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Dalaba la douce
Alpha Sidoux Barry Dimanche, 22 Juillet 2012 12:15
Dalaba, cette ville douce et enchantée, fête ce mois de juillet 2012 le 80e anniversaire de sa fondation.
Créée ex-nihilo, de toutes pièces, par l’administration coloniale française, sous l’impulsion d’un homme à la stature exceptionnelle, Thierno Oumar Diogo Bah, qui en était le chef de canton, Dalaba va se parer de ses plus beaux atours pour célébrer cet événement grandiose. Elle est Dalaba la douce, comme Alger est Alger la blanche.
La ville a été fondée en 1932 sur un haut-plateau perché à 1 500 mètres d’altitude, près du hameau de Tangama. Aujourd’hui encore, les anciens continuent de l’appeler Tangama. Elle est située à 32 km de Ditinn, l’ancien chef-lieu de la circonscription, sur une terre dont l’usufruit revenait traditionnellement aux Sow de Diaguissa, une agglomération voisine. En retour, ceux-ci ont le privilège de désigner le premier des trois imams qui officient dans la grande mosquée de la ville.
Dans le centre-ville, les habitations appelées naguère concessions, à l’origine délimitées par des palissades de pourghères, sont séparées par des rues rectilignes se coupant à angle droit, à l’instar des villes américaines.
Venant de Conakry, à l’entrée de la ville, une vaste forêt d’épineux et d’eucalyptus accueille le visiteur, dans le quartier de Sili. C’est là que se trouvait, à l’époque coloniale, le fameux « Camp des Parachutistes » où stationnaient les commandos des forces armées de l’Otan, dont les parachutistes français et les troupes africaines.
A la sortie, en allant vers Labé, il y a la localité de Tinka, avec son microclimat, lieu de résidence de la famille de Thierno Oumar et, à proximité, le Jardin Chevallier peuplé d’essences végétales venant du monde entier. Un véritable jardin d’acclimatation.
A quelques lieues de là , les Chargeurs Réunis, une vieille société d’armateurs liée aux Chaban-Delmas de Bordeaux en France, avaient créé une cité ultra-moderne composée de villas individuelles bâties avec des matériaux locaux et entourées de jardins fleuris. On s’y croirait dans une ville européenne. Parsemée d’arbres à parfum aux senteurs suaves, cette cité était appelée « Chargeurs Réunis » ou « Etat Conval » car c’était le lieu de villégiature des fonctionnaires coloniaux et de convalescence où l’on venait de toute l’Afrique de l’Ouest pour se reposer.

L’hôtel dit du « Fouta Djallon », un ensemble de bungalows, doté d’une piscine naturelle alimentée par un torrent de montagne, offre aujourd’hui encore une vue imprenable sur la magnifique vallée de Yomou. A proximité, se dresse la case de Myriam Makéba, l’ « impératrice de la chanson africaine », selon le merveilleux mot du journaliste Boubacar Kanté.
Le quartier des Chargeurs Réunis était aussi rehaussé du prestigieux « Mess des Officiers » où se déroulaient les cérémonies officielles et les grands mariages. Derrière, les « Constructions Modernes » étaient l’ébauche d’un grand centre scolaire et universitaire. Quel dommage que tout ce patrimoine soit aujourd’hui à l’abandon !
A un jet de pierre des Chargeurs Réunis, la maison aux 100 portes appelée « Villa Jeanine », du nom de la fille du gouverneur français de la Guinée, a été transformée, après l’Indépendance, en résidence du Président de la République.
Entre le quartier des Chargeurs Réunis ou Etat Conval et le centre-ville, une immense forêt d’eucalyptus, de pins et de sapins s’étendait à perte de vue. Que la spéculation immobilière achève actuellement de décimer.
Cinquante ans après l’Indépendance, cette ville douce et enchantée au climat privilégié ‒ 5°C le matin en hivernage et 20°C en moyenne annuelle ‒, n’est malheureusement plus que l’ombre d’elle-même.
Une urbanisation sauvage a décimé les forêts qui entouraient la ville et constituaient son poumon écologique, et a fait tarir la rivière Téné, affluent du fleuve Gambie, qui l’arrosait en la traversant de part en part.
Tout petits, à la sortie de l’école, nous nous élancions du haut des deux ponts qui enjambaient la Téné pour plonger dans ses eaux, profondes à ces endroits-là de plus de trois mètres. Aujourd’hui, cette rivière impétueuse n’est plus qu’un mince filet d’eau, signe que le déboisement qui affecte le massif foutanien depuis des décennies est un grave fléau qui contribue au réchauffement climatique, au même titre que les gaz à effet de serre dans les pays industrialisés.
Mais, tel un phénix, Dalaba peut renaître de ses cendres si une politique volontariste de reboisement est menée par les pouvoirs publics.
Puisse-t-elle revivre et briller à nouveau de ses mille feux d’antan !
Alpha Sidoux Barry
Conseil & Communication International (C&CI)
Commentaires
" wioudho sumaye sattaa , alaa horoude . Hitade be , Sitta rowani . Wowtatako "
Ceci dit , il faut savoir que LES BAH ont tous " UNE GASTRITE " . Elle devient plus aigue au 9eme mois LUNAIRE chaque Annee . Alors ... " raisons de sante " ! Lol .
Il peut temoigner El HAJ SIDOUX BARRY . EN famille a LABE , nous l' avons fait ensemble au debut des annees 60 .
Pour la petite histoire , BAH , " ko ko hewtante " . Un ami de Salamanida ( Kankan ) disait : " les seuls grands au FOUTAH , etaient les BAH , parcequ' on dit MOKHOBAH . jamais MOKHODIALLO . " Signer " KYLEBAH , est un fardeau lourd a porter . " Kono ko dongal ALLAH " , tendoyta !
Bon " Ramdam " !
Que DIEU nous protège!
Bien à vous !
Kylébah
Je comprends mieux d' ou Vous vient " votre humour " ( au Bon sens du terme ) . C' est surement " une contagion " de " ceux " de LABE .
Ce n'etait pas un " Mystere " ( en tout cas plus maintenant ) l' assassinat de Alpha Bakar boulliwel .
On en reparlera surement ( si Vous le voulez ) après le Ramadam .
Bien a Vous et Ramadam Moubaarak !
Tu vois nous avons beaucoup de choses en commun,d'abord les affinités intellectuelles, et maintenant des liens familiaux.Moi aussi je suis Timbonkhé de Timbi Madina,de la branche dialoyabhé.originaire de Gongoré -Mamou en passant par Kankalabé avant d’atterrir à Timbi.pour la petite histoire.
Comme quoi le monde est petit!
Je t'écrirai après la rupture si Dieu le veut!
Bonne rupture!
Pour être sérieux, « Timbobhé » et « Timbonké » désignent les descendants du même « clan » (dans le sens noble du terme !) de dignitaires qui exerçaient une influence politique et spirituelle à Timbo. Ils s’appelaient « Timbobhé » dans leur langue poular et les Mandingues les appelaient « Timbonké » ! Le terme mandingue a prévalu pour des raisons pratiques : pour désigner un seul membre du groupe, c’était plus politiquement correct, eu égard aux métissages, de dire « timbonkédjo » que « timbodjo ».
Pour la petite histoire, je suis un timbonkédjo de Boulliwel. Mon grand-père Alfa Bakar Diallo y fut le chef du canton. Lorsqu’il fut assassiné dans des conditions très mystérieuses, mon père et ses frères étant alors très jeunes, la régence fut confiée aux Barry de Timbo, etc.
Mes enfants sont « kenkélen » dans la mesure où leur mère est également « timbonkée » de Labé.
Comment vas tu ??Je m'inquiétais un peu de ton silence.heureux de te retrouver en forme.Et merci pour avoir décrypté à la mode yetté bah le mot "timbobhé"..Mais je ne suis pas tellement satisfait,bien qu'amusé par ton sens de l'humour.Sérieusement pourquoi on nous appelle "Timbobhés"? Cela a un lien avec Timbo?Justement l'origine des deux mots "Timbo" et" Timbi",cela te dit quelque chose? Et "Labé"?
Tout le plaisir a été pour moi et merci encore de donner signe de vie.
Ramadan moubarak!C'est comme à a que les arabes disent?
Alors bon Ramadan!
Cela fait un " bail " ! Rien de grave !
Pour ta question au Frere KYLE , j'ose esperer que tu sais pour les " TMBONKES " a LABE . Il y a en a labas aussi . Du cote de LABE DHEPPERE et POUNTHIOUN .
Il y a juste un " truc " dans TIMBONKES a LABE :
TIN = TINOU
BON = BONOU
KES = BHES
Cela devient TINOU BONOU BHES !
Juste pour un gd LOL en direction de mes cousins de ALMAMYA !
Bien a toi et Bon Ramadan ( hara wona hoori haari ka bhawo baafal . Habitude Dial Diallo ) Amities !
Tu veux bien m'en dire davantage car tu m'as mis l'eau à la bouche.Ce clavier et le Ramadan ne vont pas bien ensemble.Décidément!
Bon Ramadan tout de même
Kylé
C'est pour moi un réel plaisir de savoir qu'il y a plain des intellectuels qui s’intéressent a cette ville que moi j’appellerais touristique a mon avis c'est une ville qui possede un climat comparable a celui européen ,pour quoi pas une cité des retretés europens pour se reposer
Je dirais juste a l'auteur que ( parlant de THIERNO OUMAR ) " stature exceptionelle " depend de quel cote on se trouvait dans ce CANTON . LES " FOULASSOS " administres ne disaient pas " LAAMOU THIERNO OUMAROU " plutot " JAGGOU THIERNO OUMAROU " . J 'espere qu' ils auront " la parole " au 82eme anniversaire de DALABA .
Ensuite , KOTO Alpha Siduoux , inverse les roles . Ce n'est pas " sous l'impulsion " de Thierno Oumar que Dalaba a vu le jour . Il a plutot ete utilise par les colons ( jouant sur les petites rivalites ) pour executer " les travaux forces " pour la mise en place d'une ville nouvelle , comme ils ont fait partout ailleurs au FOUTAH :
MAMOUN remplace TIMBO
PITA remplace TIMBI
TOUGUE remplace KOYIN
Curiosite , LABE reste LABE .
La 2eme anomalie que je releve , c'est qu'il semble attendre " une politique volontariste des pouvoirs publics " pour le REBOISEMENT chez lui ! Voyons !
Plus jeunes , la fin de l'annee scolaire s'appellait " LA FETE DE L'ARBRE " .On en plantait au moins un , avant les festivites de fermeture des classes . Bcp s'en souviennent surement . C' est purement CIVIQUE et NATUREL de PLANTER un arbre tout le temps qu'on en abbat un .( ca devrait etre comme ca . ) Pas besoin de POUVOIRS PUBLICS pour REBOISER chez soi .
DALABA SERA COMME LE PHENIX, QUAND LES ENFANTS DE DALABA LE VOUDRONT .Je le souhaite ardenment .
Je me souviens juste après l'indépendance, en 1960 par là , la ville de Mamou avait été avancée ou plutôt murmurée.Sans suite.Les raisons que tu avances sont objectives et seulement les environs de Dabola pourraient rivaliser avec Mamou.
Mamou est la ville la plus représentative de la Guinée a mes yeux - et je ne dis pas cela parce que je suis du coin...
Je peux vous confirmer que toute la Guinée est concernée par ce fléau, qui si on n'y prends garde fera avancer le desert dans notre pays et à ce moment, on ne parlera plus de Capitale à deplacer, mais de famine!!!
Les politiques devraient se pencher sur ce probleme pendant qu'il est encore temps.
Excellente question mon cher Mory Diakité:
.Déplacer la capitale guinéenne vers l' intérieur du pays.C'est un premier point, peut-être le plus important car pour cela il faudrait une réelle volonté politique!
. Ensuite,où construire cette nouvelle capitale?C'est la seconde question.J'aime bien Dalaba pour son climat très doux et le charme pittoresque de la montagne.Néanmoins, j'opterai personnellement pour un site déjà matérialisé dans la préfecture de Dabola comme étant le Centre de la Guinée.
C'est un débat intéressant que tu viens d'ouvrir .....
Bon Ramadan!
Je suis originaire de Dalaba!Toutefois je rejoins Mr DOUMBA..S'il y a lieu de relocaliser la capitale, Dabola et sest alentours est mieux.
@ Yousouf Bangoura, avez vous vecu ou etudie a Dalaba? Votre semble familier lors de mon passage au lycee Behanzin entre 99 et 2002?
Bon ramadan
.Déplacer la capitale guinéenne vers l' intérieur du pays.C'est un premier point, peut-être le plus important car pour cela il faudrait une réelle volonté politique!
. Ensuite,où construire cette nouvelle capitale?C'est la seconde question.J'aime bien Dalaba pour son climat très doux et le charme pittoresque de la montagne.Néanmoins, j'opterai personnellement pour un site déjà matérialisé dans la préfecture de Dabola comme étant le Centre de la Guinée.
C'est un débat intéressant que tu viens d'ouvrir .....
Bon Ramadan!
Ne pensez-vous pas que cette charmante ville doive devenir la capitale de la Guinée? Nous suivrons ainsi l'exemple des Ivvoiriens et des Nigérians qui ont enlevés leur capitale en bordure de mer pour aller à l'intérieur du oays.
Merci de votre réponse.








