afrique . Alors...a vos " batons " chercheurs .








