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Parlons de nos aînés: Mamady Djoliba
Paul Théa Samedi, 03 Septembre 2011 14:23
A ne pas confondre avec Mamady Keita le percussionniste.
Mamady Djoliba est né en 1948 à Conakry et c’est en 1962 qu’il est entré à l’école de la place des Martyrs ; il y restera cinq ans avant d’aller à Kankan pour une année.
Il retournera à Conakry pour intégrer l’école de la mission.
C’est dans son comité « Comité rail » qu’il intègre les ballets du quartier comme danseur, mais ses parents voient d’un mauvais œil ce goût pour la danse parce qu’un manika mory de Kankan Karfandéya, ne doit pas danser.
Comme il le dit si bien, le destin, c’est le destin ; des ballets du comité, il se fait remarquer par la section du 3e arrondissement qui le recrute pendant deux ans ; ensuite c’est au tour de la fédération Conakry I de lui mettre le grappin dessus pour deux ans.
C’est là que les ballets Djoliba iront le chercher ; nous sommes entre 1967-1968 ; c’est cette année là qu’il fera sa première tournée en Tanzanie, au Kenya, en Zambie et en Ethiopie.
Puis retour au pays mais pas pour longtemps car ils doivent participer au festival de la jeunesse en Algérie ; les ballets Djoliba y remporteront la coupe.
Après plusieurs tournées en Afrique, c’est en 1972 que Mamady Djoliba fera sa première tournée aux USA ; pendant plus d’un an, les ballets Djoliba sillonneront le pays de l’oncle Sam.
Il a à son actif plusieurs tournées ; des cinéastes américains voulurent même le garder comme acteur mais les ballets Djoliba refusèrent.
Sa dernière tournée aux USA fut en 1984 après le décès du Président Sékou Touré.
De retour en Guinée, il décida de retourner aux USA de ses propres moyens pour s’installer à New York ; il y formera un maquis et un petit groupe « Mamady et ses tigresses » pour différents spectacles dans les différentes cérémonies.
Il y a deux ans, notre artiste national retourna en Guinée avec plein de projets et comme il le raconte, la déception fut si grande qu’il repartit pour les USA en Alabama, y forma un autre groupe pendant un an et depuis huit mois maintenant, il est installé à Atlanta.
Il a un maquis et fait des spectacles d’une demi-heure à trois quarts d’heure, à la demande.
C’était là, une façon de rendre hommage à l’un des plus grands danseurs qui ont fait rayonner la culture guinéenne à travers le monde.
Paul Théa
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Commentaires
Au fait je suis né à Kankan. Amicalement.
Je croit que je suis alle au maquis de Mamadi a NY dans les anees 97, je n'etait tape un bon plat athieke poisson en ce moment il avait une femme Bourkinabe (yellow bone) comme serveuse....
Frère Sampil, je vais mettre son tel dans ta boite facebook.
Maintenant pour ce qui est de l’article, il fallait mettre le nom de famille de Mamady Djoliba comme tu as voulu fair une distinction entre lui Keita. Je croit qu’il est Kaba (a verifier). Pour son projet je suis vraiment desole mais c’est la Guinee, tu vas la bas pour investir, avec de bonnes intentions mais helas! Il y aura toujours des gens pour mettre les peaux de bananes sur ton chemin pour que tu te casses la figure.
Que chacun à son poste soit le veilleur de la marche vers plus de justice et d'équité afin que les talents et compétences soient mis au service du pays.

