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La cité islamique de Kankan aux XVIIIe et XIXe siècles
Boubacar Doumba Diallo Mardi, 22 Mai 2012 09:22
Etre fidèle au foyer des ancêtres, ce n’est pas en conserver les cendres, mais en transmettre la flamme (Roger Garaudy)
Après une série d’articles sur l’Islam au Fouta Djallon, je me propose dans cette très modeste publication d’aborder la propagation de l’Islam en pays malinké. Certains trouveront peut-être cela un peu prétentieux de ma part; aussi les internautes et les spécialistes voudront bien être indulgents et d’avance m’excuser pour les nombreuses insuffisances. Mais, c’est un début et une opportunité pour ouvrir une discussion et surtout un échange sans passion afin de permettre à tout un chacun de mieux connaitre une page de l’histoire de notre pays, la Guinée et aussi de découvrir les multiples liens séculaires qui unissent ses fils. Des historiens ont déjà étudié ces questions. Je souhaite juste faire profiter mes lectures aux uns et aux autres.
Située dans le Haut Niger, la métropole malinké de Kankan a eu un certain temps son destin politique lié à la confédération théocratique du Fouta Djallon. Cette bourgade située sur le territoire du Baté fut fondée au XVIIe siècle par des Maninka-mori fortement islamisés d’origine Sarakholé venus du Diafunu. Elle ne devint une véritable ville qu’au XVIIIe siècle. L’immigration des Kaba du Baté semble dater du XVIe siècle, leur plus ancien village étant Kabala, situé à quelques kilomètres au Nord-Ouest de Kankan. Ce dernier fut fondé par un petit fils de leur ancêtre Muramani (ou Abdourahmane Kaba) qui fut rejoint plus tard par sa sœur Mariamagbé, une sainte.
Précisons que la plupart des grandes lignées des Manden-Mori qui sont des Sarakholés d’origine sont issues du Baté. C’est ainsi que Kofilani est le foyer de diffusion des lignées Bérété en zone préforestière. Les Bérété é ont fourni les marabouts des Kamara, à l’époque de leur grande migration vers le Konyan, au XVIe siècle. Les Cissé ont pour foyer Bakongo, Binko pour les Turé et Soila pour les Diané. Tous ces villages sont groupés dans le Baté, ce qui met en évidence l’importance historique du pays de Kankan dans la diffusion de l’Islam en pays malinké particulièrement.
L’essor de Kankan découlait du trafic intense entre le Haut Niger et la Côte des Rivières du Sud, grâce à la sécurité relative que procurait le Fouta Djallon. Les commerçants malinkés comprirent vite cette opportunité et ils affluèrent en nombre vers ce nœud de routes commerciales, formé par le bief aval du Milo et son confluent avec le Niger. C’était le point de départ des pistes qui descendaient d’un côté vers les comptoirs européens et se dirigeaient de l’autre vers les kolateraies de la Forêt. Les agglomérations musulmanes se multiplièrent alors autour de Kankan jusqu’à former un véritable Kafu Dioula qui prit le nom de Batyé « entre les fleuves ».
La ville fut asservie pour quelques années par Brèma Condé Diakité, chef de guerre wasulunké qui à la tête d’une puissante coalition animiste avait envahi le Fouta Djallon et ravagé Timbo. Mais la ville de Kankan profita de la défaite de Brèma Condé au Fouta pour s’affranchir et former une petite république marchande placée sous l’autorité de la famille Kaba. C’était vers 1778. Celle-ci avait alors à sa tête un saint homme, le vénérable Alfa Kabiné auréolé d’un immense prestige, et qui avait dirigé la reconstruction du Baté. Jusqu’à sa mort vers 1810, Kankan se contenta de défendre sa liberté et de prospérer par la science musulmane et le négoce. Cependant les animistes du Sankaran relevaient la tête à mesure que la menace peule au Fouta s’estompait. Mais ils respectaient la Cité-Etat dont l’intense activité commerciale leur était profitable.
Kankan et Elhadj Omar
Kankan est ainsi devenue une métropole dont l’influence était incontestée, jusqu’à la lisière de la Forêt. C’est Kankan qui servait de relais au Fouta Djallon théocratique et c’est d’elle qu’aurait dû émaner le souffle de la révolution islamique. Bien que le Baté fut le pays natal de Mori-Oulen Cissé, d’obédience qadiri et formé au Fouta-Djallon, celui-ci déclenchera la première guerre sainte dans le sud. Kankan restera dans une politique prudente et conciliatrice envers les animistes du Sankaran et du Toron quinze ans après que les hostilités furent déclenchées au Konyan. Le successeur de Alfa Kabiné, son neveu Mamoudou Sanusi, dit Koro-Mamoudou était un vieillard paisible. Néanmoins, le prestige religieux des Kaba commençaient à pâlir devant l’éclat des Shérifu, venus du Moyen Niger au XVIIIe siècle et qui détenaient le wird de la confrérie qadriya. La rivalité des Shérifu suffit à expliquer que les Kaba se soient tournés vers la Tidjaniya dès 1838 (?), lorsqu’Elhadj Omar visita Kankan à son retour de la Mecque. Alfa Mamoudou, petit-fils de Mamoudou Sanusi, suivit aussitôt le grand marabout dont il devint un disciple (taalibu). C’était devenu certain que l’ardeur guerrière de la nouvelle voie allait contaminer les hommes du Baté et leur insuffler l’idée d’imposer enfin leur loi par les armes. Alfa Mamoudou constitua une colonne pour aider Elhadj Omar au siège de Tamba, qui marque vers 1851 le début de la guerre sainte (dyaadi). Dès son retour à Kankan, il entreprit une série de petites guerres destinées à élargir le Bâté ou à réduire la hargne des voisins animistes, les Kondé du Sankaran et les Konaté du Toron. Il se lança ensuite contre le Wasulu (1851-1852) ouvrant ainsi une grosse crise qui allait durer plus d’un quart de siècle.
Nous n’allons pas entrer dans le détail des péripéties des guerres saintes de Kankan pour ne pas allonger cet article. La mort d’Alfa Mamoudou suivit de peu la disparition d’Elhadj Omar dans les falaises de Bandiagara et la crise de l’Empire Toucouleur calma un moment l’ardeur de ses alliés de Kankan dont le nouveau chef Fadima Mori, lui accorda quelques années de quiétude. Son frère Umaru-Ba, finit pourtant vers 1870, par le persuader de reprendre une politique d’expansion. Il s’agissait cette fois d’écraser les Kondé du Basando et du Sankaran. Mais cette agressivité des Kaba souleva la colère de tous les animistes riverains du Niger, du confluent du Milo à Kouroussa. En représailles, ils organisèrent un véritable blocus commercial de Kankan et envoyèrent plusieurs renforts aux Kondé. Après plusieurs batailles et au moment où il allait triompher, Umaru-Ba Kaba se laissa surprendre et périt avec presque toute sa colonne (1873).
Les Kaba si proches de la victoire, étaient à présent aux abois et face à la coalition animiste, ils se virent obligés de se tourner vers Samori dont la jeune puissance grandissait sur le Milo. Ils ne pouvaient pas prévoir qu’en appelant le grand conquérant d’ailleurs pas toujours scrupuleux en matière d’Islam sur le Niger, ils allaient préparer son triomphe et causer leur propre perte. En 1881, après un siège, Kankan tombera dans l’escarcelle de Samori qui avait su jouer à fond la carte de la divergence profonde entre les deux confréries rivales, la tidjaniya et la qadriya. Il se montrera néanmoins, relativement clément à l’endroit des habitants de Kankan.
Was salam !
Diallo Boubacar Doumba
Note : Karamoko Qoutoubou de Touba au Fouta fut le maître spirituel de plusieurs grands marabouts :
• Alfa Mamadou Diouhé de Laminiya, instigateur de la rébellion hubbhu dans le Baïlo,
• Thierno Aliou le waly de Gomba, un autre grand hubbhu,
• Thierno Ibrahima ou waly de N’Dama, dissident hubbhu dans le Labé,
• Mory-Oulen Cissé, initiateur de la guerre sainte dans le sud , aux frontières du Konyan.
Commentaires
http://www.tidjaniya.com/tariqa-tidjaniya.php
Ko non tigui ! Au FOUTAH , c' est Adoul Karimou , Thierno DOURA ( SOMBILI ) via CHAYKOU OUMAROU TALL , Thierno OUMAROU ( Dara-LABE ) Thierno Aliou mo BHOUBHADIAN .
Mais sait on que CHAYKOU AMADOU TIDJANI est ALGERIEN ?
Comme le dit le frere HAL , si tu t'attaques " aux AMIS DE l' OMNISCIENT , saches que c' est a lui meme que tu t' attaques " CHAYKOU AMADOU TIDJANI , en etait un ( comme bcp d' autres d ' ailleurs )
C' est pour cela que certains soutiennent que c ' est POURQUOI le MAROC ( ou il avait trouve refuge )Porte bien mieux malgre ses faibles resources naturelles .
Enfin...point de vue TIDJANIA !
Si on ne peut ( ou ne veut ) Aimer " les AMIS de l' omniscient ", ne les COMBATTEZ pas .
Bien a toi !
Non franchement j'ai pas eu le temps de cliquer gauche à droite avant de vous repondre. C'est juste que je profite de l'ancienne generation ici, mais la bonne bien sûr, pas celle qui parle pour parler sans fondement. En tout cas merci pour ces infos. haute estime.
Sidi Mohamed El Ghali (Qu’Allah l’agrée)
Comme promis, la suite sur la Cité islamique de Kankan arrive.Je viens de balancer le tout dernier sur Mori-Oulen Cissé à guineeactu. Il ne tardera pas à s'afficher avec les bons soins de notre soeur Adji.
Merci encor
Fraternellement
Koto
Quand je cite une source (que sciemment je ne nomme pas, vous pouviez contester, à vos risques) que Jérusalem est devenue capitale d’Israël en 1980,vous rétorquez encore : « je ne fais pas référence à ces déclarations unilatérales des occupants qui continuent d'ailleurs à judaiser la ville sainte. Mais je pense à part Tel aviv, la communauté internationale n'a jamis reconnu reconnu jerusalem comme capitale d'israel jusqu'à nos jours.
cordialement ». Avouez tout simplement que vous avez appris quelque chose, après avoir vérifié mes dires, (encore une fois que vous ponctuez par 5 points d’interrogations), en cliquant par-ci par-là ou tournant quelques pages de bouquins et de journaux. Tous, nous ne cessons d’apprendre des uns et des autres, quelle honte à se l’avouer ? Car seuls les paysans de mon village - et encore ! -, ignorent que même les amis d’Israël n’ont vu là qu’un coup de force. A nous revoir sur Jupiter, peut-être !
Elhadj Omar a reçu le wird tidjani dans sa prime jeunesse autour de 2O ans au Fouta Djallon auprès du Cheick Abdoul Karim si ma mémoire est bonne.Lors de son pèlerinage à la Mecque, il rencontra à Médine Mohamed Ghali un disciple direct de Cheick Ahmed Tidjani.C'est auprès de ce dernier qu'il approfondit sa connaissance de la tidjaniya pendant plusieurs années.
Ton inspiration sur Kankan a ete plus que grande !
Que d ' informations , toutes plus bonnes les unes que les autres , nous avons la !
Vivement une autre ( comme tjs d' ailleurs ) !
Merci et bien a toi !
Ton frere !
pour revenir sur la capitale, je ne fais pas référence à ces déclarations unilatérales des occupants qui continuent d'ailleurs à judaiser la ville sainte. Mais je pense à part Tel aviv, la communauté internationale n'a jamis reconnu reconnu jerusalem comme capitale d'israel jusqu'à nos jours.
cordialement.
Si j' ai parle de l' heritier de Chaykou OUMAROU , c ' est par que je sais que VOUS LE CONNAISSEZ ( et pour cause ... )
Je l' ai rencontre chez mon vieux pere dans mon village de LABE ( unique sortie )
Parlant , je crois BAMANA , cela entre absolument dans le TEXTE de KOTO Boubacar : les liens si solides entre FOUTANKE et MANINKA ( ou Mandigues ) .
Bcp refusent ces liens , mais je Vous sais si convaincant que je Vous ai " tendu la perche " . Je suis sur que Vous n' auriez pas aborde le sujet , mais ...Qques fois , il faut bien .
Enfin , si Vous trouvez que c ' est ennuyeux ou sterile , je n' insistrais pas et m' en tiendrais juste a ce que Vous avez deja dit . Pourtant , ca eclairerait bcp de lanternes !
Bien a Vous et soyez rassure! Fraternellement !
Je souris ! Vous avez " parle" ! Et c' est limpide . C' est TOUT ce que je cherchais ! OUF ! La patience a un PRIX !
Merci et best regards !
Ps : ne Vous " deconnecter " plus , SVP !
Je ne suis que simple d' esprit , mais pas " malin " !
La Patience etant une vertu , je Vous prends au mot : je patiente .
" Nyalande , ko woodhunde woodi , nde hewtata ala " !
Bien a Vous mon frere !
Attention ! Si pour le msulman commun , Le CUBE est Le centre , dans ce que Vous appellez " esoterisme oriental " c' est le ROCHER a JERUSALEM Le centre .
Le cube etant construction extraterrestrale ( par DES ANGES dit-on ) reconstruction après le deluge par Abraham et Ismaiala , siege de tous les " SANAMOUS " , ne l' est pas .
Sans Vous offenser ( je m' en excuse deja ) c' est ce qui m' a ete enseigne . evidenment , existe -t - " le parfait enseignement "?
Pour le reste , Vous avez tout a fait raison !
Je voudrais , si Vous le permettez , Vous demander ce que Vous pensez de l' heritier de Chaykou Oumar Tall qui vient de BOUGOUNI et qui ne parle pas la langue de son ancetre ? Serait-ce un plus pour nos differentes communautes ?
Bien a Vous et respects !
Timbo, Timbi, toumbèrè, toumbo’ndirgol, toumbougol , etc., les radicales de ces vocables renvoient, et je passe sur les détours qui m’ont amené à cette conclusion, au concept de CENTRE. Et il est aisé, en tout cas pour Doumba, d’ajouter : CENTRE SPIRITUEL. Tous les grands saints ont été en quête d’un CENTRE, le centre (spirituel) du monde (spirituel), lieu de « séjour » du Pôle, QUTB (Zaman). Sérigne Touba ou Cheick Ahmadou Bamba a cherché et trouvé Touba (Sénégal); le saint des Diakanké a cherché Touba de Guinée. El Hadj Oumar à cherché et trouvé Dinguiraye enclavé dans un cercle de montagnes. Mais le CENTRE peut être élevé ou en creux. Timbo est un centre en creux, comme le DINGA des Sarakollé-Mandingues du Ouagadou mythique qui a bien existé il y plus de cinq mille ans. Les centres spirituels transcendent les religions dans l’unité du Sacré; car ce sont les lieux d’où part l’axe qui relie le Ciel et la Terre (spirituels).. Le monde manifesté et le monde non manifesté. Quiconque trouve ce centre, s’élève à partir de l’axe unificateur, échappe à la condition humaine. Il devient non pas « émergé », mais LIBERE, au sens de l’ésotérisme extrême oriental. D’ailleurs à la mosquée de Timbo qui ne paie pas de mine (la profondeur spirituelle se moque du marbre et des tapis importés), il y a un Gardien « vêtu » de blanc, invisible au commun des fidèles, comme le Grand serpent du Dinga du Wagadou. Du coq à l’âne, c’est El Hadj Oumar qui est venu au secours de Kankan, et ce n’était pas du tout l’âge d’or des Shérifous, oh que non ! Mais c’est un livre qui peut répondre à un livre..Kahaïdra le lointain, le proche Khaïdara. PS : La Kaaba pour les musulmans est un Centre, le Centre terrestre "duplicata" du Centre céleste. Comme le Mont Meru est un Centre pour les Persans et les Hindous. Kaaba, « by the way » s’écrit kubb’(a), pierre, oh coïncidence frères Kaba : kaba kouroun : pierre, caillou, métonymie de la montagne, c’est à dire la partie prise pour le tout. Entre Kubb et Qutb, il n’y a qu’un T que je ne franchirai pas : Ntè, mi salli. Mais si vous cherchez et donc acceptez de souffrir et ne pas vous contenter de formules à l’emporte-pièce, superficielles, vous trouverez d’où viennent ces Kabas, mori-dioulas (dioula signifie originellement quêteur de secrets et non chercheurs de diamants à Séguéla ou vendeurs de casse à Mafanco, eh oui), et d’où vient leur Sirifouya..
Je te prie de bien vouloir diffuser sur votre site cet article "Paternité de l’hymne national de Guinée : la famille de feu Djély Mamoudou Kandé opposées " de Conté Mohamed de guineelive.com.
Bien à vous!
Merci pour votre commentaire.
Concernant le mot "TIMBO", franchement c'est une véritable colle à mon niveau.Je m'interroge sur l'origine de ce mot je ne sais depuis quand.Espérons que d'autres internautes pourront nous en dire quelque chose.
Merci encore pour cette excellent question .
Les Maninka-Mory ne sont pas à proprement parler des Malinké. Ce sont des Sarakollé du Moyen-Niger très anciennement islamisés ; commerçant depuis une date très reculée, les Sarakollé avaient comme pays d'origine le Wagadou ou pays de Ghana (l'ancien Ghana). Après la disparition de Ghana par suite d'un dessèchement progressif, les Sarakollé se dispersèrent.
Selon les traditions écrites de Kankan les Maninka-Mory sont originaires de Diafounou (Soudan). A la suite de guerres malheureuse ces « Diafounounké » quittèrent leur pays et vinrent demander hospitalité aux tribus malinké du Haut-Niger (en particulier aux Kondé qui occupaient la région de Kankan).
Pacifiques et peu exigeants, les Malinké accueillirent avec bonté les fugitifs qui se taillèrent une province: leBaté ; le long du Milo, ils fondèrent 12 villages dont: Kankan, Kargamoudouya, Nafadji, Bakonko,Fodécariah sont les plus importantes de ces fondations.
Ces Sarakollé adoptèrent le malinké comme langue ; ils apportaient avec eux l'Islam d'ou le nom qu'on leur donna: Maninka-Mory (ce qui veut dire marabouts malinké).
Les Maninka-Mory sont traditionnellement marabouts ou commerçants, secondairement seulement ils travaillent la terre ; le Maninka-Mory emploie le mot « Sounounké » pour désigner les Malinkés. Le mot sounounké est synonyme de « païen » ; les Maninka-Mory islamisèrent les Sounounké.
La province de Baté est le centre religieux de toute la Haute-Guinée actuellement, c'est Kankan qui tient le premier rôle ; là résident les membres de la famille chérifienne parmi lesquels se recrutent l'Imam, le Cheikh de la Haute-Guinée. les Maninka-Mory sont : Cissé, Diakité, Diané, Kaba.
In Djibril Tamsir Niane
Professeur d'Histoire au Lycée de Donka. Conakry.
Mise en place des populations de la Haute-Guinée
(Diplôme complémentaire aux Recherches sur l'Empire du Mali)
Recherches africaines. Conakry. No. 2, avril. 1960. p. 40-53
Que de similitudes entre Kankan et LABE !
Sais -tu que ( pour ce qui SAVENT ) LABE est aussi La VILLE aux 4 PORTES ?
Si a Kankan on dit " Dabah Naani " , a LABE on dit " DAMBES NAYI " ou " ALLOUDJEDHEN NAYI " !
- Porte DES Khalidouya
- Porte DES Taalibabhes
- Porte DES Yimbalaabhes
- Porte DES NDOUYEBHES
Ne peut être a la direction de la MOSQUEE que les NDOUYEBHES .
Comme a Kankan , les ORIGINAIRES de DJAAFUNA ont un grand impact sur les 2 cites .
Bien a toi !
@Mack ! Je t' adore moo non plus !
Regards !
Moi en tout cas je prend mon pied.....
Surtout ne quittez pas ce forum.
Je vous adore!
qu'Allah vous garde parmi nous pour plus longtemps.
A DJAAFUNA ( ou pour les DJAAFUNABHES ) le NOM n' etait pas aussi " pesant " que de nos jours .
Tu dois surement te souvenerir de koto Bah Oumar SYLLA qui etait a Dakar . Ou de Haja SYLLA ( belle-mere de PORTHOS )
L' I'mportant etait le sentiment d ' appurtenance a CETTE COMMUNAUTE !
Pour ce qui est de KOTO KABA ( BIK ) , faisons simple .
Le meilleur AMI de son pere , un DJAAFUNANKE , dont la propriete est la residence actuelle de Thierno Mamadou Bah et de El HAJ Chaikou Balde , s' appellait KABA .Il savait , dit- on ,
tout " ce que savait " son maitre le Waliyou de LABE . Il devint
KARAMOKO KABA !
Koto KABA , porte son nom . Amitie , Amitie ... Et autre chose
Je te le dirais plutard , koto . Je n' aime pas tellement parler de Ma famille . Je laisse ce soin aux autres qui ont un " meilleur regard " que moi .
Mes amities !
C'est pour cela que "J'aime ton affaire".Sylla Démocrate doit retourner à ses études en faisant preuve d'un plus d’humilité.
A+ .J'attends tes nouvelles contributions.Nous allons nous régaler avec Mamadou Saliou Bah
Merci pour tes multiples éclairages ! A propos peux tu m'expliquer l'origine de "KABA" dans l'appellation de Koto Ibrahima Bah Kaba dit BIK ?
Est ce en relation avec les deux"diafouna" ou les liens de sang entre les sarakholés et les peuls ?
Merci d'avance!
De Thierno Monénembo dans JA EN 2005.
[C'est dans l'ordre des choses que l'islam, religion du nomadisme par excellence, doive ses lettres de noblesse aux Bédouins arabes et aux cavaliers turco-mongols. Il était écrit que sa propagation en Afrique de l'Ouest serait l'oeuvre des bergers peuls et des colporteurs mandingues. Au fond, le Coran est un carnet de route, et le musulman un adepte de la pérégrination.
On connaît le rôle des royaumes de la vallée du Sénégal (vers le Xe siècle) puis celui des cités florissantes de Tombouctou et de Djenné (à partir du XIVe siècle) dans l'essor de l'islam noir. On connaît moins celui de Kankan ou de Labé, de Timbo ou de Fougoumba, de Touba ou de Farmoreya. Pourtant, ce sont ces nouvelles citadelles de la foi qui le sortiront de ses enclaves urbaines et de son pré carré sahélien pour le répandre dans les forêts et sur les côtes, et lui donner son incontestable dimension ouest-africaine et populaire d'aujourd'hui.
Par son antériorité, sa position géographique et son génial sens du commerce et de l'entregent, Kankan, parmi toutes, jouera un rôle de premier plan. Cette vieille cité mandingue fondée au XVIIe siècle sur le socle sûr de la noblesse et de l'érudition sera mêlée de près ou de loin à tous les bouleversements opérés dans la région par la vague des théocraties musulmanes. Elle a, ne l'oublions pas, très tôt essaimé ses marabouts sur les routes de la cola (vers la Guinée forestière, le Liberia, la Côte d'Ivoire et le Ghana) et soutenu de toutes ses forces aussi bien Karamoko Alpha, le fondateur du royaume du Fouta- Djallon, qu'El-Hadj Omar, le fameux conquérant toucouleur]
[A l'origine la ville de Kankan était une bourgade au nord du fleuve sous les baobabs à l'emplacement actuel de l'Inspection des Affaires Administratives, en amont du pont [sur le fleuve Milo].
Elle fut fondée il y a environ 300 ans par les Malinké Mory (Malinké-Marabouts) de race Sarakolé et dont l'ancêtre, Abdouramane Kaba ou Mouramani, serait venu de Diafounou près de Nioro (Soudan Français, aujourd'hui la République du Mali).
Cet ancêtre s'installa à Diankana (village qui se trouve à environ 20 kilomètres sur la route de Siguiri, où il fut rejoint plus tard par sa soeur Mariamagbe Kaba, une Sainte invoquée de nos jours.]
Kankan, centre commercial, capitale de l'islam noir.
A propos de liens seculaires entre les fils de la Guinee , permets moi d ' ajouter Ceci .
A DJAFUUNA dans le Macina vivaient en grande harmonie fraternelle et religieuse , SARANKOULLE et FOULBHE . Portant DES NOMS PEULHS ou SARAKOLLES selon les besoins . Totale harmonie !
Vers la fin du 17eme siècle , 2 families deciderent d' enseigner et de propager l' ISLAM dans les contrees environnantes . Les Balde-Bah et les KABA .
Les KABA partirent vers l' ouest ou ILS fonderent KANKAN sur les terres DES CONDES , et les autres dans le sud , dans l' actuel KOYIN . ILS obtinrent une Terre et fonderent un village qu ' ILS nomerent FELLOH DJAAFUNA en souvenir de leur village d 'origine , d' ou les 2 DJAAFUNA .
Leur but premier n' etant pas une recherche d ' un qcque " royaume " , ILS devraient s ' en eloigner le plus que possible . Les KABA furent tentes par l' aventure et perdirent leur prestige de KARAMOKO . ( et d ' ailleurs en meme temps ce royaume )
Pendant ce temps ceux du FOUTAH ( sous la conduite d ' un certain Thierno MALAL Balde -Bah ) continuerent leur oeuvre ( enseigner et propager ) dans l' actuel LABE , don't les descendants assurent toujours cette fonction . Le Saint THIERNO ALIOU est issu de cette lignee .
ILS continuent a dire " MOUSSIBHE BHEN BHE KANKAN BHEN " . Il s ' agit DES KABA de TIMBO - Kankan .
Cela m' a ete confirme a KABADA dans la belle famille de Amiata Mady en 1968 .
Ceux du FOUTAH ont refait cette harmonieuse cohabitation dans le LABE en s' installant ensemble dans un village qu' ILS appellent MANDA : Saran et FOULBHE . Bon exemple !
Comme quoi , tu as raison , koto , les liens sont seculaires .
Nous en rendrons nous compte enfin et arreterons nous cette " folie " qu ' on appelle ETHNOCENTRISME ?
Toute la question est la , et j' espere qu 'on y arrivera et le plus rapidement que possible In Cha Allah !
Bien a toi mon frere !
J'avais oublié les deux "Diafouna".Si ma mémoire est bonne un de vos aïeux surnommé Douyé, un grand érudit venant du Macina avait séjourné longtemps en pays sarakholé où il enseigna l'Islam et sa progéniture parla Sarakholé.Ce qui fit dire à feu Président AST lors de sa guerre contre les Peuls en 1976 que les Bah de Labé ne seraient pas peuls.Ignorance quand tu nous tiens !!!
Merci pour vos encouragements.Mon objectif à travers cet article est de monter les liens séculaires qui unissent les enfants de la Guinée.
J'espère que la citation de Roger Garaudy qui augure cet article retiendra l'attention de plus d'un:
"Etre fidèle au foyer des ancêtres,ce n'est pas d'en conserver les cendres, mais d'en transmettre la flamme"
Bonjour mon frère!
Certes KKaramoko Alpha Mo Timbo a couronné ses études théologiques à Kankan.Mais cela c'est bien avant le déclenchement de la révolution islamique au Fouta Djallon.A partir de là il faut recadrer les choses.Quand je parle de relais, si sous relisez attentivement mon article, vous comprendrez qu'il s'agit de la guerre sainte et c'est celle-ci fut augurée bien plus tard par un natif du Baté , Mori Oulen Cissé beaucoup plus au Sud , au Konyan.
J'espère que l'on s'est compris.
De quels clichés parlez vous ? Qu'est ce que vous aimeriez entendre ou lire ?
Merci pour votre grande contribution dont le but est surement de nous eclairer nous les jeunes generations sur l'histoire riche de nos encetres.
Mais Kötö comment peut on dire que le Batè "servait de relais au Fouta Djallon théocratique" sachant que le fondateur meme du fouta theocratique Karamoko Alpha Ibrahima Sambegou est alle faire ses hautes etudes coraniques aupres des erudits de la cite sainte de Batè dont le plus venere d'alors etait Karamo Kader Sanoussi.
Je crois qu'on doit essayer aujourd'hui, dans le soucis de propager la bonne connaissance nous devons faire un peu plus d'effort pour sortir du cliche d'antan afin de recadrer l'histoire dans son contexte propre et original.
Sinceres salutations
http://www.webguinee.net/bibliotheque/general/fBerete/kankanCCCIN.html
Bonjour cher frère !
Je suis vraiment surpris par ta réaction.Ce que j'avance dans cet article s'appuie sur les recherches des meilleurs historiens du Mandé Si tu avais dit que le territoire actuel du Baté fut cédé par les Condé, alors je serai d'accord avec toi.Mais Kankan a bel et bien été fondée par les "KABA".Si tu contestes cela donne tes sources.Koro Doumba n'écrit pas au hasard ....Merci néanmoins pour ta critique car la vérité jaillit toujours de la contradiction.
Pour le moment je m'arrête là .Si tu veux des détails, je suis à ton service.
Was salam!
Excellent article qui montre la densite des relations entre le Nabate et le FOUTAH .
On connait bien l' histoire des 2 TIMBOS ( Kankan et Mamoun )
Mais connais-tu celle des 2 DJAAFUNA ? Si oui , ce serait interessant d ' en parler , car montrant encore bien et plus profondement les liens entre les peuples MALINKES de Kankan et ceux PEULHS du FOUTAH , de LABE en particulier .
Tres interessant !
Bien a toi mon frere !








