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La vérité sur l'histoire mandingue: les aveux des griots et de leurs complices historiens ou ethnologues (2e partie)
Mountaga Fané Kantéka Lundi, 17 Septembre 2012 11:35
Les aveux contenus dans la musique mandingue
« La mémoire collective éparpillée dans la musique » est le titre d’un de mes chapitres dans lequel je démontre que la mémoire mandingue est gravée dans ses chansons folkloriques et qu’au-delà de la parole déclamée par les griots traditionalistes, les sources les plus prolifiques se trouvent dans la parole chantée par les multiples griots qui, n’étant pas nécessairement des griots assermentés, reprennent des refrains ou éloges qui viennent directement des sources originelles, sans aucune falsification, si ce n’est la maladresse de l’interprète qui chante souvent des paroles sans avoir conscience de leur portée historique ou prononce souvent mal des mots dont il ne connaît pas toujours le sens véritable.
Ce détail a d’ailleurs été soulevé par l’érudit Wâ Kamissoko qui s’attristait fort de cette perte de mémoire chez des griots eux-mêmes. Ces formules chantées, banales pour le profane, contiennent des informations d’une importance insoupçonnée. L’intérêt de la parole chantée, c’est qu’elle n’est pas sanctionnée par la loi du silence qui pèse sur les traditionalistes. Non seulement, c’est un moyen de conserver l’histoire du pays, mais c’est un moyen sûr parce qu’il n’est pas donné à n’importe qui de décoder une chanson de griot. Et les griots qui en sont informés prennent des précautions pour cela, en avalant le mot en la chantant, ou en le couvrant avec les bruits des instruments de musique. C’est une pratique connue dans le milieu initiatique du komo, la religion ancestrale. On protège l’information par mille astuces.
Pour vous en donner un exemple, je vous cite l’épopée mandingue chantée par l’ensemble instrumental du Mali. Dès le tout début, le griot chef de file, élève la voix en chantant : « nin föra djata min yé… le djata à qui cela fut dédié…», et il baisse la voix en bredouillant : « O Djata weléla Djiki Köröni… Ce Djata se faisait appeler Djiki le petit vieux ». Et pendant qu’il bredouille cette deuxième proposition, en glissant très rapidement sur les mots comme sur une peau de banane, les bruits de balafon et de tam-tam montent de volume. Si bien que j’ai écouté des dizaines de fois cette chanson sans découvrir le pot aux roses. Ce n’est qu’à un stade très avancé de mon enquête, que j’ai découvert ce secret par d’autres voies, que je me suis rabattu derechef sur cette chanson pour en avoir la confirmation. Je pourrais multiplier les exemples à ce sujet.
Les seules chansons de l’albinos Salif Kèta suffisent à faire toute la lumière sur son ancêtre Sonjata qu’il n’a jamais arrêté de chanter. Dans sa version du Djandjo, il le désigne sous presque tous ces noms et titres : Moulaye Tarawélé, Makantaga Djiki, Dan Massa Woulani, Fakoli, Koli Banama (Fakoli-le-handicapé), etc. Salif Kèta chante aussi d’autres Sonjata comme Nankoman alias Nankomandjan, Kong Koman ou Waraban Koman. Il chante aussi Kaman Mori ou Kaniba Mori, le Sonjata qui a vengé son père Kamandjan Kamara, assassiné par son frère Djiki Kamara, le premier Sonjata. l’albinos fait aussi implicitement mention des Sonjata-femmes dans la version rythmée de sa chanson Mandjou dans laquelle il s’écrie : « Manden Djata kèma lou! Manden Djata kèma lou! Les Djata-hommes du Manden! Les Djata-hommes du Manden! »
Pour qu’il précise qu’il y a des Djata-hommes, il faut bien qu’il ait eu des Djata-femmes! Et il y a eu effectivement des Djata-femmes... Cela fait partie des « mille et un détails » qu’évoque l’ethnologue Cissé, comme étant du domaine de cette « l’histoire secrète et sacrée du Manden qu’il va falloir pouvoir écrire un jour ».
Cette « histoire secrète et sacrée » qui figure brièvement dans le dernier chapitre de mon ouvrage et que je développe dans le 2e tome que je suis en train d’achever… J’ai d’ailleurs eu un accrochage avec Salif Kéita, en juillet 2006, lors de son passage à Montréal. Je lui avais donné un exemplaire de mon ouvrage en précisant qu’il s’agissait d’une réhabilitation de Soumahoro et de l’histoire mandingue. Il jeta mon livre sur moi et essaya de me prendre de vitesse, en y allant de propos insultants sur Soumahoro. Je lui ai dit : « Sonjata, Djiki Kamara, Makantaga Djiki, c’est le fils de Soumahoro… » Il fut saisi d’une brusque immobilité. Et je me mis à lui énumérer tous les noms cachés de Sonjata et à lui dire d’autres rudes vérités que je ne citerai pas ici. Il s’est retiré dans un coin avec ses fans, puis, profitant d’un moment d’inattention, il passa à côté de moi et arracha mon livre de ma main, en me disant : « Je vais le démolir ». C’était une façon à lui de sauver la face, parce qu’il savait maintenant que je connais les dessous de leur intrigue. Et quand il est monté dans la voiture avec un Blanc, je lui ai encore jeté à la figure : « Makantaga Djiki! » Et, piqué dans son orgueil, il me répondit en criant: « Oui, Makantaga Djiki! »
Bien des mois plus tard, j’appris par une Malienne de Montréal qu’il avait remis le livre à sa fille pour qu’elle le lise et le lui traduise. Et cette Malienne qui a lu et relu l’ouvrage me dit : « Il y a la vérité dans ton livre! » C’est assez encourageant car chaque Malien qui prend connaissance de cette histoire occultée est une victoire sur l’imposture. Ce n’est qu’à ce prix qu’on en viendra à bout, de cette sordide légende qui divise inutilement les enfants d’un pays pour satisfaire l’égo hypertrophié de ceux qui ont usurpé l’héritage commun.
Juste après la publication de mon livre, l’un des tout premiers Maliens à venir récupérer son exemplaire chez moi est un professeur d’université et de collège (en philosophie et en histoire). J’ai fait exprès de l’accueillir chez moi avec l’épopée de Mah Kouyatè dans laquelle cette griotte chante clairement que « Soundjata n’est ni le nom du père de quelqu’un, ni le nom de la mère de quelqu’un », voulant dire que ce n’est pas un nom de personne. Mah Kouyatè s’adresse aussi à lui avec ce refrain qui revient dans toutes les épopées :
Sogolonba, i bara kala ta / Connaisseur de gibier, tu as pris l’arc
Sogolonba, i bara kala ta / Connaisseur de gibier, tu as pris l’arc
Ki yara (ou yala) / Pour te promener
C’était une manière de démontrer à ce monsieur que contrairement à ce qu’affirme la légende, « Sogolon » ou « Sogolonba », loin d’être une quelconque mère de Sonjata, était au contraire un autre titre de Sonjata, un titre synonyme de « Simbo » (maître chasseur). « Sogo » signifie en malinké viande ou gibier, « lon » signifie connaissance ou savoir, « lonba » ou « lonbaka » signifie connaisseur. D’ailleurs dans une autre chanson de l’Albinos sur Sonjata (Wara), ce titre de « Sogolon » s’accompagne de deux autres titres du même ordre : Kèlèlon (connaisseur de la guerre) et Kodioukoulon (connaisseur des mauvais coups).
Après le coup avec Mah Kouyatè, je lui fis écouter la version de Bazoumana Sissoko qui commence avec des formules musulmanes : « Lahi lahi lalla, seydina Mahamadara souroulaï yooo » et enchaîne avec cette formule: « Bè bi iba bolo. Mögö mana nya, bè bi iba bolo. Mögö mana tinya, bè bi iba bolo, Mousso nyalen o den tè tyen » qui signifie que le bon sort ou le mauvais sort d’un enfant dépend du comportement de sa mère qui, si elle est bonne, assure un bon avenir à son fils. Et puis multipliant paraboles sur paraboles, il finit par dire : « Fakoli koumba Fakoli daba… Boula Mansa Sosso / Fakoli à la grosse tête et Fakoli à la grosse bouche, Le roi Boula De Sosso. » Puis il enchaîne avec une série de vers où il est question de Moussa, Moussa, Moussa, Moussa, Ladji Koumba Hidjitaka Moussa.
J’interrompis la chanson et demandai à ce professeur de philosophie et d’histoire : « Pourquoi penses-tu que dans une épopée en l’honneur de Sonjata, le griot Banzoumana parle d’abord de Fakoli et de Moussa? Il est supposé louanger Sonjata, au lieu de cela, il parle de Fakoli et de Moussa. Il faut attendre au moins 5 minutes avant qu’il ne mentionne le mot Djata. Pourquoi d’après toi ? » Ce monsieur, de plus de 20 ans mon aîné, se prit la tête entre les mains et lâcha avec tristesse: « Papapapa! On écoute ces chansons tous les jours sans même faire attention. On nous a tellement conditionné avec la légende qu’on ne se pose même plus certaines questions. »
Dire que ce monsieur se sentait dans ses petits souliers serait un euphémisme. Il avait la tristesse d’un homme trahi par la tradition orale. En seulement quelques minutes, sans même avoir eu le temps d’ouvrir mon livre, il était arrivé à la conclusion qu’il s’est fait berné par les griots pendant plus de 50 ans, lui qui est censé enseigner l’histoire aux autres.
J’ai eu le même échange avec le Grammy Award Toumani Diabatè (un ami personnel) en juillet dernier, un an jour pour jour après ma rencontre avec Salif Kèta, lors de son passage à Montréal pour le Festival de jazz. Après son concert, nous sommes allés manger dans un restaurant de la place. Et pendant qu’on mangeait, je lui disais des choses en empiétant sur mon 2e tome, et à chaque information, je le renvoyais à une chanson de griot qu’il connaissait déjà . Éberlué, il me demanda : « Comment as-tu fait pour découvrir tout cela en étant ici à Montréal ? » Cela me donna l’occasion de le mettre dans certaines confidences ayant trait aux circonstances mystiques qui m’ont propulsé dans cette enquête. Il n’eut aucune peine à comprendre, étant lui-même concerné par ce genre de choses, en sa qualité de joueur de Kora, un instrument mystique. Arrivé un moment, Toumani Diabatè lui aussi se prit la tête entre les mains et me dit : « À to tan Mountaga, à to tan / Ça suffit Mountaga, ça suffit »
Il était d’autant plus ébranlé que je faisais allusion à certaines chansons reprises par lui-même et dont il ignorait le sens profond. Inutile de préciser que ce griot lui aussi avait le sentiment d’avoir été trahi par sa propre corporation… Je remercie d’ailleurs Toumani Diabaté d’avoir présenté mon livre à la salle comble du spectrum de Montréal : « I ni tié, i Dièbakatè! Sira Mori Dièbakatè bonson! » Je te salue au nom de ton Ancêtre aux multiples titres : Kala Djoula Sanghoï! Dan Massa Woulanba! Dan Massa Woula Tanba! Noumoukè Dantouma! Dan Karan Toumani! Sotouma! Koli Banatan (Fakoli-le-sans-handicap)! Djamadjan Koli (Fakoli-le-Grand)! Kankè Djan! Kamandjan Kamara ! », l’autre frère Fakoli, assassiné par son… frère jumeau… pour le pouvoir !
Ah, que l’histoire du Manden est donc profonde ! Dites-moi donc, qui va m’empêcher d’y aller en profondeur ? Ah, qu’elle est donc saumâtre cette eau du Manden ! Qui veut donc y plonger avec moi ? Qui veut plonger avec moi dans cette eau saumâtre infestée de bêtes sacrées ? Dites-moi donc, qui d’entre vous se rappelle être revenu de la mort ? Ah, ne parle pas de l’histoire du Manden qui veut. On ne choisit pas la parole du Manden. C’est la parole du Manden qui choisit. Quand la parole du Manden fait irruption dans une vie, finis la paix et le repos. Nul n’échappe à la parole du Manden. Il y a le Soma, il y aussi le Doma… Écoutez-donc ce refrain du Sora Balandougou Mamourou du Wassolon profond:
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Dö mo o lon / Que quelqu’un d’autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Noumou dö na dö lon / Un forgeron peut connaître une chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Soma dö na dö lon / Un soma peut connaître une chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Könö dö na dö lon / Un oiseau peut connaître quelque chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Peut-on se réclamer d’un ancêtre qu’on ne connaît pas ? Et qu’on ne reconnaît pas ? Pourquoi croyez-vous qu’on continue à dire encore que « Soumahoro n’est pas mort »? Savez-vous ce que cela signifie ? Savez-vous de quel Soumahoro s’agit-il ? Savez-vous pourquoi ?
On peut débattre sans insulter. N’insulte pas quelqu’un que tu ne connais pas. Surtout quand c’est quelqu’un qui ne parle ni de ton père ni de ta mère ni de ton ancêtre. Mais de…
« Frère, qui m’injuries sans me connaître, frère, qui me pourfends sans avoir reçu un affront de moi, connais-toi, toi-même, avant de t’embarquer dans un marécage qui risquera de t’engloutir, parce que, frère, la vérité est parfois trop cruelle. La bouche qui s’adresse ainsi à toi, l’a appris à son grand malheur. Frère, qui te hasardes sur un document dont tu n’as pas pris connaissance, ni d’Isis ni d’Osiris ni d’Horus. Est-ce la rage ou l’arriération qui te dévore ainsi la cervelle ? Le titre que tu portes sur toi, sais-tu ce qu’il signifie ? Sais-tu d’où il vient ? Sais-tu ce qu’il renferme ? "Sissè Makan Kantè" te dit-il quelque chose ? Le venin que tu as craché, du haut de ta croyance forcenée, tu sais de quoi je parle, frère, ravale-le, ton venin, ravale-le, frère, ravale-le, très vite, avant que ce cœur ne s’écoeure de ton imprudence aveugle… Frère… On ne s’attaque pas aveuglément à l’invisible.
"L’homme ne meurt pas, l’homme se tue", a dit un jour un grand esprit. C’est son ignorance qui pousse l’Homme à l’acte suicidaire. Ne pas connaître se comprend, ne pas chercher à connaître surprend. Injurier qui a été sacrifié pour connaître et faire connaître est sacrilège de profane réprimé par la vieille dame Dondiankouma, cette parole du Manden que tu prétends défendre, sans la respecter.
Et toi, l’autre frère, aussi arrogant et imprudent, sais-tu ce que signifie "Konden" ou "Konden Diara Sankaranka" ? Frères, connaissez-vous, vous-mêmes, avant de vous hasarder avec quelqu’un qui sait ce qu’il est et d’où il vient. »
La richesse inexploitée de la tradition orale mandingue
L’érudit sénégalais Cheikh Anta Diop, auquel on ne peut prêter aucune mauvaise intention à l’égard de la culture ou de l’histoire africaine, a eu pourtant ces mots durs : « La tradition initiatique africaine dégrade les pensées quasi scientifiques qu’elle a reçues à des époques très anciennes au lieu de les enrichir avec le temps » J’ai rarement rencontré une vérité aussi pure venant d’un grand défenseur de la culture africaine.
C’est une triste vérité qui explique pourquoi bien des ambassadeurs de la culture africaine sont les moins informés sur le passé africain, bien qu’ayant grandi dans un milieu très imbibé de cette culture. C’est paradoxalement cette proximité qui les éloigne de la connaissance abstraite de ces richesses qu’ils exploitent sans pouvoir les transmettre. Tout simplement parce que tout a été fait pour qu’ils ne pénètrent pas le sens profond des choses. Tout a été fait pour qu’ils ne soient que de simples caisses de résonance. Apprendre par cœur comme à l’école coranique, sans connaître forcément le sens de ce qu’on récite par cœur.
C’est une immense frustration qui m’a été confiée par un joueur de donso koni (harpe des chasseurs mandings) très versé dans le milieu des soma (prêtres des bois sacrés) et des chasseurs du Manden. Il me dit en parlant des Vieux initiateurs: « Ils parlent et parlent, et tu es là assis en faisant "oui, oui", sans oser leur demander "pourquoi ?", parce qu’ils ne tolèrent pas les questions et se contentent de te dire : "c’est ainsi et c’est tout". » Est-ce toujours par volonté de dissimulation ou est-ce parce que certains de ces vieux initiateurs n’ont pas eux-mêmes reçu ou ont oublié le sens des choses ? Combien de précieux secrets ont ainsi disparu avec leurs dépositaires ? Et je ne parle pas seulement de secrets historiques, mais aussi de secrets de fabrication de médicaments contre certaines maladies comme le cancer ou autres. Voilà une des raisons fondamentales de la relégation de l’Afrique à l’arrière-plan de la marche du monde. La parcimonie des détenteurs de la science ! « Quand le passé n’éclaire pas l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres », a dit à juste titre un autre brillant esprit.
Ce qui est sûr, à force de cacher les choses, on finit par les perdre de vue. Il faut alors se mettre à chercher minutieusement ce qui a été égaré par parcimonie. Et c’est tout un choc quand, au bout de plusieurs années d’enquête, on en vient à découvrir des choses qu’on n’attendait pas du tout. C’est tout simplement terrible. Les griots du Manden m’avaient fait croire que les « nobles » descendants de « Sonjata » et moi étaient des gens opposés ne pouvant même pas s’unir, pour le meilleur et pour le pire. Non seulement je découvre que ce « Sonjata » est mon ancêtre, après avoir consacré plusieurs centaines de pages à le démolir, je réalise aussi avec ahurissement que je le défendais partiellement et involontairement sous le titre de « Soumahoro » qu’il partage avec son père auquel je suis rattaché par la tradition orale. Allez y comprendre quelque chose !
L’ethnologue malien, Youssouf Tata Cissé, a su aussi mettre le doigt sur l’un des problèmes fondamentaux de l’épopée mandingue : « Comme on le voit, l'étude des traditions relatives à l'histoire de l'empire du Mali ne fait que commencer; c'est seulement lorsqu'on aura fait le tour des principaux centres de traditions orales et recueilli l'essentiel du savoir des niamakala, et notamment des griots réputés pour leur science, que l'on pourra entreprendre la rédaction d'une véritable histoire de l'empire du Mali. »
C'est-là aussi un aveu capital qui confirme que l’histoire du Mali n’avait jamais été écrite encore. Ne pas avoir d'histoire et avoir une histoire erronée ou tronquée revient à la même chose. Raison pour laquelle la méthode la plus appropriée s’avérait être pour moi le journalisme d’investigation, faisant appel à une multitude de sources et recourant à une démarche multidisciplinaire (linguistique, sociologie ou ethnologie, connaissance de l’histoire de l’Egypte ancienne, etc.). Avoir plus de sources que toutes les sources prises séparément, déterrer les informations qu’on cache au public, et surtout révéler le sens caché des mots et des choses, était à mon avis la seule façon de venir à bout de cette gigantesque imposture qui prend tout un peuple en otage. Et c’est cela que j’ai dû faire, malgré moi, et en mettant de côté le roman d’amour que j’étais en train d’écrire et qui a débouché mystérieusement sur cette histoire. Comme quoi certaines histoires d’amour remontent à un passé beaucoup plus éloigné qu’on ne le sait. Les amours aussi se réincarnent.
Ce n’est donc pas en ennemi du peuple malien que je m’attaque à cette farfelue légende. Bien au contraire, je pense que l’histoire véritable du Mali est de loin beaucoup plus riche, beaucoup plus puissante que cette légende décadente qu’on nous offre et qui ne sert qu’un groupe de parasites qui se nourrissent de la mémoire d’un peuple au détriment de ses autres composantes.
Que ceux qui ne se sentent pas capables de s’atteler à cette tâche, soit parce que la légende fait leur affaire, soit parce qu’ils n’en ont pas les capacités morales ou intellectuelles, soit parce qu’ils ont peur de se faire assassiner par les conservateurs, nous laissent donc faire notre travail. Chaque génération a sa mission et son devoir. La mission et le devoir des traditionalistes étaient de sauvegarder une légende au détriment de l’histoire. Pour cela, ils ont prêté serment de taire certaines vérités, en vivant aux dépens de leurs hôtes dont ils embellissent le passé. Et c’est parce qu’ils ont prêté serment qu’on les assassine dès qu’ils s’écartent du serment prêté.
Notre mission et notre devoir à nous est de restituer cette mémoire occultée. Nous n’avons prêté serment devant aucune corporation. Nous ne vivons pas non plus aux dépens d’hôtes envers qui nous devons nous sentir obligés. On ne nous a pas non plus confié de secrets qu’il faut préserver au prix de notre vie. Nous ne devons nos connaissances qu’à notre abnégation et aussi à notre prédisposition. Et tous les éléments existent dans les cultures maliennes pour réussir cette mission. Seulement, quand on veut se réclamer patriote et qu’on ne comprend même pas sa propre langue, il y a un sérieux problème.
Mountaga Fané Kantéka
Publié pour la première fois le 11 décembre 2007.
Qui est Mountaga Fané Kanteka ?
Après un bac de langues et littérature au Lycée Askia Mohammed de Bamako, Mountaga Fané Kantéka s'envole pour la France où il décroche une maîtrise de Droit privé mention carrières judiciaires et interrompt ses études au niveau du DEA en sciences criminelles. Rentré au pays, il devient journaliste et collabore avec Le Républicain, La Cravache et Le Malien, puis s’en va s’installer à Montréal où il obtient un DESS de journalisme à l'université de Montréal. Là -bas, il a collaboré avec La Presse, le Québec Soccer, le Courrier Laval et Syfia International Canada. Ecrivain-poète prolifique, MFK a dans sa besace plusieurs œuvres inédites et protégées par le Bureau malien de droits d’auteur dont il est membre. Sa première publication littéraire (Odyssées noires / Amours et mémoire d’Outre-monde / La main de Soumahoro et la mort d’un mythe), est le premier tome d'une saga historique qui balaie radicalement toute la légende autour de l'empire du Mali et de son présumé fondateur Sonjata Keita. Une révolution ! Au-delà de l'histoire proprement dite du Mali et de l'Afrique en général, cette première étape nous plonge dans les arcanes de l'histoire humaine, de l'Égypte-Nubie à nos jours.
Transmis par Boubacar Diallo Doumba
Commentaires
Wa Kamissoko que je cite abondamment est de l'écolole des traditionalistes et des griots de Krina tandis que le griot dont NIane Tamsir a obtenu ses informations est du village de Djéliba Koro si ma mémoire est bonne.Donc deux écoles différentes.Il y a certainement d'autres écoles en Gambie ,au S2négal , voire ailleurs.C'est pourquoi les historiens ont du pain sur la planche.Moi je me contente de recopier ce que je lis à droite et à gauche dans l'espoir que cela amènera les uns et les autres à réfléchir.Votre contribution est importante car elle montre déjà des différences.Où se situe la vérité?Dieu seul sait!En tout cas je vous remercie de vous prêter de manière si courtoise à cet échange et à ce partage.Merci encore et surtout revenez!
Pas besoin d' être " HISTORIEN " ! Le Bon Sens suffit !
Dieu , que vous en avez !
Au début je disais " si seedee alla , HAKKIL nyaaway " !
Bons sens et METODOLOGIE ! Méthodologie ...Méthodologie !
Bien a vous !
"C'est lorsque SSoiudjata déposséda les petits mansa esclavagistes du Manden de leurs biens et de leurs titres que les Malinkés s'exclamèrent:"nin ye kèy ta baga ri "," celui -ci est le preneur des héritages".D'où le patronyme Keïta que portent la plupart des Massalens.
Il convient de noter que Soundjata ne voulut point du titre keïta -devenu par la suite nom de famille-,parce qu'injurieux à ses yeux;il garda le patronyme Konâté ,qui fut depuis des temps immémoriaux celui de ses ancêtres.D'où par ailleurs cette devise qu'il affectionnait entre toutes:Makan Konâté,Makan Makan Konâté,Simbo ba ta niâri,....
Extrait de Soundjata la gloire du Mali-TTome 2 page 209
Je vous remercie pour votre contribution et vos paroles très mesurées.Je suis également resté perplexe face à l'affirmation Fakoli=Sondjata.Ce dont je suis par contre convaincu est que l'histoire du Mali n'est pas encore écrite dans la mesure où ceux qui savent ne veulent pas tout nous dire, vous convenez avec moi.PLus je défriche sur l'histoire de l'Empire du Mali, plus je mesure l'immensité de mon ignorance.Avec mon épouse nous disons souvent que le Manden est très , très profond.
Merci, mon frère Kopurouma et toutes vos contributions sont les bienvenues car nous sommes tous héritiers de l'Empire du Mali même si c'est à des degréd divers.Toute l'Afrique de l'Ouest est concernée par cette histoire qui est la notre.Savez vous que ma mère est Sakho ?
Bien à vous!
Mais a lire ce texte on finit par croire que Kante= Keita= Kamara=kourouma= Cisseko= Doumbouya = Fakoli . Comment cela peut être possible ? Il faut savoir que la façon dont les vaincus racontent l’histoire est toujours différentes de celle des vainqueurs. Donc soyons prudent avec certaine interprétations !. Aussi la définition générale de l’histoire c’est : les hommes+ les événements et dates a la puis, or ici on voit aucune date. Cela laisse perplexe. Au finish je dirai que Fakoli a réellement existé et ne pas le confondre avec Soundjata Keita qui était son allie contre Samahoro Kanté. Fakoli est mort en Casamance au Sénégal, sa tombe se trouve là -bas. Vous pouvez vérifier !
Les arguments que Mr. Kanteka avancent ne sont pas suffisants pour remettre en cause toute une histoire. Cependant je l’encourage a faire des recherches plus sérieuses avec date et preuve concrètes.
Merci
Effectivement le mot mali peut signifier hippopotame.Par ailleurs il se raconte que Sondjata se serait noyé dans une rivière et se serait transformé en hippopotame..Et derrière cette noyade, les peuls ne seraient pas très loin...
Bonsoir mon frère!
Merci pour la chanson de Salif Keita et Tégéré ou tékéré.Pour Mali, j'ai lu quelque part que c'est ce sont les peuls qui disent Mali au lieu de manding.Je vais vérifier.D'autre part toute l'histoire des almamys du Fouta est une affaire familiale entre les Barry Seydianké:: les assassinats , les usurpations de pouvoir, la lutte pour le pouvoir entre alpha et sorya ...Dans la Manden, il y a des histoires analogues les Soumahoro, les sondjata..etc Je reviendrai dessus.
Frere Doumba, il y a quelques année j'étais à Bamako et je ragardais la RTM un notable qui parlais sur ce nom Mali. Il disait que le nom de leur pays signifiat tout simplement hyppopotame et avait donné des explications dont je ne me souviens plus. Mais il y a bien la une statute d'hyppopotame dans l'un des ronds point de Bamako, si mes souvenirs sont bons.
Merci pour votre aide.
C’est une immense frustration qui m’a été confiée par un joueur de donso koni (harpe des chasseurs mandings) très versé dans le milieu des soma (prêtres des bois sacrés) et des chasseurs du Manden. Il me dit en parlant des Vieux initiateurs: « Ils parlent et parlent, et tu es là assis en faisant "oui, oui", sans oser leur demander "pourquoi ?", parce qu’ils ne tolèrent pas les questions et se contentent de te dire : "c’est ainsi et c’est tout". » Est-ce toujours par volonté de dissimulation ou est-ce parce que certains de ces vieux initiateurs n’ont pas eux-mêmes reçu ou ont oublié le sens des choses ? Combien de précieux secrets ont ainsi disparu avec leurs dépositaires ? Et je ne parle pas seulement de secrets historiques, mais aussi de secrets de fabrication de médicaments contre certaines maladies comme le cancer ou autres. Voilà une des raisons fondamentales de la relégation de l’Afrique à l’arrière-plan de la marche du monde. La parcimonie des détenteurs de la science ! « Quand le passé n’éclaire pas l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres », a dit à juste titre un autre brillant esprit.
Je pense que c'est la partie la plus importante de ce texte. C'est le plus grand probleme de l'Afrique et qui fait qu'on doit toujours apprendre des autres. L'Afrique doit pouvoir utiliser ses propres connaissances pour se developper. Quand on perd sa base et ses fondements, on recommence a construire de zero. Ce qui fait que notre continent peine a se relever. Les chinois sont fiers de leur medecine traditionnelle, a quand la renaissance Africaine?
D'après Wa Kamissoko;La grande geste du Mali page 203
Serait-ce , ce qui est entrain de se préparer actuellement ? Juste wondering !
Bien a toi !
"Ce récit donne les raisons véritables qui ont conduit Soumaworo Kanté,forgeron circonciseur ,fils d'un chef forgeron métallurgiste, à occuper le Manden après avoir pris les armes contre ses maître,les empereurs du Wagadou.Ces raisons sont l'abolition de l'esclavage et la suppression de la traite en Afrique de l'Ouest....Ceci tourne rapidement au drame,car les Malinkés refusèrent toute alliance avec Soumaworo et préfèrent mourir ou prendre le chemin de l'exil pltôt que de se soumettre à ce "petit homme insignifiant et taré".La réaction du "roi forgeron" ne se fit pas attendre:le Manden fut occupé et "cassé" neuf fois en trente quatre ans,et ses habitants déportés en masse comme esclaves et vendus.Ainsi ,celui qui avait juré de mettre un terme à l'esclavage devint à son tour un affreux esclavagiste et le bourreau du peuple mandingue:pour cette raison,l'histoire l'affluble de peaux humaines".
C'est une version de Wa Kamissoko ,je le précise.A lire dans "La grande geste du Mali" page 26- 27
Selon une opinion qui reste à étayer, ce fut une idée géniale de Soundja de supprimer les échanges esclavagistes en les remplaçant par justement l'exploitation de l'or:une activité plus conforme à la Déclaration des Chasseurs.c'est simplement génial
Merci pour la chanson de Salif Keita et Tégéré ou tékéré.Pour Mali, j'ai lu quelque part que c'est ce sont les peuls qui disent Mali au lieu de manding.Je vais vérifier.D'autre part toute l'histoire des almamys du Fouta est une affaire familiale entre les Barry Seydianké:: les assassinats , les usurpations de pouvoir, la lutte pour le pouvoir entre alpha et sorya ...Dans la Manden, il y a des histoires analogues les Soumahoro, les sondjata..etc Je reviendrai dessus.
En 2009 , j' ai assiste a la conference d' un musicologue AMERICAIN qui avait réussi a synchroniser GONI , KORA et BANJO avec chanteuse OUMOU SANGARE .
Il a fait le constat qu' aucune chanson mandingue n' est créée ex nihilo . Elles existent depuis que le manding existe et chaque GENERATION les reprend selon leur époque .
Un de ses exemples était justement " BRIGANDS " ! Comme il le dit . Il s' agissait de TEKERE de Salif Keita . Réécoutes la et remplaces " planton , caporal ..." et tu as MANSA LAMINI KAMARA et ses brigands . Toute l' histoire du manding est dans leurs chansons .
Cela m' amène a ceci : peut -t on mettre sur le même pied BOKAR BIRO , ALPHA YAYA et les KEITA ?
Pourquoi dit-on MALI plutôt que MANDING ?
bien a toi !
Selon Wa Kamissoko,Boumboulo Lamini Kamara n'était pas un mansa,mais le chef des téguéré, "brigands des grans chemins"...Tous les brigands étaient tenus de lui apporter le dixième des personnes qu'ils capturaient.Ceux qui s'y refusaient étaient par lui réduits par la force et vendus comme esclaves....Il n'était qu'un chef de brigands esclavagistes."
Extrait de Soundiata la gloire du Mali Tome2 pages243-244
Selon Youssouf Tata Cissé et Wa Kamissoko, voici l'origine de ce patronyme.
" l'on attribua à Maghan Soundjata le nom de Keïta qui signifie "Qui a pris les héritages".
Voir Soundjata la gloire du Mali Tome2 page 120
L'essence de l'esclavage est éteinte ce jour,
"D'un mur à l'autre", d'une frontière à l'autre du Manden ;
La razzia est bannie à compter de ce jour au Manden ;
Les tourments nés de ces horreurs sont finis à partir de ce jour au Manden.
Quelle épreuve que le tourment !
Surtout lorsque l'opprimé ne dispose d'aucun recours.
L'esclave ne jouit d'aucune considération,
Nulle part dans le monde.
Extrait de la Déclaration des chasseurs du Manden sur l'esclavage".Tiré du livre de Youssouf Tata Cissé et WA Kamissoko intitulé:Soundiata la gloire du Mali Tome page 40.
L'esclavage et l'insécurité générale en résultant sont au centre de cette guerre au 13ème Siècle.
Oserais-je parler de ce que je ne sais pas ( de ce que je n'ai pas lu ) en m'adressant a toi ?
Desole de te decevoir ( une fois n'est pas couyume ) mais il ne s 'agit pas de TATA CISSE et WA KAMISSOKO ! Plutot de KANTEKA de la LIGNEE des KANTE ( SOUMANGOUROU )
Encore desole ! Bien a toi KOTO !
As tu les livres de Youssouf Tata Cissé et Wa Kamissoko? Lorsque tu les auras lu alors je commencerai à te prendrai au sérieux.Continue à jouer au plus malin Mais avec d'autres, pas avec moi.
Combien denombre- t on de ALMAMY IBRAHIMA ...?
- Almamy Ibrahima NOUHOU .
- Almamy Ibrahima Sory .
- Almamy Ibrahima Bakkar .
- Almamy Ibrahima Yilili.
Je pourrais te te donner tous les ALMAMYS du FOUTAH THEOCRATIQUE avec leurs qualites reconnues a l'epoque . Mais bon ...!
Tu vois Koto Boubacar , Mountaga ne serait enseigne dans aucune ECOLE d'HISTOIRE .
Aucne DATE , aucun NOM (SOUMAHORO et SONJATA etant des titres )aucun LIEU (KRINA n'est que " legende "selon lui ), Aucune de ses "sources " ne dit que Soumahoro est pere de SONJATA .Et pourquoi Sonjata est MANINKA et pas SOSSO et pas FORGERON comme son " PERE "?
Quant au " DECRIPTAGE " des chansons Mandingues , je te recommade" MBEMBA" du meme SALIF " KETA " .
A la limite , Mountaga me fait penser AUX ENFANTS D'ABRAHAM ( ISMAEL ET ISSAC ) qui se battent jusqu' a nos jours pour prouver qu'ils sont chacun " L'HERITIER " de leur pere : KANTE vs KEITA !
Comme tu le dis si bien , l 'histoire est une science . Sa methodologie estsimple : EVENEMENTS HUMAINS , DATES ET SITUES DANS L'ESPACE !
Kante ne rempli aucun de ces criteres .
Il me fait penser aussi a DAN BROWN avec son DA VINCI CODE : les Chevaliers du Temple qui auraient decouverts LA VERITE SUR JESUS ( que cahe l'EGLISE ) dont les DESCENDANTS ( les SAINT CLAIR ) auraient fonde PARIS !
Il me fait sourire !
@ MON CHER PAUL THEA !
Sois indulgent avec " nos historiens " !Et quand tu liras ce livre , penses au CODE DA VINCI .
Bien a vous !
Extrait de Wilkipédia.
Nicolas Bourbaki= personnage fictif
Tout cela s'accomode bien du sujet de l'article.Il n'est pas exclu qu'un jour dans l'histoire, Alfa condè et Sekou Touré soient traités de héros du mandingue,ou peut etre meme de sonjata,alors qu'ils sont plutot de tristes et minables bourreaux de boiro,de kakoulima,de nongo,de zogota....et tous deux des malinkétroides qui n'ont jamais appartenu au mandingue.Il est tout meme vrai que l'HISTOIRE nous joue bien de tours.
Oui,quand sekou touré dont meme le père n'est pas guinéen,quand Alfa dont meme le père n'est pas né en Guinée se permettent de planifier le bannissement,voire l'élimination de guinéens installés dans le pays sur la terre de leurs ancêtres depuis des siècles,cela relève d'une des pires pitreries de l'Histoire.
Faut pas fâcher cousins.
Alpha mo Timbo
Thierno Ibrahima Sambégou
Karamoko Alpha
Almamy Ibrahima Sambégou
Thierno mo Timbo
.......
Pourquoi sous d'autres cieux un souverain ne porterait pas plusieurs nom?
Certes ceci n'est pas une réponse à nos interrogations.Mais pour ma part , cela me donne tout de même à réfléchir.
Au fait combien de souverains du Fouta Djallon théocratique ont porté le titre de Almamy? Combien dénombre-t-on de Almamy Ibrahima? Alpha Mo Labé! Alpha mo Timbo! Et j'en passe...pour les Alpha...
Cela devrait nous faire réfléchir et nous donner non pas des réponses , mais , quelques indications pour essayer de décrypter le message de Kantéka qui pour moi reste une hypothèse de travail....,sans plu
Almamy, Alpha, en voilà des titres cllectifs usités dans le Fouta Djallon Théocratique! Par analogie pourquoi des titres collectifs n'auraient pas été portés par les souverains d'autres cieux?
En France Louis 14 Louis 15, Louis 16 17, 18
Napoléon I,NapoléonII, Napoléon III.
Ce sont des titres non?
Les papes :Cela va de Jean 1 à Jean 23.Ce sont des tires et non leurs prénoms de baptême.
Heureusement que c'est une histoire écrite que j'évoque là et non une histoire orale.Sinon ....
Mon frère, notre chère nation, la Guinée aura toujours des ennemis parmis ses propres fils. Des faux fils guinéens qui ont trouvé la Guinée par chance, mais n'ont aucun amour pour elle. Par conséquent, ils sont prêts a anéantir tout developpement et tout intérêt. Mais ces faux fils guinéens seront tous vaincus...... Et si possible, éliminés de nos rangs..... aigris sociaux aux coeurs sales.....
Est ce texte là Madina que j'ai recueilli sur guinéae58 ?
.La grande geste du Mali(des origines à la fondation de l'Empire).Editions Karthala 2000
.Soundjata la gloire du Mali(La grande geste du Mali).Editions Karthala 2009
Je précise que Mountaga Fané Kantèka se réfère constamment à ces deux ouvrages dans son article.
Actuellement ce sont mes livres de chevet.Je les recommande à tous les amateurs de l'histoire de l'Empire du Mali.
.
Encore grand Merci au frere Doumba Diallo, et nous aimerions bien avoir les references des livres mentionnes dans sa reponse au commentaire d'un de nos compatriote a propos de cet article.
Thierno.
Beaucoup de travail pour écrire la véritable histoire de l'Empire du Mali .Nous devons en être conscients et mettre de côté des fiertés mal placées.La vérité est toujours une offense ,mais on doit finir par l'accepter en toute humilité.Pendant longtemps, j'ai porté foi au livre du grand frère Niane.Mais depuis que j'ai lu Wa Kamissoko et Youssouf Tata Cissé, j'ai été ébranlé .L'article de Mountaga Fané Kantèka,doit nous interpeller malgré certains points à éclaircir ou à étayer davantage.C'est un début... et le travail qui reste à faire est titanesque.
Allez savoir.
Ce monsieur ne s'est pas levé un matin pour faire croire aux gens que tout ce qui a été dit sur le Mandingue est faux,et seul lui detient la vérité!Non Youssouf relis bien!Il est parti des memes postulats que les historiens qui l'ont precedés.Il faut forcement se circonscrire à lire cet article avec les yeux de l'esprit pour pouvoir se poser les questions qui vaillent.Car à l'issue de cette lecture , le doute est permis sur les differentes versions apprises jusque-ci sur l'épopée mandingue!Cet article à mon avis est une sorte d'etude critique sur les oeuvres qui ont traités sur l'empire mandingue en général et, celle de DT Niane en particulier.Il n' ya qu'à repliquer sur la base de nos differentes lectures qui contredisent les dits rapportés par KANTEKA.C'est aussi simple que ça au lieu de se livrer à une sorte de defense patriotique stérile!C'est une question de faits et ils sont devant nous!jugeons-en!
J'ai écouté un discours de Sékou Touré où il dit que tous les jours , il ecrit et toute les semaines il publie, qu'il a fait une étude critique de l'oeuvre de karl Marx sur "lareligion"et qu'il attend les repliques.Il en va de meme à mon sens à la lecture de cet article de mesurer l'outrecuidance de Kanteka vis à vis de ses recherches.
La leçon que moi je tire de beaucoup de mes lectures sur ce site est que je ne connais encore rien sur ce que je croyais savoir.Aussi bien que sur celle de l'Afrique en générale,l'Histoire de la Guinée merite d'etre réecrite.J'ai appris de mon prof de Sociologie de "Guinée" sur la mise en place des populations de la Guinée, que celle-ci est de "souche mandingue ...........et beaucoup d'autres choses .......Plus je m'abreuve de lecture plus je découvre beaucoup d'imposture sur notre histoire.
Ne prenons rien d'emblée et n'en rejetons non plus d'emblée tout ce que nous savons et pourrons savoir sur l'Histoire de l'Afrique et de notre guinée surtout.C'est l'occasion pour moi de feliciter et d'encourager Mr Théa paul, qui ose aller aux meandres de notre passé afin de retablir une certaine forme de verité.Il faut oser pour dire la verité.En conclusion moi je salue le travail de Kanteka, il ose où beaucoup ont eu peur et nous met à nu ce qu'il pense de cette histoire.A nous autres de le defier sur le meme terrain par nos argumentaires en faisant aussi parlé nos"obscurs griots".








